J’accuse Le Cousinage de Détruire La République

Pour ceux que mon charabia dérange, please delete and have a good time ,

Même si je ne suis plus le fanfaron et l aigri social, as i use to be, les problèmes du pays me tourmentent l’esprit, i guess i am still un philosophe en herbe…et pour ne pas paraitre comme un nain en raisonnement , chaque fois que la discussion me dépasse, j’essaye de la ramener au béton, sable gravier, i mean en terrain connu, So une fois de plus je demande pardon aux experts …comme on dit en bambara « an bolo binko » ..

1-la corruption et la république

Chaque fois que les intellos essayent d’analyser la situation actuelle du mali, le mot corruption revient sur les lèvres, petite corruption, grande corruption, corrupteurs et corrompus….

Ma plus forte note au lycée en français était « 14/20 » je l’ai eu, le jour où j’ai commencé mon exposé en disant : que c’est l’occident avec sa colonisation qui nous a amené la corruption, le prof pense que cela suffisait pour faire de moi, un candidat à l académie gauloise!!!bien sûr après mon tour du monde j’ai su que je ne mérite pas cette note « zal pesni is peta »…

A croire mon cousin chakka qui a voyagé partout en Afrique jusqu’ au Nigeria et le Cameroun, nous sommes loin d’être les plus corrompus de la sous-région, alors pourquoi la république du Mali va si mal !!!

2- la rébellion et la république

Puisque nous ne sommes pas les seuls à avoir une rébellion chez nous, j écarte ce point comme étant la raison de la dislocation de la république, sans autre procès.

3-Impunite et cousinage ont détruit la république

Bien sûr la dégringolade du mali est à chercher du côté de l’impunité qui découle du cousinage, on a trop compris et on exploite mal ce cousinage qu’ on utilise pour escroquer, pour juger, pour voter, pour voler et accepter l’inadmissible…très souvent..

Oumar A. Maiga


Bonjour Oumar et chers tous,

En plus du cousinage exploité à des fins inavouées, moi j’accuse tout ce que nous avons de négatif dans notre comportement et dans notre culture d’avoir tué la république.

J’accuse le “fadenia dialan” et le “konia” d’avoir tué la république.
J’accuse le communautarisme autarcique d’avoir tué la république.
J’accuse la culture de l’esclavagisme d’avoir tué la république.
J’accuse la culture de la trop grande tolérance nuisible des maliens source de la culture d’impunité, d’avoir tué la république.

J’accuse surtout la prédation des élites corrompus d’avoir tué la république.

J’accuse la société malienne entière d’avoir sacrifié l’avenir des jeunes maliens.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Chouaibou,

Je me demandé dans quelle mesure le cousinage “universel” envers les Coulibaly n’est pas le signe de l’exploitation trop facile et intéressée de l’institution. A ma connaissance, les Coulibaly ne sont pas les parents à plaisanterie de tous les noms claniques. Mais regardez autour de vous et vous verrez combien il est facile d’obtenir l’effet escompté lorsque quelqu’un dit “Coulibaly kè” ou “Coulibaly mousso”.

Je n’ai pas souvenance d’une telle utilisation du senankounya dans ma jeunesse. Je suis pour la continuation de l’institution mais à condition que l’on respecte les buts sociaux importants recherchés dans les pratiques anciennes. Si l’on prend l’étymologie reconnue dans l’enseignement N’Ko, à savoir ” son nogoya”, il s’agissait pour les membres de différents clans d’un mécanisme de licence pour critiquer mutuellement les aspérités dans leur comportement. D’où l’insistance sur le mot “son”(caractère) et “nogoya”(adoucir pour rendre plus sociable).

Le plus faible pouvait dire au plus fort sans subir de représailles ce qui était mauvais dans son comportement ou sa façon de gérer la société; il y avait là un garde-fou contre la tyrannie et l’abus du pouvoir. Par ce canal, les recriminations populaires trouvaient un véhicule efficace. Nos sociétés aiment l’intermédiation; une chose est d’autant valable qu’elle passe par un intermédiaire.

Il n’est pas rare de voir une personne qui a bénéficié d’un cadeau demander à une autre personne de remercier le bienfaiteur. Loin d’être un simple salamalec, c’est une façon d’exprimer la gratitude autant qu’un moyen de rendre le bienfait public, car, dit-on, il n’y a pas pire voleur que celui qui cache le bienfait d’autrui(bonya dogobaga yé zonyé). Malheureusement, nous ne voyons dans le senankounya que l’aspect de la bouffonnerie et de l’exploitation mutuelle.
Bonne journée,

Chérif Keita


Bonjour Cherif,

Une toute autre question: Soundiata etait-il reellement infirme au point de ne pouvoir se tenir debout et a-t-il reellement pu marcher par miracle? Voila, je regardais un show sur l’ORTM ou Saramba Diabate etait au plateau avec un homme et ils ont raconte l’histoire de Soundiata. Selon eux, Soundiata n’etait pas paralyse (nambara), avait des jambes musclees mais ne pouvait pas se lever. Ce qui l’en empechait s’est gueri et voila comment il s’est tenu debout. Je vais voir sur YouTube pour le mettre en ligne. Je voudrais vraiment ton avis sur ca parce que c’est du malinke fort que ces deux parlent.

Abdoulaye Keita


Bonjour, mon frère. Comment vas-tu? Bien, je l’espère. Avec ta permission, je vais mettre Malilink en copie de cette réponse.

Ta question intéressante suscite beaucoup de réponses et d’hypothèses. Chez nous, l’histoire attribue bon nombre de traits physiques spectaculaires aux héros. En l’absence de preuves sûres sur la véracité ou la fausseté de ces affirmations, une analyse symbolique nous livre des connaissances plus profitables sur l’imaginaire et l’esthétique de nos peuples. Par exemple, on disait de Fakoly(le neveu de Soumaoro Kanté) qu’il avait une tête énorme et une bouche démesurément large(Fakoly Koumba, Fakoly daàba) et au narrateur d’expliquer que la dimension de sa tête est une métaphore pour sa capacité à se charger de lourdes responsabilités(de grandes charges) et que la largeur de sa bouche signifiait sa franchise extrême qui ne taisait aucune vérité, si dure qu’elle soit. On ajoutait que si Fakoly portait de gros pantalons, ce n’était pas pour dissimuler une hernie car il n’en avait pas. Fakoly était un homme dit accompli(le pantalon en est le signe). La liste continue et ainsi l’artiste oral révèle par de telles associations et métaphores sa propre dextérité verbale et captive l’imagination de son audience. Je suis sûr que tu te souviens de plusieurs de ces expressions dans nos chansons épiques.

Voyons maintenant certains des traits attribués à Soundiata. On dit communément qu’il a été paralytique pendant plusieurs années de son enfance(le nombre varie selon le narrateur). Là encore, voyons les choses sur un plan métaphorique. Pour le ngana(l’intrépide homme ou femme d’action) que Soundiata est supposé représenter, qu’est-ce qui peut être plus contrariant que l’incapacité de marcher, de courir, de sauter, etc? Tous ces obstacles à l’affirmation de la personnalité profonde du ngana se résument symboliquement dans la paralysie, qu’elle soit naturelle ou causée par les sortilèges(d’une marâtre). Le fait que Soundiata arrive à surmonter cette infirmité est aussi une marque du ngana, du héros, celui qui arrive à dépasser les limites que la vie(sa naissance ou sa condition sociale) lui impose pour élargir les frontières du vécu existentiel de son peuple(libération d’un joug étranger ou agrandissement de la patrie). Tout se passe comme si la dimension de la réussite du héros est nécessairement fonction de l’ampleur de l’obstacle(paralysie ou nambaraya) qu’il aura surmonté pour s’affirmer parmi ses pairs. Comme on le dit, le fromager est un grand arbre mais sa graine est petite. Cette image de Soundiata comme l’homme qui, après un début difficile, a triomphé de façon éclatante en se forgeant un destin prodigieux(le nankama) est la personnification d’une valeur essentielle chez nos populations, à savoir l’optimisme, penchant qui fait que nous sourions très souvent devant les plus dures épreuves (individuelles ou colllectives).

Comme dans toutes les sociétés, le héros devient une espèce de piquet auquel on accroche toutes les valeurs que le collectivité considère essentielles et indispensables pour la socialisation de l’individu. L’histoire du héros devient un outil didactique, même le meilleur, pour communiquer ces valeurs fondamentales. C’est ainsi que l’on attribue au héros ou à la figure héroïque la paternité de certaines pratiques culturelles ou d’ exploits qui ne sont pas forcément les siens(par anachronisme).

C’est à la lumière de cette réalité socio-esthétique que l’on peut peut apprécier la place centrale du héros Soundiata dans notre région. Il est cette référence humaine qui capte la plupart des valeurs culturelles essentielles, comme le respect de la mère(Sogolon Djata), la compétition avec le père ou les ancêtres(fadenya), l’importance de l’exil(tounka) pour l’enrichissement de la vie des êtres et des peuples(tissage de liens entre les peuples de la région), la lutte contre sur le statu quo et la stagnation(l’ennemi du héros). Cette dernière notion du héros comme l’agent de la révolution ou du changement se résume dans la formule suivante: “ngana mamandi fò kojugu dòn), le héros n’est aimé que les jours d’épreuves.” Tant que tout va bien, on n’a pas besoin du(d’un) héros–au contraire, on chasse celui-ci loin du village ou du pays. Mais pour peu que la sécurité collective soit menacée, on fait revenir le héros de son exil, comme on a fait venir Soundiata de Méma, au pays soninké(le Ghana), pour qu’il libère son peuple du joug de Soumaoro Kanté.

Je m’empresse de noter(en réponse à une vieille question de Malobbo) que l’oppression infligée aux Mandenka par Soumaoro n’est pas jugée négativement par l’imaginaire traditionnel, car Soundiata ne serait pas devenu un héros sans Soumaoro, qui en fin de compte, n’est qu’un sababu(une cause nécessaire). Donc, les caractéristiques effrayantes attribuées à Soumaoro aussi ne sont que des formules paraboliques, qui ne font pas de lui un être foncièrement méchant ou l’incarnation du mal. Bien au contraire, Soumaoro et sa caste(de forgerons) sont célébrés dans des refrains mémorables comme les vrais détenteurs de la connaissance(donniya) ou de la magie(souya), qualités qui constituent le fondement de toute société. Je répète toujours à mes étudiants que dans notre littérature orale à nous, il n’y a pas vraiment d’anti-héros(villains, en anglais); c’est la vision manichéenne de la littérature occidentale (les personnages doivent être bons ou mauvais) qui nous fait lire Soumaoro comme le mal; tel n’est pas le cas chez nous.

Soumaoro est le sababu qui permet l’ascension des Mandenka, le passage du royaume à l’empire, de l’état de faiblesse vers le rayonnement de leur civilisation, etc. En somme, le héros est un personnage ambigu et c’est cette ambiguité que Bertolt Brecht a saisie dans une expression semblable à celle citée plus haut: “Malheur au pays qui a besoin de héros; malheur au pays qui n’a pas de héros.” En d’autres termes, quand un pays a besoin de héros, cela veut dire que rien ne va plus; or, le pays qui n’a pas de héros est un pays condamné pour longtemps à la servitude.

Enfin, j’ai eu à beaucoup parler de ces notions dans mon ouvrage de 1995 intitulé, Massa Makan Diabaté: Un griot mandingue à la rencontre de l’écriture(Paris: L’Harmattan, 1995) et aussi dans deux émissions télé que j’ai faites sur le livre en 1996 avec feu Baba Sangaré dit Grazzi dans son Forum Culturel. Je possède les deux émissions, qui devraient être mises sur Youtube.

Porte-toi bien,

Chérif Keita


Cherif,
Merci sincerement pour ce beau cadeau d’histoire. Le titre du show en question est ngana (je comprends maintenant pourquoi). L’artiste c’est plutot Saramba Kouyate – pas Diabate. Je ne manquerais pas de me procurer ton livre. Beaucoup d’enseignements.

Permets-moi d’abuser de tes resources mais j’ai remarque que Kankou Moussa n’a pas eu la place de Soundjata dans les traditions orales. Qu’en penses-tu? Par ailleurs, le Dr. Houssouba m’aurait enseigne que le Songhai a sa source dans le malinke (bambara). Est-ce que c’est due a Kankou Moussa et son cortege? Kankou Moussa fut-il un descendant de Soundjata? On ne fait presque jamais reference a son NOM (Djamou) dans les traditions orales. Etait-il un Keita et a-t-il beneficie de la succession royale dans le Mande?

Merci beaucoup mon frere – I am ashamed I know little about our history.

Abdoulaye Keita


Merci Chérif, chers Abdoulaye et tous,

pour l’ exploration de “l’imaginaire et l’esthétique de nos peuples”. Cela contribue beaucoup à l’ éclairage ainsi à lutter contre la mystification et l’ obcurantisme entretenus sur le sujet. En fait ce que tu dis là sur les héros mandingues est valable pour les autres héros d’ autres terroirs de notre pays. Sur ceux du Macina j’ ai aussi des interprétations pareilles, donc l’ explication des paroles paraboliques.

Toutes fois, je doute fort qu’ il n’ a pas de anti-heros chez nous et que “c’est la vision manichéenne de la littérature occidentale (les personnages doivent être bons ou mauvais)”. Peut-être que tu as nos échanges passés en tête en me citant. Je disais que ces anti-héros (Soumaoro vs Soundiata) est une apologie du vainqueur. Or le morceau que j’ ai incriminé parlait de Soumaoro qui enlève la peau de son adversaire pour en faire des chaussures – et ceci sans la contribution quelconque de la littérature occidentale, mais dans la bouche d’ un griot malien estimant puiser de nos sources authentiques (ci-joint nos échanges là-dessus).

Merci encore

Bien cordialement

M. Diagayété

Reintegration Des Fonctionnaires

Je n’avais pas fait attention à cet email.

J’entends que la Cour suprême a demandé la réintégration des fonctionnaires
frauduleusement recrutés. Est ce que quelqu’un a vu l’arrêt de la cour
suprême ? Je ne l’ai pas vu mais ce que j’en ai appris c’est que la cour
suprême a conclu sur l’abus d’autorité. Il s’agit d’un contentieux
administrative et on peut estimer qu’un ministre qui annule l’arrêté d’un
autre ministre est questionnable. Mais cela n’est pas une décision de
réintégration puisque le PM Ly avait conclu que malgré l’avis de la Cour
Suprême ces fonctionnaires n’étaient pas intégrables car le même texte qui
aurait pu les intégrer, procèderait également à leur radiation car nul ne
peut se prévaloir d’avantages indument acquis au vu des textes de la
fonction publique. Ces fonctionnaires n’ont pas passé de concours la
plupart réclament un droit qu’ils ont acquis pécuniairement.
Il ne faut pas traiter à la légère ce qui contribue à déconstruire la
gouvernabilité d’un pays. C’est extrêmement grave. C’est ainsi que l’on
perd un pays.
Cordialement.

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Amb. Ret. Mamadou Traoré


Cher Traoré et tous bonsoir!

Dans ce pays, bien s de choses contraires et abusives dans l’injustice
totale et criarde!

Un retraité doit il être en pleine activités lorsque des jeunes
diplômés chôment?
Un retraité a t il droit de changer de paires de chaussures sous son
bureau lorsque de braves jeunes attendent les postes?
Un fonctionnaire a t il le droit d’occuper plusieurs postes dans un
même service et dans divers services, lorsque des jeunes demandeurs
d’emplois pilulent dans les rues?
Un fonctionnaire doit il avoir plusieurs salaires lorsque d’aucuns
n’ont pas le salaire minimal en traitement?
Que dire des agents bi, tri-emplois avec des reconnaissances étatiques?
Que dire des agents non en disponibilités mais loyalement et
illégalement traités comme naturels dans nos services?
A quoi à servi les divers contrôles physiques?
Combien de morts sont traités, et qui avancent dans nos listes des
agents en activités?
La loi n’est pas retro-active vous le savez mieux que moi, mais hélas
ce que vous semblez demander est dans cette optique!
Allons vers les vrais gardes-fous pour protéger la Nation et sauver
les travailleurs du mimétisme qu’ils font dans les injustices qu’ils
vivent au jour les jours!

Mamadu Ba


Ils ont tous été réintégrés ou en passe de l’être, sur la base de cet arrêt que j’ai bien. Comme à notre habituelle pratique, on crée un droit en fraude, on viabilise la fraude et on rétablit ensuite le droit. On critique quand on n’est pas soit même concerné, directement ou indirectement et on se tait.

Mamadou I. Konate


Maître, Je vous salue bien bas, vous qui vous évertuez à défendre le droit dans un pays où tous ceux qui peuvent tirer les ficelles s’en fichent éperdument. Malheureusement, ce qu’on appelle “la corruption” s’est installé durablement dans la fibre du Malien, de l’homme et de la femme de la rue à nos prétendues élites. Pouvait-il en être autrement? Quand une société applaudit le fils ou la fille qui vole de façon éhontée les biens publics pour envoyer Papa et Maman à la Mecque ou lorsque le responsable honnête qui vit de son modeste gain est traité de “maudit”(dangaden), par où faut-il commencer pour extirper le mal?

Je comprends bien ceux qui disent qu’il faut que les gens reviennent à Dieu. Ils ont raison car aucun degré de religion ou de religiosité ne peut tolérer ce qui se passe au Mali depuis la fin des années 60. Mais puisque l’être humain ne naît ni dans la mosquée ni dans l’église mais plutôt à la maison, n’est-ce pas là qu’il faut revoir l’éducation morale et marteler devant l’enfant que voler, sous aucune de ses formes, n’est acceptable, que seul le travail bien fait et de façon honnête procure la vraie satisfaction et engendre le progrès? Le pire aujourd’hui, c’est que nos griots et autres paroliers ne cessent de débiter ces principes à longueur de journée mais que tout le monde fait le contraire.

On trouve même des subterfuges pour contourner les comportements saints. J’aimerais revenir un peu sur la question de la parenté à plaisanteries pour montrer comment la corruption a gangréné cette coutume que nous apprécions beaucoup. Il n’est pas rare de voir les gens s’en emparer pour cacher des comportements de mendiants. J’ai vu souvent vu des gendarmes et autres agents de la sécurité publique l’utiliser quand ils savent qu’exiger un pot-de-vin serait trop flagrant.

ATT et les politiciens de son temps ont perçu une faille que beaucoup d’entre eux ont vite exploitée pour se maintenir, s’enrichir et même vendre le pays. Dans de telles conditions et dans le contexte de la crise politique profonde que traverse le pays, on ne peut pas être très optimiste pour l’avenir du Mali. En même temps, quand on voit le sursaut patriotique et l’engagement d’une certaine frange de la jeunesse malienne à pourfendre la corruption morale(Master Soumy, ReCam et autres), on ne saurait perdre espoir. Maître, bonne journée,

Chérif Keita


Mon cher Chérif,

ce passage m’ abeaucoup plu:

“Mais puisque l’être humain ne naît ni dans la mosquée ni dans l’église mais plutôt à la maison, n’est-ce pas là qu’il faut revoir l’éducation morale et marteler devant l’enfant que voler, sous aucune de ses formes, n’est acceptable, que seul le travail bien fait et de façon honnête procure la vraie satisfaction et engendre le progrès”.

Ainsi que cette note finale:

“En même temps, quand on voit le sursaut patriotique et l’engagement d’une certaine frange de la jeunesse malienne à pourfendre la corruption morale(Master Soumy, ReCam et autres), on ne saurait perdre espoir”.

No more comment !

Bien cordialement

M. Diagayété


Malobbo bonsoir,

Je me joints à vous pour remercier Koro Chérif pour avoir exprimer dans des mots simples tout le mal qui chagrine les maliens.

Mon espoir c’est cette jeunesse. Il y a Le ReCAM mais il y a ces jeunes maliens, patriotes, conscients, qui manifestent chaque vendredi à l’esplanade de la bourse du travail.

Pour ce qui peuvent, je voudrai que les plus anciens les encouragent en se joignant à eux. Quelques minutes de notre présence suffiront pour les encourager.

Aidons les à refaire ce que nous avons contribué à détruire de leur avenir et de celui de tous les maliens.
Je suggère aussi que Le ReCAM coordonne avec ces jeunes au Mali aussi pour les aider à mieux s’organiser et mieux communiquer.

Merci beaucoup à Koro Chérif. Il y a des hommes dont la parole donne des ailes aux autres.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


“Quand une société applaudit le fils ou la fille qui vole de façon éhontée les biens publics pour envoyer Papa et Maman à la Mecque ou lorsque le responsable honnête qui vit de son modeste gain est traité de “maudit”(dangaden), par où faut-il commencer pour extirper le mal?”__Keita

Je n’arrête de repeter la même chose à qui veut l’entendre. Les maux du Mali sont là. On a totalement inversé les valeurs universelles. Comment une telle société peut progresser?

It simply can’t.

Amadou O. Wane

Le MAE Diop à DC

Le ministre Diop s’est prêté à une série de questions-réponses avec les maliens à Washington sur les accords d’Alger. Il a répondu aux questions sans langue de bois — la plupart du temps; à certains moments il a soigneusement évité de répondre directement. Mais de façon générale ses réponses étaient très candides.

La ligne est celle que le gouvernement répète; cet accord est le fruit d’un compromis; la partie malienne a beaucoup d’objections mais souhaite avancer afin de ramener la paix et que les réfugiés reviennent.

Le gouvernement ne prévoit pas d’alternatives à cet accord; si les rebelles refusent d’avancer alors c’est la responsabilité de la communauté internationale à les y forcer. Il n’y a pas de plan B. La messe est donc dite. Commençons à prier? C’est un des points sur lesquels le ministre n’a pas dit toute la vérité; il est difficile d’imaginer ne pas avoir de plan B quand ceux avec qui on est supposé signer refuse résolument de même parapher.

Et l’armée dans tout ça? Elle continue (en douce) à se remettre à niveau? Le ministre en tout cas ne voulait pas être trop bavard sur ça. Et il a peut-être raison.

Concernant la question de débat national (avant tout accord), Diop a rappelé que la loi conférait des prérogatives au chef de l’état pour mener le pays dans la direction qu’il estime être la meilleure. Il oublie cependant que la position du gouvernement aurait été encore plus forte si il y avait des propositions émanant d’un consensus national (ou politique).

Pour la question de la constitutionnalité de l’accord, il faut attendre que le débat arrive à l’assemblée — du moins ce que j’ai cru comprendre.

Pourquoi ne pas mettre l’Algérie de côté et arriver à un accord directement avec les rebelles? La réponse du ministre: ils ne nous font pas confiance et nous ne leur faisons pas confiance; d’où la nécessité d’avoir une partie neutre entre nous. Si le manque de confiance est tel que le dit le ministre, alors il est difficile de voir comment les rebelles accepteront l’autorité de l’état et la mise en œuvre d’un quelconque accord; le paradoxe ne peut pas avoir échappé au ministre. En somme, il n’est même pas clair quand l’implication des voisins cessera.

Il faut dire que le tempérament du ministre Diop a beaucoup favorisé les discussions. L’échange était à 2 sens; les participants étaient visiblement très engagés et Diop en a profité pour leur dire ceci: les Maliens partout où ils sont doivent être des extensions de la diplomatie malienne; tout le monde doit s’impliquer.

Le ministre a évoqué plusieurs autres points; la radio awkodi a enregistré les débats.

En définitive, je ne sais pas s’il a fait beaucoup évoluer la position des uns et des autres; je n’étais pas dans la salle mais je pense que la complexité de la situation fait de cela un exercice difficile.

Mon sentiment personnel est que nous assistons en simples spectateurs à une fuite en avant des autorités maliennes; elles veulent signer ce document; la médiation veut faire signer ce document; même si les rebelles finissent par signer ce document l’insécurité du pays ne fait que grandir. Et après la signature, que se passera-t-il? Un simple retour à la case de départ; tout simplement. Le problème restera entier.

Diop et le gouvernement qu’il représente vont signer l’accord; cela ne fait aucun doute; même si cela pose les jalons de ce qui créera d’innombrables problèmes que le gouvernement en toute évidence est prêt à accepter, comme le salaire et l’incurie de son leadership. De tout son énoncé, je n’ai pas eu le sentiment que Diop et le gouvernement mesurent la gravité de la situation. Je n’ai pas le sentiment qu’ils anticipent au delà de l’étape actuelle.

J’ai commencé à écrire ce billet juste après la fin de l’intervention de Diop; entre-temps j’ai pu voir un documentaire sur TV5 intitulé “Rwanda: du chaos au Miracle”. Tous les Africains doivent voir ça. L’équipe dirigeante du Rwanda s’est donné les moyens d’avancer; 40% de son budget provient de l’extérieur (contre 30% au Mali); mais leur discours est ceci: votre argent ne vous donne pas un droit de vote.

La communauté internationale nous demande de signer; on va signer puisqu’on nous le demande; et peut-être qu’en leur donnant ce plaisir ils vont nous aider; nous aider avec des euros supplémentaires; avec plus de formation militaire; avec des dons alimentaires; car, en définitive, nous sommes des incapables; des assistés éternels.

L’état malien n’a pas les moyens de mettre en œuvre ces accords; qu’on ouvre les yeux ou qu’on les ferme le soleil brille toujours. Le Mali ne peut pas continuer à exister comme ces gens-là veulent; “signons-vite-pour-retourner-à-avant” ne marchera pas cette fois-ci.

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A. Karim Sylla

Instituteur Des Sables

Je suis tombé sur ce livre en fouillant le rayon Afrique d’une FNAC

Bocar Cissé, instituteur des sables – Témoin du Mali au XXe siècle
Bocar Cissé, Bernard Salvaing, Albakaye Ousmane Kounta
Editions Granvaux, 2014

Le livre est une biographie de Bocar Cissé — il raconte une partie de son enfance, sa vie dans les écoles coloniales, son engagement pendant la deuxième guerre mondiale, sa vie d’enseignant des colonies puis de l’école malienne, et de sa retraite.

Le livre de Cissé n’est pas sans rappeler les deux livres de Hampaté Ba (Amkoulel et Oui! Mon commandant) pas nécessairement dans le style, mais dans les observations que Cissé fait de la vie de tous les jours; c’est un vrai travail d’anthropologie (et d’histoire) qui commence par les populations de la boucle du Niger puis se termine sur les changements au Mali. De longs chapitres sur son parcours parsemés d’anecdotes qui révèlent beaucoup sur la méthode des colons mais aussi celui de la première république; l’organisation de l’école.

Sa carrière d’enseignant il l’a surtout fait dans la région de la boucle du Niger (les sables) — et c’est là qu’on comprend le mieux son naturel pour l’anthropologie et la sociologie. Cissé a été aussi syndicaliste et politicien — les joutes pré-indépendance (RDA v. PSP) et post-1960 y sont également discutés.

Le livre est basé sur les notes méticuleuses qu’il a écrit tout le long de sa carrière; comme un journal quotidien. Au crépuscule de sa vie il dit ceci à ses enfants: “Je ne possède rien du tout, je n’ai pas de troupeau, je n’ai pas de berger, je n’ai pas de compte en banque, toute la richesse que je possède réside dans ces papiers”. Cissé s’est éteint en 2004, 10 ans avant la parution de son livre avec lequel il a collaboré avec Bernard Salvaing et Albakaye Kounta.

Le livre est simplement excellent, avec beaucoup de notes explicatives. Le “tout vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle” prend tout son sens et sa dimension avec Cissé.

PS: C’est au cours de la lecture que j’ai appris aussi que Cissé était le père de Soumeila Cissé, le chef de l’opposition.

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A. Karim Sylla


Sylla, merci pour ce descriptif du livre de feu Bocar Cissé, qui est sorti chez mon éditeur, Grandvaux. Cet ouvrage mérite d’être lu pour la mine d’informations qu’il contient. M. Soumaïla Cissé a eu à dédicacer le livre pendant la Foire du livre à Paris. C’est formidable quand les aînés laissent de tels témoignages à la postérité. Alors, avis aux aînés présents et futurs!
Chérif Keita


Merci Jeune frère inusable,
J’ai effectivement lu le livre dont une bonne partie traite des écoles nomades de Ménaka. Etant de Ménaka moi même, j’ai vu avec quelle précision les situations ont été décrites. Sans même les nommer je reconnais déjà certaines des personnes que l’auteur cite en raison de la description qui est faite des actes et des lieux. Une lecture fine permet aussi d’entrevoir les prémisses aux évènements que nous vivons actuellement dans le septentrion de notre pays.
Je n’aurais jamais pu résumer cette œuvre grandiose, d’un père de l’indépendance du Mali avec aussi de brio que toi. Je te tire mon chapeau, mais cela ne me surprend pas de ta part.
Cordialement

Bretaudeau


Bonjour Sylla, Bonjour à tous,
Un livre remarquable et le rapprochement-comparaison avec des écrits de Hampaté Ba est tout à fait juste.

Je l’ai connu pendant mes années de lycée à Bko (lycée de Badalabougou par l’intermédiaire de sa fille Oury Cissé promotionnaire) et quel plaisir lorsque après le 1er verre de thé il était disponible pour raconter des épisodes de cette vie d’enseignant, surtout l’approche pédagogique, les relations avec les élèves, les parents d’élèves et aussi la hiérarchie coloniale. J’ai noté son attachement au respect, à la dignité, sa foi en la formation pour un pays…. Les anecdotes et récits très instructifs.

Je l’ai encore revu quelques années plus tard pour ma thèse et il m ‘apporta une mine d’or pour comprendre des énigmes que j’avais du mal à élucider avec mes outils classiques de science politique.

En effet, détaché mais pas désintéressé des activités politiques (à nuancer d’ailleurs), il expliquait les choses avec une liberté de ton, une acuité d’analyse et une clairvoyance remarquables.

Merci Sylla pour attirer l’attention sur ce petit trésor.
Bonne lecture à tous

Issa Diawara


Je me joins a Cherif pour dire que nos aines qui vivent toujours doivent tout faire pour nous laisser leur memoire comme l’a fait Mr Cisse. Excellents temoignages.

Abdoulaye Keita


Je pense que c’est ce livre que Mossa ag-Assaghid, le fameux/fumant représentant du MNLA en France a plagié dans son livre “Écoles des Sables” qui a fait un tabac en 2010!

Je vais commander le livre de feu le vénérable Bocar CISSE, le logeur de mes parents touaregs du Faguibine à Niafunke.

Sincèrement
Mohamed Ag Hamaty


Soumaila Cissé fils d’instituteur !
Voilà qui augmente son crédit de sympathie à mon niveau.

J’ai un penchant très fort pour les instituteurs parce que j’en ai eu des merveilleux à mon jeune âge. Ils sont restés des modèles pour moi.

Ma première institutrice Madame Sall Awa Maiga, ensuite Idrissa Timbely, Abdou Konaré, Agone Dama, Abdou Maiga, Agone Dama, Noumounitié Dembélé, Alassane Samba Sidibé, …

De vrais éducateurs desquels je suis resté nostalgique. J’ai pu gardé le contact permanent avec Agone Dama qui a été pour nous le modèle. Il est resté attaché à notre promotion et nous lui rendons périodiquement les honneurs, très très satisfait de ce qu’il a été pour nous.

Des souvenirs …

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga

Le 26 Mars

Chers tous,
S’il est une chose qui échappe à la plupart des africains que nous sommes, c’est le plus souvent savoir ou reconnaitre que l’atteinte de tout objectif noble et salutaire dans la vie, obéit forcément au respect strict des règles. C’est pourquoi, je répète constamment au cour d’échanges avec les amis, que la problématique fondamentale du rapport que nous avons avec les questions essentielles de notre existence est avant tout une question de discipline.

Quand le chimiste affirme qu’en associant deux (02) molécules d’hydrogène à une (01) molécule d’oxygène, dans les conditions normales de température et de pression nous obtenons de l’eau, la constance et l’invariance du résultat de cette expérience n’est imputable qu’à la discipline observée par le scientifique, c’est-à-dire au respect des règles.

La République et la démocratie visent un seul objectif : Créer l’environnement favorable à l’épanouissement des individus et des collectivités ; donc le développement.
Cependant, le développement a aussi ces règles et elles ne sont qu’aux nombres de trois (03). En terme clair, il ne peut-y avoir d’autres voies, expresses ou originales soient-elles, en dehors de ces trois (03) pour se développer. Je lance très modestement, un défi aux brillants esprits et il y en a sur nos réseaux, pour apporter un argument contraire à ce qui suivra. Personne n’y arrivera, pas parce que c’est intellectuellement bien élaboré mais simplement parce qu’il y a depuis belle lurette, un consensus universel admis et indépassable sur cette question.

Le ton utilisé ici à toute sa nécessité, chers amis, car le plus souvent, les africains en général et les maliens en particulier, pensent qu’il est toujours possible de passer par des raccourcis et des solutions de facilité, afin d’atteindre les nobles objectifs auxquels d’autres sont arrivés en restant rigoureux sur les principes. Bref, les trois (03) voies incontournables du développement sont les suivantes :

1-Elaborer une stratégie nationale permettant de vulgariser le savoir et le savoir-faire au sein des populations (Éducation performante) ;

2-Mettre en place un système économique efficace sur la base d’une politique fiable et viable de création, de rétention et de distribution de la richesse ;

3-Et enfin, s’appuyer sur les progrès scientifiques et techniques comme instruments de développement.

Le 26 Mars 1991 fut pour notre pays, l’aboutissement d’une longue bataille pour la république et la démocratie. L’aspiration du peuple Malien à un mieux-être, lui a coûté corps et âmes. Après un quart de siècle de parcours démocratique et républicain, la légitime et intelligente question de fond à nous poser est la suivante : Avons-nous emprunter au moins la voie du développement ? puisqu’il est constant et indéniable que nous ne nous sommes pas développés.

Les outils et instruments qui nous permettent de répondre objectivement à cette interrogation ont été donnés plus haut. Comme la répétition est souvent pédagogique, les revoici autrement est simplement recomposé.

1-Avons-nous su et pu avoir une éducation performante ? NON ! A ma connaissance l’école Malienne est passée du state de malade à l’agonisant à partir de 1991 ;

2 Disposons-nous d’un système économique efficace ? NON ! A ma connaissance nous vivons du résidu économique mondial ;

3-Avons-nous encore compris qu’il n’y a point de développement sans la science et la technologie ? NON !

A ma connaissance nous trouvons qu’elles sont plutôt la conséquence du développement pendant qu’elles en sont la cause. Voilà, chers frères et sœurs, la sèche et l’amère vérité.
De tout ce qui précède, si nous devrions objectivement noter les différents régimes politiques qui se sont succédé dans notre pays, de 1991 à nos jours, exclusivement sur la base des résultats obtenus par rapports aux critères généraux mondiaux validés du développement, ils ont tous, sans aucune exception zéro (00) sur dix (10) ou sur vingt (20) qu’importe !

En réalité, la grande majorité de ceux qui sont arrivés aux affaires, sous l’appellation du mouvement démocratique, s’est assigné tous les objectifs à atteindre sauf ceux du peuple à savoir semer les vrais graines de la république et de la démocratie en vue d’un développement progressif de notre pays. Elle a préféré trahir la mémoire des martyres, écarté ceux qui la rappelait à l’ordre, au profit de ses intérêts personnels, familiaux, partisans et claniques.

Cette situation a abouti à ce que nous savons tous : Mensonge et corruption légalisés et légitimés, criminalisation de notre économie, Aguelhok, coup d’état, perte de notre intégrité territoriale, de notre souveraineté, mise sous tutelle de notre pays, humiliation de tous les Maliens.

Que faire maintenant ? J’y reviendrai après inch’Allah.
Bonne méditation sur le 26 Mars.
Fabou KANTE


Bonjour chers frères et sœurs,
Permettez-moi de vous “Forwarder” ci-dessous, la réaction d’un ancien Ministre de AOK , suite à la modeste réflexion que j’ai partagée avec vous il y a quelques jours sur le 26 Mars.
Seydou Idrissa TRAORE alias Sedios ( C’est Dialla qui l’appelait ainsi car ce sont des amis d’enfance) est un homme pour lequel j’ai beaucoup de respect et d’estime pour une raison fondamentale: Il a le courage de dire en privé en public qu’il a conscience que c’est eux (les vieux , acteurs du mouvement démocratique etc ) qui sont en grande partie responsables de l’État de déchéance dans lequel le pays est.

Il va plus loin que ce méaculpa en clamant qu’ils ont la lourde responsabilité devant l’histoire , Dieu et les hommes, de se battre sans arrêt pour se racheter auprès de leurs enfants (les jeunes). Il s’est battu au sein de la CPM, il continue à se battre sans relâche au sein de l’association JOKO ni Maya dont il est le président , accompagné par des intrépides vieux comme Dr Abdoulaye NIANG, Idrissa TOURE etc.

Voilà ce que j’appelle un responsable. La psychologie nous enseigne, que prendre conscience d’un défaut constitue déjà un grand pas vers sa correction. Ce qui aggrave notre situation, c’est que ceux là même qui cassé le pays sont les plus arrogants parmi les arrogants.

Voyez-vous, que récemment , des Maliennes et des Maliens ont battu le pavé et continuent encore avec toutes les manœuvres politiciennes, pour disent-ils, le retour d’un certain ATT pendant que les populations vivent chaque jour l’humiliation, l’indignation, la souffrance partout dans le pays. Si toutes ces gens avaient fait comme Seydou, on ne serrait pas là aujourd’hui.
Bonne lecture et bien à vous tous.
Fabou Kante


—– Mail transféré —–
De : Seydou Idrissa TRAORÉ
À : fabou kante
Envoyé le : Vendredi 27 mars 2015 9h58
Objet : Re: LE 26 Mars

Fabou, bonjour
Il faut ajouter le Savoir être. Nous avons inversé les valeurs sociétales. Le développement est au bénéfice de l’homme, i cet homme se dégrade tout est remis en cause. Quand au quart de siècle de démocratiem il est temps que les responsables du Mouvement Démocratique parlent pour répondre à un certain nombre de questions:

– les fous, mendiants, jeunes scolaires et autres jeunes tués lors des évènements l’ont été comment. Ceux qui les ont tué et leurs commenditaires seraient ceux là qui nous gouvernent depuis 1992?

– pour quelles raisons Alpha a fermé toutes les bases des régions du Nord et brûler des armes d’un pays qui a sept frontières?

– au nom de quoi a-t-il décidé de tuer notre système scolaire tout en le pervertissant.

– pourquoi Alpha et ATT ont-ils vendus les MIgs et Hélicoptèrs de l’Armée maliennne

– Pourquoi l’ADEMA a-t-il été érigé en parti-État avec toutes les prérogatives du parti unique, en lieu et place de l’État du Mali? (RPM, URD et ADEMA fonctionnent dans le même esprit)?

La révolution de 91 a été récuperée par un noyau qui planifié en 1991 de venir au pouvoi, d’y rester pendant 30 – 50ans pour devenir Politiquement et Economiquement Incontournables, avec comme résultat le Mali que nous avons aujourd’hui, basé sur le Mensonge, la Trahison, la Corruption et la Destruction. Peut-on changer en ayant les mêmes en place?

Le Mouvement Démocratique doit maintenant rendre compte au peuple du Mali.Que a été le deal avec Madame Danielle Mitterrand lors de son séjour à Bamako en 91 afin de tomber Moussa. Ça veut dire quoi le Statut Particulier à octroyer aux régions du Nord? Ce deal de 1991 est à la base d tout ce que nous vivons et endurons.

Il s’agit de points à approfondir pour que les âmes des Martyres puissent enfin reposer en paix après les excuses et explications du Mouvement Démocratique. Les martyres connaissent la vérité de leur mort et ils ont besoin de la vérité. Le pays pourrait se relever enfin et restaurer sa dignité dans l’honneur et la droiture.

Il est temps de faire triompher la Vérité pour le bien de notre pays . Dans tous les cas les acteurs de ces actes ignobles s’exposent et exposent leurs progénitures à des épreuves difficiles. Comment ont-ils pu dormir, rire et vivre avec ces fardeaux? Que Dieu tout puissant libère leurs langues pour que notre pays le Mali et tous ses enfants retrouvent la Paix Amine!
Merci Fabou pour ta contribution constante. Excuse la rédaction, je ne suis pas expert en clavier.

Seydou Idrissa TRAORÉ
JOKO ni MAAYA

Signer Alger n’Amènera Pas la Paix

En l’espace de quelques jours voici la liste des attaques qu’il y a eu au Mali — certains revendiqués, d’autres pas. Si on pense que signer les papiers d’alger va ramener la paix alors il faut aussi croire que ceux avec qui on signe sont les vrais responsables de ces attaques — sinon, alors il faut qu’on s’assoie plutôt à la table des négociations avec les auteurs des attaques suivantes:

  • 06 avril 2015: Attaque de la foire hebdomadaire de Diafarabé; 1 mort
  • 05 avril 2015: 4 ou 5 roquettes sont tirées sur la ville de Gao; 1 mort et 3 blessés
  • 05 avril 2015: plusieurs roquettes sont tirées sur la ville de Kidal; aucune victime
  • 04 avril 2015: Attaque contre les locaux de la brigade territoriale de gendarmerie de Boni (cercle de Douentza); 2 morts, 1 blessé
  • 03 avril 2015: Explosion dans une maison du quartier Sirakoro Méguétana à Bamako; 1 mort et plusieurs blessés.
  • 02 avril 2015: Une bergère pose le pied sur une mine vers Ansongo; 1 mort
  • 01 avril 2015: Attaque à l’arme lourde contre le Camp de la MINUSMA et de Barkhane vers Ansongo; aucune victime.
  • 01 avril 2015: Attaque contre le camp militaire de Boulkéssi (frontière du Burkina Faso); 3 morts parmi les assaillants.
  • 30 mars 2015: Attaque d’un camion du CICR à une quarantaine de kilomètres d’Ansongo; un mort, un blessé; revendiqué par le MUJAO.
  • 23 mars 2015: une bombe explose au quartier château de Gao; un mort qui serait le poseur de bombes lui-même

Le gouvernement malien veut convaincre coute que coute qu’il faut signer seulement et la paix reviendra; non, au contraire ce document créera la source d’autres conflits.

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A. Karim Sylla


Karim, merci pour la liste !

Je suggererais à Amadou Wane de créer une autre table, semblable à “Où est IBK?” pour recencer ces attaques.

Karim a fait déjà des suggestions pour ce qui est des colomnes: Date, Lieu, Nature, Victimes, Revendiquation. Le nom de la table reste encore à trouver. Peut-être “Où en est la sécurité”.

Je pense que cette table serait une très bonne chose qui montrerait que nous ne suivons pas seulement les pas de IBK, mais que nous compatissons beaucoup avec la population qui souffre énormément de l’ insécurité.

Un autre Sujet!

Je, Karim, tu portes quand-même tort au Gouvernement et à ceux qui militent pour “l’ Accord” si tu dis qu’ ils pensent que “signer l’ accord et la paix reviendra”. Ça ce n’ est pa tou à fait correct: tout le monde y compris le Gouvernement sait et à exprimer qu’ Avec l’ accord, ce n’ est que le début du commencement du rétablissement de la paix et que le travail dur est à venir.

Voilà ce qui est de la correction. Toutes fois je suis d’ accord que l’ application de l’ accord sera une source de beaucoup de conflits. Rien que l’ interprétation de certains passages et a mise en pratique vraiment réelle du désarmement des rébelles et de leurs alliés.

C’ est possible que ces conflits escalent jusqu’ à l’ éclatement de violences. Seulement il ne faut pas que le Gouvernement se laisse lier les mains par “des accords” qui ne profitent qu’ aux groupscules armés sans aucun scrupule comme on l’a vu après ces accords de cessez-le-feu. Il faut que le désarmement des fauteurs de guerre (MNLA et HCUA) aient concrètement lieu. Le Gouvernement ne doit avoir aucun scrupule de soutenir ouvertement la Plateforme, même dans ses combats éventuels contre le MNLA et le HCUA.

Bien cordialement

M. Diagayété


En fait il y a plusieurs conflits au Mali aujourd’hui; celui qui tue le plus n’est pas celui que le document d’Alger se propose de régler. Deuxièmement, l’argument qu’il faut procéder au pas-à-pas (on règle celui-ci d’abord pour pouvoir attaquer les autres) ne tient pas la route. L’accord d’Alger est truffé de pièges et c’est bien pour ça que la CMA veut des ajouts et de précisions. Même sur la question des “30%” on a déjà 2 explications: côté “pro-signature” on nous dit que ce n’est pas un transfert de resources budgétaires mais que même un projet basé à Bamako mais dont le but est de “développer” le nord pourrait faire partie des 30%. Est-ce que cela n’est pas de nature à envenimer les choses le lendemain de la signature? Ou encore l’intégration des combattants rebelles dans l’AMA; on se dirige effectivement vers la création de 2 armées dont une est incontrôlée.

On dirait qu’on veut signer pour faire plaisir aux autres.

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A. Karim Sylla


Oui, je suis d’ accord avec toutes ces critiques. Je les ai faites aussi.

Le problème est que c’ est insuffisant de dire “je suis contre”. Il faut des propositions concrètes car il faut sortir de cette crise prioritaire parmi les priorités. L’ entame d’ une dortie globale passe par un accord, mais si il y aura des problèmes à l’ appliquer. Il faut aller pas à pas comme tu le dis. Il faut quand-même poser un premier pas. Les populations qui souffrent le plus – en perdant leurs proches – ne peuvent pas attendre que le tout soit parfait ….

Pour ce qui est concrètement des 30% j’ avais répond aux critiques sur ça dont la tienne. Malheureusement tu n’ avais pas réagit à ma critique, suivie de Proposition. J’ avais donné l’ exemple/le concept appliqué en Allemagne dont la Namibie et l’ Afrique du Sud s’ inspirent. Le voila grosso modo:

– impôts et taxes dédiées uniquement à l’ État central, ou aux régions ou aux communes;

– impôts et taxes à partagér entre ces trois entités administratives;

– équilibrage financier entre les régions. Il y aura des régions qui verseront une partie de leurs récettes financières á la caisse centrale des régions et d’ autres régions qui recevront de cette caisse centrale des régions. En Allemagne, par exemple, constituée de 16 Etats fédérés, il n’ y a que 4 qui versent dans la caisse centrale des régions. Toutes les autres 12 reçoivent des subventions de cette caisse.

Ainsi les 30% qui sont aussi arbitraires que 10% ou 70% vont être remplacés par un concept solide, transparent et raisonné.

Bien cordialement

M. Diagayété


Je suis contre et la solution à mes yeux est de s’assoir à nouveau autour de la table et ne pas tenter de résoudre les problèmes du Nord mais les problèmes du Mali. Regardons partout où il y a des déficits et trouvons ensemble une méthode pour les combler de façon collective; on est ensemble ou on ne l’est pas.

Pour moi, laisser le gouvernement régler ce problème de la sorte ne conduira qu’à une solution approximative et locale, qui de plus nous explosera à la face ou bien au Nord (à nouveau) ou dans le reste du pays; la crise offre une opportunité: celle de remettre tout à plat et créer résolument un nouveau Mali; qu’il soit décentralisé, régionalisé, “autonomisé” ou “semi-independatisé” ce sera le choix des Maliens; on écrira une nouvelle constitution qui prendra en compte les aspirations de tout le monde et mettra le pays sur les rails.

Nous avons déjà fait cela en 1991-92; ayons le courage d’admettre que ça ne va pas et que le modèle actuel est à bout de souffle. S’il faut donner à chacun sa part de gâteau ou créer de nouveaux espaces, ce sera notre choix à nous dans un esprit démocratique.

L’accord d’Alger stipule qu’en cas de conflit d’interprétation, ce sera l’Algérie qui décidera de qui a raison ou tort; pas des juristes maliens, pas un parlement malien; mais des bureaucrates venus d’autres cieux qui décident à notre place, nous menant comme des bovins à l’abattoir de l’histoire.

Je disais tantôt que les actuels dirigeants du Mali n’ont aucune ambition pour le Mali; “case in point”, notre ex-PM dans lequel beaucoup d’entre nous avaient placé un espoir finalement au dessus de ses compétences; sur le rôle de l’Algérie comme décideur de conflits inter-maliens sa réponse (et je suppose celle de Koulouba aussi) a été de dire “faisons tout pour désormais être très proche des Algériens” (je paraphrase); il n’est même pas choqué par ce qu’il a dit.

Le Mali ne peut pas continuer avec son système actuel et espérer un changement radical; nous sommes à une jonction moins grave que celle que le Rwanda avait en 1994; ils ont opté pour le changement quelque soit ce qu’en pense les autres.

Mon ambition pour le Mali est qu’on ait le courage de changer aussi; pas effectuer des petites combines ici et là pour résoudre le problème du jour.

La raison pourquoi j’ai envoyé la liste des attentats des 10 derniers jours est pour qu’on se rappelle que ce pays est entrain de tomber de façon précipitée; tout le monde est entrain de créer des milices avec parents, amis et connaissances; pendant qu’un président et son PM se propose de violer impunément les lois de la république.

Malobbo, j’ai été un peu long; mais mon opposition à Alger 5 n’est pas une opposition pour s’opposer; qu’on décide de donner même 90% du budget malien à la seule ville de Kidal ou qu’on transfert toutes les institutions de la république à Kayes m’importe peu tant que l’ensemble des Maliens se retrouve dans cette optique. Comme en 1992.

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A. Karim Sylla


La CMA, la coalition des Chefs autoproclamés de la rébellion (cuvée
2011-2015) ne paraphe pas l’Accord d’Alger du 1ier Mars 2015 pour les
deux raisons principales suivantes :

1. les Coalisés de la « HONTE DES TOUAREGS ET DES MAURES MALIENS »,
n’ayant rien gagné dans cet accord, font preuve d’amertume de n’avoir
pu (ou su) amener la lutte pour la Libération de l’Azawad à son terme;

2. les Chefs autoproclamés de la rébellion (cuvée 2011-2015), ainsi
battus, tentent de tromper la vigilance de la médiation en arguant que
ceux qui les ont mandatés – les enfants et les femmes pris en otages
dans la seule ville-cimetière de Kidal – crient fort leur sentiment
d’être floués par ceux qui les ont instrumentalisés.

Il est à craindre que les hordes de combattants essaimés dans le
Sahara, ces mercenaires battus et débandés de la Libye post Kadhafi
(leur gourou), lâchés par leurs thuriféraires de la peu glorieuse CMA,
abandonneront la révolution azawadienne pour se mettre, immédiatement,
au service des terroristes jihadistes Aqmi/Anaçar-Eddine, Daech et
Boko-Haram qui les payeront bien en dollar et en euro au lieu que les
Ichoumars, ces bandits armés se fassent payer par des pillages pour
s’entretenir.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Merci Mohamed, grand combattant republicain malien, par la plume et le sabre !
Je partage ce que tu dis ici “Il est à craindre que les hordes de combattants essaimés dans le
Sahara, ces mercenaires battus et débandés de la Libye post Kadhafi
(leur gourou), lâchés par leurs thuriféraires de la peu glorieuse CMA,
abandonneront la révolution azawadienne pour se mettre, immédiatement,
au service des terroristes jihadistes Aqmi/Anaçar-Eddine, Daech et
Boko-Haram qui les payeront bien en dollar et en euro au lieu que les
Ichoumars, ces bandits armés se fassent payer par des pillages pour
s’entretenir.”

C’est bien sur ce point que nos autorites doivent garder les yeux, au lieu de faire une course effreinee vers une signature. En courant derriere cette signature par les bandits, les autorites maliennes doivent se garder de leur faire d’autres promesses, car meme celles deja faites (les promesses) ne sont pas encore claires.

Enfin, je rejoins Karim Sylla et tous les autres pour dire que la simple signature d’Alger “n’amenera pas la paix”. We really have to “man up” ! Les jeunes de Gao, et de beaucoup d’autres regions du Mali (chapeau a eux !) ont deja compris cela.

J’attends aussi une plus grande agressivite de la diplomacie malienne dans ce sens. Il faut d’une part mettre plus de pression, sans autres promesses, pour amener ces ‘mercenaires’ a parapher/signer; tout en armant et equipant notre armee: There is no other way around.
La pression doit se faire constamment en mettant en exergue, mille et une fois s’il le faut, le risque evident d’affililiation de cette poignee de criminels a Daech, et aux Boko [Al(haram)] Shabab, etc.

Bonne soiree a tout le monde !

Talatou

PM: “CMA Décide de Parapher l’Accord d’Alger”

Bonjour M. Diagayete,

Tout ca c’est de la comedie. Les mouvements ne peuvent faire autrement. C’est la communaute internationale qui decide! Entre temps le gouvernement a eu le temps de faire sortir des gens un peu partout pour montrer que toute la population est avec cet accord. Du Koteba!

Ces mouvements armes et ceux qui les ont soutenus doivent faire un examen de conscience. Rien, ABSOLUMENT RIEN ne justifiait une rebellion armee au Mali. Que des innnocents morts! Des centaienes de milliers de pauvres deplaces, et mis dans la misere pour des intérêts egoistes de quelques individus.

Triste, triste!

Cdmt. Fad


Mon cher Fad,
Je partage ton analyse et trouve que tout ça c’est du gâchis.
Que Dieu Bénisse le Mali et qu’il n’ y ait plus de place à l’impunité et que la justice reprenne ses droits pour faire payer les bourreaux et apaiser les coeurs des victimes. Amen!
Cordialement
Bretaudeau


Bonjour
Ag Hamaty, je crois fermement que le peuple malien dans son ensemble est un peuple pacifique – donc il y aura forcement le pardon, comme ce fut le cas par le passé. Mais contrairement au passé, cette fois-ci tout le monde a vu, vécu ou entendu parler des scènes atroces et des crimes les plus sordides, sans en comprendre la nécessité. Dans ces conditions, le pardon ne s’installe pas naturellement et immédiatement dans les coeurs. Une véritable action de sensibilisation est donc nécessaire. Si le Rwanda a pu retrouver la paix, malgré tous ces massacres inqualifiables, le Mali y arrivera sans doute. Mais l’impunité ne favorise pas la paix et ne la consolide pas. Les émotions mises à part, il faudra situer les responsabilités et la justice doit faire son travail. Que les criminels qui ont violé, tué, emmené et entretenu le terrorisme s’expliquent. Ils seront pardonnés par la suite s’il le faut, mais nous devons mieux comprendre leur motivation réelle. Nous devons comprendre pourquoi le dialogue et une lutte solidaire avec les autres maliens, pour le développement du pays, n’auraient pas donné un bien meilleur résultat que l’accord actuel. Ce serait dommage, si ce chapitre se fermait sans explication des crimes gratuits.

Meilleures salutations.

Kalifa Goïta


Je suis aussi de l’ avis que le pardon ne peut pas être reclamé chaque fois – surtout pas dans la suite de cette rébellion. Le Pacte National en 1992 et les Accords d’ Alger en 2006 disent Long du “pardon”, de la réintégration, etc., etc.

Pour moi les dirigeants politiques et les chefs militaires sont et restent des “frères” criminels qu’ il faut poursuivre même s’ ils sont membres de l’ Assemblée Nationale comme Ahmada Ag Bibi/Abéibéra et Mohammed Ag Intalla/Tin-Essako. Ces derniers doivent répondre tôt ou tard de leurs actes. S’ ils sont seulement des “subalternes” on le verra devant la justice. Quand aux têtes des mouvements (MNLA, Ançar Eddine, MUJAO, AQMI), pour moi, ils doivent être écartés de la reconciliation jusqu’ à ce que ils se répentissent. La justice et le ministère de la Réconciliation doivent travailler parallèlement à la politique dont le rôle principal est de ramener la paix. Cette paix permettra la poursuite judiciaire, le pardon et la réconciliation effectifs.

A cet effet les dirigeants maliens, en tête l’ actuel Présidente te les prochians doivent à la lettre les règles de l’ État de Droit dont ils se reclament et la fameuse communauté internationale (France et alliés) se reclament: séparation des pouvoirs exécutif (Gouvernement), législatif (Assemblée Nationale = AN) et justice,,laquelle doit être indépendante. Entre parenthèses: le Gouvernement dépend en quelque sorte de l’ AN doit la majorité forme le Gouvernement.

Le respect de ce principe implique grosso modo:

1. Afin de signer des accords aussi vitaux que celui en discussion, le Gouvernement devrait présenter cet accord à l’ AN. Forté de la majorité parlementaire, l’ accord devrait passer sans grand encombrement.

2. Indépendamment du Point 1 la justice doit travailler en toute liberté d’ ingérences pour que les choses oient tirées au clair

conformément à la loi devant laquelle tous les Citoyens sont égaux, surtout en ce qui concerne la question de guerre ou paix.

3. Le Ministère de la réconciliattion s’ occupe de la réconciliation, comme je pense, entre les communautés, car malheureusement l’ écrasante majorité des dirigeants politiques et militaires des mouvements (MNLA, Ançar Eddine, MUJAO, AQMI) sont, soit des Touaregs, soit des Arabes. Ce qui a donné un faciès “blanc” aux mouvements malfrats, entrainant ainsi une adhésion supposée ou vraie de nos frères touaregs et arabes à ces mouvements, dans un milieu fortement tribalisé. Ainsi le tissu social (entre les populations des communautés) a été déchiré, alors que nous vivions ensemble pendant des siècles, sinon millénaires, vie d’ ensemble à laquelle nous sommes condamnés.

Je pense qu’ avec ce concept les Présidents et Gouvernements maliens ne se feront pas victimes par rapport à l’ État de Droit et aux victimes physiques des malheureux évènements. Personne, ni l’ ONU, ni “la Communauté Internationale” ne pourraient reprocher le Mali d’ agir improprement.

En définitive, je dirais que le Mali officiel doit faire preuve de créativité et de rigueur en même temps dans le cadre justement de l’ État de Droit. Celui-ci le permet.

Pas de pardon tout simplement ! Enough is Enough ! On ne peut pas reclamer de la justice jusqu’ à une certaine porte et après arrêter de reclamer la justice.

Bien cordialement

M. Diagayété


Bonjour les forumistes,

je partage ce commentaire d’un forumiste de Malijet de ce jour qui
“siffle dans la même trompette” que nous, sur Malilink.

Sincèrement,

M. AG HAMATY

Annonce du paraphe de l’Accord d’Alger par la CMA

Commentaire de Belami, un forumiste de Malijet du 10 Avril 2015.

“À partir de maintenant, s’il vous plaît, Mesdames-Messieurs les
Membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, suivez les étapes de
notre ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, en appelant
les rebelles touaregs de la CMA « individus extrémistes radicaux »;
c’est exactement la dénomination qui s’adapte à eux.

En les appelant « séparatistes touaregs », vous oubliez, peut-être, à
dessein que:
1. les Touaregs ne sont pas un groupe ethnique homogène ;
2. la majorité des Touaregs sont contre ce projet séparatiste stupide.

Ensuite, vous donnez, délibérément, une connotation ethnique à la
crise et vous jetez le discrédit sur tout le reste du peuple touareg
qui ne soutient pas cette folie en utilisant son nom pour se qualifier
alors que c’est juste un groupe extrémiste radical.

Si vous voulez être sincères avec vous-mêmes et avec les Maliens, s’il
vous plaît, suivez ce conseil.3″ fin du copier/coller

Mohamed Ag Hamaty

La Loi Sur Port d’Arme Au Mali

Bonjour,
Quelqu’un peut-il me guider sur les regles concernant le port et transport d’armes au Mali?
Do you need a license, permit?

Merci,


Bonjour Wane.

Yes you do need a license. If you buy a firearm from DIAWARA in Bamako Coura near the Prison, he’ll get you a license. He has a nickname. If I’m not mistaken I believe they call him Yankee.
If you need further details I might be able to get you his phone number.

Diaoune


“Qui delivre l’autorisation d’importer?”
Ça depend :-)
Je te copie ci-dessous les articles sur la “loi 04-050 du 12 novembre 2004, Régissant les Armes et Munitions” (qui change des dispositions de celle de 1960). La loi catégorise les armes à feu; comme on déteste les guichets uniques, différents services (voir article 25) délivrent les autorisations suivant le type d’arme (voir article 3). Pour un pistolet, il faut t’adresser au ministère de la sécurité et de la protection civile.

Pour importer ou acheter une arme on doit adresser d’abord une demande d’autorisation au service concerné. Une fois qu’on obtient l’autorisation d’importer (ou d’acheter) on se fera délivré sur présentation de l’arme (et de sa facture) le permis de port d’arme. Il faut aussi s’acquitter d’une taxe.

La loi est assez “relaxe” sur qui peut obtenir l’autorisation — il faut avoir 18 ans, jouir des droits civiques, ne pas être “fou” ni être un soulard; cependant il y a des critères selon les types d’armes; par exemple pour les pistolets il faut pouvoir justifier un besoin de protection – généralement le besoin de protéger les sous (commerçants, caissiers, etc.) est accepté.

_____________________

Article 25:
Les autorisations d’importation ou d’achat d’armes et de munitions et le permis de port d’arme sont délivrés par les autorités ci-après:
– pour les armes blanches: par le Représentant de l’Etat dans le Cercle de résidence du requérant ou dans le District de Bamako;
– pour les armes à feu de 2ème catégorie: par les Gouverneurs de région;
– pour les armes à feu de 3ème et 4ème catégories1: par le Ministre chargé de la Sécurité Intérieure;
– pour les munitions d’armes de 2ème et 3ème catégories: par le Représentant de l’Etat dans le Cercle de résidence du requérant ou dans le District de Bamako;
– pour les munitions d’armes de 4ème catégorie: par le Ministre chargé de la Sécurité Intérieure.

Article 3:
Les armes sont classées en quatre catégories:
1ère catégorie:
– Armes Blanches: armes tranchantes (notamment lances, sabres, poignards, flèches, couteaux en forme de poignards, stylets, cannes-épée, machettes) et armes contondantes (notamment coups de poing américains, matraques, casse-tête, massues);

2ème catégorie:
– Armes à feu à canon lisse:
a) Fusils de chasse perfectionnés d’importation et de fabrication artisanale;
b) Fusils dits “de traite”, fusils à piston;

3ème catégorie:
– Armes à feu à canon rayé: Carabines de chasse ou de salon, Carabines à canon mixte;

4ème catégorie:
– Armes à feu de défense; Pistolets traditionnels, pistolets, révolvers.

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A. Karim Sylla


Oui il faut un permis de port d’arme qui est délivré par la police. Et pour amener une arme au Mali il faut également une autorisation d’importer (et d’acquérir) une arme. Il te faut ces deux papiers (permis et autorisation d’importer).
Il y a bon nombre de personnes qui possèdent des armes à feu sans papiers; la loi prévoit des sanctions assez sévères, mais le Mali étant ce que nous connaissons…
Au départ des USA (par exemple), l’arme doit être déclarée à la compagnie aérienne ainsi qu’au TSA. Il y a des procédures claires pour le transport (en soute) des armes dans les vols commerciaux.

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A. Karim Sylla


Bonjour,

Ce que je sais pour sur le permis de port d’arme au Mali, c’est plutôt le président du tribunal près du lieu où tu habites qui délivre le permis de port d’arme après une enquête d’un officier de police judiciaire, enquête qui démontre que X doit porter une arme pour telle ou telle raisons.

L’autorisation d’importer des armes est délivré en principe par la Direction Générale de la Douane, je ne serai pas surpris qu’un autre service ait les prérogatives au Mali.

Pour le transport d’arme d’un pays à un autre, la procédure est plus facile avec la compagnie Air Maroc (ce n’est pas de la pub).

Voilà Voilou

ACO

Morts et Déserteurs Reçoivent Leurs Salaires

Apparemment Moussa Mara a révélé beaucoup de choses depuis son départ de la primature. La question est comment instituer un système pour que le contrôle physique ne soit pas une nécessité. Quand un fonctionnaire décède ses collègues et sa hiérarchie sont forcement au courant; comment cela n’est pas enregistré? Pour les déserteurs, l’argent est payé mais n’arrive pas à destination. Au fait, qu’en est-il des 2 députés du RPM? Est ce qu’on continue à les payer?

Karim Sylla
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En un mot : Des morts et déserteurs perçoivent leurs salaires
2 Avril 2015 | L’Indicateur du Renouveau (via MaliJet) | Dramane Aliou Koné

Chaque contrôle physique des fonctionnaires apporte son lot de révélations, de scandales. La dernière opération n’échappe pas à cette règle, à en croire l’ex-Premier ministre. Lors d’une table ronde consacrée à la lutte contre la corruption dans notre pays au début de ce mois, Moussa Mara a révélé qu’il y a des milliers de morts qui continuent d’être payés mensuellement par le Trésor public.

En attendant les résultats de cette enquête dans les prochaines semaines, d’autres sources nous apprennent que les déserteurs de l’armée qui ont rejoint les mouvements armés depuis 2012, ont continué à percevoir leurs salaires. Une situation inacceptable qui a failli provoquer des remous au sein des Forces armées et de sécurité.

Reste à espérer que des sanctions exemplaires seront prises contre les agents impliqués dans ces affaires qui ne sont ni plus ni moins que des détournements de fonds publics en bande organisée. En tout cas, demandez à Me Mohamed Aly Bathily, il trouvera des qualifications pour ces crimes contre l’Etat.


C’est dommage que l’Etat lui même ne veuille pas prendre le risque d’aller plus loin sur ce sujet. C’est assurément une situation qui constitue un gouffre et une source d’argent pour certains et un nid de recrutements de gens sans titres ni qualifications pour d’autres. Sur ce plan, les partis politiques, notamment de gouvernement, ne sont pas sans reproches.

On a, par le passé, lancé des concours fictifs, de recrutement de fonctionnaires, pour réserver un quota de postes pour les officines que sont les partis politiques. Tout comme on a fait descendre dans la rue des volontaires de la fonction publique qui ont pris pour avantages acquis, leur présence sur deux années à la fonction publique pour revendiquer et obtenus des droits qui n’en sont pas. Ces dix dernières années, des centaines de personnes se sont retrouvées fonctionnaires de l’Etat dans ces conditions, sans compter l’incidence budgétaire.

La vraie démarche consiste à auditer la fonction publique en mettant en perspectives, le fonctionnaire et le poste, le fonctionnaire et le salaire perçu, le fonctionnaire et l’origine de son recrutement.

Dès lors, il est aisé de se rendre compte que tous les dérèglements viennent de là : les détournements de deniers publics, les conflits d’intérêts, les délits d’initiés, les fraudes en en tous genres, y compris sur les marchés et les délégations de services publics sont causés par ces fonctionnaires, peu scrupuleux.

Karim, les deux députés qui avaient déserté pendant longtemps à l’AN n’avaient pas été radiés des listes, tout comme le décret de nomination de Iyad Ag Aly comme fonctionnaire de l’ambassade du Mali en Arabie, alors qu’il était dans le maquis.

Des drôlerie il y en a…,

Mamadou I. Konate


Chers amis du Mali bonjour!

Le Contrôle Physique a donc été une peine!

C’est le lieu et le moment de vous dire toute la désolation de certains agents en pleines activités, mais sans aucune occupation aux services.
C’est le lieu de vous dire que la naturalisation du poste est devenue si patente que les agents servent ou ils veulent et quand ils le désirent!
Des agents se naturalisent dans des services secondaires, tertiaires en occupant des postes à ceux qui sont officiellement présents, mais sans emplois!
Cette mutation sur des bases claniques doit faire l’objet d’une sérieuse vérification de la fonction et du grade et de l’occupation!

Je me permet de prendre le paragraphe suivant de Me Konaté:

“La vraie démarche consiste à auditer la fonction publique en mettant en perspectives, le fonctionnaire et le poste, le fonctionnaire et le salaire perçu, le fonctionnaire et l’origine de son recrutement”__Mamadou Konete

Je suis tout à fait en accord avec lui, et la fonction publique doit mener jusqu’au bout sa fonction et sa responsabilité!
Donc les solutions sont attendues car l’injustice est très grande!!!

Mamadou Ba

Mon Message au Professeur Assadek

Monsieur Assadek,

J’admire votre engagement et votre optimisme. Vous êtes d’un courage indéniable vu les incompréhensions auxquelles vous avez sans doute dû faire face dans une société où l’autocritique n’est pas au premier rang dans la hiérarchie des valeurs.

Mais je dois vous dire que vous faites fausse route en accusant l’Etat malien des crimes commis par le MNLA. Ce groupement refait sa peau à chaque tournant. Il est coupable et seul bénéficiaire du narcotrafic dans le désert, suite à la quasi-autonomie que les gouvernements successifs ont été contraints d’attribuer à sa zone d’influence. Il s’est associé à la racaille islamiste inqualifiable d’aqmi, du mujao etc. Mais aujourd’hui il clame être leur victime par la faute du gouvernement malien.

Le MNLA cherche aujourd’hui à associer de bonnes gens comme vous et vos proches à leur cause et profite de votre séjour en France pour corrompre votre opinion. J’ai écouté vos réponses sur Afrikan et je crains que vous ne vous noyiez dans le discours sécessionniste de ce groupement dont la seule cause semble désormais être sa simple existence, ne vivant que de son statut.

Vous avez assez investi dans le Mali à travers l’Education pour vous en détourner. C’est vrai que le Mali ne peut pas continuer de diaboliser le MNLA. Après tout, les Rwandais ne continuent-ils pas de vivre ensemble malgré le génocide ? Dans ce sens, la rhétorique à Bamako et surtout dans la presse devrait bien changer vers un ton conciliatoire si nous devons faire des progrès. Mais basculer dans l’autre camp est une autre chose.

Bref, j’aurais souhaité qu’à la différence de Zakaitou Oualett, vous fassiez le pont tant recherché par le gouvernement malien avec le MNLA. Que vous soyez celui qui expliquerait au MNLA que le Mali souffre dans son ensemble, et que depuis les indépendances, et malgré les moyens très limités de l’Etat, malgré la corruption et les sécheresses, mais aussi malgré l’insécurité quasi permanente imposée par les rebelles sécessionnistes dans la région,  beaucoup d’effort a été fait pour développer le Nord.

J’ai personnellement vécu au Nord le traitement préférentiel ajusté au mode de vie des tribus touareg en vue de l’intégration nationale.  Mais j’ai aussi vécu le détournement de l’aide aux populations sinistrées, victimes de la sécheresse.

Sans autocritique nous ne sortirons pas du cercle vicieux et nous tomberons bientôt dans le model israélo-palestinien.

Que votre séjour tanquille en France vous porte conseil.

Sabu Nyuman