IBK a-t-il été sur le site du crash?

Un avion tombe au Mali. C’est le Burkina qui est informé en premier lieu
par des populations maliennes, c’est le Burkina qui informe du lieu du
drame. C’est ce “petit” pays qui se déplace en premier en territoire
malien avec des journalistes et fournit au monde entier les premières
images. Pendant que les journalistes maliens sont priés par la
délégation présidentielle de rentrer chez eux, faute de place. Son
président (Blaise Compaoré) se déplace en personne sur le site de
l’accident et publie des images partout dans le monde. Il est dit que le
nôtre n’y a même pas été (à vérifier) Pendant ce temps, nous on fait
quoi ici ???
PS : il a été demandé à l’équipe de l’ORTM qui était déjà à l’aéroport
(Senou) de rentrer à la maison. Faute de place, a-t-on dit…

Makan Koné,
Journaliste
Président de la Maison de la Presse du Mali,
00223 66731455
Bamako-Mali

Reintegration des Rebelles

Diagayete.

je crois que tu dois au moins accorder a Mara le benefice du doute. Il a
les mains a la pate, donc il y’a des paramètres connus dans le cercle
restreint du pouvoir qui ont du amener un certain mouvement dans ses
positions. Cela n’est pas une surprise pour qui connait les contraintes
de l’exercice du pouvoir. Nous avons été nombreux sur le forum a
soutenir Mara dans certaines de ses prises de positions et actions. Je
suis parmi les supporters de son voyage sur Kidal qui a été par la suite
tant décrie. En prennant du recul et sachant ce que je sais de l’armee
malienne aujourd’hui je suis d’accord avec les gens qui avaient fait des
mises en garde contre ce voyage. Cela ne m’amène pas a vouloir jeter
Mara sous un auto bus parceque je partage justement avec lui le
sentiment patriotique qui, je crois, l’avait pousse a refuser le statu
quo a Kidal. Ceci dit, je ne suis pas d’accord avec ses positions sur
gestion du dossier de l’avion d’IBK. En ce qui concerne l’integration ou
la reintegration de criminels avères dans notre armee, je ne pense pas
que ce soit une solution durable a la crise, mais je sais aussi que le
gouvernement négocie en position de faiblesse qu’on l’admette ou pas.
Cela nous amènera a faire des concessions qui ne seront pas populaires.

Amadou Niang

Reintegration des Rebelles

Bonsoir,

Je suis de cet avis.
Mais il est également nécessaire de revoir toute la chaîne de
recrutement pour que ce soit des soldats par vocation qui soient
recrutés au sein de l’armée.

Il faut sanctionner les déserteurs et les moins déserteurs de quelque
bord qu’ils soient. C’est valable pour les officiers qui seraient
reconnus fautifs de traîtrise. La discipline soit être de mise. La plus
stricte.

Cordialement
____________________
Chouaibou


 

Le 26 juil. 2014 à 22:41, Mamadou Traoré a écrit :

Monsieur Le Premier Ministre,
C’est le principe même de l’intégration (réintégration) qui est un problème. Ce fut une erreur. Le Niger n’a jamais voulu de cette politique et s’en porte bien. L’intégration est une des raisons de la faillite de la chaîne de commandement dans l’armée malienne. Faites faire une évaluation de l’intégration.
Cordialement.
*****************************************************************************
> Amb. Ret. Mamadou Traoré
> Ing. Thermo-Electricien.
> Economiste de l’Innovation
> Expert industriel assermenté près les Cours et Tribunaux
> Consultant: Stratégie; Systèmes à Energie Renouvelable.
>

Reintegration des Rebelles

Monsieur DIAGAYETE

Je vais tordre une dernière fois ma réserve

Je vous reproduis inextenso la partie de la DPG qui parle des questions
de réintégration

“aucun soldat ayant maille à partir avec la justice ne sera intégré dans
les forces armées et de sécurité, aucun déserteur de l’armée et des
autres forces ne sera repris en tant que tel, il aura été radié et devra
donc, s’il le souhaite, passer par les étapes normales du recrutement”

Si vous lisez bien, vous vous rendrez compte de la complexité du contenu
et des interprétations possibles et variées de ce qui est écrit. Par
exemple un soldat des groupes armés peut ne pas être un déserteur. Il
peut être un déserteur radié mais désirant être réintégré. Il peut aussi
être un soldat inculpé mais ayant bénéficié d’un non lieu pour plusieurs
raisons. Et à chaque cas des réponses variées peuvent être apportées
C’est là toute la difficulté de la gestion publique car la réalité est
complexe et ne peut être gérée avec des positions tranchées. Surtout
cette réalité là qui se traduira par des pourparlers et donc par des
compromis!!!!
C’est cette complexité qui parait à distance comme une contradiction
voir quelques fois comme un renoncement à des principes

Je ne vous parle même pas des propos que vous me prêtez au sujet de
cette rencontre avec des jeunes

Tout cela pour vous dire que les choses ne sont pas aussi simples

Le plus important est finalement la conviction profonde du décideur
quand il va dans un sens en étant convaincu qu’il fait la bonne chose
pour son pays et ses compatriotes

Bien à tous

Moussa Mara


Monsieur Mara,

vous écrivez: “je reste celui que j’ai toujours été”.

Le problème est que vous aviez dit par exemple: il n’ y aura pas
réintégration dans notre DPG et tout derniérement, dans une rencontre
avec des jeunes, vous dites qu’ il y aura des réintégrations.
Lequel des deux Maras restez-vous ou êtes-vous? Celui contre la
réintégration ou celui pour la réintégration?

Admettez-vous tout au moins qu’ il y a confusion?

Bonne fête de Ramadan !

Bien cordiement

M. Diagayété


Monsieur DIAGAYETE

J’ai anticipé vos questions auxquelles dailleurs vous avez en grande partie répondu vous mêmes ( vu le contenu de votre message et connaissant déjà votre position suite aux échanges précédentes) et je suis sur que beaucoup de personnes présentes sur le réseau voudraient me poser beaucoup d’autres questions.

Aussi disponible que je puisse être et aussi désireux que je suis pour informer, expliquer  et éclairer; mes responsabilités m’imposent de la hauteur et de la distance.

Mais rassurez vous, si cela était nécessaire, je reste celui que j’ai toujours été, avec mes convictions et principes. Rien, pas même une responsabilité de Premier ministre, ne saurait me faire dévier de cette trajectoire de sacrifices au service de mon pays. Ce qui me permet chaque soir de dormir avec la conscience tranquille.

En conclusion, gardez bien vos interrogations et votre position, si les faits des semaines, mois et années à venir ne vous faisaient pas changer d’avis, nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler un jour.

Merci à tous

Moussa Mara


Sent: Friday, July 25, 2014 8:30 PM
To: MOUSSA MARA ; Chouaibou MAIGA
Cc: malilink
Subject: AW: [malilink] “frères Drabo interdits d’écrire dans L’Essor”

Merci que vous soyez présent et nous encouragez. Merci pour votre
temps !!!

Alors SVP deux complexes de questions:

1. Comment justifiez vous que des gens qui n’ on appris que la
guerre et ont envoyé le Mali dans l’ abime puissent être réintégrés
alors qu’ ils ont plusieurs déserté, tué les mêmes camarades et qu’ ils
n’ ont donné aucune preuve de pouvoir lutter contre les islamistes? Ils
font d’ ailleurs la transhumance entre les différents mouvements énnemis
du Mali. je constate que vous avez quelque de compßlètement différent
dans votre DPG. Je constate aussi que vous anticipez des “solutions”
pendant que les négociations proprement dites n’ ont même pas commencé.

Ne trouvez vous pas trop injuste d’ intégrer des destructeurs
patentés (“ne savent que se battre”) et de laisser les pacifiques,
travailleurs dans l’ agriculture libyenne qui sont revenus tout
légalement au Mali, sans même un couteau pour épulcher des mangues? Je
ne veux même commencer à parler de ces millions d’ agriculteurs, d’
éleveurs, de commerçants, d’ artisans, etc. qui ne reçoivent rien de l’
État, sinon peut-être des semences et des engrais en crédits à rembourser.

2. Je ne comprends toujours pas comment une personne si
indépendante dans l’ esprit avant d’ être PM devient automatiquement
inconditionnel d’ une personne, même si c’ est le PRés élu. De toutes
les manières je suis convaincu que ceci ne peut pas marcher; car toute
tête est par nature différente de l’ autre. J’ ai besoin d’ explications
sur cette manière de “collaborer” avec un autre. Je vous remercie d’ avance!

Je vous souhaite bon courage de considérer les critiques et
propositions que nous faisons sur Malilink. Malilink n’ a pas le
monopole et non plus la vérité absolue. Il y a aussi la presse, les
différents compartiments de la société civile, les observateurs
intéressés et concernés.

Dites, SVP, enfin que vous vous êtes trompé dans cete affaire d’
avion. Ça vous fera du bien !

Je vous souhaite d’ avance une bonne fête de Ramadan. Restez. SVP,
assidu sur Malilink.

Bien cordialement

M. Diagayété


Bonjour Mr DIAGAYETE

Bonjour à tous

Je suis toujours présent sur Malilink et je suis les différentes
interventions sur cet espace libre et démocratique que je salue et encourage
C’est dans la contradiction et les oppositions que nait souvent la
bonne solution

Bon courage à vous tous donc

Moussa MARA


Ça fait partie de la diversion des menteurs patentés:

- ils parlent d’ honneur, mais mentent;

- s’ ils sont mis devant leurs mensonges, ils ne se répentissent pas;

- ils attaquent “les messagers” au lieu de s’ attaquer aux contenus
des messages;

- ces attaques n’ ont rien à voir avec des méthodes d’ un État de
Droit qu’ ils propagent pourtant;

- etc., etc., etc……

Où sont restés les 39 pages de DPG et les 14 “commandements” – ne
parlons même pas de “résultats”.

Tu ne peux pas mesurer combien je suis déçu de Moussa Mara. En 100
jours de primature/primauté (principauté) il a fait tellement de dégats
au Mali et à soi-même ! C’ est vraiment le “marasme” !

Le timide et débutatif (superficiellement) de OTL s’ avère en
retrospective beaucoup plus correct que Mara. Je ne crois pas avoir lu
que OTL voulait se soumettre inconditionellement au Président. Ses
indications sur les “dysfonctionements”, cause de sa démission, sont
assez éloquents.

Moi, je pense que Mara est en combat de désespoir: mairie perdue,
crédibilté/avenir politique perdus, entrepreunariat ???

Pourquoi il ne place plus aucun message sur malilink? Même pas
“Salut les amis! la situation est “complexe”. À bientôt !”

Bien cordialement

M. Diagayété

Les jeunes Français partent à l’étranger

Ndack,

ce que j’ai avance et qui est totalement contraire a ton affirmation que
“Le système scolaire française n’est absolument pas discriminatoire”
c’est le tableau de cette discrimination dresse par une publication que
tu trouves credible. C’est cette meme publication qui affirme ceci au
sujet des enfants d’immigres “Scolarisés pour la plupart du temps dans
le système français, ils ont été confrontés aux inégalités d’orientation
et le revendiquent comme tel.” Sans rentrer dans d’autres details, cette
conclusions et beaucoup d’autres que j’ai citées dans nos echanges
montrent bien que tu t’étais trompee. Les manoeuvres dilatoires n’y
changeront rien. Les faits sont bien têtus.

Amadou Niang


 

On Thursday, July 24, 2014 1:33 AM, Ndack KANE wrote:

Amadou,

Je peux te dire la même chose. Je ne vois pas dans ton argumentaire et
les textes et définitions que tu envoies jusqu’à présent ce qui est
contraire avec ce que j’ai dit. Je te l’ai expliqué avec ton premier
texte, je ne le ferai pas avec chaque lien/texte que tu envoies. De
manière quantitative ton texte parle de perception de la discrimination
raciale et non de discrimination per se. De manière qualitative, tes
liens expliquent ce qu’est la discrimination raciale mais ne peuvent
prouver/constater qu’il y en a à l’école en France.

C’est toi qui cherche à convaincre quelque chose à quelqu’un ici, en
l’occurrence à moi, pas l’inverse ! Je ne campe nul part, mais si tu
n’arrives pas à me convaincre, est-ce si grave ? Cette discussion a
commencé quand tu as extrait une phrase que j’ai écrite à l’intention de
Soukouna sur le pourquoi les Français aiment la France. Maintenant s’il
est possible d’amener le cheval à l’abreuvoir mais qu’on ne peut
l’obliger à boire, merci de comprendre que d’abord je ne suis pas un
cheval et que je n’ai pas besoin d’aide pour aller à l’abreuvoir, je
connais le chemin pour m’y rendre et peut-être que j’y suis déjà !

C’est bien les proverbes africains, mais c’est comme le reste, il faut
l’appliquer à soi d’abord. Est sage celui qui sait reconnaître la
sagesse. Diadié Alpha a tenté subtilement d’expliquer quelque chose ici,
à savoir qu’il s’agit des idées et non des gens. Parce que bon, Ndack
ici, Ndack là-bas, je te suggère de lire ceci, je te conseille de faire
cela, mais Ndack, elle n’a pas dit qu’elle avait soif dans cet abreuvoir
en particulier ou bien ?

Merci et à bientôt,

Ndack

Les jeunes Français partent à l’étranger

Ndack,

je n’ai pas besoin de prouver ton intelligence puisqu’au de la de tes
diplômes, tu te charges de faire cette preuve par tes interventions que
j’apprécie et respecte. Mais nul n’est experts dans tous les domaines.
Force est donc de reconnaitre ses limites quand il est question d’un
domaine qu’on ne maitrise visiblement pas. Mon humilité me permet de
facilement reconnaitre mes limites et d’ accepter cette sagesse. C’est
pour cette raison que je me contente très souvent de lire les autres et
d’apprendre d’eux quand ils discutent sur malilink de sujets qui ne me
sont pas familiers. Quand je crois connaitre un sujet et que quelqu’un
m’apporte un argumentaire etaye qui va a l’encontre de mes convictions,
je me fais le devoir de me remettre en question et de réévaluer mes
convictions. Je te conseille d’en faire autant. Cette approche ne nous
diminue aucunement pas. Au contraire!

Amadou Niang


On Wednesday, July 23, 2014 8:49 PM, Diadie Alpha wrote:

Ce que Amadou dit renvoie à la sagesse africaine selon laquelle on peut
conduire son cheval à l’abreuvoir mais on ne peut l’obliger à boire.
Nous constatons que Amadou a déjà prouvé que Ndack est intelligente en
l’honorant d’un bel exposé d’argumentaires! Il n’a fait qu’opposer
argumentaire à argumentaire s’étant opposé à sa thèse. Nous ne sommes
pas encore à la question de la liberté d’expression et de pensée qui, je
crois, est en train de s’exercer. Sorry, juste un petit grain de sel.

Diadié Alpha


 

2014-07-23 20:16 GMT-04:00 Ndack KANE :

« Ndack, tu es une femme intelligente. » _ Amadou Niang

Ah bon ? Et il s’agit de quel type d’intelligence ? académique ?
sociale ? émotionnelle ? économique ? … tous à la fois ?

Je ne suis pas convaincue de cela (de mon intelligence). Il faudra
le prouver cher Amadou :)

J’ai dit ce que j’avais dire sur ce sujet. Je ne cherche à
convaincre absolument personne et j’ai moins encore prétendu avoir
besoin d’aide pour définir la discrimination raciale. Mais merci quand
même. En outre, tu es libre de penser autrement. La liberté d’expression
et de pensée existent, je crois, sur ce réseau.

Bien des choses,

Ndack

Les jeunes Français partent à l’étranger

Comme je l’avais deja signale, on ne peut pas réveiller un individu qui
pretend dormir. “La discrimination raciale” se fonde sur une idéologie
raciale. On n’a pas besoin d’etre “une analyste des sciences sociales”
pour comprendre cela.

Ndack, tu es une femme intelligente. Si tu preferes confiner tes
arguments dans une definition limitee, tu es libre de le faire. Mais
n’essaie pas de nous faire croire que ta definition est la seule qui
tienne.

En sociologie,la discrimination, surtout raciale, est un concept qui
denote des actions et comportements sociaux inscrits dans une idéologie,
un temps et une société donnée.Elle est très souvent un processus en
chaines qu’il faut d’abord comprendre a fond pour pouvoir le déconstruire.

Toujours pour t’aider a mieux comprendre le phénomène, je t’invite a
lire quelques definitions de la discrimination:

Wiki traite le sujet sur plusieurs d’angles (Voir lien
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discrimination ).

Sonia Nieto (une reference en la matière) donne la definition suivante:

“More broadly speaking, discrimination (whether based on race, gender,
social class, or other differences) denotes negative or destructive
behaviors that can result in denying some groups life’s necessities as
well as the privileges, rights, and opportunities enjoyed by other
groups. Discrimination is usually based on prejudice, that is the
attitudes and beliefs of individuals about entire groups of people.
These attitudes and beliefs are not always negative. Attitudes alone,
however, are not as harmful as the behaviors, policies, and practices
that result from such attitudes” (Nieto, 2008).

Nieto suggère ici la complexité du phénomène et les effets pernicieux
qui peuvent en découler.

Comme Bombote le dit, il n’est pas facile de quantifier le racisme ou
meme ses manifestations sous forme de discrimination. Des sociologues
français ont aborde ce point plus éloquemment en disant ceci:

“Si un certain nombre de rapports publics ont fait état d’une ampleur
des phénomènes discriminatoires – notamment en matière d’origine
ethnique – largement supérieure à ce que la société française était
prête à reconnaître, le phénomène n’en apparaît pas moins difficile à
évaluer de manière quantitative, ce qui contribue à brouiller le débat.”
(

http://ses.ens-lyon.fr/discrimination-et-lutte-contre-les-discriminations-25380.kjsp?RH=05

)

Malgre ce constat, je m’étais efforce de te proposer un article qui
utilisent les méthodes quantitatives pour traiter de la question de
discrimination en France. Ce choix était delibere meme si je savais que
l’approche qualitative se prettait mieux a une telle analyse.

Amadou Niang


 

On Wednesday, July 23, 2014 3:15 AM, Ndack KANE wrote:

Stéphane, je répète ce que j’ai dit à Amadou Niang: je parle de
discrimination raciale, ce n’est pas un concept idéologique mais un
terme bien défini en sciences sociales. Je parle de quand tu justifie
que tu as 2/20 en maths juste par la couleur de ta peau alors que sur ta
copie les réponses aux questions sont justes et que tu mérites 18/20 -
la discrimination raciale à l’école c’est cela.

Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas de racisme ou France à l’école ou
ailleurs. Merci de saisir la nuance !

Ndack

Les jeunes Français partent à l’étranger

Vous (Ndack et Souleymane) donnez l’impression que quelqu’un sur ce
forum affirme qu’on ne peut pas réussir sous un système raciste alors
que la question n’est point a ce niveau. Souleymane a su se maintenir au
dessus du lot malgré les “occasionnels profs racistes” qu’il a rencontre
sur son chemin. Wane et Agmai sont tous deux ingénieurs malgré le
racisme qu’ils ont du affronte. Comme ces deux, Lilian Thuram a peut
être eu des 20 a l’école mais cela ne l’empêche pas de parler de son
experience de la discrimination a l’école française. Une bonne partie
des 2100 individus inclus dans l’etude que j’ai mentionnee disent qu’ils
ont subi la discrimination a l’école française. Pour Ndack ses voix ne
compte guère puisqu’il y’a des millions d’autres personnes qui
réussissent dans le système. Je ne suis pas statisticien, mais je crois
savoir que les experts en la matière travaille avec des échantillons
pour arriver et des conclusions. Les auteurs de l’article écrivent ceci:

“L’enquête Teo est une de premières enquêtes qui permet de mesurer
directement la discrimination via les déclarations des individus dans un
échantillon représentatif de la population et suffisamment grand pour
permettre des analyses détaillées selon différents critères
sociodémographiques. Dans cet article nous avons tiré profit de la
richesse des questions qui portent sur les discriminations en
distinguant deux indicateurs : un indicateur de l’expérience
auto-reportée et un indicateur de la discrimination situationnelle. Ces
indicateurs permettent d’abord de souligner la complexité de toute
mesure subjective de la discrimination. Un premier résultat est que les
questions directes et générales sur l’expérience des discriminations ont
tendance à sous-estimer cette dernière sans doute parce qu’elles
supposent un certain degré de conceptualisation de l’expérience
individuelle.”

Les memes auteurs relèvent dans leurs conclusion que:

“Les discriminations pour motif ethnoracial sont déclarées plus
fréquemment par certaines populations issues de l’immigration. C’est le
cas des descendants d’immigrés comparativement à leurs parents; un
résultat qui indique une plus forte sensibilisation de ces derniers aux
questions de discriminations et sans doute un plus grand refus de leur
part de ces pratiques vécues comme fondamentalement injustes alors
qu’ils sont nés et ont été socialisés en France. Leur sentiment de
discrimination semble le plus fort à l’école et sur le marché du
travail. Au sein des populations immigrées, l’origine est un facteur
déterminant. L’expérience de la discrimination est une affaire de
minorités visibles ; c’est pour eux (notamment les populations d’origine
africaine mais également pour les français natifs des DOM) que le motif
ethnoracial est le plus immédiatement identifié dans une interaction
sociale notamment au travers de la couleur de la peau.”

Les auteurs indiquent que la meme tendance existe parmi les immigres qui
ont réussi dans le système scolaire et universitaire français. Ces
individus parlent plus de discrimination parcequ’ils sont mieux outilles
pour comprendre la sournoiserie de son modus operandi. Ce passage en
dit long:

“Les analyses toutes choses égales par ailleurs indiquent que, alors que
certains caractéristiques de statut social protègent des discriminations
(notamment la profession et le revenu), le diplôme lui, lorsqu’il est
élevé, accentue les chances de se déclarer victime de telles pratiques.
Là aussi
Là aussi ce résultat souligne l’importance des processus psychosociaux
de conscientisation des discriminations qui semblent corrélés à
l’éducation.”

Pour boucler cette reflexion, les auteurs écrivent:
“Enfin les dernières analyses se focalisent sur la question de la
transmission intergénérationnelle de la discrimination au sein des
populations immigrées. Elle montre une forme de stabilité voire de
reproduction de l’expérience des discriminations pour les immigrés
originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. L’enquête ne permet
pas d’évaluer l’évolution dans le temps de l’intensité de la
discrimination, ni de valider à strictement parler le fait que la
seconde génération est plus discriminée que la génération des immigrés,
mais elle montre que, pour les minorités visibles, la socialisation en
France et la mobilité sociale ne protègent pas des discriminations. Ce
mécanisme d’indifférenciation et d’égalisation des conditions sociales
s’observe en revanche pour les secondes générations européennes.”

Avec tout cela, Ndack trouve que c’est Amadou Niang qui n’a pas compris
l’article. Peut être qu’elle a raison, mais on ne peut pas nier que
l’article montre avec consistance que la discrimination existe belle et
bien en France et a l’école française, du moins selon le vécu d’un
échantillon large “et représentatif de la population.” C’est cette
existence que Wane avait clamee haut et fort. Et c’est cette existence
que Ndack avait refute de facon absolue. Vous pouvez donc continuer a
essayer de nous distraire du problème poser, mais ce serait un vain
exercice.

Amadou Niang


 

On Wednesday, July 23, 2014 5:39 AM, Ndack KANE wrote:

Bonjour Moussa,

Pour ma part, les décideurs africains francophones (car ce sont surtout
eux que je connais) dans leur majorité ne sont pas vraiment dans un
esprit idéologique pour le développement de leurs pays tout court. Ils
ne mettent pas leurs pays en avant.

Mais le fait que les populations acceptent de rester à leur place dans
nos organisations sociales traditionnelles n’aide pas non plus.
L’Afrique a besoin d’une révolution sociale tout comme l’Asie l’a vécue,
et tout autres peuples du monde qui a avancé dans l’histoire. Les
populations devraient se regarder elles-mêmes et exiger que les choses
changent. Elles commencent à le faire mais il faut exiger beaucoup plus
car elles méritent le meilleur comme les autres populations du monde.

Ce que Karim et Amadou Wane font par exemple dans le topic “Aviongate”
est un bon début dans ce sens (il faut garder cette pression là et aller
au-delà pour passer à une étape supérieure avec une base forte au niveau
des populations). Ces deux-là sont des sortes de Lilian Thuram maliens
:) Car en Afrique, les vrais colons, les vrais discriminateurs, ce sont
les Wade, IBK et cie.

Bien à vous,

Ndack

Les jeunes Français partent à l’étranger

Débat passionnant !! (à voir entre 2 déclarations d’Alger : Je ne suis
pas raciste, mais… )

Ndack, tu as raison de réclamer des données chiffrées et autres études
comme dans tout débat objectif, hélas la nature même du sujet limite ce
type de données compte tenu de la caractéristique de l’objet étudié.

Le racisme étant une idéologie qui se décline sous une infinité de
manières, des plus subtiles aux plus explicites, il est de ce fait très
difficile de le mesurer de manière objective, surtout dans un pays comme
la France qui, à la différence des USA, n’autorise pas les statistiques
sur des bases ethniques.

Il peut y avoir racisme sans qu’il y ait forcément discrimination. La
fameuse (et très controversée) phrase de Senghor (« L’émotion est nègre,
comme la raison est hellène »), est très raciste sans qu’il y ait la
moindre discrimination là-dedans. Quelqu’un qui serait convaincu que les
noirs sont doués pour le sport et le Juifs pour l’argent serait coupable
de pensée raciste sans que cela soit pour autant mesurable et quantifiable.

Pour rappel, le racisme est la croyance en la théorie des races
humaines, à savoir qu’il existerait des différences biologiques
fondamentales entres les différents groupes humains et que ces
différences impliqueraient des aptitudes ou des qualités propres à
chaque groupe. A ce jour, ceci n’a bien entendu pas été prouvé par la
science malgré de nombreuses tentatives… Les différences de couleur de
peau et de cheveux ne sont que des stratégies d’adaptation de
l’organisme à l’environnement sur des millénaires d’évolution.

Pour autant les racistes ne baissent pas les bras : si nous sommes tous
égaux, disent-ils, pourquoi n’avons-nous pas les mêmes performances ?
Pourquoi richesse, pauvreté, progrès technique et développement ne sont
pas distribués de manière plus ou moins égale entre les peuples de la
terre ? Pour répondre a cette question essentielle, le raciste rejette
les explications historiques, géographiques ou socio-économiques qui
pourraient favoriser les uns et défavoriser les autres, pour ne retenir
que des explications faussement biologiques.

Cela tu le sais déjà, je le rappelle juste pour être sûr que nous
parlons de la même chose.

Pour en revenir au débat qui t’oppose à Amadou, je voudrais juste
attirer ton attention sur le fait que tu sembles (involontairement) lui
donner raison. Si tu confirmes, par tes travaux entre autres, que le
racisme existe dans le monde du travail en France (“Par contre la
discrimination raciale sur le marché du travail, j’ai même travaillé
là-dessus, il y a des enquêtes sur le terrain et des tonnes d’études.” -
Ndack). On peut dès lors se demander s’il n’existe pas également dans le
monde de l’éducation étant donné que l’éducation est l’antichambre du
travail et qu’en plus ces 2 mondes entretiennent d’importantes
passerelles entre eux.

Si l’existence d’un phénomène est confirmée dans un pan de la société
aussi important que ne l’est le monde du travail, on est tout à fait en
droit de se demander si ce même phénomène n’existe pas dans d’autres
secteurs, non ?

Certes, c’est un raisonnement purement empirique et qui ne constitue
en rien une démonstration, j’en suis parfaitement conscient. Je le
mentionne juste pour rappeler que la dénonciation du racisme va bien
au-delà des témoignages subjectifs des uns et des autres.

Stephane Kader Bombote

Les jeunes Français partent à l’étranger

Ndack,

Quand 21000 individus parlent de leurs experiences de la discrimination
fondee majoritairement sur leur appartenance raciale ou ethnique, cela
devrait attirer l’attention de “l’analyste des sciences sociales” en
particulier. Mais helas! Tu cherches toujours a noyer le poisson.

Moi, je ne suis peut être pas un analyste des sciences sociales, mais je
sais que ces sciences ne se limitent pas a la quantification dite
“scientifique” pour arriver a la “réalité.” Elles (tout au moins dans
leurs contextes postmodernes) ne se fondent pas non plus sur la
recherche sterile du “reel” en dehors des experiences et perceptions de
la société. Tout au contraire, elles se fondent dans une très grande
mesure sur ces experiences, perceptions et declarations d’experiences
pour arriver a des réalités, surtout lorsqu’il est question du social.

Comme on le dit chez nous “On peut facilement réveiller le dormeur mais
pas l’individu qui pretend être endormi.” Tu dis que <> Cela est peut
être ta réalité. Wane te dit qu’il en a eu une experience différente.
Mieux, une bonne partie des 21000 individus inclus dans l’échantillon
qui a servi de base d’une etude scientifique disent eux aussi qu’ils ont
subi la discrimination a l’école française. Le bon analyste des sciences
sociales ne passera pas outre ces declarations.

Amadou Niang