Aviongate

Je pense que tu as répondu à ta propre question – c’est pour cela qu’il
faut que tout cela soit clarifié. Il faudrait tout simplement donner
tous les “facts” au ministre Baby pour qu’il fasse une conférence de
presse et donner les détails du montage financier qui existe, établir
clairement le ownership, et surtout présenter le contract qui lie le
Mali à JetMagic.

Où a-t-on vu que tu achètes une voiture et que la carte grise est au nom
de ton voisin?

______________________
A. Karim Sylla


On Jul 22, 2014, at 5:21 PM, Amadou Wane wrote:

Une autre question qui se pose est pourquoi l’avion est enregistre a
Aruba sachant bien que Aruba est un paradis fiscal pour les riches du
monde qui veulent le minimum de transparence dans leur finance.

Amadou Wane


 

2014-07-22 17:07 GMT-04:00 ‘A. Karim Sylla’ via malilink:
C’est une bonne question.
L’avion a été payé par le Mali – mais enregistré par JetMagic,
pas au Mali mais à Aruba.
JetMagic est l’opérateur de l’avion et le Mali paye JetMagic – il
y a un contrat d’exploitation liant le Mali à JetMagic. D’après le PR,
l’avion est un avion de commandement appartenant à l’armée. Je demandais
pourquoi ce n’est pas le personnel de l’armée qui s’occupe de l’avion.
Les pilotes et hôtesses sont fournis par JetMagic.

L’idée derrière le deal avec JetMagic est qu’à la longue les
charges d’exploitation du Mali seront amoindries si JetMagic arrive à
louer l’avion à d’autres personnes. En fait, tout se passe dans une
opacité complète et il est difficile de croire en la bonne foi des
autorités du Mali.

______________
A. Karim Sylla


On Tuesday, July 22, 2014 4:46 PM, Chouaibou MAIGA wrote:

Je suis quelque peu confus par le mail de Amadou Wane.
L’avion appartient-il au Mali pubien à cette compagnie JetMagic ?

Cordialement
____________________
Chouaibou


Le 22 juil. 2014 à 20:42, “‘A. Karim Sylla’ via malilink” a écrit :

Un peu plus de details…
La pièce jointe provient d’un magazine spécialisé dans la vente
(et revente) d’avions privés. Vous pourrez voir des détails techniques,
l’aménagement intérieur et des photos de l’intérieur de l’avion d’IBK -
avant que le président ne décide de dépenser 2 milliards CFA
supplémentaire pour le rendre encore plus luxueux. L’avion avait tout!
Même une douche!
Vous jugerez de vous même quand on dit que IBK est complètement
détaché de la réalité du pays.

Le document est un peu lourd – mais ça vaut la peine.
I’m totally disgusted!!!

______________
A. Karim Sylla


On Jul 22, 2014, at 16:53, Amadou Wane wrote:
Bonjour,
Apres un peu de recherche sur l’avion présidentiel, voici ce que j’ai pu trouver.
L’immatriculation de l’avion est P4-PRM. Il appartient et fait partie de la flotte de JetMagic, qui l’opère pour le gouvernement du Mali. JetMagic est une compagnie basee au Malte. L’avion est age de 15ans; son premier vol s’est effectue le 09 Juillet 1999. L’avion a été délivre a JetMagic le 20 Mars 2014.Il faut remarquer que JetMagic n’a
que 2 avions dans sa flotte. C’est bien probable que JetMagic est une société coquille vide (shell company).
Je vait faire une requête (FOIA Request) au prêt du fisc
américain pour confirmer la confiscation de l’appareille et les raisons.

Boeing 737 Next Gen – MSN 30328 – P4-PRM
Airline JetMagic
Status : On order
Last Registration : P4-PRM
Airline JetMagic
Codes GX JMG
Callsign : Jet Magic
Age: 15 years
Serial number: 30328 LN:377
Type: 737-7BC(BBJ)
First flight date 07/09/1999
Test registration N1787B
——————————
25th of March 2014, 7:45 PM
We are proud to announce that Jet Magic adds P4-PRM to their
fleet. The new BBJ 737-700 will be operated for the Republic of Mali.

Amadou Wane

DAK: “mensonge comme moyen de gouvernance”

C’est pire Amadou, ils s’installent dans un coin et inventent des faits
qui sont minutieusement décrits…!
Tu as beau le voir tous les jours, quand ça t’arrive…..!!!!!
Aucune autorité ne sanctionne professionnellement les journalistes
comme dans les autres pays. Cela fait partie du laissez aller malien qui
n’a rien à voir avec la dépénalisation des délits de presse.

Cordialement.

*****************************************************************************
Amb. Ret. Mamadou Traoré
Ing. Thermo-Electricien.
Economiste de l’Innovation
Expert industriel assermenté près les Cours et Tribunaux
Consultant: Stratégie; Systèmes à Energie Renouvelable.

°Les bizarreries dans le texte sont dues à l’amabilité de mon clavier.
°Strange typos are courtesy of my keyboard


 

Le 22 juillet 2014 09:58, Amadou O. Wane a écrit :

Le journalisme malien est decevant. No facts, no named
source…just rumeurs. Que veut dire passer ses nerfs? Quelle etait la
replique exacte du PM? Give readers some facts.
Il est possible qu’un “crocodile” a paye pour cet article.

Amadou O. Wane


 

On 7/22/14, 1:27 AM, malobbo wrote:
>
> En un mot : Les souffre-douleur du PM
> L’ indicateur du Renouveau
>
>
>
>

http://www.maliweb.net/editorial/en-mot-les-souffre-douleur-du-pm-428962.html

>
>
>
> La France aura deux bases militaires au Mali : l’une à Gao et
l’autre à Tessalit. N’en déplaise à certains comme le Premier ministre
qui avait annoncé qu’il n’y aurait pas d’installation militaire
française permanente sur notre sol national. Une fois de plus, Moussa
Mara, qui semble confondre agitation médiatique et communication, donne
raison à ses détracteurs qui lui reprochent le mensonge comme moyen de
gouvernance.
>
> En réplique, le chef du gouvernement n’a trouvé rien de mieux que
de passer ses nerfs sur ses conseillers qui sont tancés, voire «
humiliés » pour un oui ou un non. Sa dernière sortie vigoureuse de Mara
contre un collaborateur a eu lieu à la rupture collective du jeûne avec
la presse le vendredi dernier à la Primature. L’assistance a été gênée
par la réplique dégradante du Premier ministre à l’égard du maître de
cérémonie.
>
>
>
> Pour les autres collaborateurs, pardon pour les suppliciés de la
Primature qui attendent leur tour chez le coiffeur, prions pour que le
maître des lieux retrouve vite la sérénité troublée par les manœuvres du
parti présidentiel qui continue de le regarder de haut… comme un « intrus ».
>
>
>
> DAK
>
>

Résultats du BAC – Mali

Bonsoir Souleymane,

J’ai une de mes propres petites soeurs qui avait toujours 10 de moyenne
au pays et qui a reçu les félicitations de la doyenne de l’université
ici et a aussi deux masters aujourd’hui.

Effectivement, c’est l’inflexibilité du système français lui-même qui
n’a plus de sens à commencer pour la France elle-même. Alors nous les
suiveurs…

J’avais il n’y a pas longtemps envoyer sur le réseau des articles sur la
baisse de compétitivité du système français relativement à d’autres pays
occidentaux et asiatiques.

Chaque année, ce sont des milliers de jeunes français qui immigrent en
Amérique du Nord. Ils entrent généralement par le Québec qui est
francophone. Les français sont la première communauté immigrante au Québec.

Etienne Wasmer qui a été conseiller de Ségolène Royal et qui était
consacré meilleur jeune économiste de moins de 40 ans par Le Monde à son
arrivée à Montréal en 2004, a fait une intéressante étude là-dessus de
retour à Sciences-Po en France. Il dirigeait ici une chaire de recherche
sur les dynamiques du marché du travail. Je l’avais eu comme prof durant
mes études doctorales et c’est un excellent analyste, en fait l’un des
meilleurs que je connais.

Je t’envoie dans un post qui suit une interview de lui qui pourrait
t’intéresser. C’est simple, les français savent qu’ils ne pourront
continuer ainsi, les réformes seront nécessaires.

Autre point que je voulais souligner: cela ne sert à rien de réinventer
la roue au complet comme tu le précises, il faut savoir regarder ce qui
se fait partout ailleurs (et non pas juste en France) et s’en inspirer
en tenant compte des réalités spécifiques au Mali sur le terrain.

Enfin, les comparaisons avec les pays voisins ne doivent pas être
systématiques. “Le Sénégal n’est pas le Soudan”, dixit Seydou Traoré
(merci à Mohomodou Houssouba). Et c’est transposable pour chaque couple
de pays. Un ami avait proposé au gouvernement sénégalais un projet très
bien ficelé pour les jeunes justement. Il n’y a pas eu de suite, alors
il l’a tout simplement proposé au gouvernement du Togo et là il y a
semble-t-il des oreilles attentives, le projet serait en phase d’être
implanté. À chaque pays ses spécifiés de l’heure donc…

Un extrait du Défi asiatique de Mahbubani (à noter que le Japon est
devant la France en matière d’éducation en 2013:

http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/la-baisse-du-niveau-scolaire-preoccupante-se-confirme-2162/).

« Le Japon a été le premier pays asiatique à se moderniser. Apres avoir
vu l’Europe coloniser la majeure partie du monde, il a rapidement
compris qu’il devait changer et s’adapter à la nouvelle donne. »

« Le réformateur Meiji Iwakura Tomomi emmena cinquante-quatre protégés
avec lui durant une expédition, qui dura deux ans. Ils conçurent
ensemble un système éducatif fondé sur le modèle centralisé français, et
choisirent de développer des programmes basés sur le modèle américain.
(…) Pour l’embauche des professeurs, ils adoptèrent le système de
recrutement allemand par concours. »

Bien des choses,

Ndack

PS: Sur Etienne: http://www.uqam.ca/nouvelles/2004/04-101.htm

Résultats du BAC – Mali

Pourquoi ne pas éliminer le BAC tout simplement? Il est evident que ce
n est pas tenable, on ne peut pas se permettre le luxe d enlever du
circuit 80 pour cent des eleves, chaque année, en attendant qu on
redresse le niveau. Ou bien faire du bac l equivalent des examens d
entree pour les grandes écoles comme en France, et permettre aux autres
gosses de rentrer dans des circuits alternatifs pour développer leurs
connaissances.

Dans d autres pays il n y a pas de Bac, comme aux USA. Il y a plusieurs
systèmes concurrents standardises d evaluation du niveau des étudiants
qui sont un critère parmis d autres pour accéder a l université mais on
ne se conforme pas autant qu au Mali qui a copie sur la France. C est
vrai que les autres pays africains font mieux mais qu importe, il faut
que nous trouvons des solutions qui puissent marcher pour nous, l
essentiel étant d exploiter autant que possible nos potentialités
humaines en faisant preuve d imagination. L education de base au Mali
ne changera pas du jour au lendemain, surtout avec la dispersion de nos
priorités, mais ce serait une tragédie que d ignorer tout ces jeunes
parce qu ils n ont pas réussi aux examens qui les auraient mene au
chômage de toute facon.

Formons les en leur permettant l accès aux universités et autres écoles
de formation par d autres moyens,en offrant par ex des cours de
rattrapage dans les secteurs particuliers qu on veut développer dans le
pays. On s en fout de leur grammaire si ils peuvent être des bons
ingénieurs ou bien de la defficience en math si ils ont du talent dans
les arts plastiques. Ils ne doivent pas payer pour le manque de sérieux
des adultes, en plus du stigma qui vient avec la non obtention du bac.
Un petit exemple que j aimerais donner est celui d une fille avec
laquelle j étais au lycée a Bko, sa mere américaine ne comprenait pas
pourquoi sa fille souffrait tant dans le système français parce qu
essentiellement elle ne parlait pas bien le français, elle récoltait des
mauvaises notes partout et on se moquait d elle, sa mere l envoya aux US
pour finir le lycée, elle a maintenant un PhD et deux Masters et
travaille en Coree du Sud. C est l inflexibilité du système malien qui
n a plus de sens étant donner tout les problèmes qu il y a.

Soukouna

Résultats du BAC – Mali

Cher Talatou, surtout cher Diaby et tous,

Le taux de réussite au bac est réellement très bas et demande une vraie
réflexion.

Comme dit Talatou, tous les acteurs de l’école sont interpellés.
J’ajouterai, tous les partenaires de l’école sont interpellés.

Commençons par voir la configuration des écoles secondaires au Mali.
Plus de 80% des lycées sont privés. Ici, on doit automatiquement penser
aux promoteurs qui sont généralement des “représentants” fonctionnaires
maliens. Ces fonctionnaires se font représenter car la loi ne les permet
pas d’être en même temps et à la fonction publique et au privé. L’Etat à
son tour paie pour chaque élève orienté dans un lycée privé. Si jamais
ton enfant est orienté dans un lycée privé loin de toi et que tu décides
de le rapprocher, c’est la croix et la bannière. Si tu as la chance, on
l’échangera avec un autre élève qui décide de transférer. J’ai déjà fait
l’expérience deux fois. Donc, comprenez Mr Diaby, ce business nourrit
certains hauts fonctionnaires que vous ne pouvez soupçonner. Puis, pour
fleurir ce business, il faut faire passer les élèves. C’est pour cela
que ce n’était pas surprenant quand les medias disaient que certains
promoteurs faisaient parrie des fraudeurs.

Qui sont les enseignants qui travaillent dans ces lycées? Généralement
ce sont les étudiants de la 1ere ou 2eme année de nos facultés. Je n’ai
rien contre eux, mais il faut au moins un pédagogue pour véhiculer le
savoir à ce niveau. En clair, personne ne regarde le profil des
enseignants. Tout compte fait, ça n’aurait rien donné car ceux qui
doivent contrôler sont souvent les vrais promoteurs ou doivent à eux.
Donc, c’est compliqué.

Ce que je dis pour le secondaire est bien valable pour le fondamental.

Quant aux parents d’élèves, Mr Diaby, pensez vous que celui qui paie de
sa propre poche des sommes colossales pour acheter un diplôme pour son
enfant va exiger de lutter contre la fraude? Comprenez une chose, ce
sont des fainéants qui gagne bien leur vie au Mali. Dans un pays où le
docteur est obligé d’aller s’endetter chez l’étalagiste qui ne sait même
pas écrire son nom, pour arrondir son moi alors que des gens, souvent
sans diplôme ou avec des diplômes achetés, possèdent des villas, des
voitures et sont au centre de toutes décisions car ils ont un Tonton
“bien placé”, pensez vous qu’il est facile de convaincre les citoyens de
ce pays d’accorder une valeur aux études? Vous vous trompez.

Je ne “dédouane” pas les enseignants réels, c’est-à-dire les pédagogues,
mais reconnaissons qu’on les accuse souvent à tord.
Pour Talatou, je voudrai bien que vous développiez votre idée de
“zonidication” du bac que se veut national. J’ai compris l’application,
mais pas le bien fondé.
A bientôt.

Dr Moussa TAMBOURA
Faculté des Sciences et Techniques
Université des sciences, des techniques
et des technologies de Bamako
————–

From: ‘maiga talatou’ via malilink ;
To: M’Paly DIABY
Subject: Re: [malilink] Résultats du BAC – Mali
Sent: Sun, Jul 20, 2014 9:08:11 PM

Bjr a tous/te/s !
Ce sujet est d’importance très capitale comme nous le disons tous ici !
Il n’y a absolument aucun doute qu’un système qui fait échouer 80% ou
plus de ses participants est horrible et a revoir sous tous ses angles:
Dans le cadre de cette revision, tous les acteurs (a des degrés de
responsabilité certes différents) doivent se remettre en cause pour une
bonne critique et autocritique. Le plus grand accent, comme bien
souligne ici, doit être mis sur l’education de base pour garantir un bon
redressement dans une décennie ou une generation (selon la precision et
le degré d’implementation des initiatives de redressement).
Dans le lot des aspects a considerer, pour ne pas revenir sur les
importants angles deja soulignes dans notre échange-ci, il serait
intéressant aussi de voir le pourcentage de candidats s’étant présentes
au Bac avec des moyennes annuelles élevées ou meme très élevées, mais
qui curieusement finissent par échouer au Bac ou par passer avec mention
passable (dans le meilleur des cas).
Ceci a mon avis pose un sérieux problème de méthodes et/ou de contenus
de nos evaluations. En analysant ce problème, il y’aura certes des
implications administratives, déontologiques, pédagogiques,
socio-économiques, etc qui devront être sérieusement discutées pour
donner une bonne chance a un redressement. Ces discussions ne devront
pas donner l’occasion a un “autre forum de plus”, mais a un vrai forum
dont les recommandations seront suivies avec sanctions administratives
s’il le faut.
Dans le cadre de ce redressement, a un moment donne (moyen ou long
terme) il faudrait que notre pays aille vers l’organisation d’un Bac par
zone. La zone (pas forcement géographique dans ce cas-ci), a l’image des
poles actuels de correction du Bac, regroupera un certain nombre
d’Academies d’Enseignement qui auront les memes sujets au Bac, etc dans
le cadre bien sur d’un programme national enseigne sur toute l’étendue
du territoire.
La creation de telles zones aura l’avantage de créer une competition
saine qui rehaussera les niveaux et les résultats aux examens. Elle
permettra une plus grande implication des parents et de tous les autres
acteurs scolaires. En plus de tout cela, le pole agira cependant sous le
contrôle du Ministere en charge de l’Education qui élaborera des
gardes-fous (pour garantir une competition saine et éviter qu’elle ne se
transforme en occasion de gonflement de notes, etc). Le Ministere en
charge de l’Education aura la l’attitude d’intervenir et de mettre sous
tutelle toute zone ou les choses sembleraient piétiner, etc.
Enfin, autre avantage par ces temps qui courrent, un examen par zone
limitera bien les possibilités et l’envergure des fuites des sujets
d’examens-meme si j’ajoute que je ne pense pas qu’il y ait eu de fuite
au Bac cette année. Au DEF oui !
Merci a tou/te/s pour l’échange et bonne soiree !

Talatou A. Maiga
University of Utah

—————
Le Dimanche 20 juillet 2014 13h35, ‘M’Paly DIABY’ via malilink
a écrit :

Bonjour Mr Sylla et tous,

Moi j’ai une autre interprétation de ces 84 % d’échec au bac.
Bravo auxenseignantss, aux autorités et au parents d’élèves d’avoir de
choisi délibérément de compliquer un peu plus l’avenir d’au moins 84 %
des jeunes du pays. Je considère que un taux de réussite à un examen tel
que le bac est honte pour tout le Mali et veut dire beaucoup de choses.
Le Mali est le seul pays au monde avec des taux de réussite en dessous
des 20 %. Chez nous les enseignants n’ont pas honte de dire qu’il y a eu
dans leur classe 5 admis sur 30 élèves. Les ministres n’ont pas honte et
n’ont aucun scrupule d’annoncer leur échec enannonçantt de tels
résultats le monde à travers. Personnellement, à leur place j’aurai
honte. Imaginez un employé dont la réussite n’est que de 16% ou moins
tous les ans. Ce n’est pas compliqué soit il se remet en question et
fait mieux soit il est viré. N’oublions pas que les enseignants et les
minsitres sont payés pour donner à a jeunesse un savoir et des
compétences qui vont lui permettre de s’en sortir demain. Sont-ils
conscients de leur job et de leur responsabilité. Je ne le crois pas et
les parents d’élèves sont là à se plaindre de ces résultats sans
broncher depuis l’époque de Moussa Traoré et son UDPM.

La solution à ce problème n’est pas forcément compliquée. Les parents
d’élèves doivent en premier jouer leur rôle de défense de la jeunesse en
participant activement à l’instruction de leurs enfants à travers des
associations et en rappelant aux enseignants et aux autorités leur job
et leur responsabilité. Les associations de parents d’élèves doivent
être obligatoires dans toutes les écoles afin de rapprocher les parents
de l’école et de les responsabilité également. Bien d’autres solutions
doivent exister bien sûr.

Bien à vous tous
Mr Diaby

De : ‘A. Karim Sylla’ via malilink
À : Malilink Liste
Envoyé le : Dimanche 20 juillet 2014 18h19
Objet : Re: [malilink] Résultats du BAC – Mali

Un peu moins de 17000 admis sur près de 104 000 candidats; le taux de
réussite est de 16,24% (pour être précis) – soit 3 points de plus que
l’année dernière.

Une autre façon de voir ça est que 84% de ceux qui arrivent en terminal
sont d’un niveau tellement bas que même leurs propres enseignants
pensent qu’ils doivent chercher un métier autre que ceux que la filière
universitaire offre.

Et pour les 16%, la tâche est également ardue. Je faisais une recherche
sur des universités au Canada et j’ai vu que certaines indexaient le
Mali directement — le bac malien n’y est accepté qu’après une année
préparatoire ou bien une année passée au supérieur au Mali. Alors que la
même exigence ne s’impose pas au bac des pays voisins (RCI, BF, Sénégal).

Tant qu’on ne va pas doubler, tripler ou quadrupler le nombre de classes
et d’enseignants au primaire cette situation ne va pas s’améliorer. Mais
le pays est déboussolé quand il s’agit des priorités.

______________________
A. Karim Sylla

“Le gouvernement n’a pas de propositions!” Incorrect!

Bonjour,

C’est bien connu, quand on n’est pas sûr de soi on cache sa copie. C’est
un comble avec une délégation forte de plus de 40 personnes, les
autorités maliennes sont allées à la table des négociations pour écouter
les autres. A regarder de près je suis persuadé que beaucoup de gens de
cette délégation ont passé du temps à faire autre chose (surtout
personnel) que de participer concrètement aux débats. Hélas, ils sont
comme ça nos compatriotes, ils ne sont jamais brillants quand il le faut.

Je reviens sur la réinsertion des rebelles au sein de l’armée, la
gendarmérie, etc. Le fait même de le dire est un véritable manque de
respect et de compassion pour les maliens. Comme certains l’ont delà
signalé, je n’ose pas imaginer des citoyens vivre sous la domination des
assassins d’un père, d’une mère, d’un frère ou d’une soeur, d’un enfant
etc. Je ne sais pas comment cette déclaration du PM a été perçue par la
classe politique et la société civile. Mais des PM ont été démis de leur
fonction pour des propos bien moins blessants dans des pays
démocratiques. Cela montre quelque part que ce pays est loin d’être
démocratique. Et il y a du chemin à parcourir pour y parvenir. Les
députés ont acheté leur poste et sont perchés à l’assemblée nationale
pour traiter leurs affaires perso. Ils ne proposent rien pour protéger
la population surtout la jeunesse qui est désorientée sans instruction
et encore moins formation. Enfin on veut créer une police municipale
pourquoi faire ? Il y a à travers tout le pays (sauf la région de Kidal)
des policiers, des gendarmes, des militaires logés, nourris et blanchis
aux des frais des populations (affamées) qui n’ont rien à faire si c’est
pas terroriser et dépouiller ces mêmes populations. Ils sont tout le
temps assis le long des routes à rien faire. Alors que ce n’est pas le
travail d’intérêt public qui manque. On a besoin des emplois productifs
pour faire avancer le pays.

Mr Dramé et Mme Sanogo, je crois qu’il ne sert à rien de régler vos
comptes de cette manière. Descendez par terre allez vous proméner à
l’intérieur du pays. Vous allez vite comprendre qu’il faut plus que des
assises dans ce pays pour donner espoir. Toutes les discussions
politiciennes sont complètement inaudibles pour la majorté de la
population non seulement parce qu’elles sont faites en français que
moins de 20 % de la population comprend aussi surtout qu’elles sont
vides de concret. Tout le système politique est mettre plat afin de
refondre un système donnant des pouvoirs sur les élus et les
administrations. C’est sur ce point que nous devons nous unir et
dépenser notre énergie et nous avancerons.

Bien à vous
Mr Diaby

Enfin le FDR demande une assise nationale?

Bonsoir, bonjour.
En réponse à notre proposition relative à la tenue d’Assisses Nationales
pour sortir de la grave impasse dans laquelle la gouvernance actuelle a
enfoncé le Mali, plusieurs compatriotes ont, comme vous, souligné ”
l’incohérence” ou “l’inconséquence” du PARENA qui s’est fermement opposé
sous la Transition aux concertations nationales.

Nous avons noté une grande gémellité entre les positions du Directoire
de la ” Majorité présidentielle”, celles d’ un conseiller ( politique ?)
du Premier ministre et le long post sur Malilink de la porte-parole de
SADI/MP22.

Contrairement à ce que vous écrivez, Monsieur Keita, notre proposition
d’Assisses Nationales pour sortir de l’impasse est aux antipodes des
concertations nationales que voulaient organiser les putschistes et
leurs associés politiques tout au long de l’année 2012 et en janvier 2013.

Les associés politiques du capitaine Sanogo voulaient des concertations
nationales pour renverser ce qui restait de l’ordre constitutionnel et
mettre en place un ” conseil national de transition pour le changement”
( CNTC). D’où notre opposition farouche et déterminée.

Puisqu’ils semblent avoir la mémoire courte, je vous envoie dans un mail
séparé, leur plateforme du 8 janvier 2013 rendue publique, ce jour-là, à
la Maison de la presse de Bamako. Dans cette plateforme, ils donnaient
un ultimatum au Président de transition et avaient fixé les dates des
fameuses concertations: du 10 au 15 janvier 2013.

D’ailleurs, ils n’avaient pas attendu l’expiration de leur ultimatum:
dès le 9 janvier, ils ont provoqué de violentes manifestations de rues à
Bamako avec participation de militaires de Kati habillés en civil et
distribution de billets de banque. Ces manifestations ont continué le 10
janvier et devaient se terminer dans la nuit du 10 au 11 janvier par la
neutralisation du Président Dioncounda Traoré dont la résidence a été
investie et encerclée par des militaires venus de Kati au moment où
Konna tombait dans les mains des jihadistes.

Les Assisses Nationales que nous proposons sont d’essence républicaine.
D’emblée, nous avons dit qu’elles ne remettaient pas en cause
l’institution présidentielle. Donc, elles ne remettent pas en cause le
vote des Maliens. Il n’ y a aucune malice derrière. Il n’ y a que la
volonté de remettre le pays sur les rails.

Car, voyez-vous, en ce mois de juillet 2014, le Mali est bloqué. Il est
en panne. La quasi totalité du Nord est sous le contrôle de divers
groupes armés. Nous avons perdu d’importants acquis du fait de
politiques aventurières ( 17 et 21 mai). Notre armée est mal en point,
non de sa faute, mais de celle du leadership. Nous nous sommes rendus à
la table de négociations en position de faiblesse et sans préparation.
Nos relations avec la communauté financière internationale n’ont jamais
été aussi mauvaises. Nous avons opéré des choix et eu des priorités
contestables ( famille, dépenses de prestige, avion, rénovation de
résidence et du palais etc….). La réputation internationale de notre
pays est écornée. La crédibilité intérieure et extérieure de notre
gouvernement est largement entamée. De toute évidence, nous n’avons tiré
aucune leçon de l’effondrement de notre pays en 2012.

Ce sont là quelques raisons qui militent en faveur d’Assisses Nationales
Républicaines pour rectifier le tir, corriger ce qui peut l’être et
permettre au pays de repartir d’un bon pied. La seule motivation est la
préservation de l’ordre républicain et démocratique.

La plupart de ceux qui font l’amalgame entre leurs ” concertations
nationales” et nos Assisses étaient en fait des soutiens plus ou moins
déclarés du coup d’État. Ils allaient et revenaient à Kati et beaucoup
d’entre eux se retrouvent au sein de l’actuelle ” majorité présidentielle”.
Qu’ils contestent, et nous donnerons d’autres détails.

Cordiales salutations.
Tiébilé Dramé

Feuille de routes des négociations du MNLA

Talatou et chers tous bonjour,

Est ce que d’un point de vue militaire ce délai ne nous est favorable à
nous aussi.

Il faut peut être arriver à pointer du doigt la mauvaise fois des
MNLA-HCUA-MAA et à le faire accepter par les innombrables
médiateurs-facilitateurs-personnes ressources.
Il faudrait pour cela que ces messieurs eux mêmes soient de bonne fois
dans cette affaire. Ce qui n’est pas sûre du tout. Par exemple la Suisse
qui dit ne pas être contre le Mali mais tenir à la prise en compte des
questions/droits des minorités. Cette nation sera toujours là derrière
le MNLA et affiliés pour les soutenir.
Je crois qu’il en sera de même du côté de la France tant qu’elle ne se
sera pas convaincue que ses intérêts dans cette zone sont garanties à
100% du côté malien. Dans le cas contraire, elle continuera à faire
brandir le papier de Ouaga comme base de négociations et rechercher
plutôt à démontrer que c’est le Mali qui est de bonne fois, y compris en
mettant les bâtons dans les roues de IBK pour lui créer suffisamment de
fronts hostiles et l’obliger à choisir les solutions “suggérées” par elle.

Je ne sais pas ce qui peut se trouver dans l’accord de défense (ni dans
le document principal ni ses éventuels possibles annexes) qui vient
d’être signé hier.

Mais si rien n’est fait (ce qui veut dire accepter les caprices de
l’adversaire si ils vont vers le blocage), il devrait être possible pour
le Mali d’avoir suffisamment le temps pour se réorganiser et prendre la
main militairement que le terrain.

Je reste convaincu que cette option est la seule vraie piste qui
permette au Mali d’exister et de se faire respecter. Il faut pour cela
apprendre de nos erreurs et fautes et requinquer cette armée. Ça peut
aller vite si on se met à éviter les tares qui minent cette institution.
Pourquoi ne pas s’appuyer sur les populations locales favorables au Mali
en les impliquant sincèrement dans la stratégie militaire de reconquête
du pays ? Pourquoi avoir des scrupules pour utiliser les capacités des
groupes patriotiques d’autodéfense ? Jusque lâ je ne comprends pas
pourquoi ces gens ne sont pas formés et utilisés par le Mali. Et
pourtant ils ont vécus dans des conditions abominables pendant plus de 1
ans en train d’attendre des moyens pour se battre. À moins qu’on ne
demande à ces gens la de faire comme les bandits c’est à dire utiliser
les filières narco pour financer leur armement ou de collaborer avec les
djihadistes anti-MNLA pour assurer leur propre sécurité et celle de leur
bien. Pour après se faire canarder par les avions français parce
qu’assimilés à des terroristes. Ce qui fut déjà le cas en partie.

Je suis et reste convaincu que notre salut réside dans cette armée qu’il
faut absolument rendre la plus forte possible afin de dégager ces
bandits là de notre territoire par la force.

Le dialogue autant celui de Ouaga que celui d’Alger se fait dans les
conditions défavorables pour le Mali. Depuis 2012 nous n’avons pas la
maîtrise du terrain même pas à 10%. Le papier de Ouaga que même le
gouvernement vente maintenant a eu comme conséquence de cantonner les
FAMA qui devraient occuper le terrain selon le même papier et de l’autre
côté a été favorable au MNLA et alliées qui eux étaient libres de leurs
mouvements aux yeux des français au lieu d’être cantonnés comme le
stipule le papier. Or ce genre de conflit se gagne sur le terrain
militaire pas dans les urnes comme on a semblé le croire en intitulant
le papier lui même comme ayant pour objectif principal de permettre des
élections. On devrait maintenant être d’accord que nous avons commencé
par la fin.

Enfin bref, je crois qu’au moment des pourparlers de Ouaga nous
autorités ont cru à la bonne fois de leur vis-à-vis. C’était une erreur
c’est humain. On peut le comprendre dirons certains. Mais alors il faut
apprendre de des erreurs et ne pas les répéter.

À la limite on peut être aussi d’accord sur ceci qu’il faut continuer à
montrer sa bonne foi en “négociant” vraiment mais il faut sérieusement
préparer la guerre contre ces messieurs qui sont tous des terroristes.

Si nous ne pouvons/voulons pas privilégier la force ou envisager cela
pour sécuriser le pays même s’il faut un siècle alors négocier signifie
pour nous abdiquer tout simplement.

Cordialement
____________________
Chouaibou

Feuille de routes des négociations du MNLA

Bonsoir Souleymane, Karim et tout le monde !

-Karim: Ce que tu dis en bas est la raison meme pour laquelle nos
autorités doivent tout faire pourvue l’AMA n’abandonne pas les localités
deja controllees et alentours. Il y va de la protection des populations
civiles mais aussi du positionnement technique/strategique que le Mali
doit avoir pendant toute la duree des pourparlers et meme après. We
should ‘stand our ground’, dans le sens de ne pas abandonner nos
positions…. et il est absolument inconcevable d’abandonner a eux-mêmes
nos soldats a Menaka et ailleurs. Dans la confusion actuelle qui reigne
dans la zone, si daventure, des gens ou structures s’opposaient a ce que
nos soldats retournent aux positions ante partout a l’exception de
Kidal, le gouvernement doit pouvoir argumenter comme quoi, abandonner
ces localités risquera d’y augmenter la violence (par la multiplicité
des milices locales voulant a juste titre assurer la sécurité de leur
communautés). Le gouvernement devrait pouvoir citer par exemple, les
menaces proférées a des populations de la communauté Imghad (source:
presse locale), les avancées des groupes armes et terroristes sous de
nouvelles formes telles que implantation de drapeaux, enlèvements de
civils, etc.

-Souleymane: Quand tu dis:”ils s accrochent a l idee que les rebelles
sont encore interresses a l idee d un Mali qui les dirige, comment peut
t on accepter d être diriger par des gens qu on vient de de mettre en
déroute??!”, je pense que tu resumes bien l’un des dilemmes fondamentaux
de ce genre de pourparlers avec des individus non représentatifs comme
ces groupes: Ils n’ont pas de base a laquelle il leur faut aller
demander et revenir; il n’ont pas forcement intérêt a ce que le calme
revienne (en tout cas pas de si tot) et la duree d’un an au moins dont
Karim parle par rapport a Djeri-l’homme Gazelle, semble être taillee sur
mesure (le mandat de la MINUSMA vient d’etre renouvelles pour 1 autre
année. A la fin de cette année, ce n’est pas exclu de s’attendre a ce
que ces groupes disent que les conditions ne sont pas réunies).

Les groupes vont jouer ce jeu (le jeu de la duree des negociations/pourparlers/dialogue, etc) parceque c’est la carte la plus solide qu’ils ont en main présentement: Ils savent tous que la réalité sur le terrain pourrait bien ne pas être la meme dans un an a cause de
leurs propres querelles internes; mais tant qu’ils resteront a la table
du dialogue, le parrainage et l’accompagnement ne leur feront pas
défaut. Mon inclinaison est que ces groupes armes sont des marionnettes
et il n’y pas plus Sysiphien que de vouloir suivre ou satisfaire une
marionette. Il y’a donc un sérieux problème de confiance (de bonne foi)
qui se pose dans ces pourparlers et il est aise de situer ca chez ces
groupes marionnettes. Esperons que l’échange recent de “prisonniers de
guerre” contribue a rétablir (ou a renforcer) un semblant de confiance…
Tout en te rejoignant par rapport au temps perdu par nos autorités avant
d’aller aux pourparlers(dialogue inclusif, etc), mon avis est que suivre
les papiers dit de Ouaga n’allaient pas changer les choses: Ces
“accords” la s’ils en sont vraiment posaient deja, des leur demarche
préliminaire, le debut d’une ‘hiérarchisation’ des négociations, c’est a
dire qu’il fallait traiter d’abord avec certains groupes et ensuite
notifier les autres; ce qui pose deja un problème fondamental d’octroi
de privileges; et qui dit “privilege” parle immédiatement de faveur que
certains feront tout pour inscrire dans la duree-Ce n’est pas exclu, par
exemple, que ces groupes-ci soient inscrits dans cette logique. Une
difference importante a mon avis est que la demarche actuelle (tout au
moins a son debut et de par la composition de la delegation Malienne) me
semble plus inclusive et plus representative. Et ensuite, il etait/et
est/ facilement visible que le moratoire (entre Juin et Septembre 2013)
officiellement octroyé par le papier de Ouaga a offert un temps précieux
de réorganisation (refonte des mouvements et réapparition de nouveaux
cigles, etc, etc) et de leur réarmement.
Une salade autant amere que complexe !
Bonne soiree a tout le monde !

Talatou A. Maiga
University of Utah

Feuille de routes des négociations du MNLA

Ce document est une attestation  de la politique dilatoire des groupes armés.  Le statu quo profitent beaucoup plus au MNLA et alliés ce qui fait qu’ils ne sont pas pressés à signer un accord qui va enterrer leur objectif final pour de bon.

Comment expliquer que des gens qui veulent la paix ne seraient pas prêts a signer un accord de paix? Qu’est ce qui peut bien les empêcher d’arriver à un accord avec le gouvernement dans un bref délai? Qu’est ce qu’ils ont a craindre d’autant plus qu’un accord signifie toutes les parties vont parvenir ensemble a un accord commun.

Peut-être qu’a l’instar du gouvernement le MNLA a finalement appris a Alger que les modérateurs ont des carottes pendant les facilitateurs ont des bâtons pour toutes les parties concernées.

Merci/Bako