IBK Le Corrompu

Pour le bien du Mali, ce monsieur doit se faire honneur et rendre le tablier. La police française a des enregistrements d’IBK et son “frère” Tomi qui démontrent comment les deux ont oeuvré à piller le Mali. Ce président montre en fait qu’il n’a absolument aucune scrupule à appauvrir son pays au profit de Tomi, son “frère” — Tomi “reçoit” l’argent de l’état et en contrepartie il fait des “faveurs” à IBK. L’article est publié par Médiapart.

http://www.mediapart.fr/journal/international/220515/deux-presidents-africains-ecoutes-par-la-justice-francaise

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Deux présidents africains écoutés par la justice française
PAR FABRICE ARFI ET ELLEN SALVI ARTICLE PUBLIÉ LE VENDREDI 22 MAI 2015

Les présidents du Mali et du Gabon ont été écoutés téléphoniquement dans le cadre des investigations judiciaires visant l’homme d’affaires corse Michel Tomi, à la tête d’un empire financier en Afrique. Les retranscriptions policières révèlent un vaste système de largesses en tout genre dont profitent les deux chefs d’État africains concernés, Ibrahim Boubacar Keita (Mali) et Ali Bongo (Gabon). De la pure corruption pour les juges.

Le 28 mars 2014, à 12h55, Michel Tomi, surnommé le “parrain des parrains”, condamné plusieurs fois par la justice dans des affaires financières liées à la mafia corse, décroche son téléphone. Un vieux complice est au bout du fil, Pierre-Nonce Lanfranchi, dit “Nono”. « Putain, ils ne te lâchent plus ! », s’agace “Nono”, élu historique du petit village de Guitera-les- Bains (Corse-du-Sud), entre deux échanges en patois insulaire avec l’homme d’affaires. Il faut dire que, ce jour-là, un article du Monde révélant l’existence d’une enquête judiciaire d’ampleur contre Michel Tomi tourne sur la Toile depuis plus d’une heure.

« Qu’est-ce qu’ils me cherchent ! », confirme Michel Tomi, alors écouté par les policiers de l’Office anti- corruption de Nanterre. « Ah, mais on dirait qu’ils cherchent plutôt IBK », avance “Nono”. Ces initiales sont celles de l’actuel président du Mali : Ibrahim Boubacar Keita. Un « ami » de la France, symbole de la politique africaine de François Hollande, que l’on
retrouvera aux premiers rangs de la marche officielle des chefs d’État du monde entier, le 11 janvier dernier, après les attentats de Paris.

« Il va finir en garde à vue, hein ? », interroge “Nono”. «Je ne crois pas,non»,le rassure Tomi.«Mais il ya quelqu’un qui bouge par derrière, c’est pas possible », suggère son ami. « Bien sûr. Tu as raison », confirme l’homme d’affaires. Puis les deux hommes s’amusent du surnom (le “parrain des parrains”) de Michel Tomi, exilé depuis plusieurs décennies en Afrique, où cet ancien pilier de l’ombre du clan Pasqua — il a été condamné dans l’affaire du casino d’Annemasse — a bâti avec son groupe Kabi un empire autour des jeux, puis de l’immobilier, puis de l’aviation, puis de tout ce qui est juteux. Au Cameroun, au Gabon, au Mali. Le tout sous le regard longtemps bienveillant de la France, de sa police et de ses services secrets.

Les temps ont, semble-t-il, changé et “Nono” n’a pas tout à fait tort. Même s’il est actuellement protégé pénalement par son statut de chef d’État, le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, est bel et bien dans le radar des policiers et de la justice française, selon de nombreux documents réunis par Mediapart. De manière incidente, IBK a même été écouté téléphoniquement à de très nombreuses reprises en 2013 et 2014 dans le cadre de l’enquête des juges

Serge Tournaire et Hervé Robert (parti au printemps à la Cour des Comptes) sur l’empire Tomi. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Un autre chef d’État africain — et non des moindres —, Ali Bongo, le président du Gabon, a lui aussi été écouté.
Les retranscriptions policières révèlent un vaste système de largesses en tout genre mis en place par Michel Tomi au profit d’IBK et, dans une moindre mesure, d’Ali Bongo : croisières sur un yacht, voyages en jets privés, séjours dans les plus grands palaces parisiens, transport en limousines, achats de costumes de luxe, de voitures, de lunettes, soins médicaux réglés rubis sur l’ongle.

Contactées, les présidences du Mali et du Gabon n’ont pas donné suite à nos sollicitations.

Tomi se met en quatre pour satisfaire les moindres désirs des présidents. Il est leur homme. Leur tiroir-caisse. Le facilitateur pour leur rendre la vie plus douce, à tous points de vue. Il fluidifie. En contrepartie, il a le champ libre pour faire prospérer ses affaires sur le continent. Pour justifier ces faveurs, l’homme d’affaires préfère revendiquer un lien de nature « familiale » avec Keita et Bongo, comme il le fera par exemple en garde à vue devant les enquêteurs.

Soupçonné par les polices françaises d’être, au mieux, le banquier du milieu corse et, au pire, l’un de ses parrains les plus redoutables, Michel Tomi a tout fait pour tromper la surveillance judiciaire. En vain. Dans une écoute du 31 mars 2014, à 18 h 58, trois jours après les révélations du Monde, l’homme d’affaires explique ainsi au couple Keita — il parle à l’un et à l’autre à tour de rôle — qu’il utilise un numéro spécial pour ses conversations avec eux. « Il est que pour vous […] Tu vois, je m’en sers qu’au Mali, donc il a pas été touché par tous ces problèmes », confie-t-il, de manière à peine codée.

Le même jour, mais dix minutes plus tard, il glisse sur une ligne identifiée par les policiers comme étant utilisée par les Keita : « Des fois, avec l’autre [téléphone – ndlr] je peux te dire des conneries, hein. Donc, n’en tiens pas compte. Tu vois ce que je veux te dire… La vérité, je la dis sur celui-là hein. » Pas de chance, cette ligne aussi est écoutée. La vérité
s’écoulera au fil des mois d’un téléphone l’autre et finira par causer les plus graves ennuis judiciaires que Michel Tomi ait connus ; c’est dire. L’homme d’affaires a été mis en examen, le 20 juin 2014, après 48 heures de garde à vue, pour « corruption d’agents publics étrangers » parmi dix-sept chefs d’inculpation.

Le catalogue de la corruption
Alors que le Mali est classé parmi les pays les plus pauvres du monde en plus de connaître la guerre et le terrorisme, les écoutes Tomi dans lesquelles apparaît IBK montrent un président malien obsédé par la satisfaction de ses besoins dispendieux. Le “parrain des parrains” le couvre d’égards et de cadeaux. Une voiture, pour commencer. Un Range Rover. Écoute du 4 octobre 2013, à 20 h 15 : « Et le Range ? », demande Tomi au président du Mali. « Impeccable, impeccable… », répond l’intéressé, qui n’a rien payé, d’après la justice. Le Corse, telle une nounou pour chef d’État, rappelle ensuite à IBK sa prescription médicale, listant les médicaments qu’il doit prendre sans faute.

L’homme d’affaires ne ménage pas ses efforts pour permettre au président malien de bénéficier des meilleurs soins en France. Le 3 décembre 2013, après s’être assuré qu’IBK a bien réceptionné le manteau qu’il vient de lui faire livrer (« comme ça demain vous vous couvrez bien »), Tomi tente un trait d’humour

pour souligner à quel point il s’est démené pour obtenir un rendez-vous médical. Au bout du fil, celui qui fut élu vice-président de l’Internationale socialiste en 1999 semble réceptif.
— Tomi : « Vous savez la dernière pour un socialiste ? On va casser la grève demain, parce qu’il y a grève dans les hôpitaux à Marseille mais pour vous on va ouvrir l’IRM »
— IBK : « Ouuuh mon frère »
— Tomi : « Hein… »
— IBK : « Tu fais de moi un briseur de grève ! »
— Tomi : « Voilà ! Briseur de grève ! J’ai déjà préparé le panneau “IBK contre la grève” ».

Beaucoup de conversations entre Tomi et IBK tournent également autour de l’aviation de luxe. D’abord au sujet d’un jet privé Bombardier Global Express, propriété du groupe de Michel Tomi, que la présidence malienne loue pour un million d’euros « alors même que l’État malien semble disposer d’un avion présidentiel », s’étonnent les enquêteurs de l’Office anti-corruption dans un rapport de synthèse de mars 2014. Il est aussi question de l’acquisition pour le président IBK d’un avion estimé à 36 millions de dollars par l’intermédiaire d’une société basée à Hong Kong, Skycolor.

Le mandat signé entre l’État malien et Skycolor, dont la justice a échoué à découvrir les vrais bénéficiaires économiques faute de coopération judiciaire, prévoit une commission de 5 % sur la vente au profit de ses mystérieux ayants droit. Les policiers soupçonnent que Tomi ou des proches se cachent en réalité derrière toute l’opération. Le principal intéressé s’en défend.
Les écoutes montrent pourtant bien que tout le clan Tomi s’investit intensément dans cette vente. Par pure amitié, donc. Les policiers soulignent d’ailleurs dans le même rapport de synthèse « l’influence » de Tomi exercée sur IBK, de telle sorte que quand deux ministres du gouvernement malien s’opposent à l’achat de l’avion pour des raisons de bonne gestion, « Michel Tomi en est informé et contacte immédiatement le président malien, lui demandant d’appeler ses ministres ». « Le soir même, le président malien prend attache avec Tomi pour l’informer qu’il a contacté son ministre de l’économie et que la signature de la vente de l’avion ne pose aucun problème », notent, sidérés, les enquêteurs.

S’agissant de cet avion, la générosité de Tomi pour IBK n’a pas de limite. Dans une écoute du 2 avril 2014 avec le plus proche collaborateur d’IBK à la présidence, Mahalmoudou Sabane, on découvre que c’est l’homme d’affaires corse qui a directement rémunéré un expert aéronautique chargé d’expertiser l’avion fraîchement acquis. « Dis-moi, Sabane, attaque Tomi, il y a un problème. On a un expert qui est descendu pour expertiser le 727 [un 737, en fait – ndlr] à la demande du président. Depuis hier, il est à l’hôtel, il n’a pas de nouvelles. C’est quelqu’un qu’on paie. Personne ne s’en occupe. Il faut lui envoyer un chauffeur. » Sabane, qui appelle Tomi « patron », paraît aux ordres : « Oui, j’ai compris. »

« Vous avez besoin d’autre chose ? »
Michel Tomi est décidément un ami tout confort. Grâce à lui, IBK profite lors de ses séjours en France, officiels ou non, de nuitées dans les plus beaux palaces de Paris et de Marseille : le Royal-Monceau, La Réserve, le Meurice, le Sofitel, l’Intercontinental. C’est un homme de main de Tomi, Valentin Dos Reis, qui règle la facture à chaque fois, toujours en espèces : 14 005 € par-ci, 32 950 € par-là. Mais c’est Tomi en personne qui fait les réservations. Le 5 février 2014, il appelle par exemple le Sofitel de la cité phocéenne « pour le président Keita ». Il veut « la grande suite, pour lui ». Il répète l’exercice avec Le Royal Monceau de Paris. Il lui faut sept chambres. Dont la plus grande.

Quelques heures plus tard, Tomi appelle IBK pour lui dire qu’il s’occupe de tout pour le séjour qui s’annonce chargé. « On va chez le tailleur et tout. On peut faire les courses », souffle l’homme d’affaires, qui propose par ailleurs au président malien de lui mettre à disposition l’un de ses jets privés, le Falcon 900 ou le Global Express. Au même moment, vent de panique à la présidence. Sabane, l’homme de confiance d’IBK, appelle Tomi pour se plaindre que le Sofitel de Marseille ait envoyé la facture « au bureau ». « Nous avons demandé de ne pas faire ça », dit-il. « Ramène- la, je vais m’en occuper », le rassure Tomi.

IBK, lui, a autre chose en tête. Le lendemain, à 20 h 21, lors d’une conversation téléphonique, le président malien s’interroge :
— « Tu as pensé à mes lunettes, Michel ? »
— Réponse de Tomi : « Demain, j’ai celles avec les verres blancs. Il y a trois paires. »
— IBK : « Les fumées, les fumées ! ».
— Tomi:«Ok, ya pas de problème, ya pas de problème. »

Tout doit être aux petits oignons pour IBK. Le “parrain des parrains” va même jusqu’à s’occuper des films qui doivent être téléchargés dans l’I-Pad du président malien. La liste qu’il dicte à l’un de ses obligés, lors d’une conversation téléphonique du 8 février, à 14 h 26, parle d’elle-même : « Les trois “Parrains”, “Les Affranchis”, “Ultimo Padrino”, mets la série “Corleone”, elle est belle, mets-lui la série – elle est pas très belle – “Mafiosa”, sur la Corse. Ça va lui plaire. » Cela ne s’invente pas.

Une autre fois, Tomi fait en sorte que des costumes de la marque Cifonelli attendent son « frère » Keita dans sa suite de l’Intercontinental de Paris. Il y en a pour plusieurs milliers d’euros. Une écoute du 2 mars 2014, à 22 h 10, montre un IBK très sensible à ces faveurs. Très pressé, aussi. « Michel, si les gens de Cifonelli, là, pouvaient me donner mes habits de campagne, j’apprécierais beaucoup. Mes tenues légères, les trois poches là… », réclame le président malien. Tomi : « Elles seront prêtes demain. Vous avez besoin d’autre chose ? » IBK : « Euh…, en ce moment, non. »

« J’étais le “frère” d’Omar Bongo »
Quand il s’agit d’amitié, Michel Tomi n’est pas seulement généreux. Il est aussi extrêmement fidèle. Avant de jeter son dévolu sur le Mali et Keita, l’homme d’affaires a d’abord fait ses classes au Gabon sous les présidences de Bongo, père et fils. C’est son autre Corse. Le pays où il s’est installé au début des années 1990 sous l’égide de son ancien compagnon de route, Robert Feliciaggi, assassiné à Ajaccio en 2006. Celui dont il a acquis la nationalité il y a dix ans. Celui, surtout, qui lui a permis de faire fortune et d’être élevé au rang d’empereur des jeux africains (son groupe Kabi possède notamment le PMU du Gabon et le Casino Croisette de Libreville).

Quand il en parle, il n’est presque plus question d’affaires et de gros sous. Seulement de racines et de sphère intime. « Jusqu’à hier, nous avons parlé de Michel Tomi et du groupe Kabi. Je vais maintenant vous parler de Michel Tomi perso », confie-t-il gravement aux enquêteurs en juin 2014. Sept ans plus tôt, la mise sur écoute de son téléphone dans l’enquête sur l’assassinat de Feliciaggi avait révélé « ses relations très privilégiées » avec le président gabonais d’alors, Omar Bongo, qui le surnommait affectueusement le « Batéké corse » ; mais également avec le fils de celui-ci, Ali, à l’époque ministre de la défense, qu’il a littéralement poussé au pouvoir à la mort de son père en 2009.

L’homme d’affaires s’enorgueillit des « relations familiales » qu’il entretient avec l’actuel président du Gabon. « J’étais le “frère” de son père, dans la coutume gabonaise. J’avais la chance d’avoir son affection. […] Il disait de moi que je ne lui avais jamais menti. » Logiquement, Ali Bongo le considère aujourd’hui comme son « oncle ». D’ailleurs, « tout le Gabon me considère comme son “oncle” », souligne Tomi qui joue les ingénus quand on l’interroge sur les raisons d’une telle affection. « J’ai toujours été un homme de parole, jusqu’à son dernier souffle, j’ai accompagné le père, risque-t-il. Aujourd’hui, je vois Ali Bongo sous un angle familial et non protocolaire. […] Les liens avec un président en Afrique ne sont pas forcément basés sur l’argent comme le pensent la plupart des gens. »

En revanche, ces liens se renforcent quand on sait faire plaisir. Et Tomi est un maître en la matière. Lors de ses séjours parisiens, il n’hésite pas à dégainer ses cartes bleues pour acheter « divers cadeaux luxueux pour récompenser ses amis et collaborateurs, en offrant de nombreuses montres de luxe (Rolex, Breitling, etc.) ou véhicules de marques prestigieuses », comme l’indiquaient encore les écoutes de 2007. Une Porsche Cayenne pour Omar Bongo, des voyages en jets privés pour toute la famille et les ministres du gouvernement gabonais, des frais d’hospitalisation pour certains dignitaires du pays… Quand on aime, on ne compte pas. Et Michel Tomi aime beaucoup les Bongo.

Il les emmènerait jusqu’au bout du monde s’il le pouvait. Et il le peut. Grâce au Graziadiu, un luxueux yacht de 43 mètres acheté 13,5 millions d’euros et géré par la société Harmill Limited, domiciliée aux Seychelles. Le 20 juillet 2013, le bateau navigue sur une mer d’huile, au large de l’île grecque de Corfou. À son bord deux hôtes de prestige : le président du Gabon et sa femme, Sylvia. Ali Bongo est tranquillement en train de regarder le Tour de France à la télévision quand le capitaine lui tend un téléphone. C’est Tomi au bout du fil. Il veut savoir si tout se passe bien. « Oui ! Ça va, on est content ! », s’enthousiasme le chef d’État.

Très vite, son « oncle » corse l’entraîne sur le terrain des affaires. « Que vous sachiez, notre ami qui voulait prendre l’immeuble, le terrain là… […] Il a fait intervenir la grande sœur. Il lui a proposé un deal… en lui disant que je m’étais attribué le terrain. » Bongo s’énerve : « Oh ? L’autre, il ne bouge pas sans mon autorisation. Sans moi, il ne bouge pas, c’est tout. » Une fois rassuré, Tomi fait mine de s’excuser : « Non mais je veux pas vous embêter, c’est les vacances ! »

Avant d’enchaîner sur une proposition on ne peut plus explicite :
— « Bonne continuation, profitez bien du… j’avais une belle hôtesse, une Bulgare…. mais je l’ai pas mise… »
— Gloussements d’Ali Bongo : « Eh, ehe !!! »
— Tomi : «Parce que dit Maman… hein elle était vraiment belle »
— Bongo : « Eh eh eh »
— Tomi : « Surtout pour le petit massage, eh ehe ehe !!!! hein »
— Bongo : « Ah oui oui oui ! tout à fait ! »
— Tomi : « J’ai dit quand même, je l’ai enlevée pour moi et pour vous, celle-là je la garde pour septembre, si des fois en septembre y a un petit saut tout seul… heu… c’est pas mal… y a ce qui faut. »

Quelques jours plus tard, l’homme d’affaires est de nouveau au téléphone, mais cette fois-ci avec son ami Alexandre Rodriguez, patron de la société SNP Boat qui assure tous les frais afférents à l’utilisation du Graziadiu. Les deux hommes sont ravis. Le président « était très content » de sa petite croisière, lui et sa femme ont « adoré le bateau ». Tomi et Rodriguez se connaissent depuis fort longtemps. Non contents d’avoir en commun le goût des yachts de luxe, ils partagent également de nombreuses – et souvent mauvaises – fréquentations, parmi lesquelles Richard Casanova, l’un des anciens piliers du gang corse de la “Brise de mer”, assassiné en 2008 à Porto-Vecchio.

Rodriguez a lui aussi eu maille à partir avec la justice. En 2010, il a été mis en examen pour « blanchiment, d’infraction à la législation sur les jeux et d’extorsion de fonds aggravée, recel de malfaiteurs, abus de bien sociaux », après un coup de filet dans le milieu du grand banditisme marseillais. Écroué, il a officiellement légué la présidence de SNP Boat à son père. Officieusement, celui qui reçoit compliments et remerciements de la bouche même du président gabonais semble pourtant toujours aux commandes.

Le Graziadiu a beau être un petit bijou flottant, c’est aussi un nid à problèmes pour Michel Tomi. En témoigne une écoute téléphonique datée du 2 février 2014, entre l’homme d’affaires et « Philippe », le gérant déclaré de Harmill Limited qui détient le yacht. Ce dernier est ennuyé par une nouveauté made in Seychelles : « Ils veulent des actions nominatives. »« C’est hors de question de leur donner votre nom, prévient-il. Je voulais savoir si c’était pas mieux de mettre votre fils. » « Non, non, je vais mettre mon neveu, répond Tomi. J’ai presque aussi envie de changer le nom. Je vais l’appeler Hamboulaye. Ça veut dire comme Graziadiu, mais en arabe. »
— «À partir dumoment où il est au nom de mon neveu, si un juge est pris de folie contre moi, il ne peut pas le saisir ? », s’inquiète-t-il soudain.
— Philippe le rassure : « Non, il ne peut pas le saisir. » — Tomi : «Même si on veut m’embêter comme ils le veulent depuis des années ? »

Embêté, Tomi le sera sérieusement le 18 juin 2014 : interpellation à 6 h 10 du matin dans son luxueux appartement parisien, perquisitions chez lui et ses proches, garde à vue, mise en examen… Face aux policiers, il a tenu la même ligne de défense : ce n’est pas du tout ce que vous croyez, qu’il s’agisse des Bongo ou des Keita. « Si je fais des cadeaux [à IBK – ndlr], c’est en raison de notre amitié et non par le fait qu’il soit président », a juré Tomi. Les Bongo ? « Des relations familiales. »

Devant les juges, le lendemain, il n’en démordra pas : « Je suis quand même étonné qu’on me mette en examen pour corruption d’agents publics étrangers. Je fais des choses officiellement avec des sociétés étrangères qui viennent chercher des marchés dans certains pays africains […] Je pense que si certains organes de presse ne m’avaient pas fait une certaine réputation, je ne serais pas là aujourd’hui. »

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A. Karim Sylla


Bonjour mes chers lecteurs,
On ne va pas se laisser divertir et pervertir par de telle révélation en ce moment où l’existence de notre pays est en jeu.
En ce moment tragique et douloureux pour le peuple malien qui vit sous le joug du MNLA et alliés, on a plus tôt besoin que la police française mette à nu les enregistrements des conversations téléphoniques entre Bilal Ag Chérif et ses partenaires (narcotrafiquants et terroristes) qui l’accordent un appui financier, matériel et militaire pour la mise en œuvre de son projet criminel et destructeur de la cohésion sociale, de la paix et de la démocratie au Mali.
On veut de la police française l’exécution du mandat d’arrêt du gouvernement malien lancé contre les responsables du MNLA et alliés qui circulent en France librement sur des chaines de télé pour lancer des messages mensongers et haineux contre le Mali et son peuple, contre la paix et l’unité nationale au lieu d’accuser le président IBK et surtout en ce moment.
C’est de la diversion, on ne va pas se laisser pervertir.
Que le Mali soit construit de nos actions.
Bien à vous.

Hamma Cissé
Président du Bureau National
Cercle de réflexion pour Jeunes (CRJ)


Le pays est en guerre et les agissements de ce président vont à l’encontre de ce qui peut les régler. Au lieu de dépenser l’argent du contribuable aux fins de mieux équiper cette armée, IBK le refile à son ami Tomi. Pour 2015, il y a 1,5 Milliards inscrit dans le budget de l’état qui vont directement dans les poches de Tomi — on pille l’état malien pour enrichir quelqu’un qui n’a pas besoin d’argent. Vous pensez réellement que c’est ainsi qu’il faut diriger ce pays?

C’est justement parce qu’on est en guerre que nous ne devrions pas laisser l’impunité régner dans le pays; combien de soldats auraient pu être équipés avec cet argent? Combien d’enfants Maliens ne seraient pas condamnés à mourir d’une maladie simple à soigner?

Are you kidding me?!?!?

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A. Karim Sylla


Je n’ai pas la prétention de défendre un homme (IBK) ni de justifier l’acte qui lui est reproché. Je ne suis pas pour la corruption et la lutte contre ce phénomène a été toujours mon combat au Mali (tapez mon Hamma Cissé sur google et vous verrez le reste).
Mes propos sont justes et justifiés
Bien à vous.

Hamma Cissé


Ceci n’est pas une discussion sur votre personnalité, qui vous êtes ou ce que vous représentez. Ici nous sommes tous des boîtes email.

Mais on parle d’un monsieur qui pille son pays impunément, qui démontre tous les jours qu’il n’est pas intéressé à lutter contre le mal de la corruption, parce qu’on apprend aujourd’hui qu’il est lui même corrompu jusqu’aux os. C’est de ça qu’on parle. Ce n’est pas de l’abstrait. Sa remarque au VEGAL prend tout son sens. Un corrompu qui veut régler le problème de la corruption?!?! En bambara on dit que “le chercheur de l’aiguille a lui même placé l’aiguille sous son pied”.

Dans votre message vous dites “C’est de la diversion, on ne va pas se laisser pervertir.” Qu’est ce qui est diversion? Un president qui vole son pays est diversion? Ou bien en parler est une diversion?

Vous savez ce que la France et les Français font chez eux ne me regardent pas – ce que IBK fait au Mali, avec mon argent est ce qui m’intéresse.

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A. Karim Sylla


C’est vrai que les agissements d’IBK sont révoltants et qu’on doit les dénoncer, mais il faut qu’on ait aussi un esprit critique. Cet article apparait à un moment crucial comme ceux du journal le Monde. Selon moi, l’objectif est clair: rendre le président plus faible et lui imposer le diktat de la France. IBK est loin d’être un saint comme tous les autres qui l’ont précédé et qui sont en pole position de le succéder. Cependant, c’est l’avenir du Mali qui est en danger. La seule chose que je reproche à IBK présentement, c’est le fait d’ignorer le peuple. Le salut du Mali viendra de son peuple et le président doit être un catalyseur pour que ce peuple qui semble moribond se réveille enfin. Allons nous laisser seuls nos frères de Ménaka et ailleurs au Nord ? Sortons chaque jour pour dénoncer la situation qui prévaut dans notre pays. Ensuite, nous allons nous occuper d’IBK et son clan. Sauvons d’abord le Mali.

Barou


Bonjour à tous
Je suis indigné que IBK ne se soit pas encore rendu compte de la disparution de l’état et de la nation maliens.
Je suis tout à fait d’accord avec Barou et Hama
La chronologie des événements doit nous amener à poser un certain nombre de questions.
Le journal le monde a fait sa parution quand IBK est monté sur ses grands chevaux avec des déclarations telles on me trimbalera pas, je ne discuterai pas avec des hommes armés etc. On connait la suite.
Tout juste après le discours d’IBK du 15 mai qui a rendu un peu de fierté aux maliens malgré que le pays soit encore sous terre, voilà que Mediapart nous balance à la figure son article, en même temps on parle de rencontres à Alger à partir du 25 mai. Cet article n’a pour unique objet que de briser la cohésion nationale que IBK a réveillé avec son discours. Nous devons rester mobiliser pour résoudre la crise du nord et éviter la partition du pays dont les germes sont plantés dans l’accord signer. Les écoutes sont réalisés entre 2013 et 2014 et pourquoi leur mise à disposition de la presse à ce moment précis si la France n’a pas un Agenda caché au Mali? Je pense qu’elle n’a pas encore fini les différentes prospections du sous sol du nord entamées à la faveur du déploiement de Serval afin qu’elle puisse mettre fin à cette sale guerre quelle a allumé.
L’objectif de l’article de Mediapart qui est la diversion à travers l’isolation du président est déjà atteint ne serait qu’à travers la réaction de l’un des sommités et des plus lus de notre forum je veux nommer Karim.
M. SYLLA je mesure votre désarroi et votre révolte et cela doit être le cas pour tous les maliens, mais je pense que pour une fois restons mobiliser derrière notre président pour sauver le pays. Cette folie dépensière de IBK était connue de tous les maliens avant son élection et cela n’a pas empêché son son taux de 77%.
Après la crise donnons nous les moyens pour traduire toutes les personnes qui ont mis le pays dans cet état en pratiquant la délinquance financière.
Bonne soirée

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Gaoussou BALLO


En vérité je ne vois rien d’infâme dans la révélation de Médiapart. Le journal Le Monde avait déjà parlé de ceci; Médiapart a seulement eu accès aux enregistrements. Vous vous rappellerez qu’IBK avait même ordonné un communiqué pour démentir et engagé des avocats pour assigner Le Monde en justice. Peut-être qu’il s’est rebiffé quand il a appris que les enregistrements existaient.

Qu’il y ait manipulation ou autre, chacun peut avoir son avis. Mais il y a une certitude: le président du Mali est un voleur et un brigand; il n’a pas seulement une folie dépensière; il ruine son pays. C’est du brigandage. Que cette révélation l’affaiblisse ou pas, cela ne lui donne pas (à lui ou à ses ministres) une raison d’aller bazarder l’avenir du Mali dans des négociations avec les rebelles. Les deux cas ne sont pas du tout liés.

Si à cause de ces révélation IBK bazarde les intérêts de la nation, alors il n’est plus fautif; ce sera la faute des Maliens.

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A. Karim Sylla


De mon avis aussi la publication de médiapart sur la corruption de IBK est bien timé et va dans le sens d’ affaiblir le Mali qui commence à relever la tête. Les ripostes vaillantes des FAMAs et de la Plateforme contre les assauts de la CMA en témoignent.

Les intentions de cette publication sont claires.

On ne peut pas être “neutre” par rapport à ça, souffler dans la même trompête que mediapart et combattre/dénoncer la corruption (correct!). Mais il faut aussi savoir ce qui est prioritaire aujourd’ hui pour le Mali et les Maliens et surtout pour les populations qui sont totalement exposées aux agissements meutriers de la CMA et d’ autres bandits armés.

Je pense que nous devons nous étendre plus tôt sur la priorité: le rétablissement de la sécurité surtout au Nord, l’ intégrité territoriale du Mali et le rétablissement de l’ État malien sur tout le territoire national. Et nous devons soutenir tous ceux qui oeuvrent dans ce sens.

Nous ne devons pas nous laisser divertir en ce moment crucial. C’ est aussi une manière de combattre la corruption et un appui aux autres forces qui luttent continuellement contre la corruption, à savoir exiger que les dirigeants s’ occuper proprement, en temps et ressources de la priorité actuelle.

Bien cordialement
M. Diagayété


Sans vouloir te mettre des mots dans la bouche…
Donc, quand on est en guerre il faut accepter la corruption et les pratiques corrompues? [afin de ne pas affaiblir le leadership]

Tout cet argent qu’on donne à Tomi ne peut-il pas trouver meilleurs usages au Mali? J’ai honnêtement une grand difficulté à suivre… Le mec avec son copain mafioso est entrain de nous saigner à blanc — pendant qu’on est dans une guerre fratricide. C’est ça le problème! Pas le timing.

Je ne vais spéculer sur cette question de timing — mais, cette histoire serait sortie il y a un an, on aurait dit que la France et le FMI (dirigé par une Française) veulent couler le Mali; ce serait sorti le 15 mai dernier, on aurait crié “C’est pour aider la CMA”. Ce serait sorti dans un an on aurait surement trouvé autres raisons.

Rendons-nous à l’évidence: IBK de par ce genre de comportement montre en réalité qu’il n’est pas vraiment lucide. Comment dans un pays en guerre, le president ne se soucie que d’un complet 3-poches griffé? IBK aurait parlé d’acquisition de telle ou telle arme avec Tomi, et on aurait applaudi. Mais à 1 mois de son investiture son souci c’était une range rover!!

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A. Karim Sylla


Le fait est que notre président est mêlé à une vie de mafia. Sa crédibilité personnelle est profondément minée. Les scandales financiers multiples qui se sont succédés dès sa prise du pouvoir ne font que confirmer le carcan mafieux dans lequel il s’est piégé lui-même. Malheureusement pour le Mali en quête de paix, toute faille est exploitée par les ennemis et ceux qui les soutiennent. Il se pose alors deux questions fondamentales:
1. À cause de toutes ces révélations le président n’est-il pas tenu en otage et obligé subtilement de céder face à ceux qui veulent diviser le Mali ?
2. Ce président peut-il gérer le Mali de manière saine compte tenu du monde de corruption dans lequel il a toujours baigné ?

La clé de tout reste la population. Pour le moment elle vit dans sa très grande majorité sur une autre planète (celle de l’insouciance par rapport au Mali). Elle ne réagira pas. Le jeu reste donc encore favorable pour le président…

Kalifa Goïta

Cesser l’Escalade de la Violence

« Cesser l’escalade de la violence, donner la parole aux Populations
du Nord pour se prononcer sur leur « Azawidité »!, par Abdourahamane
Ben Mamata TOURE ; Maliweb du 21/05/2015

Les options consignées dans l’accord issu du processus d’Alger sont
fondées sur un diagnostic artificiel qui part du postulat que le Mali
est un pays où les minorités Touaregs font l’objet de discrimination,
d’exclusion et de mise à l’écart qu’il importe de corriger à travers
une architecture institutionnelle mue par un effacement significatif
de l’Etat central au profit des collectivités territoriales.

A aucun moment, les autorités maliennes n’ont pu convaincre l’opinion
publique internationale de l’inexistence d’une paupérisation organisée
des Touaregs du Mali et encore moins d’une prise de conscience de la
nécessité de ne pas soutenir des bandits armés qui ne représentent
aucune des populations du nord et de l’inexistence de ‘’l’homo
azawadis’’ sur le territoire Malien, les récents évènements de Ménaka
en sont une illustration.

Les populations silencieuses du Nord du mali, à travers leurs
organisations faîtières se sont toujours prononcées et demeurent
incommensurablement déterminées en faveur de l’unité nationale. Les
pressions, les menaces ou les félonies des soutiens des bandits armés
n’y feront rien et ne modifieront en rien cet état d’esprit.

Dans le fond, le texte issu de la négociation fait une impasse totale
sur les principales aspirations de la nation Malienne. Ces attentes
portent principalement sur l’unité nationale et la forme Républicaine
de l’Etat tandis que les bandits armés réclament un statut politique,
juridique, sécuritaire et économique du territoire et des populations
de l’Azawad.

Les atermoiements et les tortillements dans les prises de décisions
ainsi que les ambigüités comportementales de la CMA ne s’expliquent
que par le fait qu’elle est en réalité attelage fragile fait
d’alliances à la limite de l’étonnant, composé de groupuscules qui
connaissent chacun de profonds dysfonctionnements. Elle est noyautée
par des transfuges d’intérêts aux antipodes des aspirations des
populations du nord. Quant à notre Etat, il est pris dans une tornade
d’intérêts géo-sécuritaires et stratégiques, d’agendas personnels
contradictoires des membres de la médiation internationale et le jeu
trouble de certains Etats voisins.

Tous ces facteurs mis bout à bout expliquent, et justifient la
nécessaire consultation des populations pour se prononcer sur la
légitimité de ceux-là même qui prétendent les représenter.

Dans ce climat international tendu, méfions-nous de la stigmatisation
médiatique quasi unanime pour condamner les autorités maliennes et les
FAMA.

L’issue ne peut donc pas être dans une escalade d’interventions
extérieures guidées par les intérêts des puissances, mais dans la mise
en œuvre d’une consultation des populations, pas forcément par le
biais d’un référendum, mais d’une formule appropriée afin que se
prononce la grande muette dont le nom et la cause sont devenus des
fonds de commerce de bandits narco-Djihadistes. Nous ne devons pas
nous laisser séduire par les lendemains enchanteurs que promet un
texte flou, souvent contradictoire d’un paragraphe à l’autre et d’une
imprécision juridique troublante. Il est temps d’arrêter de taquiner
le vide avec un texte évasif, tentant de faire passer maladroitement
une formule fédérale originale.

Si la crise est réellement politique, comme le soutiennent les
séparatistes et leurs alliés, la solution ne peut être que politique
et à ce jour la plus viable est celle de la consultation des
populations du nord pour se prononcer sur leur « Azawidité » et leurs
aspirations profondes. C’est seulement après ce préalable que la mise
en œuvre de l’accord doit être programmée pour l’émergence d’un
véritable projet de société au service des droits, de la justice, de
la démocratie et de la paix.

Donnons la parole au Peuple pour l’honneur du Mali et le Bonheur des Maliens !

Sincèrement,

Mohamed Ag Hamaty

Logements Sociaux

Ci-joint , pour les éventuels intéressés, les informations générales relatives à l’attribution des 1.552 logements sociaux de N’Tabacoro.

J’en profite pour rappeler, surtout à nous frères et sœurs de le diaspora, qu’aucune personne physique ou morale ne peut garantir l’obtention d’un logement social. la commission d’attribution est constituée de tel sorte que les recommandations sont assez difficiles. Bien sûr, que nous savons comment les choses se passent malheureusement souvent dans notre pays, mais l’attention doit être de mise.

Ceux qui ont déjà commencé à sillonner l’intérieur et l’extérieur du Mali , rassurant les gens de leur capacité à faire obtenir un toit aux candidats éligibles sont généralement des marchands d’illusion. Faites attention .
Pour ouvrir une fenêtre en terme de réflexion possible sur les programmes de ses logements voici ci-dessous une courte histoire.

Il y a quelques heures, j’échangeais avant un des acteurs principaux des programmes de logements sociaux au Mali . Il travaille à l’Office Malien de l’Habitat (OMH). C’est cet établissement qui gère dans la pratique, l’ensemble des programmes de réalisation et de cession des logements sociaux au Mali …. L’OMH est représenté par une seule personne au sein de la commission d’attribution évoquée si-dessus.;;;

Pour revenir à mon ami, un haut cadre de l’OMH, il est harcelé de toute part par ces parents (proches lointains), ces amis d’enfance et de grain, ces beaux parents, cousins et cousines, les amis des cousins et cousines etc. Chacun veut un logement et son téléphone ne cesse de sonner. Voici ce qu’il m’a dit ” Fabou, tous ces gens là qui appellent ne savent pas que je ne dispose en réalité d’aucun pouvoir pour les obtenir un logement . Mais je ne peux pas leur dire cela car ils ne me croiront jamais et me traiteront simplement de méchant type. Tu vois dans quelle situation je suis? Je n’ai même pas envie d’ouvrir mon portable…”

Bien que J’ai beaucoup ri , j’ai ressenti sincèrement de la compassion pour mon gars. Cependant je lui ai expliqué ce que l’Etat pouvait faire , à mon avis , pour atténuer de tel stress sur ses commis et il a été à 100% d’accord avec moi. je vous part de ce que je lui ai dit.
Nous savons dans la réalité que quelque soit la fiabilité des instruments institutionnels misent en place pour la gestion de ses logements, personne ne pourra empêcher les cas d’attribution subjectifs, démagogiques et discriminatoires . Un des moyens d’encadrer les excès , serait par exemple , d’accorder légalement à certaines personnes physiques et morales de l’administration, le pouvoir discrétionnaire d’attribuer un quota de maisons à leurs proches, s’ils le veulent, ou en tout cas à des gens qu’ils trouvent méritant.

10% de l’ensemble des logements, dans le cas d’espèce, mis à la disposition de la Présidence de la république, du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat et de ses services rattachés, permettrait non seulement à valoriser les acteurs principaux et intervenant directs dans l’organisation et la gestion de ses programmes mais aussi à donner plus de chance à des citoyens qui n’ont aucun soutien administratifs de bénéficier d’un toit s’il ont un bon dossier.
Bien à vous tous.

Fabou Kante

Que Coûte La Diplomatie Malienne?

En un mot, beaucoup d’argent. Cet article se consacre au coût des ambassades et autres missions diplomatiques.

Le budget 2015 prévoit 23,4 Md CFA au titre des dépenses dans les missions diplomatiques — une augmentation de 2,35 Md CFA (+11%) par rapport au budget de 2014. Il y a 49 missions dans 45 pays: 38 ambassades, 8 consulats, 1 bureau de cooperation (au Venezuela), 1 mission commerciale (aux Emirats Arabes Unis) et 1 délégation permanente auprès de l’UNESCO (en France).

L’Afrique reçoit 25 de ces missions (51%) qui coûtent environ 9 Md CFA au contribuable malien. Vient ensuite l’Europe avec 10 représentations diplomatiques (20% du total dont 3 à Paris) et 7 Md CFA de frais; l’Asie en a 8 (16% du total dont 2 en Arabie Saoudite et Chine ) qui coutent 4 Md CFA; le reste (6 missions) est en Amérique (dont 2 aux USA) et coûte un peu plus de 3,2 Md CFA.

Les missions diplomatiques coutent chers mais on peut entrevoir le souci qui est à la base de leur établissement dans tel ou tel autre pays — la forte presence de ressortissants maliens, les grandes capitales mondiales, les pays donateurs, les pays avec des missions au Mali, etc.

Généralement le coût des missions tourne autour de deux éléments: le personnel et l’immobilier — il faut payer les diplomates et les agents locaux; et il faut les loger.

L’histoire récente du Mali montre que le pays soufre d’un déficit de communication (effective). Faut-il un re-cadrage des missions? Faut-il mettre le focus sur certains pays (ou régions) plutôt que d’autres? Faut-il revoir le concept des consulats en tenant en compte des possibilités qu’offrent Internet? Faut-il plus de bureaux commerciaux? Faut-il fermer/regrouper des missions? Faut-il maintenir des missions dans des pays qui pèsent peu? Quelles missions confie-t-on vraiment aux missions?

Beaucoup de questions; et je n’ai nulle doute que tous les ministres des affaires étrangères ont cogité sur ces même questions depuis 1960. Mais en vérité, je ne peux pas vous dire pourquoi il y a 463 millions CFA pour l’ambassade à Tripoli; de nos jours, qui y va? Ou voudrait y aller? Pourtant son budget est en augmentation (58 millions CFA de plus qu’en 2014) — dépenses de sécurité, je suppose. Hmm….

Voici ci-dessous des graphiques qui illustrent la pertinence de certaines questions.

Dépenses par pays (en million de FCFA)
Budget-image1

Répartition géographique des missions (la taille de la bulle est proportionnelle au coûts)

Budget-image2

Dépenses par mission (en million FCFA)

Budget-image3

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A. Karim Sylla

Quote of The Day For 05.06.2015

The thought manifests as the word;
The word manifests as the deed;
The deed develops into habit;
And habit hardens into character;
So watch the thought and its ways with care,
And let it spring from love
Born out of concern for all beings…
As the shadow follows the body,
As we think, so we become.
__Buddha

La Pensée se manifeste par une Parole,
la Parole se traduit par un Acte,
l’Acte devient une Habitude,
et l’Habitude se solidifie en Caractère.
Alors observe avec soin la Pensée et ses méandres
et laisse-la jaillir en Amour,
né du souci de tous les êtres,
de même que l’ombre suit le corps :
tel on pense, tel on devient.

– Bouddha –

Conférence de Presse par les Ressortissants de Ménaka au CICB

Chers Malilikers,
Chouaibou n’ayant pu participer à toute la Conférence de Presse, je vais essayer de résumer un peu les différents renseignements que j’ai retenu.
Je voudrais encore une fois de plus renouveler les remerciements de tous les ressortissants de Ménaka à Bamako à tous les Malilinkers, à tous les Amis et Sympathisants de Ménaka et du Mali, à tous les Maliens pour leurs soutiens multiformes en faveur des Populations de Ménaka.
L’Honorable Député Bajan Ag HAMATOU, principal Conférencier a tenu des propos clairs et tranchants sur la situation qui prévaut à Ménaka. Il a situé le Cercle de Ménaka et présenté ses atouts et insisté sur sa position de carrefour qui en fait un centre multiethniques avec des touaregs (oullimendens, daoussahak, imghads, Kouloussouks, des bellahs, etc), des songhoys, des Djermas, des Haoussas, de Peulhs, des Bambaras, etc. Depuis l’occupation de Ménaka par les rebelles en 2012:
1. Il a dénoncé les exactions du MNLA, dénoncé le manque de légitimité du MNLA, dénoncé l’insécurité que vivent les populations de Ménaka occupé et la précarité, dénoncé la faim dont son victimes les populations, la privation des libertés, le harcèlement des populations pour reconnaître les forces d’occupations (MNLA), dénoncé le manque d’infrastructures (écoles, centre de santé, etc) et d’investissements à Ménaka depuis l’occupation, dénoncé les faibles moyens de la MINUSMA pour sécuriser les populations, dénoncé la non signature de l’Accord d’Alger par le MNLA, dénoncé la cantonnement des FAMA, etc
2. Il a salué l’intervention des Forces Patriotiques pour libérer Ménaka, annoncé la Joie des Populations de Ménaka suite à cette intervention, dit haut et fort que les populations de Ménaka ne se sont jamais senties en sécurité depuis 2012 si ce n’est aujourd’hui, informé de la mobilisation de toute la population de Ménaka pour accueillir les forces patriotiques et sollicité son maintien en lieu et place du MNLA, précisé que de très nombreux combattants des forces patriotiques appartiennent à toutes les ethnies de Ménaka, sont donc originaires de Ménaka et qu’à ce titre les populations de Ménaka se sentent en sécurité avec elles aujourd’hui, ajouté que les forces patriotiques comprennent aussi des ressortissants des autres régions du nord du Mali et des autres régions du Mali, plaider pour le maintien des Forces Patriotiques jusqu’à la normalisation et le redéploiement des FAMA.
3. Il a réitéré l’appartenance de Ménaka au Mali, souhaité rapidement la signature des accords d’Alger.
4. Il a lancé un Appel à l’Algérie pour qu’elle fasse pression sur le MNLA de signer l’Accord d’Alger, regretté les morts de part et d’autres qui sont tous des maliens et des parents, lancé un appel à la Communauté internationale pour accompagner davantage de Mali pour restaurer la Paix et la Sécurité.
Voilà entre autres, ce que j’ai pu retenir de cette Conférence de Presse, et j’excuse si j’avais omis un aspect et je demande à tous ceux qui étaient présents de bien vouloir me compléter ou me rectifier.
Cordialement

Bretaudeau A


Merci beaucoup Alousseini.

Ménaka est malienne multiculturelle, comme Gao, comme Ansongo, comme Bourem, Tombouctou, comme Tessalit et plusieurs autres villes du nord.

Plusieurs de nos parents y ont élus domicile depuis la nuit des temps et ils s’y plaisent et se sentent chez eux. Une ville de paix où les différentes communautés se côtoient et son interpénétrées fortement. Un havre de paix (selon les parents qui y vivent) à part pendant les périodes de guerre.

Nous serons là avec Ménaka. Et nous ne voulons céder aucun centimètres de ce pays.

La communauté de Gao se sent concernée par ce qui se passe là-bas à Ménaka. Les gens ont donc décidé de faire un meeting demain; meeting auquel ils invitent l’ETAT MALIEN et la Communauté internationale à sécuriser les populations de Ménaka.

Il aurait été extrêmement efficace si la population des autres villes du Mali bêtement Bamako pouvait faire comme celle de Gao : montrer sa solidarité avec ces maliens meurtris par plusieurs années d’oppression par le MNLA.

Peuple du Mali réveillés toi de ce long sommeil et affronte ta destinée. Il en va du respect que te doivent tes voisins ainsi que les autres puissances.
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Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga

Déclaration des Maliens Relative à la Libération de la Ville de Ménaka

Déclaration des Maliens relative à la libération de la ville de Ménaka

Il y a exactement deux ans, le 25 Avril 2013, que la Mission Multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation des Nations Unies au Mali (MINUSMA) a été créée par la résolution 2100, sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies.

Le paragraphe a (i) de cette résolution 2100 stipule précisément que le rôle de la MINUSMA était d’appuyer les autorités de la République du Mali, dans la stabilisation des principaux centres de population, en particulier dans le Nord du pays en prenant des mesures adéquates pour empêcher le retour des éléments armés dans ces zones. Nous considérons les rebelles du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et leurs alliés comme des éléments armés non mandatés par aucune autorité légitime encore moins par nos populations. Pire que cela, c’est le MNLA qui continue à terroriser nos populations paisibles en leur arrachant toute dignité.

Ensuite le paragraphe a (ii) de la même résolution stipule que la MINUSMA est mandatée pour appuyer les autorités du Mali afin d’étendre et de rétablir l’administration sur toute l’étendue du territoire national. Depuis trois ans, nos populations à Ménaka ont été privées par les rebelles du MNLA de leurs droits légitimes de citoyen Malien à avoir accès à l’administration Malienne. Nous nous demandons alors, quel est finalement le rôle de cette MINUSMA lorsqu’elle n’arrive pas a’ assumer les missions pour lesquelles elle a été mandatée.

Le 27 Avril 2015, le MNLA, qui ne représente aucune communauté de Ménaka ou du Nord, qui n’a absolument aucun soutien auprès des populations, et qui ne parle qu’au nom de quelques individus armés, continuait encore à terroriser les paisibles populations de Ménaka quand il a été bloqué par des combattants de mouvement d’auto défense qui protégeaient les populations. Aujourd’hui nos populations se réjouissent de cette libération des mains des terroristes rebelles et arrivent enfin à savourer l’espoir d’une éventuelle stabilisation.

Ainsi, par la présente lettre, nous,

Peuple digne du Mali

Populations de la région de Gao

Populations de Ménaka

Adressons cette demande :

Au Secrétaire General des Nations Unies

Au Président de la République du Mali

Au Président de la République Française

Au Président des Etats Unis d’Amérique

A la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)

A toute la communauté internationale

Pour exiger le retour de l’armée Malienne dans nos villes et de nous permettre d’être sous la protection des groupes d’auto défense. Nous n’admettrons aucune autre force en dehors de l’armée Malienne, dans nos villes puisque nous n’avons confiance qu’en notre armée Républicaine et en nos groupes d’auto défense avec qui nous nous sentons en sécurité. Nous avons été traumatisés par le MNLA à cause des atrocités de leurs éléments envers nos femmes et nos enfants. Nous ne reconnaissons pas le MNLA comme une entité qui pourra nous défendre, au contraire, nous le considérons comme un agresseur de nos populations.

Que la MINUSMA laisse notre armée nous sécuriser avec le soutien de nos groupes d’auto défense. Nous entamerons une marche pacifique jusqu’au retour de l’armée Malienne et des groupes d’auto défense dans toutes les localités du Mali.

Nous rejetons la déclaration du Représentant Spécial du Secrétaire Général demandant le retour des parties à leurs positions initiales et la considérons comme une insulte à notre peuple. Nous continuons à nous demander pourquoi la MINUSMA n’avait pas exigé le retrait du MNLA et du HCUA après les combats du 23 Mai 2014 à Kidal. Le MNLA n’incarne pour nos populations que de la terreur, l’humiliation, et le manque de respect à nos familles. Nous demandons et défendrons la présence de l’armée Malienne à Ménaka et celle de nos groupes d’auto défenses à nos cotés. Nous ne voulons pas du MNLA et ses alliés qui ne nous représentent pas et nous sommes décidés à nous défendre jusqu’à bout.

Merci

Le 28 Avril, 2015

P/La Communauté des Maliens des Etats Unis d’Amérique.

Mme Cissé Ramata Sissoko

Très grande Marche Pacifique à Ménaka Libérée

Bonjour,
Merci chers Malilinkers pour votre soutien et votre mobilisation militante en faveur des populations meurtries de Ménaka.
En ce moment même, une marée humaine multicolore sans précédent dans l’histoire de Ménaka, a pris d’assaut les rues et le Camp militaire de la Ville pour exiger la fin du cantonnement de l’Armée Malienne. Les gens se demandait si tout ce beau monde était vraiment dans la ville de Ménaka tellement les gens sont sortis.
La marche pacifique, se déroule encore sans heurt majeur et prions pour qu’il en soit ainsi jusqu’à la fin de la manifestation.
Prions pour Ménaka la RESISTANTE, qui n’a jamais plié.
Cordialement

Bretaudeau


Bonjour,
Dites aux gens de Menaka de garder la pression de la rue, c’est la même arme que Kidal a utilisé pour refuser le paraphe du document d’Alger. ils ont légitimé tout cela par l’accompagnement du peuple alors si Menaka tient la rue personne ne pourra leur imposer le retour du MNLA. c’est la seule solution qui peut empêcher le retour en arrière.

Salam
Boubacar Alkouraichi


Que nul ne s’y trompe,notre détermination est inscrite dans le marbre. Le Nord de notre pays sera rendu entier à la mère patrie, dussions-nous consacrer toutes nos ressources pour atteindre cet objectif et aucun Malien digne ne sera pas peu fier de payer de son sang pour faire son devoir sacré, poursuit le ministre d’Etat. La négociation n’est qu’une option et rien d’autre pour signifier à la rébellion que jamais il n’y aura ni indépendance ni fédération ni autonomie, ni que sais-je encore…Rien ne changera notre devise : un peuple, un but, une foi»
formule Sadio Lamine Sow,

ce qu on a perdu par les armes (le nord) nous l aurons pas par les larmes…même si les français quittent nous n irons pas avec eux ,

AgMai-Gatia et allies-djeri moursou!!!


Nos chaleureuses félicitations avec des prières constantes aux populations de Ménaka!
Nous attendons des populations des villes du Nord une telle cohésion pour attester aux Hommes du combat frontal toute l’adhésion à la cause de la liberté et la libération!
Nous invitons toutes ces populations du Nord d’être solidaires à l’armée et aux combattants de la PAIX!

Je salue en passant mon ami et promotionnaire Abdramane Cissé, enseignant (Chimie-Biologie) à Ménaka!

Cordialement!

L’enseignant de parcours
BA Mamadou


Renvoyer le MNLA de Menaka est pour moi un symbole, de celui de permettre au Mali de recouvrer en fin son intégrité et sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. Je ne comprends pas la fuite en avant de certaines parties prenantes avec des communiqués demandant à Gattia et alliés de quitter Menaka. Qu’ont ils fait lorsque le MNLA était encore lâ? Je pense qu’il faut un traitement égalitaire pour tous de la part des forces neutres et personnellement je trouve que le mnla et ses alliés sont trop choyeux.
Face à la situation, nos autorités et les forces armées doivent demeurer vigilantes et anticiper toute possible action que les bandits de grand chemin pourraient poser dans les heures ou jours à venir.
Bien à vous.
Sidiki


Bonjour à tous

Apres avoir échangé avec les parents à Ménaka, j’avoue que vous ne pouvez pas imaginer la jubilation dans la ville et le sens de dignité revenue aux cœurs des gens. Je voudrais tout juste proposer qu’on utilise les fonds collectés à envoyer 100 drapeaux Maliens qui flotteront dans la ville de Ménaka. Une guerre est plus psychologique que physique. Quand un groupe prend une ville, il ne l’amène nulle part, il y met son drapeau, c’est tout.

Merci à tous, pour vos messages de soutien et d’encouragement.

Rah

Ramata Sissoko Cisse, DVM, MS, PhD
Research Scientist

J’accuse Le Cousinage de Détruire La République

Pour ceux que mon charabia dérange, please delete and have a good time ,

Même si je ne suis plus le fanfaron et l aigri social, as i use to be, les problèmes du pays me tourmentent l’esprit, i guess i am still un philosophe en herbe…et pour ne pas paraitre comme un nain en raisonnement , chaque fois que la discussion me dépasse, j’essaye de la ramener au béton, sable gravier, i mean en terrain connu, So une fois de plus je demande pardon aux experts …comme on dit en bambara « an bolo binko » ..

1-la corruption et la république

Chaque fois que les intellos essayent d’analyser la situation actuelle du mali, le mot corruption revient sur les lèvres, petite corruption, grande corruption, corrupteurs et corrompus….

Ma plus forte note au lycée en français était « 14/20 » je l’ai eu, le jour où j’ai commencé mon exposé en disant : que c’est l’occident avec sa colonisation qui nous a amené la corruption, le prof pense que cela suffisait pour faire de moi, un candidat à l académie gauloise!!!bien sûr après mon tour du monde j’ai su que je ne mérite pas cette note « zal pesni is peta »…

A croire mon cousin chakka qui a voyagé partout en Afrique jusqu’ au Nigeria et le Cameroun, nous sommes loin d’être les plus corrompus de la sous-région, alors pourquoi la république du Mali va si mal !!!

2- la rébellion et la république

Puisque nous ne sommes pas les seuls à avoir une rébellion chez nous, j écarte ce point comme étant la raison de la dislocation de la république, sans autre procès.

3-Impunite et cousinage ont détruit la république

Bien sûr la dégringolade du mali est à chercher du côté de l’impunité qui découle du cousinage, on a trop compris et on exploite mal ce cousinage qu’ on utilise pour escroquer, pour juger, pour voter, pour voler et accepter l’inadmissible…très souvent..

Oumar A. Maiga


Bonjour Oumar et chers tous,

En plus du cousinage exploité à des fins inavouées, moi j’accuse tout ce que nous avons de négatif dans notre comportement et dans notre culture d’avoir tué la république.

J’accuse le “fadenia dialan” et le “konia” d’avoir tué la république.
J’accuse le communautarisme autarcique d’avoir tué la république.
J’accuse la culture de l’esclavagisme d’avoir tué la république.
J’accuse la culture de la trop grande tolérance nuisible des maliens source de la culture d’impunité, d’avoir tué la république.

J’accuse surtout la prédation des élites corrompus d’avoir tué la république.

J’accuse la société malienne entière d’avoir sacrifié l’avenir des jeunes maliens.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Chouaibou,

Je me demandé dans quelle mesure le cousinage “universel” envers les Coulibaly n’est pas le signe de l’exploitation trop facile et intéressée de l’institution. A ma connaissance, les Coulibaly ne sont pas les parents à plaisanterie de tous les noms claniques. Mais regardez autour de vous et vous verrez combien il est facile d’obtenir l’effet escompté lorsque quelqu’un dit “Coulibaly kè” ou “Coulibaly mousso”.

Je n’ai pas souvenance d’une telle utilisation du senankounya dans ma jeunesse. Je suis pour la continuation de l’institution mais à condition que l’on respecte les buts sociaux importants recherchés dans les pratiques anciennes. Si l’on prend l’étymologie reconnue dans l’enseignement N’Ko, à savoir ” son nogoya”, il s’agissait pour les membres de différents clans d’un mécanisme de licence pour critiquer mutuellement les aspérités dans leur comportement. D’où l’insistance sur le mot “son”(caractère) et “nogoya”(adoucir pour rendre plus sociable).

Le plus faible pouvait dire au plus fort sans subir de représailles ce qui était mauvais dans son comportement ou sa façon de gérer la société; il y avait là un garde-fou contre la tyrannie et l’abus du pouvoir. Par ce canal, les recriminations populaires trouvaient un véhicule efficace. Nos sociétés aiment l’intermédiation; une chose est d’autant valable qu’elle passe par un intermédiaire.

Il n’est pas rare de voir une personne qui a bénéficié d’un cadeau demander à une autre personne de remercier le bienfaiteur. Loin d’être un simple salamalec, c’est une façon d’exprimer la gratitude autant qu’un moyen de rendre le bienfait public, car, dit-on, il n’y a pas pire voleur que celui qui cache le bienfait d’autrui(bonya dogobaga yé zonyé). Malheureusement, nous ne voyons dans le senankounya que l’aspect de la bouffonnerie et de l’exploitation mutuelle.
Bonne journée,

Chérif Keita


Bonjour Cherif,

Une toute autre question: Soundiata etait-il reellement infirme au point de ne pouvoir se tenir debout et a-t-il reellement pu marcher par miracle? Voila, je regardais un show sur l’ORTM ou Saramba Diabate etait au plateau avec un homme et ils ont raconte l’histoire de Soundiata. Selon eux, Soundiata n’etait pas paralyse (nambara), avait des jambes musclees mais ne pouvait pas se lever. Ce qui l’en empechait s’est gueri et voila comment il s’est tenu debout. Je vais voir sur YouTube pour le mettre en ligne. Je voudrais vraiment ton avis sur ca parce que c’est du malinke fort que ces deux parlent.

Abdoulaye Keita


Bonjour, mon frère. Comment vas-tu? Bien, je l’espère. Avec ta permission, je vais mettre Malilink en copie de cette réponse.

Ta question intéressante suscite beaucoup de réponses et d’hypothèses. Chez nous, l’histoire attribue bon nombre de traits physiques spectaculaires aux héros. En l’absence de preuves sûres sur la véracité ou la fausseté de ces affirmations, une analyse symbolique nous livre des connaissances plus profitables sur l’imaginaire et l’esthétique de nos peuples. Par exemple, on disait de Fakoly(le neveu de Soumaoro Kanté) qu’il avait une tête énorme et une bouche démesurément large(Fakoly Koumba, Fakoly daàba) et au narrateur d’expliquer que la dimension de sa tête est une métaphore pour sa capacité à se charger de lourdes responsabilités(de grandes charges) et que la largeur de sa bouche signifiait sa franchise extrême qui ne taisait aucune vérité, si dure qu’elle soit. On ajoutait que si Fakoly portait de gros pantalons, ce n’était pas pour dissimuler une hernie car il n’en avait pas. Fakoly était un homme dit accompli(le pantalon en est le signe). La liste continue et ainsi l’artiste oral révèle par de telles associations et métaphores sa propre dextérité verbale et captive l’imagination de son audience. Je suis sûr que tu te souviens de plusieurs de ces expressions dans nos chansons épiques.

Voyons maintenant certains des traits attribués à Soundiata. On dit communément qu’il a été paralytique pendant plusieurs années de son enfance(le nombre varie selon le narrateur). Là encore, voyons les choses sur un plan métaphorique. Pour le ngana(l’intrépide homme ou femme d’action) que Soundiata est supposé représenter, qu’est-ce qui peut être plus contrariant que l’incapacité de marcher, de courir, de sauter, etc? Tous ces obstacles à l’affirmation de la personnalité profonde du ngana se résument symboliquement dans la paralysie, qu’elle soit naturelle ou causée par les sortilèges(d’une marâtre). Le fait que Soundiata arrive à surmonter cette infirmité est aussi une marque du ngana, du héros, celui qui arrive à dépasser les limites que la vie(sa naissance ou sa condition sociale) lui impose pour élargir les frontières du vécu existentiel de son peuple(libération d’un joug étranger ou agrandissement de la patrie). Tout se passe comme si la dimension de la réussite du héros est nécessairement fonction de l’ampleur de l’obstacle(paralysie ou nambaraya) qu’il aura surmonté pour s’affirmer parmi ses pairs. Comme on le dit, le fromager est un grand arbre mais sa graine est petite. Cette image de Soundiata comme l’homme qui, après un début difficile, a triomphé de façon éclatante en se forgeant un destin prodigieux(le nankama) est la personnification d’une valeur essentielle chez nos populations, à savoir l’optimisme, penchant qui fait que nous sourions très souvent devant les plus dures épreuves (individuelles ou colllectives).

Comme dans toutes les sociétés, le héros devient une espèce de piquet auquel on accroche toutes les valeurs que le collectivité considère essentielles et indispensables pour la socialisation de l’individu. L’histoire du héros devient un outil didactique, même le meilleur, pour communiquer ces valeurs fondamentales. C’est ainsi que l’on attribue au héros ou à la figure héroïque la paternité de certaines pratiques culturelles ou d’ exploits qui ne sont pas forcément les siens(par anachronisme).

C’est à la lumière de cette réalité socio-esthétique que l’on peut peut apprécier la place centrale du héros Soundiata dans notre région. Il est cette référence humaine qui capte la plupart des valeurs culturelles essentielles, comme le respect de la mère(Sogolon Djata), la compétition avec le père ou les ancêtres(fadenya), l’importance de l’exil(tounka) pour l’enrichissement de la vie des êtres et des peuples(tissage de liens entre les peuples de la région), la lutte contre sur le statu quo et la stagnation(l’ennemi du héros). Cette dernière notion du héros comme l’agent de la révolution ou du changement se résume dans la formule suivante: “ngana mamandi fò kojugu dòn), le héros n’est aimé que les jours d’épreuves.” Tant que tout va bien, on n’a pas besoin du(d’un) héros–au contraire, on chasse celui-ci loin du village ou du pays. Mais pour peu que la sécurité collective soit menacée, on fait revenir le héros de son exil, comme on a fait venir Soundiata de Méma, au pays soninké(le Ghana), pour qu’il libère son peuple du joug de Soumaoro Kanté.

Je m’empresse de noter(en réponse à une vieille question de Malobbo) que l’oppression infligée aux Mandenka par Soumaoro n’est pas jugée négativement par l’imaginaire traditionnel, car Soundiata ne serait pas devenu un héros sans Soumaoro, qui en fin de compte, n’est qu’un sababu(une cause nécessaire). Donc, les caractéristiques effrayantes attribuées à Soumaoro aussi ne sont que des formules paraboliques, qui ne font pas de lui un être foncièrement méchant ou l’incarnation du mal. Bien au contraire, Soumaoro et sa caste(de forgerons) sont célébrés dans des refrains mémorables comme les vrais détenteurs de la connaissance(donniya) ou de la magie(souya), qualités qui constituent le fondement de toute société. Je répète toujours à mes étudiants que dans notre littérature orale à nous, il n’y a pas vraiment d’anti-héros(villains, en anglais); c’est la vision manichéenne de la littérature occidentale (les personnages doivent être bons ou mauvais) qui nous fait lire Soumaoro comme le mal; tel n’est pas le cas chez nous.

Soumaoro est le sababu qui permet l’ascension des Mandenka, le passage du royaume à l’empire, de l’état de faiblesse vers le rayonnement de leur civilisation, etc. En somme, le héros est un personnage ambigu et c’est cette ambiguité que Bertolt Brecht a saisie dans une expression semblable à celle citée plus haut: “Malheur au pays qui a besoin de héros; malheur au pays qui n’a pas de héros.” En d’autres termes, quand un pays a besoin de héros, cela veut dire que rien ne va plus; or, le pays qui n’a pas de héros est un pays condamné pour longtemps à la servitude.

Enfin, j’ai eu à beaucoup parler de ces notions dans mon ouvrage de 1995 intitulé, Massa Makan Diabaté: Un griot mandingue à la rencontre de l’écriture(Paris: L’Harmattan, 1995) et aussi dans deux émissions télé que j’ai faites sur le livre en 1996 avec feu Baba Sangaré dit Grazzi dans son Forum Culturel. Je possède les deux émissions, qui devraient être mises sur Youtube.

Porte-toi bien,

Chérif Keita


Cherif,
Merci sincerement pour ce beau cadeau d’histoire. Le titre du show en question est ngana (je comprends maintenant pourquoi). L’artiste c’est plutot Saramba Kouyate – pas Diabate. Je ne manquerais pas de me procurer ton livre. Beaucoup d’enseignements.

Permets-moi d’abuser de tes resources mais j’ai remarque que Kankou Moussa n’a pas eu la place de Soundjata dans les traditions orales. Qu’en penses-tu? Par ailleurs, le Dr. Houssouba m’aurait enseigne que le Songhai a sa source dans le malinke (bambara). Est-ce que c’est due a Kankou Moussa et son cortege? Kankou Moussa fut-il un descendant de Soundjata? On ne fait presque jamais reference a son NOM (Djamou) dans les traditions orales. Etait-il un Keita et a-t-il beneficie de la succession royale dans le Mande?

Merci beaucoup mon frere – I am ashamed I know little about our history.

Abdoulaye Keita


Merci Chérif, chers Abdoulaye et tous,

pour l’ exploration de “l’imaginaire et l’esthétique de nos peuples”. Cela contribue beaucoup à l’ éclairage ainsi à lutter contre la mystification et l’ obcurantisme entretenus sur le sujet. En fait ce que tu dis là sur les héros mandingues est valable pour les autres héros d’ autres terroirs de notre pays. Sur ceux du Macina j’ ai aussi des interprétations pareilles, donc l’ explication des paroles paraboliques.

Toutes fois, je doute fort qu’ il n’ a pas de anti-heros chez nous et que “c’est la vision manichéenne de la littérature occidentale (les personnages doivent être bons ou mauvais)”. Peut-être que tu as nos échanges passés en tête en me citant. Je disais que ces anti-héros (Soumaoro vs Soundiata) est une apologie du vainqueur. Or le morceau que j’ ai incriminé parlait de Soumaoro qui enlève la peau de son adversaire pour en faire des chaussures – et ceci sans la contribution quelconque de la littérature occidentale, mais dans la bouche d’ un griot malien estimant puiser de nos sources authentiques (ci-joint nos échanges là-dessus).

Merci encore

Bien cordialement

M. Diagayété

Reintegration Des Fonctionnaires

Je n’avais pas fait attention à cet email.

J’entends que la Cour suprême a demandé la réintégration des fonctionnaires
frauduleusement recrutés. Est ce que quelqu’un a vu l’arrêt de la cour
suprême ? Je ne l’ai pas vu mais ce que j’en ai appris c’est que la cour
suprême a conclu sur l’abus d’autorité. Il s’agit d’un contentieux
administrative et on peut estimer qu’un ministre qui annule l’arrêté d’un
autre ministre est questionnable. Mais cela n’est pas une décision de
réintégration puisque le PM Ly avait conclu que malgré l’avis de la Cour
Suprême ces fonctionnaires n’étaient pas intégrables car le même texte qui
aurait pu les intégrer, procèderait également à leur radiation car nul ne
peut se prévaloir d’avantages indument acquis au vu des textes de la
fonction publique. Ces fonctionnaires n’ont pas passé de concours la
plupart réclament un droit qu’ils ont acquis pécuniairement.
Il ne faut pas traiter à la légère ce qui contribue à déconstruire la
gouvernabilité d’un pays. C’est extrêmement grave. C’est ainsi que l’on
perd un pays.
Cordialement.

*****************************************************************************
Amb. Ret. Mamadou Traoré


Cher Traoré et tous bonsoir!

Dans ce pays, bien s de choses contraires et abusives dans l’injustice
totale et criarde!

Un retraité doit il être en pleine activités lorsque des jeunes
diplômés chôment?
Un retraité a t il droit de changer de paires de chaussures sous son
bureau lorsque de braves jeunes attendent les postes?
Un fonctionnaire a t il le droit d’occuper plusieurs postes dans un
même service et dans divers services, lorsque des jeunes demandeurs
d’emplois pilulent dans les rues?
Un fonctionnaire doit il avoir plusieurs salaires lorsque d’aucuns
n’ont pas le salaire minimal en traitement?
Que dire des agents bi, tri-emplois avec des reconnaissances étatiques?
Que dire des agents non en disponibilités mais loyalement et
illégalement traités comme naturels dans nos services?
A quoi à servi les divers contrôles physiques?
Combien de morts sont traités, et qui avancent dans nos listes des
agents en activités?
La loi n’est pas retro-active vous le savez mieux que moi, mais hélas
ce que vous semblez demander est dans cette optique!
Allons vers les vrais gardes-fous pour protéger la Nation et sauver
les travailleurs du mimétisme qu’ils font dans les injustices qu’ils
vivent au jour les jours!

Mamadu Ba


Ils ont tous été réintégrés ou en passe de l’être, sur la base de cet arrêt que j’ai bien. Comme à notre habituelle pratique, on crée un droit en fraude, on viabilise la fraude et on rétablit ensuite le droit. On critique quand on n’est pas soit même concerné, directement ou indirectement et on se tait.

Mamadou I. Konate


Maître, Je vous salue bien bas, vous qui vous évertuez à défendre le droit dans un pays où tous ceux qui peuvent tirer les ficelles s’en fichent éperdument. Malheureusement, ce qu’on appelle “la corruption” s’est installé durablement dans la fibre du Malien, de l’homme et de la femme de la rue à nos prétendues élites. Pouvait-il en être autrement? Quand une société applaudit le fils ou la fille qui vole de façon éhontée les biens publics pour envoyer Papa et Maman à la Mecque ou lorsque le responsable honnête qui vit de son modeste gain est traité de “maudit”(dangaden), par où faut-il commencer pour extirper le mal?

Je comprends bien ceux qui disent qu’il faut que les gens reviennent à Dieu. Ils ont raison car aucun degré de religion ou de religiosité ne peut tolérer ce qui se passe au Mali depuis la fin des années 60. Mais puisque l’être humain ne naît ni dans la mosquée ni dans l’église mais plutôt à la maison, n’est-ce pas là qu’il faut revoir l’éducation morale et marteler devant l’enfant que voler, sous aucune de ses formes, n’est acceptable, que seul le travail bien fait et de façon honnête procure la vraie satisfaction et engendre le progrès? Le pire aujourd’hui, c’est que nos griots et autres paroliers ne cessent de débiter ces principes à longueur de journée mais que tout le monde fait le contraire.

On trouve même des subterfuges pour contourner les comportements saints. J’aimerais revenir un peu sur la question de la parenté à plaisanteries pour montrer comment la corruption a gangréné cette coutume que nous apprécions beaucoup. Il n’est pas rare de voir les gens s’en emparer pour cacher des comportements de mendiants. J’ai vu souvent vu des gendarmes et autres agents de la sécurité publique l’utiliser quand ils savent qu’exiger un pot-de-vin serait trop flagrant.

ATT et les politiciens de son temps ont perçu une faille que beaucoup d’entre eux ont vite exploitée pour se maintenir, s’enrichir et même vendre le pays. Dans de telles conditions et dans le contexte de la crise politique profonde que traverse le pays, on ne peut pas être très optimiste pour l’avenir du Mali. En même temps, quand on voit le sursaut patriotique et l’engagement d’une certaine frange de la jeunesse malienne à pourfendre la corruption morale(Master Soumy, ReCam et autres), on ne saurait perdre espoir. Maître, bonne journée,

Chérif Keita


Mon cher Chérif,

ce passage m’ abeaucoup plu:

“Mais puisque l’être humain ne naît ni dans la mosquée ni dans l’église mais plutôt à la maison, n’est-ce pas là qu’il faut revoir l’éducation morale et marteler devant l’enfant que voler, sous aucune de ses formes, n’est acceptable, que seul le travail bien fait et de façon honnête procure la vraie satisfaction et engendre le progrès”.

Ainsi que cette note finale:

“En même temps, quand on voit le sursaut patriotique et l’engagement d’une certaine frange de la jeunesse malienne à pourfendre la corruption morale(Master Soumy, ReCam et autres), on ne saurait perdre espoir”.

No more comment !

Bien cordialement

M. Diagayété


Malobbo bonsoir,

Je me joints à vous pour remercier Koro Chérif pour avoir exprimer dans des mots simples tout le mal qui chagrine les maliens.

Mon espoir c’est cette jeunesse. Il y a Le ReCAM mais il y a ces jeunes maliens, patriotes, conscients, qui manifestent chaque vendredi à l’esplanade de la bourse du travail.

Pour ce qui peuvent, je voudrai que les plus anciens les encouragent en se joignant à eux. Quelques minutes de notre présence suffiront pour les encourager.

Aidons les à refaire ce que nous avons contribué à détruire de leur avenir et de celui de tous les maliens.
Je suggère aussi que Le ReCAM coordonne avec ces jeunes au Mali aussi pour les aider à mieux s’organiser et mieux communiquer.

Merci beaucoup à Koro Chérif. Il y a des hommes dont la parole donne des ailes aux autres.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


“Quand une société applaudit le fils ou la fille qui vole de façon éhontée les biens publics pour envoyer Papa et Maman à la Mecque ou lorsque le responsable honnête qui vit de son modeste gain est traité de “maudit”(dangaden), par où faut-il commencer pour extirper le mal?”__Keita

Je n’arrête de repeter la même chose à qui veut l’entendre. Les maux du Mali sont là. On a totalement inversé les valeurs universelles. Comment une telle société peut progresser?

It simply can’t.

Amadou O. Wane