Feuille de routes des négociations du MNLA

Bonsoir Souleymane, Karim et tout le monde !

-Karim: Ce que tu dis en bas est la raison meme pour laquelle nos
autorités doivent tout faire pourvue l’AMA n’abandonne pas les localités
deja controllees et alentours. Il y va de la protection des populations
civiles mais aussi du positionnement technique/strategique que le Mali
doit avoir pendant toute la duree des pourparlers et meme après. We
should ‘stand our ground’, dans le sens de ne pas abandonner nos
positions…. et il est absolument inconcevable d’abandonner a eux-mêmes
nos soldats a Menaka et ailleurs. Dans la confusion actuelle qui reigne
dans la zone, si daventure, des gens ou structures s’opposaient a ce que
nos soldats retournent aux positions ante partout a l’exception de
Kidal, le gouvernement doit pouvoir argumenter comme quoi, abandonner
ces localités risquera d’y augmenter la violence (par la multiplicité
des milices locales voulant a juste titre assurer la sécurité de leur
communautés). Le gouvernement devrait pouvoir citer par exemple, les
menaces proférées a des populations de la communauté Imghad (source:
presse locale), les avancées des groupes armes et terroristes sous de
nouvelles formes telles que implantation de drapeaux, enlèvements de
civils, etc.

-Souleymane: Quand tu dis:”ils s accrochent a l idee que les rebelles
sont encore interresses a l idee d un Mali qui les dirige, comment peut
t on accepter d être diriger par des gens qu on vient de de mettre en
déroute??!”, je pense que tu resumes bien l’un des dilemmes fondamentaux
de ce genre de pourparlers avec des individus non représentatifs comme
ces groupes: Ils n’ont pas de base a laquelle il leur faut aller
demander et revenir; il n’ont pas forcement intérêt a ce que le calme
revienne (en tout cas pas de si tot) et la duree d’un an au moins dont
Karim parle par rapport a Djeri-l’homme Gazelle, semble être taillee sur
mesure (le mandat de la MINUSMA vient d’etre renouvelles pour 1 autre
année. A la fin de cette année, ce n’est pas exclu de s’attendre a ce
que ces groupes disent que les conditions ne sont pas réunies).

Les groupes vont jouer ce jeu (le jeu de la duree des negociations/pourparlers/dialogue, etc) parceque c’est la carte la plus solide qu’ils ont en main présentement: Ils savent tous que la réalité sur le terrain pourrait bien ne pas être la meme dans un an a cause de
leurs propres querelles internes; mais tant qu’ils resteront a la table
du dialogue, le parrainage et l’accompagnement ne leur feront pas
défaut. Mon inclinaison est que ces groupes armes sont des marionnettes
et il n’y pas plus Sysiphien que de vouloir suivre ou satisfaire une
marionette. Il y’a donc un sérieux problème de confiance (de bonne foi)
qui se pose dans ces pourparlers et il est aise de situer ca chez ces
groupes marionnettes. Esperons que l’échange recent de “prisonniers de
guerre” contribue a rétablir (ou a renforcer) un semblant de confiance…
Tout en te rejoignant par rapport au temps perdu par nos autorités avant
d’aller aux pourparlers(dialogue inclusif, etc), mon avis est que suivre
les papiers dit de Ouaga n’allaient pas changer les choses: Ces
“accords” la s’ils en sont vraiment posaient deja, des leur demarche
préliminaire, le debut d’une ‘hiérarchisation’ des négociations, c’est a
dire qu’il fallait traiter d’abord avec certains groupes et ensuite
notifier les autres; ce qui pose deja un problème fondamental d’octroi
de privileges; et qui dit “privilege” parle immédiatement de faveur que
certains feront tout pour inscrire dans la duree-Ce n’est pas exclu, par
exemple, que ces groupes-ci soient inscrits dans cette logique. Une
difference importante a mon avis est que la demarche actuelle (tout au
moins a son debut et de par la composition de la delegation Malienne) me
semble plus inclusive et plus representative. Et ensuite, il etait/et
est/ facilement visible que le moratoire (entre Juin et Septembre 2013)
officiellement octroyé par le papier de Ouaga a offert un temps précieux
de réorganisation (refonte des mouvements et réapparition de nouveaux
cigles, etc, etc) et de leur réarmement.
Une salade autant amere que complexe !
Bonne soiree a tout le monde !

Talatou A. Maiga
University of Utah

Feuille de routes des négociations du MNLA

Ce document est une attestation  de la politique dilatoire des groupes armés.  Le statu quo profitent beaucoup plus au MNLA et alliés ce qui fait qu’ils ne sont pas pressés à signer un accord qui va enterrer leur objectif final pour de bon.

Comment expliquer que des gens qui veulent la paix ne seraient pas prêts a signer un accord de paix? Qu’est ce qui peut bien les empêcher d’arriver à un accord avec le gouvernement dans un bref délai? Qu’est ce qu’ils ont a craindre d’autant plus qu’un accord signifie toutes les parties vont parvenir ensemble a un accord commun.

Peut-être qu’a l’instar du gouvernement le MNLA a finalement appris a Alger que les modérateurs ont des carottes pendant les facilitateurs ont des bâtons pour toutes les parties concernées.

Merci/Bako

Feuille de routes des négociations du MNLA

Ces propositions mettent à nue la duplicité des Mouvements.
L’acceptation de l’unicité et de l’intégrité du Mali n’est pas
compatible avec le concept de belligérants. Nous ne sommes pas en face
de deux Etats. A ce niveau déjà il y a violation des accords signés et
aussi du droit international qui ne reconnait que l’Etat du Mali.
Le conflit n’est pas seulement entre l’Etat et les Mouvements
armés,chaque citoyen malien est concerné notamment les populations du
Nord( non armés) au nom de qui les mouvements prétendent parler. Sur
quoi se fondent les mouvements armés pour justifier leur légitimité et
leur représentativité? Pour l’instant je ne vois que la puissance des
armés. Qui va accepter cela ? En quoi cette logique est elle durable ?
Les mouvements ont ils le monopole des armes sur le moyen et le long terme ?
L’accord de Ouaga parle de retour de l’Administration. Pourquoi ce point
qui est central dans les négociations est occulté par les mouvement ?
N’est ce pas là une violation claire de l’accord ? La question de
cantonnement/ désarmement des mouvements n’est elle pas un point
important de l’accord de Ouaga ?
A mon avis tous ces points doivent faire l’objet de discussion dès le
début des négociations.
Je reste très optimisme car convaincu ,que la cause du Mali est juste,
réaliste et la seule garantie pour une paix durable. Si le Gouvernement
signe autre chose, les populations ne seront pas d’accord et feront tout
pour que leur cause soit entendue, même s’il faut à nouveau faire parler
les armes épousant en cela la logique des mouvements armés

Harouna

Feuille de routes des négociat

A. Karim,

Le plus inquiétant est que le plan d integration et de reinsertion du
cote malien n est pas seulement une idee farfelue, c est leur best case
scenario! C est l equivalent d ATT qui pensait pouvoir tout régler en
offrant de l argent aux réfugies libyens. En offrant le pire qu on
pouvait imaginer base sur nos experiences, ils s accrochent a l idee que
les rebelles sont encore interresses a l idee d un Mali qui les dirige,
comment peut t on accepter d être diriger par des gens qu on vient de de
mettre en déroute??!! Surtout que le plan consiste a la dilution d une
armee victorieuse pour intégrer une armee de relieurs, comme si le Mali
est le standard alors que c est le modele a fuir. Ils suivent une
logique qui date des années 90s et qui assume un rapport de force qui n
existe plus et un concept du pouvoir qui est anachronique, car meme les
pots de vins officiels ne sont plus attrayant pour des gens qui sont a
ce stade mental et militaire de leur rebellion. Tout ceci montre la
profondeur de l indigence de nos dirigeants, le gouvernement en est
reduit au désespoir et aux souhaits, ce n est meme plus nous ne voulons
pas d une federation, le language officiel est devenu “nous ne
souhaitons pas”. Ils ont complètement perdu l initiative, ne savent
plus a quel saint se vouer, et sont reduit a offrir l inimaginable pour
les maliens, aussi longtemps qu ils arrivent a extraire un semblant de
compromis des rebelles, alors qu en réalité meme l inimaginable de il y
a 6 mois ne suffit plus. Ils sont complètement depasses. De l autre
cote, les rebelles ont appris la leçon de l Accord de Ouagadougou, l
Etat Malien n est plus credible après avoir ignorer un accord signe par
tout le monde, et toute chose autre qu une implementation graduelle
serait une folie pour quelque un qui négocie avec un pays si incoherent.

Soukouna

Feuille de routes des négociations du MNLA

Après lecture je comprends mieux le sens des déclarations de Djéri Maiga sur RFI ce matin.
Le MLNA n’est pas sur place pour tout decider dans la precipitation – Le calendrier qu’il propose prendra au moins 1 an (si tout se passe bien), et jalonné de mesures intermédiaires. Je ne pense pas que c’est comme ça que IBK et son gouvernement voyaient la chose.

Dans la DPG le PM disait ceci:
Le déploiement de l’administration et la restauration de la souveraineté du pays sur l’ensemble du territoire constituent notre priorité absolue qui n’est en aucune façon liée aux négociations. Sans le retour effectif de l’administration sur l’ensemble du territoire, rien de durable ne peut être construit au nord. D’abord les forces armées, la gendarmerie et la police, ensuite l’administration du territoire, après les autres services avec une priorité à la justice et aux services à fort impact sur la vie des citoyens (énergie, eau, santé, éducation…). Actuellement le déploiement est progressif, nous allons l’accélérer pour que d’ici la fin de l’année, la souveraineté du Mali soit réelle sur l’ensemble de notre territoire.

L’ensemble des services publics, les agents publics sécurisés et plus motivés seront engagés à se déployer sur le terrain, sous la protection des forces armées, partout sur le territoire. L’administration sera soutenue pour une pleine fonctionnalité des services vers un retour à la normale d’avant la crise, et cela, d’ici un an.

Je crois qu’il faut admettre que la donne a définitivement changé; il n’y a rien qui laisse entrevoir une souveraineté rétablie. Pendant cette année de négociations, les rebelles procèderont méthodiquement à créer un fait accompli sur le terrain. Je partage avec vous ce que Hassan Fagaga disait en 2007:
La décentralisation nous fait plus de tort que de bien. Pourquoi ? La décentralisation signifie qu’en ce qui concerne la commune, le cercle, la région, chacun se gouverne seul en puisant dans ses propres ressources. Or, il se trouve que notre région n’a pas de richesses. Nous n’avons ni ressources humaines ni ressources naturelles. Nous n’avons même pas de recettes fiscales. C’est une région pauvre, aride, qui a soif. Quand on demande à une commune comme Tinzaouatine (frontières algéro-maliennes) de vivre de ses ressources agricoles et de ses impôts, c’est comme si vous la condamniez à mort. Notre population manque d’instruction, de cadres. Nous ne sommes pas préparés à l’exercice de la responsabilité. Il faut du temps pour former les gens. Dans 20 ans, peut-être, les gens seront prêts pour la décentralisation.

La réoccupation récente des bourgs et villes du Nord par le MLNA répond surtout à ce souci. La démission effective de l’AMA n’arrangeant rien — selon la presse, des soldats à Menaka menacent de quitter la ville parc qu’ils n’ont aucun soutien de la hiérarchie; Bert Koenders disait aussi que c’est la MINUSMA qui donnait le quotidien à des soldats Maliens, et cela pendant qu’on nous fatigue les oreilles pour des questions de souveraineté.

______________
A. Karim Sylla

 

Mali: Comment sortir de l’impasse?

Réaction au document du PARENA
Bonjour Mr le Président de PARENA, M Tiébilé Dramé,
Si vous voulez faire un bon choix pour le Mali, cesser de vous faire
utiliser:
Vous avez été utilisés pour combattre les propositions des
concertations nationales pour instituer une vraie transition autour des
priorités des priorités qui se résumaient à la gestion de la crise du
Nord et à l’organisation des élections dans des conditions permettant un
nouveau départ.

On n’a pas besoin d’être un grand expert pour comprendre que des
concertations nationales étaient nécessaires après le 22 mars 2012.
Mêmes vos alliés de circonstances le FDR, la CEDEAO, l’UA, UE et les NU
avaient proposé et souhaité le dialogue politique réel comme point de
départ à la sortie de la crise.
J’aimerai bien vous inviter à relire les différents documents dans ce
sens à partir du 22 mars 2012.
Je vous invite également d’analyser le comportement de double jeu de vos
alliés du FDR, qui pour une question de survie politique, ont utilisé
l’anti-putschisme de principe, pour mobiliser la CEDEAO et alliés pour
punir, criminaliser et empêcher toute concertation réelle et toute
possibilité de changement qui allait découler du sursaut patriotique et
populaire du 22 mars 2012.

Un parti de la Renaissance Nationale (PARENA) pour une société
démocratique et solidaire, devait avoir la lucidité politique et
l’opportunité historique de faire une analyse objective de la situation
que le Mali vivait, de s’interroger sur comment et pourquoi 20 ans de
démocratie ont abouti à une rébellion et à un coup d’état.

Un parti de la Renaissance Nationale, devait réellement, pour l’intérêt
de la nation, comme vous le prétendez maintenant, régulièrement
interpeller vos alliés internes sur l’absence de démocratie, la mauvaise
gouvernance, la corruption, la délinquance financière, les marchés de
gré à gré, les marchés juteux attribués par népotisme, les nominations
au détriment des compétences et au profit parents et/ou d’alliés politiques.

Un parti de la Renaissance Nationale, devait aussi interpeller les
partenaires techniques et financiers qui malgré toutes les mauvaises
pratiques financières, de manque de transparence, ont continué à faire
l’appui budgétaire au Mali.
J’aimerai bien vous rappeler que des milliards du fond mondial de lutte
contre le VIH SIDA, la tuberculose et le paludisme (qui tue chaque 30
secondes un enfant au Mali), ont été détournés avec des conséquences
très graves avec perte de nombreuses vies humaines, non accès de
nombreux malades aux traitements et le manque de confiance au Mali pour
un secteur aussi vital. Qu’a fait le parti de la Renaissance Nationale
en son temps?

Je regrette que depuis le 22 mars 2012, toutes les prises de position du
Président du PARENA soient contre les intérêts du Mali et malgré les
échecs, il continue d’insister, entre autre:
· Anti-putschisme de principe et l’adhésion au FDR,
· Soutien du 30 avril 2012
· Campagne de dénigrement des forces armées et de sécurité et
blocage des armes
· Soutien de l’intervention française en janvier 2013
· Accord préliminaire de Ouagadougou (accord de la honte) qui a
renforcé le MNLA et alliés contre le Mali.
· Refus d’aller aux élections présidentielles en juillet 2013,
la participation aux élections législatives avec une approche qui a été
au détriment de certains bons candidats du PARENA et le choix du groupe
parlementaire.
· Mr le président du PARENA, il serait intéressant d’analyser le
comportement d’un de vos alliés clés du FDR, l’ADEMA qui se trouve
aujourd’hui dans la majorité présidentielle. Le PARENA n’a-t-il pas été
utilisé et jeté? Rappelez-vous, l’ADEMA est le champion des doubles jeux
et depuis 2002, l’ADEMA est toujours avec le vainqueur (ATT de 2002 à
2012, le CNRDRE de 2012 à 2013). C’est depuis 2002, que l’ADEMA a
abandonné Soumaïla Cissé, donc rien de surprenant pour ce qui s’est
passé en 2013. Ce qui est surprenant pour moi, c’est que vous vous
trouvez à être le soutien inconditionnel de Soumailla Cissé et l’allié
de l’URD.
· Soutien du 30 septembre 2013
France –Afrique et FMI/BM ?
Depuis le 22 mars 2012, vous avez occupé les espaces d’échanges, de
conférences, des réseaux sociaux pour diffuser des informations en
faveur de la France -Afrique, FMI/BM et alliés.
Je regrette, ce qui s’est passé à Kidal au mois de mai 2014 n’est autre
que le résultat de vos mauvaises prises de position et c’est un échec
pour vous et pour vos alliés sur toute la ligne :
· Echec de Serval,
· Echec de l’accord de Ouaga,
· Echec de la MINUSMA.

SERVAL et MINUSMA n’ont pas pu sécuriser Kidal pour la visite des
autorités maliennes le 17 mai 2014 à Kidal ;
Serval et MINUSMA ont assisté aux assassinats des préfets et sous-
préfets sans aucune raison objective.
Il y’a lieu encore de situer les responsabilités des forces françaises
dans la défaite des forces armées et de sécurité maliennes le 21 mai
2014. Nous espérons bien que les langues vont se délier sur les
complicités des forces françaises et Le MNLA.
Le comportement de SERVAL lors des évènements de Kidal en mai 2014, a
permis à un grand nombre de maliens de comprendre les vraies raisons de
l’opération Serval et la présence française à Kidal sans le Mali depuis
février 2013. Il est aujourd’hui évident à tous que la France a choisi
le camp du MNLA contre le Mali.
C’est à cause de cela que nous nous maintenons notre position et nous
disons non à tout accord de défense avec la France. C’est pour cela que
nous invitons tous les patriotes sincères à la mobilisation et à la
résistance pour sauver le Mali des différents complots.

Dans ce tel contexte, je ne comprends pas que vous soyez en faveur d’un
accord de défense avec la France. Je vous rappelle que que votre mission
spéciale pour France – Afrique, a pris fin avec le départ de ATT.
Nous sommes actuellement sous IBK vainqueur des élections contre votre
candidat.
Les prochaines élections présidentielles sont pour 2018, vous pouvez
vous y préparer à moins que vous ne comptiez pas sur des pratiques
putschistes contre les autorités actuelles.

Sachez que nous restons mobilisés contre vos pratiques putschistes
contre les autorités actuelles et contre le Mali.
Il suffit de faire une analyse de votre parcours depuis le 22 mars 2012,
pour comprendre que contrairement à ce que vous voulez nous faire
croire, de vous voulez être associés non pas l’intérêt du Mali, mais
plutôt pour des raisons alimentaires.
Contrairement à vous, nous nous choisissons le Mali, c’est pour cela que
nous sommes mobilisés afin que les élus du peuple, IBK en tête
utilisent leur légitimité tout en écoutant des patriotes sincères et
d’utiliser la force du peuple pour résister aux différentes formes
d’actions impérialistes internes et externes.
Assises nationales?

M, le Président du PARENA, chaque chose a son temps, vous avez raté
l’occasion des assisses nationales pour une vraie sortie de la crise en
2012. On ne peut pas faire des assises nationales uniquement pour vous.
Nous sommes en 2014 avec des élus du peuple (Président et Assemblée
nationale) à qui vous pouvez soumettre vos doléances de reformes
institutionnelles.

Pour ce que vous proposez comme mode d’élection du président, je vous
invite à relire le camarade tonton Amadou Djicoroni Traoré, qui avait
fait des propositions dans ce sens sur le Malilink et dans une de ses
récentes publications.
Nous disons oui à l’exemple de Modibo Keita en 1961, pour dire non à
Serval et ses nouvelles évolutions Barkhane et dire non à tout accord de
défense avec la France.

A cette phase critique de notre existence, le seul votre silence est
grand tout le reste est faiblesse.
Il n’y a pas un pays fort sans une armée forte (Hollande, message du 14
juillet 2014).
Nous disons oui à une armée renforcée en nombre de soldat et une armée
bien équipée pour la sécuriser le Mali dans ces quatre coins.

Pour cela nous restons mobilités avant et après le 17 avril 2014.

Bon courage à nous tous.

Pr Rokia SANOGO

La France et le Mali signent un accord de coopération

Cet accord est salutaire pour la defense du Mali mais en signant cet
accord a la veille de celui qui sera signe a Alger, IBK cherche a
exorciser ses demons. Il pense probablement que les français pourront
lui empêcher un coup d état potentiel en cas de désaffection dans l
armee, avec son plan bidon de reinsertion, et aussi l aider a maintenir
le statu quo pour son pouvoir vis a vis de la menace au Nord. Ce qui
veut dire que les rebelles resteront constitues comme auparavant pour le
reste de son mandat sans souci de descente sur Bamako pour qu il puisse
continuer ses voyages dans une confiance renouvelles avec les donateurs,
si jamais il passe le Bac du FMI. Le pays dans son ensemble est le
mouton de Tabaski pour IBK. Si la sécurité du Mali était son souci
principal, il aurait signe depuis longtemps, c est le spectre de la
déstabilisation pour son pouvoir mal en point qui l effraie.

Ceux qui voient une resistance héroïque d IBK avant de succomber aux
pressions des impérialistes se reposent sur des idéaux qui ne rhument
pas avec les actes de ce president. Il est un survivant de la
politique, et rien ne viendra entre lui et son reve de jouir de sa
présidence qu il a si longtemps lorgner. Je suis sur qu il n hésitera
pas de proposer l indépendance au MNLA si ceux ci promettaient de mettre
leurs demandes en sourdine, le temps qu il finisse son mandat, et celui
qui suivra. Plus rien ne m étonnera de ce gars, il est le vizir
Iznogood qui voulait devenir Pacha, mais contrairement a Iznogood, lui
est devenu Pacha et le restera.

Soukouna

Réinsertion des rebelles dans l’armée

Avant Serval: le MNLA a été réduit à sa plus petite dimension par les
Jihadistes. Le reste de ses militaires s’ est retiré à In Khalil où ils
ont pillé et violé la population arabe. Je connais un arabe malien dont
la famille a été sérieusement touchée.

- Pendant Serval. Les Tchadiens étaient et sont encore les soutiens de
Serval contre les Jihadites dans l’ Adrar.

Les soutiens de Serval dans les régions de Gao et de Tombouctou sont les
FAMA aussi faibles soient-elles. “La victoire du MNLA” sur les FAMA
`Kidal est clairement due à l’ appui très essentiel de HCUA (transfuges
de Ansar Dine) et du MAA de Sidati. D’ ailleurs Ad Aoussa de HCUA et un
militaire du MAA ont signé à coté de Ag Najim (du MNLA?) le cessez-le feu.

Serval a couvé Kidal le frileux poussin MNLA à Kidal jusque’ à son
rétablissement apparent. A présent il ne peut pas seul lutter contre le
MAA pro malien (Tabankort, Al Moustarat, là il y a eu tout dernière un
attentat des Jihadistes contre les Francais sans que le MNLA soit
mentionné comme ayant essayé de lutter contre cet attentat, car il a été
chassé de là-bas il n’ y a que quelques jours avant l’ attentat).

Bien cordialement

M. Diagayété

Réinsertion des rebelles dans l’armée

Le scénario auquel des hommes et femmes de ce réseau avait mis en garde
les autorités maliennes depuis la transition est donc en train de se
mettre en place. Pan par pan, ça vient._Chouaibou
Chouaibou,
Ne pensez pas vous pas qu il est temps que vous vous assumez un peu?
Depuis que j ai commence a lire vos interventions, vous avez refuser
toute idee de négociation, continue de rejette l Accord de Ouaga et ne
cesse de répéter qu il faut s aligner derriere notre president. L
election d IBK ne pouvait être meilleur scenario pour vous puisque il n
était pas interresse a l accord de ouata et aux négociations, et le
pourrissement de la situation a fini par l offensive sur Kidal. L
écrasante majorité des intervenants sur ce site, comme la plupart de la
presse nationale et des intellectuels qui sont actifs, vous inclus, ont
appuyé sa decision.
Ce que nous vivons en ce moment est la consequence directe de toutes ces
decisions qui ont suivies votre logique. Votre position n a pas été
minoritaire, bien au contraire, c était la position officielle de l Etat
malien que personne a interdit de faire de sa defense sa priorité. Le
Mali a perdu la guerre, pas parce que vous étiez en minorité ou on ne
vous a pas écouter, mais parce que les va en guerre nous ont mene au
désastre. Qu on ne me dit surtout pas qu il fallait plus de temps avant
d engager les hostilités, la stratégie du jour d après n est pas credible.
Le fait qu on en a tout ignorer, meme la réalité, est ce qui nous a
mener a une position infiniment plus faible qu avant ou après l accord
de ouata, que vous continuez a fustiger d ailleurs comme si on avait d
autres options a l époque. Si jamais, vous auriez du surtout en être
satisfait puisque il a permis l election d IBK, qui était le plus va en
guerre de tout les candidats. On ne peut pas se victimiser quand l
edifice, qu on a aider a construire ou participer a faire la promotion ,
s ecroule après la defaite. Il faut être consistent et coherent. Vos
idees de la rebellion ont été les idees de l état malien jusque a la
defaite de Kidal.
Soukouna

2014-07-16 2:14 GMT-04:00 ‘Chouaibou MAIGA’ via malilink
:

“Donc, il faut les réinsérer dans l’armée afin qu’ils nous aident à
combattre le terrorisme dans leur zone”_Moussa MARA.

Dans leur zone ? Ah! Attention non ?!?
La zone leur appartient désormais. Ou quoi ? Le mot à-t-il un sens pour
le PM ou est ce simplement une erreur de langage ?

Du côté des partis politiques, Voilà donc où nous sommes rendu par notre
peu de conviction à prioriser la défense du Mali. Ça n’a jamais été la
priorité des leaders du Mali. On était tous plus préoccupé par comment
accéder au pouvoir que par la sécurité du Mali lui même.

Du côté de certains intellectuels voilà où nous sommes rendus par le peu
d’engagement pour la sauvegarde de l’entité malienne telle qu’elle
existe actuellement. Certainement que d’aucuns ne se plaindront pas de
ce qu’une zone soit désormais reconnue pour les “rebelles”, c’est à dire
la scission de fait du pays ? Leur zone “autonome” ou “fédérale” et la
zone des autres.

Les intégrer dans l’armée et les services de sécurité ? Non ce n’est
même plus la peine. Il faut juste leur donner leur pays à eux. Dans leur
zone. Directement. Pourquoi pas ? Ils sauront eux mêmes quoi faire.

Le sort des autres citoyens de leur zone qui ne sont pas d’accord ? Ils
n’ont qu’à se débrouiller. Ii y a une nouvelle done. De toute façon une
fois cette décision prise il y a plus rien à citer la-bas. Comme dirait
l’autre, Qu’est que le “le Mali ?” gagne là-bas, dans ces sables où il
n’y a que désolation et nostalgie ?

Non franchement. Je ne crois pas qu’on puisse laisser à Modibo Keita un
rôle aussi pénible pour un vrai patriote qui se soucie de ce que
l’histoire dira de lui et de son pays. Si c’est cela le résultat qu’on
lui aurait demandé d’atteindre. Rôle Le scénario auquel des hommes et
femmes de ce réseau avait mis en garde les autorités maliennes depuis la
transition est donc en train de se mettre en place. Pan par pan, ça vient.

Tant pis pour les plus faibles et ceux qui n’ont jamais compris et
accepté qu’il faut avoir des armes et les prendre pour assurer sa propre
sécurité comme ceux du MAA ou pour dicter sa volonté à tout un peuple.
Pauvre de vous. Débrouillez vous.

Cordialement
____________________
Chouaibou

L’Union Européenne gèle son aide au Mali

Bonjour Mtre Konaté,
Bonjour Dr Ouatt,
Je vous remercie pour vos réactions.
Je regrette, mais ce que le système FMI/BM donne n’est qu’une
contribution infime par rapport au budget global du Mali. Cette
contribution, si j’ai bien compris correspond à l’appui budgétaire qui
n’arrive qu’à partir de juin.
Si tel est le cas, il n’est pas possible que le budget de l’armée soit
lié à cela.
Il serait bien que des spécialistes nous édifient par rapport au
pourcentage du budget qui vient des ressources nationales et les
pourcentages des différentes subventions.
Il serait également intéressant que des spécialistes nous fassent le
point de la situation économique de notre pays de mars 2012 à septembre
2013 (comment avons-nous fait ?). Le résultat de cette analyse doit nous
aider à réduire notre dépendance des subventions du système FMI/BM, qui
ont tout l’air d’un système de contrôle et de dépendance de nos
économies nationales. Nous devons profiter de ces moments, difficiles
pour commencer à nous affranchir, de diminuer les charges de l’état, de
faire des planifications en priorisant des secteurs de souveraineté
comme l’armée et ta défense nationale dans la perspective de bâtir une
vraie économie nationale basée sur une exploitation et transformation
des ressources du Mali, dans l’intérêt des maliens et du Mali.
Mon cher Ouatt, pour moi, ce que le FMI est entrain de faire n’a rien à
voir avec un non respect des engagements avec des partenaires.
J’aimerai bien qu’on m’expliquer en quoi le Mali n’a pas respecté ses
engagements avec le FMI ?
Oui, je suis d’accord, il est temps que nous ouvrons les yeux vis a vis
de nos dirigeants afin qu’ils utilisent judicieusement nos ressources
internes et externes.
Nous devons ouvrir doublement nos yeux vis-à-vis de nos partenaires,
surtout ceux qui comme le FMI/BM sont à la base de nos misères et veut
nous maintenir sous leur contrôle permanent.
Nous devons ouvrir doublement les yeux et prendre notre courage pour
démontrer l’échec des politiques d’ajustement structurel et les
différents programmes du FMI/BM ont surtout empêché l’essor d’une
économique nationale. Ces programmes nous ont rendu « pays très pauvre
très endetté ». N’est t-il pas étonnant qu’on continue à faire une
course pour être classer PPTE ?
Pourquoi le FMI/BM veut continuer à rester au chevet du « grand
convalescent Mali » ? le Mali qui a survécu aux suspensions des aides de
mars 2012 à septembre 2013, aux différents embargos qui continuent sous
autres formes et aux promesses non tenues ?
Nous devons ouvrir les yeux pour refuser qu’on nous pilote encore sur
des agendas qui sont conte nos intérêts.
Autant nous devons exiger de nos dirigeants, autant nous devons refuser
ce pilotage du FMI pour des objectifs inavoués.
Le FMI doit au contraire nous rendre compte de l’échec de ses programmes
au Mali. Nous devons d’ailleurs exiger des dédommagements.
Ne me dites pas que nous ne pouvons pas le faire parce que nous n’avons
pas les moyens ou que nous n’avons rien. Si nous n’avions rien, nous
allions être en en paix aujourd’hui.
C’est parce que nous avons quelque chose, que nous sommes au centre de
convoitises.

Alors, ayons le courage de prendre conscience que nous avons quelque
chose et que nous avons le droit de disposer de nos ressources et de les
exploiter en partenariat gagnant- gagnant et respectueux dans l’intérêt
du Mali.

Bon courage à nous tous, pour le Mali.
Pr Rokia SANOGO

Le Vendredi 11 juillet 2014 13h46, sida BA a écrit :

Merci Mr Goita!!! Franchement vous me soulagez mes peines avec ces
vérités crues envers des discours “nationalistes” que nous distillent
certains courants politiques de notre pays. En verite les tenants de
cette ligne politique sont de populistes en quête d’audience. Je ne
comprends simplement pas comment dans un pays pauvre très endette et de
surcroit très corrompu ou le partenariat au développement joue un
facteur important dans les equilibres budgétaires et macro-économiques
contribuant ainsi a preserver la quietude sur le front social on se
permet de tenir des discours anti-partenaires. Le FMI, la BM et tous les
autres partenaires techniques et financiers ont des lignes directrices
en matière de cooperation et d’assistance envers ses Etats membres pour
lesquels ces Etats souscrivent. Alors pourquoi s’en prendre a ces
institutions lorsqu’elles veulent faire appliquer leur ligne de conduite
plutôt qu’a nos gouvernants qui nous créent des problèmes dont on aurait
pu nous éviter? J’ai du mal a suivre le bien fonde de tels discours
“nationalistes”
Bonne fin de semaine!
Sidy
Le Jeudi 10 juillet 2014 11h23, Kalifa Goita a écrit :

Bonjour Rokia
“…dire non au FMI…”. C’est un raisonnement qui n’a pas de sens. Mais
venant de vous rien d’étonnant.
Nous dirons non au FMI peut-être un jour. Mais pour cela il faut que
l’on travaille très très fort et que l’on soit compétitif. Nous en
sommes très loin. Rokia, vous connaissez très bien les réalités de ce
pays, même si vous faites semblant d’être sur des nuages. La plaie c’est
d’abord et avant tout nos dirigeants. La pression extérieure n’est pas
une inconnue. Elle ne vient pas seulement de la France, mais d’un peu
partout, même des pays voisins. C’est une pression qui est là pour
rester. Nous devons composer avec. Croyez-vous que le Maroc, l’Algérie,
la Tunisie, le Burkina, etc… viennent vers nous pour nos beaux yeux ?
Chacun cherche une sphère d’influence pour des motifs politiques,
diplomatiques, de sécurité ou pour les affaires. C’est pour cela qu’on
ne doit pas rester à la traine. Nous nous devons d’être compétitifs pour
avoir nos sphères d’influence nous-aussi. C’est là que la capacité de
gestion et la vision du Président et de l’équipe gouvernementale
prennent tout leur sens, surtout pour un pays qui cherche à se sortir
d’une crise.

Malheureusement, notre équipe actuelle est la pire de toutes celles que
le Mali a connues. Elle avait tout pour réussir. Mais en dix petits
mois, elle s’est spécialisée dans la création de problèmes graves qui
hypothèquent la paix et qui enfoncent chaque jour la population dans une
misère totale. Aucune pression extérieure n’a été exercée sur le
gouvernement pour qu’il achète un avion ou passe des contrats de
gré-à-gré dans des conditions obscures. Alors Rokia, les slogans sur
l’extérieur ne nous servent à rien pour le moment. Travaillons sur
nous-mêmes et exigeons que nos dirigeants donnent l’exemple.

Kalifa Goïta