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Amadou Wane

La Problematique du Foncier au Mali

0-Contexte :

Le gouvernement vient de prendre certaines mesures conservatoires pour une meilleure gestion des questions foncières dans notre pays. En effet, nul ne saurait ignorer ni disconvenir, que l’accaparement des terres, la spéculation foncière et l’insécurité domaniale sont les principaux problèmes que connait le foncier dans notre pays.

1-Quelles sont les causes profondes de ces difficultés qui sont devenues, depuis quelques années une véritable métastase pour gouvernants et gouvernés ?

2- Comment faire pour résoudre ces problèmes ?

En notre qualité de promoteur et gérant d’une société immobilière de droit Malien (AICG) Sarl, nous soumettons la présente réflexion à qui de droit, pour éclairer la lanterne des uns et des autres mais particulièrement celle de la commission interministérielle qui a vu le jour récemment, à charge de l’analyse de ce fléau. Ce qui suivra, sera empirique car tiré essentiellement de la modeste expérience que nous avons capitalisée pendant une dizaine d’années. Nous commencerons par la définition des concepts11, procéderons à un bref état des lieux, ferrons des propositions de solutions et finirons par une conclusion .Nous osons espérer accomplir ainsi, un devoir citoyen en vue d’une satisfaction morale.

I-) Définitions des concepts :

1- Accaparement des terres :

Nous entendons ici par accaparement des terres, l’attitude qui consiste pour une personne physique ou morale à se prévaloir de son statut de supériorité économique , social ou politique, pour contrainte2 des ayants droit naturels et légaux des terres3 en situation d’incapacité ou de précarité, soit par achats sous évalués ou par tous autres moyens d’intimidation afin de bénéficier d’ une ou de toute partie du patrimoine foncier d’un individu ou d’une collectivité en vue d’en tirer ultérieurement d’autres avantages spécifiques.

2-La spéculation foncière :

La spéculation foncière est le fait de surévaluer, dans le cadre d’une transaction, la valeur vénale d’une parcelle dans l’unique but de faire des profits mercantiles.

3-l’Insécurité domaniale :

L’insécurité domaniale est l’absence de garantie permettant à un citoyen de jouir d’une parcelle en vertu d’un titre administratif sans être exposé à un risque de retrait, de contentieux judiciaire ou d’expropriation qui puisse l’ôter son droit de propriété.

II-) Bref Etat des lieux :

1-L’accaparement des terres et la spéculation foncière :

Telle que nous les avons défini plus haut, ils ont eu de lourdes conséquences sur les rapports que les maliens ont entretenu avec la terre. La course effrénée vers l’acquisition de parcelles, de plusieurs parcelles et de grandes parcelles a été l’objectif essentiel à atteindre par une catégorie de nos concitoyens dans le but de bénéficier d’avantages divers. Des dizaines, voire des centaines d’hectares ont été achetés par des fonctionnaires et d’autres spéculateurs (personnes physiques, agences et sociétés immobilières), des entreprises et sociétés étrangères etc à des prix souvent dérisoires et transformés en Titres Fonciers, ou pour servir de garanties hypothécaires auprès d’institutions financières et bancaires ou pour avoir d’autres privilèges . Ces faits ont conduit à l’état des lieux suivants :

  • Existence de communautés qui ne disposent plus d’un (01) m² de parcelle inscrit dans leur patrimoine foncier. Certaines d’entre elles, manquent d’espaces pour abriter des projets de développement locaux comme l’installation d’un moulin, la construction d’un centre de santé communautaire, la réalisation d’infrastructures sportives et culturelles, l’édification d’un lieu de culte etc. Ils enterrent même leurs morts aux pieds des murs de leurs concessions car  dépourvues de cimetière.

  • Des particuliers se sont retrouvés, avec des centaines d’hectares de parcelles depuis cinq (05), dix (10), quinze (15) et vingt (20) ans ou plus, sans jamais les avoir mis en valeur (C’est-à-dire aucune réalisation faite dessus) empêchant ainsi d’honnêtes citoyens à revenus moyens d’avoir accès à un lopin pour s’édifier un toit .

  • L’Etat lui-même , par le truchement de certains de ces véreux commis, qui reçoivent en contrepartie beaucoup d’argent, a vendu des parcelles à usage d’habitation, commerciale ou industriel avec des dimensions impressionnantes, et cela , très souvent en violation de toutes les dispositions réglementaires en matière de cession (Non-respect des zones non constructibles et non exploitables par exemple) si bien qu’il n’a presque plus rien à céder même pour des raisons d’utilité publique.

2-L’insécurité domaniale :

Au Mali, on ne peut être propriétaire provisoire ou définitif d’une parcelle qu’en vertu des titres suivants :

  • L’Attestation de vente villageoise (Elle doit remplir des conditions et des critères connus),

  • La notification,

  • La lettre d’attribution,

  • Le permis d’occuper,

  • Le titre provisoire,

  • Le titre foncier.

Les cinq (05) premiers titres sont accordés généralement par les mairies et les préfectures, tandis que l’attribution du dernier, le titre foncier, relève des services domaniaux régionaux….Le TF est le SEUL TITRE DE PROPRIETE DEFINITIF reconnu en République du Mali.

La lourdeur et les tracasseries administratives (corruption), les coûts économiques liés à la création du titre foncier, ses critères de création (Viabilisation, investissement etc) expliquent en partie la retenu des populations à s’engager dans le processus de transformation de leurs titres précaires et provisoires en titres fonciers. A cela, il faut aussi ajouter, comme déjà évoqué d’ailleurs, la motivation pour certains de n’acquérir des parcelles que pour les revendre. Dans ce schéma, ils ne voient ni la pertinence de déployer de l’énergie ni la nécessité d’engager de l’argent pour créer un titre foncier sur une parcelle qui peut se retrouver entre les mains d’un tiers entre midi et quatorze heures.

3- L’insécurité foncière :

Elle est surtout caractérisée par :

  • Les doubles, triples et même quadruples attributions d’une même parcelle ;

  • Les chevauchements en termes de délimitations.

Il n’est pas rare de se voir attribuer une parcelle par une autorité communale au Mali, qui a déjà fait l’objet d’attribution (s) antérieure (s) au compte d’une (01) , de deux (02), ou de trois (03) personnes différentes de soi ; chacun disposant pour autant d’une lettre, ou d’un permis dûment établis en son nom avec des reçus de payement des frais d’édilité ou de taxes préfectorales. C’est souvent un casse-tête…. Il y a des maires et des préfets dans notre pays qui sont des champions dans ses types d’attributions.

Cette situation, combinée aux problèmes de chevauchements des parcelles, fait que le contentieux foncier occupe malheureusement plusieurs colonnes sur les rôles de nos juridictions.

III-) Les solutions :

1-Par rapport à l’accaparement et à la spéculation foncière :

On ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs dit-on.

Voici nos propositions de solutions par rapport à ces deux (02) fléaux :

  • Arrêt de toutes les cessions de parcelles par l’Etat, sauf cas de force majeure (Disposition déjà prise) ;

  • Retrait, après audit, de toutes les parcelles attribuées par l’Etat, en violation des textes, à certaines personnes physiques ou morales ;

  • Annulation, après audit, de toutes les ventes intervenues entre l’Etat et les personnes physiques et morales, en violation des textes, avec cette fois des possibilités d’indemnisation forfaitaires aux différents propriétaires au cas par cas ;

  • Mise en place des commissions indépendantes communales et régionales d’attributions de parcelles (avec un cahier de charges) ;

  • Mise en place d’observatoires communales, régionales sur le foncier avec des missions précises et des objectifs clairs et mesurables à atteindre ;

  • Mise en place d’un observatoire nationale sur le foncier qui sera chargé de doter notre pays d’un véritable Système d’Information Foncier (SIF) ;

  • Développer des réelles politiques de développement économique à l’endroit des paysans.

2-Par rapport à l’insécurité domaniale :

La sécurité domaniale passe obligatoirement par la sécurisation de deux (02) choses :

  • La sécurisation des titres de propriétés,

  • Et la sécurisation des parcelles elles même.

Pour sécuriser les titres de propriétés, il suffit de confier cette tâche à des entrepreneurs locaux, spécialisées en sécurisation des documents administratifs. L’utilisation des stickers, l’informatisation des titres, l’attribution de couleurs aux différents titres selon les localités etc sont autant de possibilités explorables de nos jours sans difficultés majeures. Pourquoi n’allons-nous pas dans ce sens ? En effet la triste vérité est que beaucoup de fonctionnaires n’ont pas intérêt à cette sécurisation des titres car ils auront du manque à gagner. Comment comprendre que les titres fonciers qui sont les seuls titres de propriétés définitifs reconnus au Mali, donc qui sont censés être les plus sécurisés, se retrouvent en faux exemplaires de douze mille (12.000) en 2008 à Bamako seulement ? Les auteurs et les complices de telle pratique accepteront-ils aisément une mutation progressive vers une sécurisation des documents ? Pour ce qui est de la sécurisation des parcelles, la science à mis à la disposition de l’humanité un outil efficace et disponible, d’ailleurs bien maitrisé par beaucoup de nos compatriotes. Il s’agit du Système d’information Géographique (SIG). Geographic Information System (GIS) Si les autorités s’engagent sincèrement à intégrer cet outil de travail dans la délimitation des parcelles de terrain et des bornages, tous les amalgames relatifs à l’identité, à l’identification aux limitations et aux délimitations exactes des parcelles disparaitront.

IV-) Conclusion :

Nous avons juste voulu appréhender , dans ses manifestations les plus globales possibles , la problématique du foncier dans notre pays et ouvrir quelques pistes de réflexions en termes de réponses adéquates à apporter. Nous avons conscience que d’autres voix sont plus légitimes que la nôtre ici et ailleurs et comptons sur elles pour améliorer et critiquer la présente analyse

Bamako le 04/10/2014

Fabou KANTE
Il est détenteur d’une Maîtrise en socio-anthropologie de l’université de Bamako et foundateur de Afrique Immobilier et Commercial General Sarl.


1 Emile Durkheim dans son ouvrage « les Règles de la méthode sociologique » dit qu’en abordant l’étude d’un phénomène ou d’un fait, il faut toujours commencer par définir les concepts afin que les gens sachent de quoi vous parler.

2 Dans la plupart des cas, les cédants n’ont d’autre choix que d’accepter les conditions des transactions qui s’imposent réellement en eux.

3 Bien que la terre appartienne à l’Etat, des affectations sont accordées aux communautés villageoises selon le droit coutumier.

Article de presse intéressant à lire

Bonjour Tout le monde,

Je me demande des fois si certains journalistes maliens connaissent le sens du mot journaliste et s’ils ont une intégrité et une impartialité dans leur métier pour relater des faits.

Si je ne me trouvais pas personnellement à cet dîner organisé pour rencontrer les jeunes maliens de France (leader d’association notamment: Adem, Afrique Lemou, KaderCaf-coordination des associations de Kayes-, CMFPaix, HCMF, AJFM, Association des jeunes cadres maliens en France etc…  Leader d’opinion; membre de parti politique (yelema, adema, parena pour ce que j’ai vu) etc… J’allais croire à tout ce que raconte cette personne alors que les majeures parties de ces dires reposent sur des contre-vérités.
Dans l’esprit, le dîner avait pour but de répondre à certaines interrogations de cette jeunesse en France face à la situation actuelle du pays. Je tiens à préciser que je ne suis d’aucun bord politique et je n’adhère à aucun parti. Je relate personnellement mon vécu de ce dîner qui est assez éloigné de la description de ce qu’en fait ce pseudo journaliste.

C’est vrai que les réponses de SEM Mara ont été des fois assez flous et sans détails ou imprécis (comme tout bon politique) mais globalement dans l’ensemble, je pense que les réponses donnaient un peu satisfaction et même des fois étaient franches au vue du manque d’information criante actuellement.
Premier démenti: il y’avait une dizaine de jeunes sur à peu près une centaine (1/10) du partie Yelema qui était là; En plus des ministres il y’avait le nouveau ambassadeur du Mali en France et les membres consulaires. Le coût le dîner m’est inconnu mais, à mon avis, ce n’est pas la Primature qui ait déboursé les sommes mais surement l’ambassade. Dans la journée il y a eu également une rencontre avec les maliens de montreuil.

Deuxième démenti: Le dîner faisait partie d’un planning de visite du PM en Europe (France, Allemagne, Belgique) de plusieurs jours pour rencontrer de nombreuses personnalités importante dont Herman Van Rompuy président du Conseil européen et participer au sommet de Bruxelles sur le suivi des donateurs du fonds de soutien aux maliens. Dans ce cadre-là, je pense que le cabinet du PM devait quand même l’accompagner.

Troisième démenti: beaucoup de questions furent poser dans tous les domaines : gouvernance, sécurité, communication, justice, formation professionnelle, corruption, communication, aides aux réfugiés, ATT, prise en compte des autres parties, FMI, avion, Kidal, économie, investissement, maison des maliens de l’extérieur, le FCFA, etc…

Quelques précisions sur l’article.

« Pour Mara le libéral, l’administration malienne est accaparée par des dinosaures. »

Je n’ai pas attendu de tel propos. La corruption dans l’administration fut évoquée à plusieurs reprises par le PM, les deux ministres et les membres de l’assistance. Ils ont fait part d’exemples pour expliquer la dure réalité de la lutte contre corruption au Mali notamment dans l’administration et le PM a insisté sur le fait que concernant la corruption les maliens aiment, que les sanctions soient appliquer aux autres et pas à nous mêmes , notamment en terme d’achat de diplôme et de concours. Mon avis : Cela est-il loin de la vérité ? On aime tous que l’on arrête les personnes qui achètent les diplômes sauf si ce sont nos proches.

« La justice, un nid de juges corrompus jusqu’à la moelle. Au sein des services de contrôle de l’Etat complicité rime avec corruption ! »

Cela rejoint mon commentaires d’en haut. Le SEM Bathily a été contredit en OFF par une partie de l’assistance sur les 8 juges mais il a surtout évoqué les difficultés de la justice au Mali par manque de moyens humains et matériels et de budget. Il a évoqué le cas de juge dans les régions qui ont  80 000 FCFA pour frais de fonctionnement par mois ou d’autres qui n’ont pas de moyens matériels. Il n’a pas caché sa frustration sur le manque de budget de son département.

« Une gouvernance sans projet » L’interpellation sur le manque de vision de la gouvernance a été fait et le PM a rapporté une réponse politique à une question politique. En résumé SEM IBK a été élu pour son projet présidentiel par les maliens donc il y’a un projet.

Mon avis : Les projets présidentiels ont été débattus sur Malilink et les insuffisances de celui de SEM IBK ont été signalé.

« Personne n’a menti sur l’avion, les gens ne comprennent rien ! » Compte rendu assez exact.Le fonds du CR est assez correct mais je n’ai pas vue de suffisance mais un effort d’explication. Pour les audits, le PM a dit c’est la primature qui a envoyer les lettres de demandes d’audit. Cela veut-il dire que c’est la primature qui a initié les audits je ne suis pas surs.

CI dessous mon compte rendu des questions et réponses au cours du dîner: 

Intervention de l’association des jeunes cadres du Mali en France:

Les premières questions portaient sur la communication gouvernementale et la politique du Mali contre le lobbying des groupes armés que les jeunes trouvent inexistants et inefficaces. Les questions suivants portaient sur l’économie, l’investissement et la création d’entreprise pour des jeunes maliens basés à l’extérieur, la mise en place d’un fonds souverain comme dans de nombreux pays voisins, la notation externe du Mali, la politique énergétique notamment la mise en place de projet d’énergies renouvelables ou d’autres types d’énergie notamment l’avancement d’un projet sur le fuel à Ouelléssébougou, le FCFA et sa politique anti inflationniste non bénéfique pour nos économies.

Sur la communication, Le PM a reconnu effectivement le manque de stratégie claire de communication et l’échec de la politique mise en place depuis un moment qui se basait sur la diplomatie pour contre carré le lobbying du Mnla and Co. Il a signifié que le gouvernement travaille la dessus et puis il a exhorté les jeunes à aider le pays dans ce sens-là notamment sur les réseaux socios.

Mon avis : Aveux d’échec clair et net que nous constatons tous mais qui ne peut que s’améliorer si on remplace les personnes incompétentes à ce niveau.

Les investissements et les créations d’entreprises, le PM a exhorté les jeunes à se rapprocher de l’API dont il assure la disponibilité du personnel pour aider les personnes souhaitant investir et aider le pays.

Mon avis : Des réponses courtes sans détails qui ne fournissent pas une stratégie claire d’aide à l’entreprenariat et l’investissement. L’agence existe mais son fonctionnement est décrié par nombreuses personnes.

Sur l’économie et le fonds souverains, la situation actuelle du pays ne s’y prête pas mais une réflexion est en cours pour monter un projet de création de fonds en mettant en contrepartie les actifs miniers du pays. Une cellule travaille activement sur ces questions économiques. Concernant le FCFA, le PM explique que cela dépend de l’UEMOA mais que le Mali milite pour un changement de politique.

Concernant l’énergie plusieurs projets ont été initiés dont celui d’OUELESSEBOUGOU qui est opérationnel. Pour la mise en place de centrale solaire, le cout des projets est actuellement trop élevé et se pose le problème de financement. Des réflexions sont en cours pour 2015.

Intervention du CMFPAix:

Après la lecture d’une motion sur les négociations d’Alger et la gouvernance au mali, les questions portaient sur l’aide aux réfugiés, la situation réelle de Kidal et du Nord, les négociations à Alger, la justice pour les victimes de la guerre notamment au niveau économique.

Pour les négociations d’Alger, le PM a rappelé la mauvaise foi des groupes armés et rappelés les lignes rouges du gouvernement. Il a rappelé que le gouvernent à la suite de concertations avec les parties politique et la société civile a fait des propositions aussi à la médiation pour contre carré le fédéralisme du Mnla and Co.

Sur Kidal, c’est bien le HUA qui contrôle la ville. Sur les autres villes occupés Menaka Ber Anefis les mouvements armés partages les responsabilités. Il a précisé que le gouvernement discute avec les groupes armés et la Minusma pour libérer les villes. L’armée est à Tessalit et sa dernière position est  à 100km de Gao.

Sur l’aide aux réfugiés et la justice aux victimes, une commission est en place pour définir le statut de victime et l’identification des victimes pour permettre une réparation financière pour les personnes qui ont perdus leur bien.

Il a précisé que le souhait du Mali est le retour de l’administration dans tout le territoire.

Mon avis : La proposition écrite du gouvernement n’a pas été transmis au peuple. Aucun détail sur les propositions formulées par le Mali ne sont disponibles pour la société civile. Cela reste flou.

Intervention du SG de KaderCaf:

Les questions portaient sur la politique malienne notamment la transhumance des politique, l’encadrement des parties politique, la situation des centres de santé communautaires notamment dans la région de Kayes où il y’a un manque criant de médecin et d’enseignant alors que les infrastructures existent, l’accès aux concours nationaux pour les maliens de l’extérieur, la corruption dans l’administration.

Le PM a évoqué la loi encadrant le statut de l’opposition et s’est opposé à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et d’une gouvernance mou. Pour le manque de personnels dans les écoles et les centres de santé notamment dans les régions, le PM évoque le cas des 700 centres de santé dans médecin et les 2000 médecins à Bamako ;

Il n’a pas proposé de stratégie claire à ce niveau pour aider les régions mais a écarté la responsabilité de l’état disant que les centres de santé communautaire relèvent des collectivités locales et non de l’état. « Bizarre ? »

Aucune réponse sur les enseignants.

Pour l’accès au concours nationaux pour les maliens de l’extérieur la question est en réflexion et des propositions seront faites. Les directeurs nationaux seront désormais recrutés par voie de concours.

Pour la corruption, le PM a souligné la difficulté de lutter contre le phénomène au Mali. En effet, elle touche toutes les sphères de l’administration d’où son exemple d’une personne qui se fait arrêter pour corruption mais comme une grande partie de la pyramide la justice est corrompue ces personnes ne seront jamais jugées. D’où la difficulté de combattre la corruption au Mali.

L’intervention de SEM Ministre de la justice, les propos sur les 8 magistrats évoqués furent démentis par plusieurs personnes présentent en OFF. Il a évoqué la difficulté de combattre les corruptions au mali dans tous les sphères et notamment le foncier et  qu’ils sont prêts au combat mais que la jsutice manque de moyens matériels et humains.

L’intervention du SEM Baby portera sur la défense de l’administration qui renferme des ressources compétentes et dévouées pour le pays pour nuancer les propos du PM sur la corruption généralisée.

Mon avis : L’affaire du FMI sera un vrai test pour le gouvernement.

Intervention d’un membre du HCMF

Les questions portaient sur la formation professionnelle, le partage des connaissances entre les maliens de l’extérieur et de l’intérieur, le TOKTEN, l’utilisation des ressources intellectuelles maliennes à l’extérieur par l’état, l’organisation de l’administration et la mise de contrôle dans les administrations.

Les interventions du PM et du SEM Baby porteront sur leur disponibilité et leurs écoutes de toutes les propositions pour améliorer le fonctionnement de l’administration, l’utilisation des ressources de l’extérieur pour aider le pays. Ils ont incité à l’assistance à les contacter personnellement en cas de propositions concrètes dans ce sens.

Intervention d’un membre de l’ADEM

La présidente a surtout évoqué les actions possible de chaque citoyens maliens pour aider le pays et des actions que mènent l’association dans la lutte contre l’insalubrité avec l’instauration d’une journée de grand nettoyage au Mali comme c’est le cas au Rwanda.  Le SEM PM a salué l’initiative et promis que l’action recevra les aides du gouvernement pour les prochaines éditions avec la participation du président. A suivre.

Autres Interventions et Interpellations

Les questions portaient sur le retour d’ATT et les poursuites qu’(ils encourent, les poursuites possible contre Mara, les propos du SEM IBK de « Grand républicain de Moussa Traoré », la gouvernance actuelle, la lutte contre la corruption, la prise en compte des propositions de l’opposition et de la société civile, les négociations d’Alger, l’organisation de la justice,  l’Avion présidentielle, le FMI, les sanctions.

Pour cette partie les propos rapportés sont exactes mais un peu théatrale.

Le PM a précisé que tous les rapports de BVG et de la cours suprême seront disponibles sur le site de la primature et les dossiers de corruptions seront transmis à la justice.

Mon avis : Affaire à suivre avec le plus grand soin.

Le mail est long mais j’ai essayé de résumer ce qui s’est passé. A chacun de juger de la vérité.

Niélé Coulibaly.

Pourquoi Mme Bouaré doit démissionner

Dura lex, sed lex – La loi est dure, mais c’est la loi.

Dans l’optique de construire un état de droit, Mme Bouaré Fily Cissoko doit démissionner ou être demise de ses fonctions parce qu’elle a violé les lois de la république. De plus, une information judiciaire doit être ouverte contre elle.

Au Mali, les finances et la comptabilités publiques sont régies par deux lois; les loi N° 96-060 et N° 96-061. Ces deux lois ont chacune un article qui traite des dépenses hors-budgets et s’énoncent comme suit:

LOI N° 96-061/ PORTANT PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE
ARTICLE 5 : Aucune recette ne peut être ordonnée ou encaissée, aucune dépense engagée ou ordonnancée pour le compte des organismes publics sans avoir été autorisée par la loi. Toutes personnes qui contreviendraient à ces dispositions en ordonnant ou apercevant des contributions non prévues par la loi, seront poursuivies comme concussionnaires, sans préjudice de l’action en répétition, pendant trois années, contre tous comptables publics ou individus qui en auraient fait la perception.

LOI N° 96-060/ RELATIVE A LA LOI DE FINANCES
ARTICLE 18 : La loi détermine les sanctions applicables à toute personne qui aurait irrégulièrement engagé les finances publiques, et également les conditions dans lesquelles les fonctionnaires et agents de l’Etat sont rendus pécuniairement responsables des irrégularités commises, indépendamment des sanctions disciplinaires et pénales
encourues.

Ce qui est reproché à Mme Bouaré c’est d’avoir autorisé au moins 5 dépenses non-prevues par le budget:
1) L’achat du Boeing présidentiel pour 21 milliards CFA
2) La garantie bancaire de 100 milliards CFA pour le compte de Guo-Star
3) Les dépenses du ministère de la defense pour 133 milliards CFA alors que le budget ne prévoyait que 35 milliards
4) Les dépenses relatives à la salle de sport et équipements sportifs pour 7,4 milliards CFA
5) La garantie bancaire de 100 milliards CFA pour couvrir les crédit de campagne de la CMDT

Ces dépenses n’ont été autorisé par aucune loi, ni le budget; d’ailleurs le budget a dû être une première fois rectifié pour tenir compte des dépenses #1 et #2 citées ci-dessus. Et nous allons irrémédiablement vers une 2eme rectification du budget à l’assemblée afin de tenir compte des dépenses #3, #4 et #5 citées ci-dessus.

La loi est claire; les personnes qui autorisent les dépenses hors-budget doivent être “poursuivies comme concussionnaires” (c—à-d auteurs de détournement de biens publics). Le fait que Mme Bouaré ait agit sur ordres venant d’en haut ne la disculpe pas. Elle aurait pu refuser l’ordre illégal et démissionner de son poste. On ne viole pas la loi pour plaire. D’ores et déjà, le procureur général doit s’auto-saisir et ouvrir une information judiciaire contre Mme Bouaré. Sa place n’est plus au ministère des finances.

______________
A. Karim Sylla

Mara: “Un accord avec les rebelles ne suffira pas”

Bonsoir Chouaibou,
On pourrait noter qu’il est inhabituel qu’un Premier ministre tienne à l’endroit de l’armée nationale des propos tels que: ” les soldats …..n’ont même pas une kalachnikov…..A quoi bon? Au premier accrochage, ils détalent.”
Quand est-ce que Monsieur le Premier ministre a découvert que les militaires n’avaient même pas une kalach?
Quand on continue à justifier la dépense extrabudgétaire et inutile ( au vu des urgences auxquelles le pays est confronté) de l’achat d’un jet à 21 milliards ( dixit Mme Bouaré), on est mal placé pour déplorer que nos militaires n’ont même pas une kalach.
Comment un PM peut-il tenir de tels propos dans l’enceinte d’une Assemblée Nationale d’un autre pays?
Pourtant c’est le même PM qui, entre sa visite du 17 mai à Kidal et la débâcle du 21 mai, disait que la même armée avait les moyens de récupérer Kidal!
Par ailleurs, combien de contrats surfacturés ont été signés depuis qu’il est Premier ministre? Veut-il les détails?
Il a fallu que le FMI EXIGE, en juin dernier, un audit pour que les autorités reconnaissent l’ampleur de l’escroquerie en bande organisée qui avait cours au vu et au su du gouvernement. Et là encore, toute l’arnaque n’a pas été révélée. Nous attendons la publication des rapports d’audit comme exigé par le FMI…..
Les 21 milliards de l’avion, les 29 milliards reconnus de surfacturations, les 100 milliards du fonds de garantie, les 14 milliards transférés frauduleusement du fonds de garantie vers un compte à l’extérieur auraient pu permettre l’acquisition de combien de kalachs?
Pour finir, le PM a t-il tiré les leçons des événements de mai dernier: le nombre de morts les 17 et 21 mai, les dizaines de 4X4 et de blindés légers saisis, les veuves, les orphelins et par dessus tout le coup porté à la reconstruction de l’armée, au moral de la troupe surtout après que l’autorité politique se soit débinée en rejetant sa responsabilité pourtant pleine et entière sur….l’armée.
Quand on a une large part de responsabilité dans pareille situation, on doit se garder de se gausser et d’utiliser le terme “détaler”.
Je constate que Chouaibou, en évoquant les propos du PM, s’est gardé de citer le membre de phrase: ” au premier accrochage, ils détalent”. Sans doute a t-il réalisé, lui, que c’est grave…
Cordialement
Tiébilé Dramé


Bonjour
C’est le même PM qui avait déclaré la guerre, sachant que ses soldats étaient mal outillés et n’avaient même pas une kalach chacun. Après ce fiasco, seul Boubèye a été renvoyé. Les soldats, préfets et civils ont été tués pour rien. Si le PM reconnait que son armée n’a pas l’équipement, alors pourquoi les hommes ont été envoyés à la boucherie. Qu’il reconnaisse sa responsabilité.

Kalifa Goïta


Bonsoir Monsieur Cissé et chers tous,

Merci pour ce compte rendu de première main. C’est peut être le traumatisme que nous avons connu au Mali pendant bientôt 3 ans qui nous fait dire ce que nous ressentons et de façon “frontale”.

Vous dites ceci “Au risque de freiner l’enthousiasme de certains présents dans la salle, le sentiment le plus répandu chez d’autres y compris des africains, c’est que tous les échanges ont essentiellement concerné ….. et le désamour actuel entre Hollande et des maliens, la France et une certaine opinion publique malienne”.

Le desamour. Mais je me suis convaincu que nous ne sommes pas ceux qui sont à sa base. En janvier 2013, les maliens n’avaient yeux pour voir que la France.

Lorsqu’ils ont commencé (toujours en début 2013) à ruser avec le Mali, il s’est trouvé un français Francis Simonis, grand connaisseur de notre pays et de zone du nord du Mali, grand historien français pour mettre en garde la France contre ce desamour. Il n’avait même pas été écouté. Personnellement je soupçonne qu’il ait été écarté du forum international organisé par le Mali. Ostracisé.

Nous avons voulu être les amis de la France notre sauveur. Nous le voulons encore, sur des bases de mutuel respect. Mais notre amie le comprend-il comme ça ? Se pose-t-elle la question de savoir pourquoi un soutien populaire s’est transformé subitement en desamour ?

Ceci dit, vous connaissez mieux que nous la situation en France et les états d’âme des dirigeants français concernant cette affaire. Et certainement la meilleure manière pour le Mali de tirer le meilleur parti. Parce qu’en fait c’est ça le plus important. Était-il impossible de briefer le PM sur la question avant son intervention ?

Cordialement
____________________
Chouaibou

Et si le fédéralisme demeure la solution à la crise politico-militaire que traverse le Mali

Ndack,

Merci pour le partage de ce texte d’Aliou qui a des accents de celui de Soukouna comme l’ont rappelé d’autres intervenants avant moi. Hélas, en lisant l’un et l’autre on ne peut s’empêcher de penser à ce terrible mot de Fareed Zakariah : “Wishful thinking bordering on fantasy”…

Passons sur le fait que je ne crois ni n’adhère à ce projet de fédéralisme. Mon avis importe peu et il est peu intéressant de répondre à une opinion par une autre. Chacun peut se faire la sienne sur le sujet.

Ce qui est par contre troublant dans ce projet c’est qu’il a l’ambition de proposer une option cruciale à une nation entière sans prendre la peine de préciser les conséquences économiques, financières, fiscales, administratives et politiques de cette option. Les bons docteurs Aliou et Soukouna se contentent de brasser de belles idées philosophiques de liberté individuelle et d’autogestion sans s’assurer de la viabilité de ces idées.

C’est comme si un père de famille disait a son fils en classe de terminale : “Je te laisse choisir l’école que tu veux après le Bac. Choisis en toute liberté, on verra bien.”

Si l’enfant choisit l’école X dans le pays Y qui coute 20 millions par an et que cela dépasse de loin le budget du papa, qu’est-ce qu’on fait ? Notre brave fiston risque tout simplement de faire une année blanche…

Un parent plus responsable, tout tenant compte des désirs de son fils, aurait l’honnêteté de lui dire : “Voici mes moyens, voici ce que je peux faire. Si tu n’as pas de bourse, essaie de choisir quelque chose dans cette fourchette.” Cette option a le mérite de respecter la volonté du fils, de le responsabiliser tout en l’incitant au réalisme.

Vous avez deviné que dans le cas qui nous concerne la proposition d’Aliou est plus proche du premier parent que du second. En admettant même que le fédéralisme soit une bonne chose (ce qui est loin d’être démontré) quelles sont les conséquences de ce choix ?

Puisque ni Aliou, ni Soukouna ne le font, alors évaluons les conséquences économiques et financières à leur place. Dans le cas du Mali, un projet fédéral déboucherait sur 10 entités distinctes : 1 état fédéral + 8 régions plus ou moins autonomes + 1 district dont le degré d’autonomie sera également à déterminer.

Region Superficie % Population %
Kayes 119,743 9.6 1,996,812 13.8
Koulikoro 95,848 7.7 2,418,305 16.7
Bamako (District) 252 0.0 1,809,106 12.5
Sikasso 70,280 5.6 2,625,919 18.1
Ségou 64,821 5.2 2,336,255 16.1
Mopti 79,017 6.3 2,037,330 14.0
Tombouctou 496,611 39.8 681,691 4.7
Gao 170,572 13.7 544,120 3.7
Kidal 151,430 12.1 67,638 0.5
Total 1,248,574 100.0 14,517,176 100

Comment se répartiront les 3 malheureux milliards de $$ du budget national entre ces 10 entités ? Mystère. Ce n’est pas expliqué dans les 19 paragraphes du texte d’Aliou. Va-t-on allouer des fonds en fonction de la population ? De la superficie ? Chaque région sera-t-elle responsable de ses revenus ? Elles sont inégalement reparties ; le Mali vit de 2 ressources : l’or et le coton et aucune de ces ressources ne se trouve au-delà de Mopti.

Fera-t-on comme les USA et les Canada, c’est-a-dire que particuliers et entreprises vont-ils remplir 2 déclarations d’impôts ? Une pour l’état fédéral et une autre pour la région (qui aura bien entendu sa propre fiscalité) ? LOL. L’actuel taux de couverture fiscale n’incite pas à un optimisme démesuré en la matière…

Certaines régions vont tout simplement disparaitre car il n’y aura pas assez de recettes fiscales pour assurer leur fonctionnement. Avant le conflit une région comme celle de Kidal avait à peu près 70 000 habitants… Les autres régions de Gao et Tombouctou ont chacune moins de 5% de la population…

Quelles seront les attributions du gouvernement fédéral ? Sécurité seulement ? Dans ce cas, en plus de re-créer leur propre administration, les régions devront s’occuper d’éducation, de santé et d’infrastructures… Re-LOL : 3 milliards divisés par 10 donnent à peu près 300 millions par entités. Peanuts.

En admettant même qu’on finisse par trouver une réponse à ses questions, rien ne garantit une meilleure gestion au nouveau régional par rapport a un niveau centralisé comme c’est le cas aujourd’hui. Rien ne garantit plus d’intégrité ou moins de corruption… L’exemple Nigérian est là pour rappeler cela…

En effet, nos bons professeurs ne prennent même pas la peine de se pencher sur les exemples de fédéralisme dans les pays du Tiers-Monde pour en tirer les leçons : Nigeria, Inde, Ethiopie, Brésil et bien d’autres… Ils se contentent de nous servir un argumentaire qui n’est qu’une vaste tautologie : le fédéralisme c’est bien parce que c’est bien. Ce raisonnement circulaire qui se veut sa propre vérité ne s’alimente d’aucun élément extérieur objectif et s’exonère de toute démonstration.

Bref, beaucoup de choses restent à clarifier avant même de passer au vote.

Pour toutes ces raisons mieux vaut renvoyer nos éminents théoriciens à leur planche à dessin pour qu’ils continuent de cogiter sur ce projet fédéral afin de le rendre le plus viable possible. A ce moment seulement on pourra envisager le vote. Pour l’instant, oui, c’est du wishful thinking…

Stephane Kader Bombote

Le Budget Malien VI

 
Le dernier bulletin de la série; j’espère vivement que le prochain budget (celui de 2015) qui est en cours d’élaboration soit analysé au peigne fin par des volontaires et/ou professionnels afin de mieux guider les Honorables de Bagadadji. Même s’il n’y a pas de revolution dans ce domaine (chose que je souhaite), il faudra au moins amorcer une évolution qui permettra de rationaliser ce que le pays dépense (et comment).- Abdoul Karim Sylla
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Bulletin 06: Les Bizarreries du Budget
Une particularité du budget malien est qu’il contient des choses que les citoyens normaux trouveront bizarres. Dans son rapport de 2007, le Bureau de Vérificateur General avait épinglé le ministère de l’habitat et de l’urbanisme sur plusieurs de ces bizarreries; voici un passage de son rapport (page 37):La moyenne annuelle des « dépenses en alimentation » s’élève à 34 000 000 de FCFA. S’y ajoutent 500 000 FCFA pour l’acquisition de savon, d’huile et d’ustensiles de cuisine, l’achat de 2 645 boîtes de lait « Nido », et près de 3 millions de F CFA pour l’achat de 141 sacs de sucre. Il s’ensuit que les « dépenses d’alimentation » du département sont excessives.

 

Dépenses Alimentaires
Le paysan paye ses impôts et dans la période de soudure il ne mange pas à sa faim. Mais dans nos ministères, l’impôt du paysan sert à acheter des boites de Nido pour l’alimentation des enfants des fonctionnaires. Je reviens sur cette question parce que le BVG avait fait cette vérification en 2006; et les dépenses d’alimentation n’ont pas disparu depuis du budget. Si le Vegal pensait que que 34 millions étaient excessifs alors, c’est parce qu’il n’a pas imaginé ce qui se passerait aujourd’hui.Commençons par la colline. Koulouba est simplement devenu glouton en matière d’alimentation. Très glouton même. Si en 2013 le budget “alimentation” était de 61 millions, il est passé à 300 millions en 2014 – une augmentation de 391% en un an, alors que le personnel n’a pas augmenté de façon significative. Clairement, quelqu’un a décidé que du Nido et coca, il fallait passer au caviar et champagne. Koulouba, toute proportion gardée, dépense près d’ 1 200 000 CFA par jour ouvré pour la nourriture.Comme le BVG épingle les services gloutons, alors les administrateurs masquent les dit-budgets dans des dépenses “Matériel-fonctionnement des services”. Il faut regarder à la loupe pour déceler les incongruences.

 

Dépenses Matériel-fonctionnement des services

Voici l’exemple de deux ministères :
* MINISTERE DU LOGEMENT – 48 036 000 CFA
La dotation matériel-fonctionnement des services couvre :
– l’achat de consommables au premier usage (papeterie, imprimés, stylos, critérium, gommes, trombones);
– l’achat de petits matériels de bureau : calculatrices, agrafeuses, perforateurs, classeurs, chronos, registres, parapheurs, appareil téléphonique ;
– l’achat de consommables informatiques ;
– l’achat de boissons, de thé, de lipton, de service thé, du lait, des produits alimentaires* MINISTERE DES MALIENS DE L’EXTERIEUR – 43 515 000 CFA
La dotation matériel-fonctionnement des services couvre :
– l’achat de petits matériels de bureau, de matières consommables et d’équipements divers ;
– l’achat de produits alimentaires (eau, boisson, lait, lipton, café, etc…) ;
– l’achat de supports de gestion de courriers ;
– l’achat de documents de travail pour les structures du Département.

Ici on retrouve encore les dépenses alimentaires. Mais comme c’est ‘mélangé’ avec le matériel de bureau, il est difficile de dire ce à quoi sert l’argent. On peut acheter 4 tasses de café par jour pour 100 personnes pendant toute une année et ne jamais dépasser 1 million CFA. Où vont alors les 48 millions du ministère du logement et les 43 millions de celui des Maliens de l’extérieur? Il est bien possible d’acheter pour 48 millions de matériel de bureau si on a beaucoup d’employés. Seulement c’est là même que e trouve le problème. Il y a quelque chose qui ne cloche pas bien entre les chiffres de ces deux ministères.

Je n’ai pas pu trouver le nombre d’employés de ces deux ministères; mais le budget donne leurs masses salariales respectives.  Au ministère du logement c’est 85 million CFA par an; Au ministère des maliens de l’extérieur c’est 226 millions par an. Donc, le 2eme ministère a forcement plus d’employés que le 1er – environ 2.6 fois plus d’employées (en moyenne). Comment se fait—il que le ministère du logement consomme plus “petits matériels” que celui des maliens de l’extérieur?

A mon estimation, le ministère du logement doit avoir au plus une vingtaine d’employés; mais qui consomment 48 millions de papier, stylos, gommes, classeurs, encres, thé et lait. Soit 200 000 F/mois et par employé. Ce n’est pas un ministère, c’est une imprimerie avec un salon de café.

Entre parenthèses, ces dépenses liées aux consommables sont la sources de plusieurs fraudes décelées par le Vegal; dans son rapport de 2012, il avait trouvé ceci pour le compte du ministère des mines (page 81):

l’analyse quantitative des acquisitions de consommables au regard des besoins démontre que tous les achats ne sont pas justifiés. A titre d’exemple, la DFM [note: Direction des Finances et du Matériel] a acheté 813 cartouches d’encre pour imprimante, toutes marques confondues, pour 52,29 millions de francs CFA hors taxe sur 9 mois alors qu’elle ne dispose que d’un parc de 23 imprimantes, en majorité de type HP 2055. La quantité ainsi dégagée correspond à une consommation moyenne de quatre cartouches par imprimante et par mois. De plus, des cartouches d’encre ainsi payées ont des caractéristiques techniques ne correspondant pas aux imprimantes disponibles au niveau de la DFM. De même, ne disposant que d’une seule photocopieuse acquise au début du deuxième semestre 2011, la DFM a acheté 13 tambours de pièces de rechange pour un montant de 2,19 millions de francs CFA. Pour la seule photocopieuse de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), 28 tambours, d’une valeur de 3,78 millions de francs CFA, ont également été payés malgré qu’elle soit hors d’usage.

Entretien des bâtiments

Tous le ministères ont des budgets d’entretiens de bâtiments; de façon global on y retrouve les frais liés au gardiennage, nettoyage de bureaux et toilettes, entretien des espaces verts, désinsectisation, dératisation, etc. Enfin tout ce qu’il faut pour maintenir un espace convivial. On dépense beaucoup dans l’entretien des bâtiments. Voici deux exemples qui paraissent bizarres.

Koulouba – 800 140 000 CFA; et c’est le même montant depuis 2010 (à la virgule près). Mais comme le palais lui même n’est plus fonctionnel depuis le coup d’état de 2012 et que personne n’y habite, pourquoi ce montant de 800 140 000 F continue d’être alloué? Cette dotation ne devrait-elle pas baisser? Eh, bien non. cet argent est forcement utilisé pour autre chose. Si je savais, je vous l’aurais dit.

Conseil Economique Et Social – 110 000 000 CFA; l’Assemblée Nationale a un budget de 105 062 000 CFA pour l’entretien de ses bâtiments; comment le conseil peut avoir un budget supérieur à celui de l’assemblée alors que ses locaux sont infiniment plus petits? Quand on remonte à 2010, ce même budget faisait 54 000 000 CFA; en 4 ans, il a simplement doublé. Les conseillers sont peut-être plus portés vers la propreté que les députés et exigent un curage régulier au lieu de la serpillère communément utilisée à Bagadadji. Ce doit être cela, ou bien c’est la dératisation.

Incidemment, l’entretien des bâtiments est une des dépenses que le Vegal épingle dans ses rapports; celui de 2012 dénonce (encore) le ministère des mines (page 81):
La DFM a dépensé plus de 98 millions de francs CFA dans l’acquisition d’équipements de sanitaire et des matériels électriques alors qu’elle se trouve dans les bâtiments de la Cité Administrative, qui sont neufs. Ces acquisitions ont été faites sans que la DFM n’ait pu démontrer d’éventuelles dégradations qui les auraient rendues nécessaires.

Centre National de Promotion du Volontariat au Mali

La CNPV a vu le jour en 2011 pour promouvoir l’emploi des jeunes au Mali. C’est à mi-chemin entre le Peace Corps américain et donner aux jeunes des perspectives d’emploi à travers une première expérience professionnelle. Bonne idée en somme. Le problème est que sur les 335 millions CFA de budget dont il dispose, le CNPV dépense 185 millions (55%) rien que pour son propre fonctionnement. Il s’agit de frais d’entretien des équipements, entretien du siège et ses espaces verts, sanitation, carburant et lubrifiants, connexion internet, électricité et eau, et organisation de conseils d’administration. Voici l’exemple d’un centre qui n’aurait jamais dû exister en tant que cellule autonome, mais qui aurait du être logé au sein du ministère de la jeunesse pour diminuer ses frais.  Ensuite se pose la question de l’efficacité du programme. Je n’ai pas pu trouver le nombre exact de jeunes qui sont passés par ce centre – mais à travers des articles de presse je ne vois que juste une poignée par-ci et une poignée par-là. Rien de vraiment concret.

Que faire?

Il y a un tas de services qui contrôle les executions des dépenses (comme celui du Vegal); mais ces services constituent un genre de médecin après la mort. Il y a des choses dans le budget que les députés maliens doivent rejeter d’avance; soit parce que les lignes ne sont pas très claires (on mélange téléphone et carburant), soit parce que la dépenses est à priori injustifiable d’un point de vue du coût, ou soit parce que la dépense n’a pas lieu d’exister. Sur ce dernier point, il va falloir redéfinir ce que l’État malien doit payer ou non; les ustensiles de cuisine de la résidence du PM ne doivent pas être payés par l’argent du contribuable; le budget ne doit payer non plus pour des magnétoscopes – c’est qui qui utilise encore des magnétoscopes? Est ce qu’on peut même en trouver aujourd’hui? Pourtant, c’est dans le budget national. ces cas sont marginaux, mais cela ne doit pas empêcher un débat national sur la question. Chaque 1% d’économie sur le budget représente 16 milliards CFA qui pourront être ré-injectés dans des circuits plus productifs.

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A. Karim Sylla

Et si le fédéralisme demeure la solution à la crise politico-militaire que traverse le Mali

Chouaibou,
Le rêve des Maliens c’est de bâtir une société juste debarassée du féodalisme, de l’esclavagisme et de toute forme de discrimination. Ce combat est pour moi plus important et plus noble que celui des groupes armés qui cherchent à créer un Etat où le féodalisme,l’esclavagisme et le racisme seront renforcés. Nous savons à travers leur bilan comment certaines communautés sont traitées par les leaders de la rebellion. Les bellas,les éternel sans voix, pour ne citer qu’eux, sont les plus démunis dans cette zone du Mali. Il est logique dès lors que les changements commencent par eux en criminalisant l’esclavage et en democratisant  effectivement les communautés du Mali.( pas d’elections truquées pour faire passer les fils de chefs traditionnel )
Adherer au fédéralisme qui va porter au pouvoir des féodaux et des racistes c’est simplement trahir ces sans voix et de milliers de Maliens du Nord qui souffrent à causes des impacts négatifs des rebellions . Le developpement étant un processus d’accumulation de richesses , de savoir faire et de savoir être, aucun Gouvernement ne peut réussir avec des rebelles qui détruisent à chaque soulèvement les infrastructures économiques et sociales dont les bénéficiaires sont justement ces mêmes populations au nom desquelles ils prétendent combattre.
En posant la question à qui bénéficie la rebellion ? on comprend aisement que les groupes armés sont des égoistes qui ne pensent qu’à eux mêmes. Les communautés du Nord et leurs préoccupations ne sont que des instruments pour satisfaire leurs ambitions égoistes.
Si leur objectif est different qu’ ils acceptent alors de déposer les armes et qu’ils mènent une campagne à la place de ces armes, pour mobiliser les populations autour de leurs idéaux; qu’ ils combattent l’escavage qui est la chose la plus ignoble pour les sociétés humaines; qu’ils utisent leur argent pour construire des écoles au lieu d’acheter des armes et tuer leurs frères; qu’ ils cherchent à vivre en paix avec les autres ethnies; qu ‘ils deviennent de bons leaders pour le Mali et non de vrais guerriers rebelles qui ne connaissent que la violence.
Harouna Niang

Bonsoir Ndack,
Je sais pour Soukouna et Aliou. Peut-être que sa proposition sera le choix des maliens aussi si l’occasion de faire un choix leur est offerte. Peut être que non. Peut être que la majorité des maliens demandera même qu’il y ait des républiques autonomes.
L’opinion de l’autre malienne m’intéresse sur le post de Aliou.
J’avoue tout de même que je viens de comprendre que certains de mes post non commentés pourraient occasionner la même réaction chez les autres malilinkers.
Ma compréhension de l’analyse  de Aliou est qu’elle donne plutôt raison à la position des séparatistes. En idéalisant quelque peu sur la même idée de “sécularité”. Nous en avions suffisamment débattu sur malilink. Et je sais que Ndack a pris une part très active à ces débats virtuels.
Niang et Aboubacrine ont suffisamment résumé ma pensée et mes réponses au post de Aliou qui a été partagé.
Pour l’histoire et pour mettre les choses à leur place (contrairement à ce qu’insinue Aliou) les rébellions des années 1990, 2007, 2012 ont toutes commencé par le fait des rebelles. Pas des autres communautés de la zone ni du Mali.
La question qui rend l’analyse de Aliou obsolète et partisane c’est celle là: comment prendre en compte les intérêts des autres populations du nord du Mali qui ne veulent pas (pour différentes raisons) du projet des séparatistes ; ni d’une imposition par les armes. Puisque leur avis aussi doit compter. Bien sûre si on parle d’égalité entre tous les citoyens.
Et bien sûre pas du tout dans le cas contraire.
Qu’en penses-tu ?

Cordialement

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Chouaibou

Instructions Pour Tahirou Qui Veut Construire Une Maison a Bamako

Amadou,
Très juste ce que tu dis d’ Oumar. Il a realise en tout 3 grand projets pour moi et ma famille et pour des amies de ma soeur. Tout le monde est d’ accord qu’ avant de gaspiller son argent en le confiant a un parent, il vaut mieux embaucher Oumar. Il est fiable et très transparent dans ses affaires.
Keita


From: Amadou O. Wane
Sent: Sunday, September 14, 2014 5:00 PM
To: malilink@malilink.net

Subject: Re: [malilink] INSTRUCTIONS POUR TAHIROU QUI VEUT CONSTRUIRE UNE MAISON A BAMAKO/les plans

This is the occasion for me to say that Oumar is definitely one of the best if not the best structural engineer in Mali.
He has done excellent work for me, and other members of my family. We were all very impressed with his knowledge, professionalism and work ethic. In Mali work ethic is a rare commodity. He is the kind of person who must be supported.
Malians from the diaspora should trust him than their own family when it comes to sending money to build something for the future. We all have our own horror stories with family members misusing our hard earned fund.

So if you really want a professional construction job done in Mali, I highly recommend Oumar from personal experience.
I think Keita had the same positive impression he shared on the forum not long ago.

Amadou O. Wane
Information Technology & Decision Sciences
Database Architect & Unix/Linux Administrator
Tampa, Florida
“quis custodiet ipsos custodes?”


On 9/14/14, 3:09 PM, ‘Amadou Niang’ via malilink wrote:

Agmai,
for my next project, I would definitely like to have local materials and your know-how in this domain.

Amadou Niang


On Sunday, September 14, 2014 12:57 PM, Oumar Abibou Maiga  wrote:

Cher Stephane , merci pour les images/ correction je suis un ingénieur des structures pas un architecte just une clarification,
je pense que ce passage tiré de article donne la réponse à votre question,”
le Banco stabilisé est utilisé dans notre pays depuis 1962. Mais il est resté pendant longtemps au stade des projets pilotes -projet KBK en première région- ou de tests tentés par des Ong. Ces essais ne se sont pas toujours révélés concluants sous l’effet de handicaps liés à l’achat de presse, à la formation des maçons spécialisés, à la vulgarisation, au suivi, à la nouveauté du produit et à la mentalité du public.”
une anecdote en 2003 un architecte m a demandé de lui faire une etude comparative entre les constructions en dur ciment et le banco stabilisé,( théorique), quand je lui ai remis le rapport à l avantage du banco stabilisé, il me dit non tu vas me faire perdre le marché, nous on veut plutôt montrer le contraire …alors tu vois que les vieilles habitudes restent encore, comme en politique on a preferé IBK aux 16 autres candidats and we stock now
Personnelement je suis pour la vulgarisation des matériaux locaux, et d ailleurs ma these en cours est sur le béton avec le gravier lateritique sauvage qui est plus répandu au Mali, ca me fait mal de voir que nous les ingénieurs utilisent l eurocode, bael , pour les structures au mali, alors qu aux USA presque chaque état apporte des amendements au building code, un ingénieur PE ,à NYC doit faire deux ans en Californie avant de valider son PE dans le temps….
AgMai-xxxx


Date: Sun, 14 Sep 2014 13:31:59 -0400
From: Stephane
Subject: Re: [malilink] INSTRUCTIONS POUR TAHIROU QUI VEUT CONSTRUIRE UNE MAISON A BAMAKO/les plans

Oumar, toi qui est architecte et connais bien les USA, dont l’Arizona, que pense-tu de la construction en Adobe/Banco ?
Personnellement j’aime bien le style architectural du New Mexico / Arizona, mais bon ça c’est une affaire de goût…

Pourquoi le Banco n’est-il pas plus répandu que ça chez nous ?

On en parlait beaucoup dans les années 70/80, et depuis pas grand-chose (hormis le Musée National). Why ?

Les avantages semblent pourtant nombreux comme le rappelle cet article de l’Essor de 2004 :


Matériaux locaux de construction: banco stabilisé, brique rouge : promesse à confirme

(L’Essor 05/05/2004)
Le ciment, c’est bien mais il faut l’importer et c’est cher. Petit tour d’horizon des alternatives.
Le secteur de la construction figure sans doute parmi ceux qui ont été les plus affectés par la hausse des prix des produits consécutive à l’éclatement de la crise ivoirienne le 19 septembre 2002.
Depuis l’arrêt des activités de l’usine de Diamou, notre pays dépend entièrement de l’extérieur pour son approvisionnement en ciment et autres matériaux de construction.
Avant la crise, notre voisin du sud nous fournissait l’essentiel des 500 000 tonnes de ciment que nous importons annuellement, pendant que la quasi totalité des autres matériaux transitait par le port d’Abidjan.
La rupture de l’axe Abidjan Bamako a obligé les opérateurs à se tourner vers d’autres ports avec le surcoût que l’allongement des distances implique. Ainsi la tonne de ciment qui se vendait autour de 70 000 à 80 000 Fcfa est montée jusqu’à 130 000 F caf avec des pointes à 150 000 Fcfa, voire 160.000 Fcfa, avant de se stabiliser aux environs de 105 000 Fcfa. Le prix du fer et de plusieurs autres matériaux a aussi pris l’ascenseur. Explication simple : la plupart des opérateurs économiques se sont tournés vers le port de Lomé au Togo distant de plus de 2000 km de Bamako alors que 1000 km “seulement” séparent Abidjan de notre capitale.
Avantages comparatifs- S’il est difficile de présager de la fin de la crise ivoirienne et de l’installation d’une cimenterie dans notre pays (du fait notamment du coût prohibitif de l’électricité), on peut trouver des raisons d’espérer dans l’utilisation de matériaux de construction comme la terre stabilisée, la brique rouge, la pierre et le grès concassé.
La terre stabilisée ou banco stabilisé est un matériau fait de terre comprimée à partir d’une argile choisie spécialement. Mélangée avec un peu de ciment, cette argile est compressée avec une machine appelée presse, afin d’augmenter sa résistance mécanique et hydrique. Le banco stabilisé est utilisé dans notre pays depuis 1962. Mais il est resté pendant longtemps au stade des projets pilotes -projet KBK en première région- ou de tests tentés par des Ong. Ces essais ne se sont pas toujours révélés concluants sous l’effet de handicaps liés à l’achat de presse, à la formation des maçons spécialisés, à la vulgarisation, au suivi, à la nouveauté du produit et à la mentalité du public.
Pourtant, le banco stabilisé présente des avantages comparatifs par rapport aux matériaux importés. 20 % moins cher que le ciment, il constitue un isolant thermique adapté à notre climat. La construction avec ce matériau fait largement appel à la main d’œuvre locale et il existe aujourd’hui de presses manuelles ou mécaniques accessibles au plus grand nombre.
La Société d’équipement du Mali (SEMA) et la Société de promotion immobilière en savent quelque chose, elles, qui conduisent des programmes immobiliers avec le banco stabilisé à Sébénicoro et à Faladjè notamment.
Ces 5 dernières années la SOMAPIM a mis en chantier plusieurs programmes à partir de ce matériau. C’est le cas des 50 logements “moyen standing” réalisés en 2000 ou des 179 “logements économiques” actuellement en chantier à Sébénicoro. La société va acquérir des terrains pour lancer des programmes, cette fois en briques cuites.

2014-09-14 12:57 GMT-04:00 Oumar Abibou Maiga :

Tahirou, n est ni ingénieur, ni technicien ni entrepreneur de bâtiment et des travaux publics.
Pour tahirou qui veut construire une maison à Bamako une connaissance minimale est nécessaire, alors ici nous allons lui parler des plans ;
Comme promis à la rencontre de malilink à bamako, voici ma petite contribution sur le bâtiment au mali ( bamako)

20140914-InstructionPourTahirou

Oumar Abibou Maiga