Malilink a 19 ans aujourd’hui

Oui, joyeux anniversaire, Sambè Sambè à MaliLink et bonne continuation pour la suite !

Amadou, quelques statistiques (if available) seraient les bienvenues : nombre de malilinkers ? Par pays ?

Est-il vrai que Soukouna a envoyé plus d’un million de mails et qu’un serveur particulier lui est dédié ?

En tout cas, un grand bravo aux Pères (et Mères) Fondateurs ! :-)

Birth of a Legend:


Joyeux anniversaire !

19 ans ce n’est pas beaucoup, mais c’est assez pour jeter un regard critique, surtout que les réalités de 1996 sont beaucoup différentes de celle d’aujourd’hui pour le Mali. Une petite enquête auprès des utilisateurs du réseau à cet effet, presque 20 ans après, sera à mon avis une bonne idée.

Tall


Merci Amadou et Stephane de faire revivre ces bons vieux temps! Les photos ne datent pas d’une meme année. J’ai essayé de mettre un nom sur certains des visages sur la photo en fichier ci-joint. Cette photo a été prise a la rencontre en 1999 tenue dans les locaux de Africare a Washington DC.

Je ne me rappelle plus les noms de personnes (1), (2) et (3) sur la photo.

La 1ere rencontre des membres du reseau s’est tenue avec enthousiasme en Nov’1997 dans les locaux de l’Ambassade du Mali a Washington DC. Les images se trouvent sur http://www.maliwatch.org/gallery.html

Merci/Bako


On Thursday, January 22, 2015 2:50 PM, ‘fabou kante’ via malilink <malilink@malilink.net> wrote:

Happy Birth Day à Malilink,
Félicitations aux auteurs et hommages à tous ceux qui ont été sur ce réseaux mais qui ne sont plus de ce monde.
C’est le moment de réfléchir à la formation de groupes d’experts sous forme de ” Shadow governement” qui réfléchiront sur des thèmes précis touchant au développement socioéconomique et culturel du Mali en vue de faire des propositions concrètes pour permettre aux dirigeants de faire face aux défis réels. Ces rapports pourraient être transmis à qui de droit, aucour d’une cérémonie médiatisée afin que l’opinion nationale et internationale sache, que les Maliens, partout où ils sont , quoi qu’ils fassent où qu’il soient, demeurent toujours soucieux de leur pays.
Bien à tous
Fabou


De : Amadou O. Wane
À : Malilink Forum <malilink@malilink.net>
Envoyé le : Jeudi 22 janvier 2015 14h08
Objet : [malilink] Malilink a 19 ans aujourd’hui

Officiellement ouverte le 22 janvier 1996 sur un serveur du Massachusetts Institute of Technology, la liste vise a rassembler sur le réseau électronique tous les Maliens de l’Extérieur et sympathisants du Mali, dans le but d’échanger librement sur des sujets ayant trait a ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Ne Changez Pas Les Moquettes!!!

NE CHANGEZ PAS LES MOQUETTES !!!
Je m’adresse aux nouveaux ministres et aux prochains amis/membres de leurs familles avec lesquels ils vont travailler.
Souvenez vous que le pays est assis sur de l’or, du coton, et d’autres ressources qui sont exploitées par d’autres sous nos yeux impuissants.
Donc nous manquons de ressources bien qu’extrêmement riche dans les faits.
Les quelques jetons que les exploitants de nos ressources nous donnent tombent dans les poches de certains et non dans le trésor public. Et même quand ça arrive dans le trésor, certains excellent dans la facturation de chaussettes à 10 000 CFA la paire.
Donc, s’il vous plaît :
* Ne changez pas… de voitures, celles qui sont là sont en très bon état pour faire le travail
* Ne changez pas de rideaux, ceux qui sont dans vos bureaux n’ont même pas été lavé deux fois d’abord
* Ne changez pas de bureau, c’est de la qualité extrême avec une durée minimum de 10 ans
* Ne changez pas de moquettes, c’est la meilleure qualité sur le marche. Encore utilisable pour les 10 prochaines années
* Ne changez pas l’équipement sanitaire dans les toilettes, tirez juste la chasse d’eau. Ça fini par descendre Anyway!
* Ne changez pas votre cafetière, elles font toutes couler le café et n impacte pas le goût.
* Ne changez pas le téléviseur, il est déjà aux normes du tout numérique.
* Ne changez pas le lit dans la salle de repos, même un éléphant peut l’utiliser pendant 20 ans, donc quelques “matchs amicaux” ne peuvent le délabrer.
* Ne changez RIEN qui puisse nous coûter 1 F et ne rien nous rapporter.
* Changer surtout les habitudes néfastes:
– Codez tous les téléphones qui sont devenus des cabines publiques
– mettez des systèmes de fermeture automatique des portes pour économiser sur la consommation électrique des clim qui passent la journée en marche avec les portes des bureaux ouvertes.
– mettez des cahiers de bord dans les voitures et contrôlez ( ou faire contrôler) l’utilisation du carburant et des pièces de rechange
– Si vous voulez que les autres viennent à l’heure, venez à l’heure Monsieur le ministre. Si vous arrivez à 9h, ils viendront à 8h50. Si vous arrivez à 7h, ils viendront à 6h 45.
– Gardez votre porte ouverte pour qu’on y entre sans rendez vous et sans protocole.
– Last: n’écoutez pas les membres de votre famille et vos amis qui vous disent : “C’est le moment de changer ta vie et les notre…..”
Qu’Allah vous aide ! AMIIN
…….
LAGOS, le 16 JANVIER 2015
AG ACHAROM, à la recherche des plumes de poisson silure.

« Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites…

Jeudi 5 décembre 2013

posté à 11h44, par Olivier Cyran

« Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites…

Il y a travaillé de 1992 à 2001, avant de claquer la porte, échaudé par « la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel » d’un certain Philippe Val. Depuis, Olivier Cyran observe de loin, hors les murs, l’évolution de Charlie Hebdo et sa grandissante obsession pour l’islam. Il revient sur cette longue dérive à l’occasion d’une tribune récemment publiée dans Le Monde, signée Charb et Fabrice Nicolino.

Cher Charb, cher Fabrice Nicolino,

« Et que ceux qui prétendent et prétendront demain que “Charlie” est raciste aient au moins le courage de le dire à voix haute, et sous leur nom. Nous saurons quoi leur répondre. » En lisant cette rodomontade à la fin de votre tribune dans Le Monde1, façon « viens nous le dire en face si t’es un homme », j’ai senti monter comme une envie de rejoindre mon poste de combat dans la cour de récré. La sommation ne m’était pourtant pas destinée. Quelles bonnes âmes vous espérez convaincre, d’ailleurs, mystère. Cela fait belle lurette que quantité de gens disent à « voix haute » et « sous leur nom » ce qu’ils pensent de votre journal et du fonds de sauce qui s’en écoule, sans que personne chez vous ne se soit soucié de leur répondre ou d’agiter ses petits poings.

Ainsi donc Le Monde vous a charitablement ouvert son rayon blanchisserie, pour un repassage express de votre honneur tout chiffonné. À vous entendre, il y avait urgence : même plus moyen de sortir dans Paris sans qu’un chauffeur de taxi vous traite de racistes et vous abandonne les bras ballants sur le bord du trottoir. On comprend la vexation, mais pourquoi ce besoin d’aller vous refaire une beauté dans un autre journal que le vôtre ? Charlie Hebdo, son site internet et sa maison d’édition ne vous offrent donc pas un espace d’expression à la hauteur ? Vous invoquez le glorieux héritage du « Charlie » des années 1960 et 70, quand c’était la censure du pouvoir politique et non la hantise du discrédit qui donnait du fil à retordre au journal. Mais je doute qu’à l’époque un Cavanna ou un Choron eussent quémandé l’aide de la presse en redingote pour se façonner une respectabilité.

S’il m’est arrivé à moi aussi, par le passé, de griffonner quelques lignes fumasses en réaction à tel ou tel de vos exploits, je ne me suis jamais appesanti sur le sujet. Sans doute n’avais-je ni la patience ni le cœur assez bien accroché pour suivre semaine après semaine la navrante mutation qui s’est opérée dans votre équipe après le tournant du 11 septembre 2001. Je ne faisais déjà plus partie de Charlie Hebdo quand les avions suicide ont percuté votre ligne éditoriale, mais la névrose islamophobe qui s’est peu à peu emparée de vos pages à compter de ce jour-là m’affectait personnellement, car elle salopait le souvenir des bons moments que j’avais passés dans ce journal au cours des années 1990. Le rire dévastateur du « Charlie » que j’avais aimé sonnait désormais à mes oreilles comme le rire de l’imbécile heureux qui se déboutonne au comptoir du commerce, ou du cochon qui se roule dans sa merde. Pour autant je n’ai jamais qualifié votre journal de raciste. Mais puisque aujourd’hui vous proclamez haut et fort votre antiracisme inoxydable et sans reproches, le moment est peut-être venu de considérer sérieusement la question.

Raciste, Charlie Hebdo ne l’était assurément pas du temps où j’y ai travaillé. En tout cas, l’idée qu’un jour le canard s’exposerait à pareil soupçon ne m’a jamais effleuré. Il y a avait bien quelques franchouillardises et les éditos de Philippe Val, sujets à une fixette inquiétante et s’aggravant au fil des ans sur le « monde arabo-musulman », considéré comme un océan de barbarie menaçant de submerger à tout instant cet îlot de haute culture et de raffinement démocratique qu’était pour lui Israël. Mais les délires du taulier restaient confinés à sa page 3 et ne débordaient que rarement sur le cœur du journal qui, dans ces années-là, me semblait-il, battait d’un sang plutôt bien oxygéné.

À peine avais-je pris mes cliques et mes claques, lassé par la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel du patron, que les tours jumelles s’effondrèrent et que Caroline Fourest débarqua dans votre rédaction. Cette double catastrophe mit en branle un processus de reformatage idéologique qui allait faire fuir vos anciens lecteurs et vous en attirer d’autres, plus propres sur eux, et plus sensibles à la « war on terror » version Rires & Chansons qu’à l’anarchie douce d’un Gébé. Petit à petit, la dénonciation en vrac des « barbus », des femmes voilées et de leurs complices imaginaires s’imposa comme un axe central de votre production journalistique et satirique. Des « enquêtes » se mirent à fleurir qui accréditaient les rumeurs les plus extravagantes, comme la prétendue infiltration de la Ligue des droits de l’homme (LDH) ou du Forum social européen (FSE) par une horde de salafistes assoiffés de sang2. Le nouveau tropisme en vigueur imposa d’abjurer le tempérament indocile qui structurait le journal jusqu’alors et de nouer des alliances avec les figures les plus corrompues de la jet-set intellectuelle, telles que Bernard-Henri Lévy ou Antoine Sfeir, cosignataires dans Charlie Hebdo d’un guignolesque « Manifeste des douze contre le nouveau totalitarisme islamique3 ». Quiconque ne se reconnaissait pas dans une lecture du monde opposant les civilisés (européens) aux obscurantistes (musulmans) se voyait illico presto renvoyé dans les cordes des « idiots utiles » ou des « islamo-gauchistes ».

À Charlie Hebdo, il a toujours été de bon ton de railler les « gros cons » qui aiment le foot et regardent TF1. Pente glissante. La conviction d’être d’une essence supérieure, habilitée à regarder de très haut le commun des mortels, constitue le plus sûr moyen de saboter ses propres défenses intellectuelles et de les laisser bailler au moindre courant d’air. Les vôtres, pourtant arrimées à une bonne éducation, à des revenus confortables et à l’entre-soi gratifiant de la « bande à Charlie », ont dégringolé à une vitesse ahurissante. Je me souviens de cette pleine page de Caroline Fourest parue le 11 juin 2008. Elle y racontait son amicale rencontre avec le dessinateur néerlandais Gregorius Nekschot, qui s’était attiré quelques ennuis pour avoir représenté ses concitoyens musulmans sous un jour particulièrement drolatique. Qu’on en juge : un imam habillé en Père Noël en train d’enculer une chèvre, avec pour légende : « Il faut savoir partager les traditions ». Ou un Arabe affalé sur un pouf et perdu dans ses pensées : « Le Coran ne dit pas s’il faut faire quelque chose pour avoir trente ans de chômage et d’allocs ». Ou encore ce « monument à l’esclavage du contribuable autochtone blanc » : un Néerlandais, chaînes au pied, portant sur son dos un Noir, bras croisés et tétine à la bouche. Racisme fétide ? Allons donc, liberté d’expression ! Certes, concède Fourest, l’humour un peu corsé de son ami « ne voyage pas toujours bien », mais il doit être compris « dans un contexte néerlandais ultratolérant, voire angélique, envers l’intégrisme ». La faute à qui si les musulmans prêtent le flanc à des gags difficilement exportables ? Aux musulmans eux-mêmes et à leurs alliés trop angéliques, ça va de soi. Comme l’enseigne Nekschot aux lecteurs de Charlie Hebdo, « les musulmans doivent comprendre que l’humour fait partie de nos traditions depuis des siècles ».

Personne chez vous n’a claqué sa démission après cette page insuffisamment remarquée, qui après tout ne faisait que consacrer le processus entamé six ou sept ans plus tôt. Vos sortes de tolérances vous regardent. Mais quand je lis dans votre tribune du Monde : « Nous avons presque honte de rappeler que l’antiracisme et la passion de l’égalité entre tous les humains sont et resteront le pacte fondateur de Charlie Hebdo », la seule information que je retiens, c’est que votre équipe ne serait donc pas totalement inaccessible à la honte. Vraiment ?

Après le départ en 2009 de Val et de Fourest, appelés à de plus hautes destinées, l’un à la tête d’une radio publique, l’autre sur les podiums de l’antiracisme gouvernemental, on se demandait si vous continueriez à faire du Val sans lui et de la Fourest sans elle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous êtes restés fidèles à la ligne. Imprégnés jusqu’au trognon, faut croire.

Aujourd’hui, les mouches qu’un Tignous n’omet jamais de faire tourner autour de la tête de ses « barbus » se collent plus que jamais à votre imaginaire dès que vous « riez » des musulmans. Dans une vidéo postée fin 2011 sur le site de Charlie Hebdo, on te voyait, Charb, imiter l’appel du muezzin sous les hoquets hilares de tes petits camarades. Tordant, le numéro de la psalmodie coranique à l’heure du bouclage, Michel Leeb n’aurait pas fait mieux. Dans quelle marinade collective faut-il macérer pour en arriver là ? Dans quelles crevasses psychologiques puisez-vous matière à « rire » d’un dessin représentant des femmes voilées qui exhibent leurs fesses pendant qu’elles font leur prière à la « mère Mecquerelle » ? Minable vanne même pas honteuse, embarrassante d’imbécilité avant même que d’être révélatrice d’un état d’esprit, d’une vision du monde.

C’est ce dessin de Catherine qui me vient à l’esprit, mais je pourrais en citer tant d’autres parmi les épanchements de gaudriole islamophobe que vous autres, fabricants d’humour gonflé aux vents du temps, dégazez à longueur de semaines. Ce dessin-là accompagnait une pseudo-enquête sur les « djihadistes du sexe » en Syrie4. Un « scoop » dont on apprenait peu de temps après – il est vrai qu’on s’en doutait un peu à la lecture – que c’était un tissu d’âneries bidonné à des fins de propagande5. À noter que vous n’avez même pas retiré cette daube de votre site web : apparemment, certains sujets se prêtent mieux que d’autres au relâchement. Quand on rigole avec la femme voilée, on peut bien se laisser aller, s’autoriser un peu de confusion entre info croustillante en papier mâché et poilade de salle de garde.

Mais je ne vous écris pas pour vous parler de bon goût, plutôt de ce pays que vous avez contribué à rendre plus insalubre. Un pays qui désormais interdit à une femme de travailler dans une crèche au motif que le bout de tissu qu’elle porte sur la tête traumatiserait les bambins. Où une élève de troisième coiffée d’un bandana jugé trop large se fait exclure de son collège avec la bénédiction d’un maire UMP, du ministre socialiste de l’Éducation nationale et de la presse écumante6. Où l’on peine à trouver un comptoir de bistrot ou une table de fins lettrés sans qu’à un moment ne se déverse le genre de blagues qui, à « Charlie », vous font péter les boyaux le jour du bouclage. Où l’on considère comme une avant-garde de la cinquième colonne toute femme qui se couvre les cheveux, au point qu’on lui interdit de participer à une sortie scolaire ou de faire du bénévolat aux Restos du cœur7.

Je sais qu’à vos yeux ces vigoureuses dispositions sont cruciales pour la survie de la république et de la laïcité. Récemment, vous avez jugé utile de publier une interview de votre avocat, Richard Malka, le valeureux défenseur de Clearstream, de DSK et de l’esprit des Lumières. « Le voile, c’est l’anéantissement, l’ensevelissement du triptyque républicain “Liberté, Égalité, Fraternité”8 », pérorait votre bavard comme à un concours d’éloquence pour vendeurs d’aspirateurs9. Faudrait déjà qu’il nous explique en quoi ce fameux triptyque a une existence concrète et au bénéfice de qui, mais passons. Ce qu’il enfonce dans la tête de vos lecteurs, pourtant déjà abondamment instruits en la matière, c’est que quelques centimètres carrés de coton éventuellement mêlé de polyester menacent de répandre la peste sur notre beau pays. Que ce voile est si dangereusement infecté qu’il ne serait pas sage de prêter attention à l’individu qui le porte.

Je dois préciser à ce stade que, personnellement, je n’ai aucun « problème » avec le bonnet de ma tante ou les dreadlocks de mon cousin, et que je n’en ai pas davantage avec le voile de ma voisine. Si cette dernière me confiait qu’elle le porte contre son gré, j’aurais certainement le réflexe de l’encourager à trouver les moyens de vivre comme elle l’entend. Je réagirais de même si on l’obligeait à porter des bas résille ou le kilt écossais. En dehors d’un tel scénario, qu’une femme décide ou non de porter telle ou telle liquette ne me regarde pas. Que ce soit pour des motifs personnels, religieux, esthétiques ou autres, c’est son affaire. Étonnante, cette manie qu’ont les gens dans ce pays de projeter leurs fantasmes sur un carré d’étoffe, qui l’aliénation de la femme, qui la peur de l’invasion islamique, qui la défense du droit masculin à la drague capillaire, etc. Peu m’importent le voile, les talons hauts ou même le t-shirt Camaïeu made in Bangladesh, du moment que la personne dessous, dessus ou dedans mérite le respect. Où en sommes-nous rendus pour qu’il faille réhabiliter un principe aussi évident ? Essayez-le, vous verrez : c’est le meilleur préventif contre l’ulcère à l’estomac et la sauce blanche dans la tête.

Le pilonnage obsessionnel des musulmans auquel votre hebdomadaire se livre depuis une grosse dizaine d’années a des effets tout à fait concrets. Il a puissamment contribué à répandre dans l’opinion « de gauche » l’idée que l’islam est un « problème » majeur de la société française. Que rabaisser les musulmans n’est plus un privilège de l’extrême droite, mais un droit à l’impertinence sanctifié par la laïcité, la république, le « vivre ensemble ». Et même, ne soyons pas pingres sur les alibis, par le droit des femmes – étant largement admis aujourd’hui que l’exclusion d’une gamine voilée relève non d’une discrimination stupide, mais d’un féminisme de bon aloi consistant à s’acharner sur celle que l’on prétend libérer. Drapés dans ces nobles intentions qui flattent leur ignorance et les exonèrent de tout scrupule, voilà que des gens qui nous étaient proches et que l’on croyait sains d’esprit se mettent brusquement à débonder des crétineries racistes. À chacun sa référence : La journée de la jupe, Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Pascal Bruckner, Manuel Valls, Marine Le Pen ou combien d’autres, il y en a pour tous les goûts et toutes les « sensibilités ». Mais il est rare que Charlie Hebdo ne soit pas cité à l’appui de la règle d’or qui autorise à dégueuler sur les musulmans. Et comme vos disciples ont bien retenu la leçon, ils ne manquent jamais de se récrier quand on les chope en flag’ : mais enfin, on a bien le droit de se moquer des religions ! Pas d’amalgame entre la critique légitime de l’islam et le racisme anti-arabe !

C’est évidemment ce même sillon que vous labourez dans votre tribune du Monde. « Passe encore, vous lamentez-vous, que Charlie consacre tant de ses dessins de couverture aux papistes. Mais la religion musulmane, drapeau imposé à d’innombrables peuples de la planète, jusqu’en Indonésie, devrait, elle, être épargnée. Pourquoi diable ? Quel est le rapport, autre qu’idéologique, essentialiste au fond, entre le fait d’être arabe par exemple et l’appartenance à l’islam ? »

Je veux bien tâcher d’éclairer vos lanternes sur ce point, mais permettez-moi d’abord d’apprécier la vicieuse petite incise dans laquelle vous resservez en loucedé le vieux plat sur l’islam-religion-conquérante qui fait rien qu’à croquer la planète. L’islamisation de l’archipel indonésien a commencé au XIIIe siècle, quand des princes de Sumatra se sont convertis à la religion des marchands perses et indiens qui faisaient bombance dans leurs ports – non sous la contrainte, mais par désir d’intégrer un réseau commercial prospère. Plus tard, au XVIIIe siècle, ce sont les colons hollandais, chrétiens irréprochables, qui se sont arrangés pour imposer l’islam à Java, en vue de soustraire sa population à l’influence séditieuse des Balinais hindouistes. On est loin de l’imagerie du farouche bédouin réduisant à sa merci des peuples exotiques, à laquelle se résume apparemment votre connaissance du monde musulman.

Mais revenons à la question du « rapport » entre Arabes et musulmans, racisme et islamophobie. La démarcation que vous tracez avec une belle assurance entre les deux catégories est-elle vraiment si claire dans vos esprits ? À lire le début de votre tribune, il est permis d’en douter. L’édifiante anecdote du « chauffeur de taxi arabe », qui refuse de conduire à bon port un collaborateur du journal « au motif de dessins moquant la religion musulmane », révèle à cet égard une certaine confusion. En quoi la qualité d’« arabe » prêtée au chauffeur – qui d’après vous ne saurait donc être simplement français – nous renseigne-t-elle sur l’affront subi par votre infortuné collègue ? Croyez-vous qu’il faille être « arabe » pour froncer le nez devant vos beaufitudes de fin de banquet ? Moi qui ne suis ni arabe ni chauffeur de taxi, pas sûr que je dépannerais votre collaborateur d’un ticket de métro. J’espère néanmoins qu’il aura surmonté son choc des civilisations en se dégotant un chauffeur blanc qui l’accepte sur sa banquette arrière.

Vous avez raison, arabe et musulman, ce n’est pas la même chose. Mais vous savez quoi ? Musulman et musulman, ce n’est pas pareil non plus. Sachez qu’il y en a de toutes sortes, riches ou pauvres, petits ou grands, sympathiques ou revêches, généreux ou rapiats, désireux d’un monde meilleur, réactionnaires ou même, oui, intégristes. Or, dans Charlie Hebdo, rien ne ressemble davantage à un musulman qu’un autre musulman. Toujours représenté sous les traits d’un faible d’esprit, d’un fanatique, d’un terroriste, d’un assisté. La musulmane ? Toujours une pauvre cloche réductible à son foulard, et qui n’a d’autre fonction sociale que d’émoustiller la libido de vos humoristes.

Parlant de cela, il y aurait beaucoup à dire sur la composante graveleuse de votre inspiration. L’euphorie avec laquelle Charlie Hebdo a acclamé les militantes topless des Femen suggère que le graillon islamophobe s’agrège parfaitement aux éclaboussures de testostérone. L’ode de Bernard Maris à Amina Sboui, une Femen tunisienne qui avait posé torse nu sur Internet, offre un bon échantillon de la mayonnaise hormonale qui colle à vos pages : « Montre tes seins, Amina, montre ton sexe à tous les crétins barbus habitués des sites pornos, à tous les cochons du désert qui prêchent la morale à domicile et se payent des escorts dans les palaces étrangers, et rêvent de te voir lapidée après t’avoir outragée… Ton corps nu est d’une pureté absolue en face des djellabas et des niqabs répugnants10. » Allo, docteur ?

Vous avez le toupet d’accuser vos détracteurs d’« essentialisme », et sans doute les bulbes congestionnés qui vous vénèrent applaudiront-ils l’acrobatie. Mais on n’est pas au cirque. L’essentialisme, vous vous y vautrez chaque semaine ou presque en racialisant le musulman sous les traits d’une créature constamment grotesque ou hideuse. Ce qui définit la vision dominante du « racialisé », « c’est qu’il est tout entier contenu dans ce qui le racialise ; sa culture, sa religion, sa couleur de peau. Il serait comme incapable de s’en sortir, incapable de voir plus loin que son taux de mélanine ou le tissu qu’il porte sur la tête, observe sur son blog Valérie CG, une féministe pas très intéressante puisqu’elle ne vous a pas montré ses seins. Musulman devient une sorte de nouvelle couleur de peau dont il est impossible de se détacher11. »

Cette remarque judicieuse se rapportait aux élucubrations de la « pédopsychiatre » Caroline Eliacheff, qui, dans le magazine Elle, venait de justifier ainsi le licenciement d’une puéricultrice voilée par la crèche Baby-Loup : « On peut s’interroger sur les conséquences pour un nourrisson de ne voir que le visage de face, une tête amputée des oreilles, des cheveux et du cou12. » Le voile est une arme de destruction massive, il ensevelit la république aussi sûrement qu’il ampute des organes vitaux. Inutile de préciser que Caroline Eliacheff, tout comme vous, « lutte contre le racisme », c’est en tout cas ce qu’elle déclare dans son interview. Pour professer des inepties, et justifier le renvoi brutal d’une employée reconnue comme compétente et que personne n’a vu appeler les petits chéris au djihad, on n’est jamais aussi confortablement juché qu’au plus haut sommet des vertus civilisées.

Mais votre trône surplombe un marécage. Toi, Charb, pour lequel j’ai jadis éprouvé de l’estime, et toi, Fabrice, dont j’appréciais la rigueur intellectuelle13, je vous tiens, vous et vos collègues, pour coresponsables du pourrissement ambiant. Après le 11-Septembre, Charlie Hebdo a été parmi les premiers, dans la presse dite de gauche, à enfourcher le cheval du péril islamique. Ne vous privez donc pas de ramasser votre part du crottin au moment où le nombre d’actes islamophobes bat des records : + 11,3 % sur les neuf premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2012, selon l’Observatoire national de l’islamophobie. Lequel s’inquiète d’un « nouveau phénomène » de violence, marqué par au moins quatorze agressions de femmes voilées depuis le début de l’année.

Rassurez-vous, je ne dis pas que la lecture de Charlie Hebdo déclenche mécaniquement l’envie de badigeonner une mosquée avec du sang de porc ou d’arracher son voile à une cliente de supermarché, comme cela se produit ici et là. Vous avez désigné les cibles, mais vous ne voulez pas qu’un pauvre type s’attaque à elles pour de vrai, car vous êtes contre la violence et contre le racisme. Vos lecteurs aussi, très certainement. Ils n’ont aucun préjugé contre les musulmans, c’est juste qu’ils s’esclaffent de bon cœur sur ce dessin de Charb où l’on voit un Arabe à grosse moustache en arrêt devant une prostituée, tandis qu’un prédicateur à barbe le sermonne : « Mon frère ! Tu vas pas payer 40 euros une passe alors que pour le même prix tu peux acheter une épouse ! » Dans les années trente, le même gag avec des juifs à la place des musulmans aurait fait un tabac, sauf qu’à l’époque son auteur n’aurait sans doute pas eu l’idée de venir brandir un brevet d’antiracisme. Le dessin en question illustrait un article démasquant les sombres desseins d’un petit groupe de salafistes à Bruxelles. Le sous-titre résumait bien l’idée : « Les frites seront-elles bientôt toutes halal en Belgique ? Quelques barbus s’y activent, et combattent la démocratie qui leur permet d’exister14. » Quoi ? Islamisation des frites, démocratie en danger ? Dans sa tête, le lecteur commence déjà à graisser son fusil de chasse. Dans sa tête seulement, car c’est un antiraciste. À moins qu’il n’aille se déverser au bas de quelque site internet évoquant vos faits d’armes, à la manière de « lulupipistrelle », auteur de ce commentaire sur Agoravox : « Les caricatures de leur prophète ulcèrent les musulmans ? Et alors, moi j’ai envie de baffer toutes les bonnes femmes voilées que je croise, et je ne parlent [sic] pas des barbus… mais je me domine…15 »

Bien sûr que Charlie Hebdo ne se limite pas à cela, qu’on y écrit et dessine sur bien d’autres sujets. On veut bien croire que nombre de lecteurs vous achètent par attachement à la cause des animaux, ou pour Cavanna, ou pour Nicolino, ou pour les dessins drôles, ou pour congratuler Bernard Maris après sa nomination au conseil général de la Banque de France, autre repaire de joyeux drilles. Mais je doute qu’il y en ait beaucoup qui ne trouvent leur petit plaisir sale dans le ressassement de vos obsessions islamophobes – sans quoi le journal leur tomberait des mains. Il en est même, vous ne pouvez l’ignorer, qui l’achètent principalement pour ça : pour voir ce que « Charlie » va encore leur mettre dans les dents cette semaine. Faut avouer, c’est une bonne affaire. Depuis l’épisode des caricatures danoises et votre héroïque montée des marches en costumes de pingouins au festival de Cannes, bras dessus bras dessous avec Philippe Val, Daniel Leconte et BHL (mais hélas sans Carla Bruni, pourtant annoncée), le « muslim bashing » ripoliné en « défense intransigeante de la liberté d’expression » est devenu votre tête de gondole, que vous prenez soin de réapprovisionner régulièrement. Vous pouvez toujours certifier que les sans-papiers sont vos amis ou critiquer Manuel Valls pour ses rafles de Roms, c’est l’islamophobie votre marronnier, votre ligne de front.

Vous me direz que vous n’êtes pas les seuls. Votre positionnement sur ce terrain est en effet assez largement partagé par vos confrères de la presse écrite, de L’Express à Valeurs Actuelles en passant par Le Point, Marianne, Le Nouvel Observateur ou Le Figaro, pour s’en tenir aux plus enthousiastes. Et je ne parle même pas des télés et des radios. Le marché médiatique de l’islam « sans-gêne », « qui fait peur » et « qui dérange » rapporte gros, même s’il est quelque peu saturé. Toutefois, au sein de cette saine et fraternelle concurrence, votre canard parvient à se distinguer par des produits qui n’ont leur équivalent nulle part ailleurs, et qui vous permettent d’occuper un segment non négligeable de l’opinion islamophobe décomplexée de gauche.

Vous connaissant, je m’interroge cependant : c’est quoi, au juste, votre problème avec les musulmans de ce pays ? Dans votre texte du Monde, vous invoquez la salutaire remise en cause des « si grands pouvoirs des principaux clergés », mais sans préciser en quoi l’islam – qui n’a pas de clergé, mais on ne peut pas tout savoir, hein – exerce en France un « si grand pouvoir ». Hors de la version hardcore qu’en donnent quelques furieux, la religion musulmane ne me paraît pas revêtir chez nous des formes extraordinairement intrusives ou belliqueuses. Sur le plan politique, son influence est nulle : six millions de musulmans dans le pays, zéro représentant à l’Assemblée nationale. Pour un parlementaire, il est plus prudent de plaider la cause des avocats d’affaires et de voter des lois d’invisibilité pour les femmes voilées que de s’inquiéter de l’explosion des violences islamophobes. Pas un seul musulman non plus chez les propriétaires de médias, les directeurs d’information, les poids lourds du patronat, les grands banquiers, les gros éditeurs, les chefferies syndicales. Dans les partis politiques, de gauche comme de droite, seuls les musulmans qui savent réciter par cœur les œuvres complètes de Caroline Fourest ont une petite chance d’accéder à un strapontin.

Je n’ignore pas, Charb, que tu as reçu des menaces de mort et qu’il y a peut-être des dingues quelque part qui en veulent à ta peau. Cela me désole. Malgré tout ce que je vous reproche, à toi et aux autres, je ne me réjouis pas de t’imaginer avec deux flics collés en permanence à tes semelles et qui coûtent un bras à votre république chérie. Je crains aussi que tes molosses ne déteignent sur toi comme Val a déteint sur toute l’équipe. Mais si vraiment vous tremblez à l’idée que les musulmans de France se métamorphosent en serial killers de la guerre sainte, peut-être trouverez-vous un brin d’apaisement en voyant la manière placide dont les intéressés réagissent aux attaques réelles ou symboliques qui sont leur lot quotidien. Quand une mosquée est recouverte de tags racistes, croyez-vous que ses responsables ou les fidèles du coin se répandent en cris de vengeance ou en promesses de mettre l’Élysée à feu et à sang ? Non, à chaque fois ils déclarent s’en remettre tout simplement à la « justice de leur pays ». Parmi ceux que je connais, l’écume médiatique de vos prouesses ne fait qu’ajouter une petite couche supplémentaire à leur lassitude. Pas sûr que j’aurais la même patience.

Bunkérisés derrière vos zygomatiques, vous revendiquez le droit sacré de « rire » pareillement des imams, des curés et des rabbins. Pourquoi pas, si encore vous appliquiez vraiment ce principe. On oublie l’épisode Siné ou il faut vous faire un dessin ? Un constat avéré d’islamophobie, et c’est l’éclat de rire. Une mensongère accusation d’antisémitisme, et c’est la porte. Cette affaire remonte aux années Val, mais la pleutre approbation que votre patron d’alors a recueilli auprès de « toute la bande », et plus particulièrement auprès de toi, Charb, démontre que le deux poids deux mesures en vigueur à cette époque n’était pas le fait d’un seul homme. La même règle a perduré. À ce jour, me dit-on, le numéro spécial « Charia Hebdo » ne s’est toujours pas dédoublé en un « Talmud Hebdo ». Croyez bien que je ne le regrette pas.

Vous vous réclamez de la tradition anticléricale, mais en feignant d’ignorer en quoi elle se différencie fondamentalement de l’islamophobie : la première s’est construite au cours d’une lutte dure, longue et acharnée contre un clergé catholique effectivement redoutable de puissance, qui avait – et a encore – ses journaux, ses députés, ses lobbies, ses salons et son immense patrimoine immobilier ; la seconde s’attaque aux membres d’une confession minoritaire dépourvue de toute espèce d’influence sur les sphères de pouvoir. Elle consiste à détourner l’attention des intérêts bien nourris qui gouvernent ce pays pour exciter la meute contre des citoyens qui déjà ne sont pas à la fête, si l’on veut bien prendre la peine de considérer que, pour la plupart d’entre eux, colonisation, immigration et discrimination ne leur ont pas assigné la place la plus reluisante dans la société française. Est-ce trop demander à une équipe qui, selon vos termes, « se partage entre tenants de la gauche, de l’extrême gauche, de l’anarchie et de l’écologie », que de prendre un tantinet en compte l’histoire du pays et sa réalité sociale ?

J’aime bien les bouffeurs de curés, j’ai grandi avec et ils m’ont inculqué quelques solides défenses contre les contes de fées et les abus de pouvoir. C’est en partie cet héritage-là qui me fait dresser les poils devant l’arrogante paresse intellectuelle du bouffeur de musulmans. La posture antireligieuse lui offre un moyen commode de se prélasser dans son ignorance, de faire passer pour insolents ses petits réflexes de contraction mentale. Elle donne du lustre à un manque béant d’imagination et à un conformisme corrodé par les yeux doux de l’extrême droite16.

« Encoder le racisme pour le rendre imperceptible, donc socialement acceptable », c’est ainsi que Thomas Deltombe définit la fonction de l’islamophobie, décrite aussi comme une « machine à raffiner le racisme brut »17. Les deux formules vous vont comme un gant. Ne montez donc pas sur vos grands chevaux quand vos détracteurs usent de mots durs contre vous. Ces derniers jours, vous avez hurlé au scandale parce qu’un rappeur pas très futé réclamait un « autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo » au détour d’un titre collectif inséré dans la BO du film La Marche. Comme si votre journal n’était qu’amour et poésie, vous avez fait savoir à la terre entière que vous étiez « effarés » par tant de « violence ». Pourtant, vous ne vous êtes pas offusqués lorsque le rappeur tunisien Weld El 15 a assimilé les policiers de son pays à des « chiens bons à égorger comme des moutons ». Au contraire, vous l’avez interviewé avec tous les égards dus à un « combattant de la liberté d’expression18 ». Les violences verbales de Weld El 15 trouvent grâce à vos yeux parce qu’elles visent un régime à dominante islamiste qui veut le renvoyer en prison. Mais quand la métaphore canine se retourne contre vous, ce n’est plus du tout la même chanson. Envolée, la liberté d’expression : ralliement à la rengaine néoconservatrice sur le rap comme « appel à la haine » et « chant religieux communautariste »19.

La machine à raffiner le racisme brut n’est pas seulement lucrative, elle est aussi extrêmement susceptible.

Bien à vous,
Olivier Cyran

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Olivier Cyran
Diplômé du Centre de formation des journalistes, Olivier Cyran collabore de 1991 à 2001 au journal Charlie Hebdo avant de se diriger vers d’autres projets comme la mise en place d’un nouveau journal mensuel, CQFD1, à partir de 2003.

Il se spécialise aussi petit à petit dans la critique des médias et la critique sociale, la dénonciation des violences policières2 et de la double peine3 en collaborant notamment avec Le Monde diplomatique ou Le Plan B. En 2005, il participe à la réalisation d’Almanach critique des médias4,5,6,7, ouvrage humoristique très critique à l’égard des médias de masse composé d’enquêtes, d’interviews et de décryptages.

En 2011, il fait partie des signataires d’un manifeste condamnant le soutien manifesté à Charlie Hebdo au lendemain d’un attentat au cocktail molotov ayant détruit les locaux du journal satirique8. Justifiant ses propos, il décrit Charlie Hebdo comme une « machine à raffiner le racisme brut » effectuant un « pilonnage obsessionnel des musulmans »9,10.

Il collabore de 2013 à début 2015 au mensuel Article 11 dans lequel il signe des enquêtes critiques sur certains médias ou personnalités de gauche (dont Charb, Daniel Mermet11).

Source: Wikipedia

La Replublique

Merci Ndack,
Je suis un homme heureux aujourd’hui car je sais que le combat pour la république gagnera encore un peu plus de vigueur dans notre sous région.
J’étais au Congo Brazza en 1977 quand les rwandais rentraient à Kin. L’aéroport de Brazza servait de camp aux armées françaises, britanniques, belges et d’autres. Tout le monde attendait la grande confrontation. la Garde Présidentielle de Mobutu était la mieux entrainée et la mieux armée d’Afrique noire disait on.
Un ami rwandais avec qui j’ai voulu partager mes inquiétudes me fit la remarque : ” Tu sais avec l’inflation au Zaïre, la solde d’un militaire de la Garde Présidentielle est d’environ deux (2$) dollars U.S. Tu connais quelqu’un prêt à défendre Mobutu pour deux dollars par mois ? C’est de Mobutu qu’il s’agit pas du Zaïre.”
On connait la suite. Il n’y a pas eu combat. La Garde de Mobutu a traversé le fleuve pour Brazza.
Ceci pour faire écho à la réunion de Dakar.
Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.
C’est dans la République que nous trouverons la sécurité et le progrès pour tous.
La construction de la république, est un combat que personne ne peut mener à notre place. Un destin que nous aurons à affronter tôt ou tard.

Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Le 19 décembre 2014 13:36, Ndack KANE a écrit :

Merci Mr Traoré. À force de répéter la même idée avec constance, j’ai fini par “allumer” comme on dit ici au Québec !

En effet, je n’avais jamais compris pourquoi les jeunes au Sénégal étaient prêts à sortir dans les rues et brûler des pneus à cause de coupures d’électricité pendant les matchs de l’équipe nationale ou à mettre carrément leurs vies et le pays tout entier en danger pour que Wade ne gagne pas les dernières élections. On parle de démocratie mais ce n’est pas tout à fait juste. La démocratie est un outil et non une fin. On ne meurt pas pour un outil, on l’utilise pour arriver à ses fins. Quelle est cette fin donc ? C’est la République.

Les jeunes avait failli faire basculer tout un pays à cause de cette idée de République ! Parce que sans cette idée, il n’y avait plus de pays. Je ne sais pas par contre si c’était totalement conscient. Moi-même je ne viens de comprendre que ce matin.

Senghor a construit l’ébauche d’une République et c’est cela que Wade était en train de détruire pendant son deuxième mandat et en voulant imposer son fils dans un troisième.

Ndack


Illustration pertinente. J’avoue que je ne l’aurai pas comprise il y a un an.

En fait, la première fois que vous avez parlé de République, j’ai senti que vous aviez mis le doigt sur quelque chose mais je n’avais pas compris quoi. J’ai juste instinctivement encouragé encore plus des petits frères au pays à s’engager dans le “Parti Demain la République” d’El Hadji Ibrahima Sall car, de ce que je sais sur ce dernier, ils pourraient y apprendre beaucoup.

Mais maintenant tout s’emboîte. Y compris la première illustration que vous aviez donné sur ce forum concernant le suicide de Javert:

Voici une vidéo de Mamadou Diop, un jeune manifestant mort pendant les dernières élections. Vidéo qui date de quelques heures avant sa mort:

En y réfléchissant ce matin, en votre compagnie et en celui de Victor Hugo, la trahison dont il parle est celle qu’a ressenti Javert. Le sentiment de culpabilité l’acheva. C’est le même sentiment de culpabilité qui a amené les populations civiles américaines a réclamé la fin de la guerre du Vietnam. Car on s’entend, au Vietnam, les USA se sont retirés. S’il fallait tirer jusqu’à la dernière cartouche, ils auraient gagné cette guerre.

Il faut se demander également d’où venait cette entêtement des civils vietnamiens à mourir jusqu’au dernier: je renvoie à la vidéo de Mamadou Diop.

En fait, ce qui m’a également beaucoup aidé est le fait d’avoir lu de la psychanalyse ces derniers mois (je viens de terminer 6 ouvrages là-dessus). Freud disait qu’il y a savoir et savoir. Je savais ce qu’était la République mais dans un stade premier. Aujourd’hui je viens de le savoir à un stade supérieur. Je viens de l’intégrer en fait.

Aussi, par rapport à l’illustration sur l’histoire récente de la Région des Grands Lacs, vous dîtes: “Il n’y a pas eu de combat”, cela m’a fait pensé à ce récit ci-dessous de Rubin.

Bien des choses,

Ndack

Nos Condoléances à la famille Intalla

Bonjour Mohamed AG HAMATY,

Je pense que vous faîtes erreur en jugeant ainsi Mohamed Ag Acharom. Voyez la réponse de Amadou O. Wane qui a suivi. Je pense qu’il faut prendre du recul et essayer de comprendre ce qui se passe. Vous parlez d’un pays, le Mali, où quasiment 50% de la population a moins de 15 ans ! Ce qui fait qu’inévitablement l’écrasante majorité de ce pays est née dans ce que les aînés ont appelé une République. Et ceux, parmi eux, qui sont allés à l’école ont été formatés, en plus de l’éducation traditionnelle et religieuse de la maison, aux principes républicains.

C’est simple, le Patriarche Intalla et eux n’ont pas évolué dans le même monde: ils ne se comprennent donc pas. Pardonnez donc cette incompréhension.

Cette jeunesse africaine dont fait parti Mohamed, Amadou, moi-même et plus d’un demi-milliard d’autres individus, souhaitent vivre dans leur monde. Souhaitent vivre, consciemment pour les uns ou inconsciemment pour les autres, dans des Républiques. Et ils seront féroces contre tous ceux qui tenteront de détruire cette idée de République.

En attaquant le Mali, on a tué quelque chose à l’intérieur de ces jeunes. Je ne parle pas d’un simple pays, je veux dire je ne parle de territoire. C’est l’âme de leur pays qui a été touchée. Une Nation était une somme d’individus liés par des principes, c’est leur âme à chacun d’eux qui a été touchée.

Merci,

Ndack


> Date: Sat, 20 Dec 2014 11:40:23 +0000
> Subject: Re: Re : Re: [malilink] MNLA: “Nos Condoléances à la famille Intalla et au peuple de l’Azawa”
> From: medaghamati
> To: malilink@malilink.net
>
Quand Mohamed Ag Acharom, un éminent intellectuel malien de l’ethnie kel Tamacheq “noire” dite “Bellae affranchie” (Iderfan ou Eghawelen,en Tamacheq) de la confédération touarègue Kel Assouk de l’Amanokal Efenfen de Tessit, insulte la mémoire d’un défunt Amanokal de l’une des confédérations kel Tamacheq du Mali, je suis triste pour lui quand il dit: “ce vieux ne mérite même pas qu’on communique sur son décès”.

Je note ma frayeur et ma profonde déception au regard de cette haine raciale qu’un homme cultivé, qui a gardé son nom avec la particule “AG” qui l’identifie, puisse proférer sur un site de partage.

En tout état de cause, je me voilerais désormais et tournerais le dos à mon homonyme Mohamed AG ACHAROM que j’avais connu autrement, en 2009, dans le Comité de Vigilance de la CPM du défunt docteur Diala KONATE.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Le 20/12/2014, Amadou O. Wane a écrit :
Mohamed,
Je ne prierai même pas qu’Allah le pardonne. S’il doit aller à l’enfer
pour ces actes, let it be.
Qu’Allah le paye, le mal qu’il a fait a son peuple et au Mali. Il a
creer la zizanie et le désordre.

Amadou O. Wane

Conférence PARENA

J’ai pu assisterà la conférence hier matin; je partage avec vous les notes
prises.
Conférence des cadres PARENA et sympathisants
Thème: Le Mali, le processus d’Alger, la stabilité du Sahel.
La réunion qui devrait débuter à 9h30 a commencé avec 20 minutes de retard; y étaient présent bien entendus les cadres du PARENA mais aussi les principaux leaders de l’opposition (e.g., Soumeila Cissé de l’URD, PDES, PIDES, FCD, ), certains de la mouvance
présidentielle (Younouss Hamèye Dicko président du
RDS, Aly Nouhoun Diallo de l’ADEMA) et des diplomates.
La première intervention est allé droit au but;
“nous dirons tout ici”. L’hymne du parti a été entonné — assez intéressant — avant que Tiébilé Dramé ne prenne la parole. Son discours a été suivi d’interventions de l’assemblée sous forme de commentaires et questions adressées au conférencier.
Trouvez ci-dessous la teneur des différentes interventions.
Tiebile DrameLe Mali royaume de l’impunitéÀ Kidal le Mali a perdu 200 hommes; l’armée a en outre perdu bon nombre de véhicules; Kidal est administré par le HCUA/MNLA, Menaka est sous contrôle du MNLA. Il y a de fait une autonomie au Nord. Le PM qui est responsable premier de cela est toujours en place. Foyi ma bo ala. L’impunité ne s’arrête pas là – l’ingénierie financière dont le but était de saigner l’état n’a pas eu de conséquence non plus. Foyi ma bo ala.

Accord d’AlgerLe PR n’a jamais eu contrôle des négociations — les lignes rouges qui forment l’essentiel de son credo étaient déjà consignées dans les accords de Ouaga. Le Mali a souffert d’un manque de discernement. Le PARENA avait remis au PR un mémorandum visant à faire une table ronde pour des propositions maliennes. Ce document sera désormais publique. Le PARENA s’insurge contre plusieurs articles du document d’Alger; citant en exemple la réinsertion des officiers rebelles (ex FAMA) qui poserait un problème ou l’élection directe des gouverneurs régionaux qui pourrait créer un problème pour les minorités ethniques.

Le PARENA préconise la prise en compte des coûts de toute nouvelle structure à proposer : suppression du poste de PM, élection au suffrage indirect du PR et des gouverneurs régionaux. Le suffrage direct dans les régions du nord créeront plus de problèmes pour les minorités vu l’assemblage ethnique de ces régions.
Le Mali doit essayer de créer sa propre stratégie de stabilisation du pays; pourquoi ne pas essayer de comprendre les raisons qui poussent les Maliens à joindre les groupes djihadistes? Plusieurs propositions ont été faites — celles qui ont été acclamées : surveiller le nord comme le lait sur le feu, créer un poste de conseiller spécial sur le nord avec bureau contigu à celui du PR, etc. Le gouvernement fait de l’amateurisme; un gouvernement de “Tchounés” (ce mot que j’avais pas entendu depuis très longtemps à longuement été
applaudi).
Contributions Aly Nouhoun
Diallo — il se dit d’accord que l’accord d’Alger n’est pas bon; que l’ADEMA était aussi
dans la même logique; un accord retardé vaut mieux qu’un accord mal fait avec
précipitation.
Iba N’diaye (ex-ADEMA, 2ème vice-président de l’URD) — il félicite le travail battu par le PARENA. Les Maliens doivent savoir qu’ils ont été trompés. Les accords de Ouaga doivent être salués pour avoir permis les élections. L’opposition au Mali doit être saluée pour les propositions qu’elle a fait depuis les élections; ces propositions doivent être mutualisées. Il faut mettre en place une politique qui vise à soustraire les Maliens des groupes
djihadistes.
Tangara (maire PARENA) — il parle d’empire de l’irresponsabilité : Mara devait démissionner après Kidal; Bathily devait démissionner après la libération des djihadistes; les ministres cités dans les scandales financiers devaient démissionner. Le Mali est devenu l’empire de l’irresponsabilité; personne n’est coupable.
Ag Agado — société civile, membre de la
communauté Bellah — les Maliens sont inquiets et déçus; pourquoi l’exemple du Niger, de la Mauritanie et de l’Algérie ne sont pas prises en compte? Pourquoi l’Algérie n’applique pas la logique (des accords d’Alger) pour ses populations touaregs? Le gouvernement ne veut-il pas carrément diviser le Mali et se débarrasser du Nord? Il y a une volonté de créer une frontière nord-sud et livrer les populations Bellah et autres aux minorités ethniques (Touareg blancs). Les accords de Ouaga n’ont également pas eu l’adhésion des populations.
Les accusations ont épargné la France; les journalistes de RFI (David Baché) font parler les rebelles et oublient les autres. Si les accords d’Alger sont signés, il y aura des conséquences — le Burkina nous a montré la voie. Intervention très applaudie.
Prof Younoussi Hameye Dicko — parti RDS.
La majorité présidentielle n’est pas dans la logique de diviser le pays. La méfiance a malheureusement gagné les populations. Il faut dire quand même qu’il n’y a pas eu de différences entre les documents d’Alger 3 (rejetés par le gouvernement) et ceux Alger 4. Les gouverneurs régionaux ne doivent certes pas être nommés par Koulouba, mais ce qui est dans le document d’Alger contient le germe de la division. Il faut remercier le PARENA pour le travail qu’il fait pour le Mali, pas seulement l’opposition. Le Mali a besoin de faire son propre document.
Une séance plutôt comique et hilare s’en est suivi quand Dramé a invité Dicko à rejoindre l’opposition tant les avis et opinions sont similaires à ceux exprimés.
Représentant du PSP — la régionalisation est un danger; va-t-on faire de même pour Sikasso? Comment construire une nation si on permet à toutes les régions d’avoir leur propre système éducatif. Le sentiment y’en marre s’installe.
Amadou Diallo, président PDES (le “parti” d’ATT)– le discours prôné en 2004 (par ATT) est celui qui est d’actualité aujourd’hui. Le dialogue avait été privilégié comme moyen de résolution; le “compromis dynamique” a été décrié comme lâcheté ou compromission avec l’ennemi. Nous sommes revenus en 2004 après avoir essayé la guerre et autres choses. Concernant Alger, tout le monde a fait des propositions, sauf le gouvernement malien. Le document d’Alger est de médiocre qualité “avec tout le respect dû aux Algériens”. Le document est mauvais, même 10% du document est mauvais. Le PDES rejette tout accord qui s’inspirerait même de ce document. La décentralisation suppose un état central fort, chose qui n’est pas vrai aujourd’hui. La communalisation a échoué et toute décentralisation au delà ne sera pas un succès; il y a de sérieuses lacunes et peu de resources humaines capable de mettre en place un système de développement adéquat.
L’opposition doit mutualiser ses efforts de réflection.
Le secrétaire du parti socialiste – yelen coura (son président Amadou Koita était également en salle). La légèreté est au pouvoir; comment le PR peut déclarer qu’il allait traquer des djihadistes qu’il a lui même libéré. Le pays est en l’envers.
L’opposition doit préparer un document de synthèse.
Aboubacar Diallo — militant du “FDR”. Les hommes politiques ne doivent pas seulement parler, il faut passer aux actions.

Tamba Doumbia — prof d’université.
La nécessité d’une concertation s’impose. Mais il faut une armée forte pour consolider la démocratie dans la pays.
Abdoul Baki Cissé — membre (et élu?)
ADEMA, section Koulikoro. Il n’y aura jamais d’Azawad au Mali. Il adhère entièrement aux thèses d’Ag Agado.
Mahamadou Hawa Gassama — élu de Yelimané. Applaudissements avant et après
l’intervention. Intervention en bambara. Ce n’est pas une question de PARENA, c’est une question du Mali.
Dieu n’aidera le Mali que si le Mali s’aide. Nous ne demandons pas la démission du PR; mais il faut que ce gouvernement parte. Le mensonge est devenu mode de
gouvernement. Il faut se rendre à l’évidence — le ministre Diop lui même a commencé à tergiverser (sur les accords); comment faire confiance en ce gouvernement? Mara a
parlé en homme (j’irai à Kidal) mais n’a pas agi en homme quand ça a tourné mal (il devait démissionner).
Il faut faire partir le gouvernement par la force s’il le faut. Le Malien est intelligent mais il est négligeant — c’est ça notre problème. Cette intervention a été longuement applaudie.
Prof Simpara (retraité) — Tiébilé joue le rôle que Mgr Luc Sangaré jouait au temps de Moussa. L’Azawad est une création récente; il n’a jamais
existé.
Dr Seriba Konaré (Membre URD) — notre ami Sériba a posé une série de questions, notamment sur l’ingénierie financière évoquée par le conférencier. [ Seriba m’a d’ailleurs remis sa carte de visite après la conférence — c’est toujours bien de coller finalement un visage aux emails].

Conclusions (par le conférencier) Les accords d’Alger se passent différemment de ce que Ouaga a été; à Ouaga les émissaires ont négocié directement avec les groupes armés pour arriver à un accord; le médiateur a seulement été mis au courant quand un accord a été trouvé; à Alger, le Mali attend que le médiateur lui soumette simplement des propositions. Ça ne peut continuer ainsi.
Tiébilé Dramé a rencontré le président ATT – il le considère comme son frère et ami. Ainsi que le président IBK pour une visite de courtoisie — rien de secret selon lui, pas de recherche de poste ou gâteau à partager comme certaines questions posées par l’assemblée réunie ou les journaux.

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A. Karim Sylla


Une question a Drame que je n avais pas encore eu l occasion/ la presence d esprit a lui poser malgre mon intention. Je suis d avis que les les elections doivent representer les moyens financiers du pays et pour le controle de l executif par le Parlement, cependant j avoue ne pas tres bien saisir la portee d un scrutin proportionnel comme le propose le PARENA.

Theoriquement, ce genre de scrutin permets une meilleure representation de la realite politique d un pays en permettant a toutes les composantes politiques de plus grandes chances d etre representees quelque soient leur poids politique mais dans une culture politique qui entretient le nomadisme et avec des deputes sans ancrage ideologique, ne revient on pas aux memes problemes qui minent le systeme actuel?

Je pense que des mesures qui renforcent le controle des elus par les electeurs seront probablement plus consequentes quelque soit le mode d election opte. Des mecanismes qui permettront un rappel des deputes par les electeurs seront probablement plus favorables a la representativite reelle et la responsabilisation des elus qu un systeme qui continue avec les listes qui continueront a faire le jeu des chefs politiques ou des clans, mais surtout a entretenir cette mentalite de mercenariat politique.

En ce qui concerne les negociations en cours a Alger. La methodologie proposee par le PARENA ne peut etre plus rationnelle et constructive mais face a la realite d un IBK president et les consequences de sa gestion du probleme, quelles sont les veritbales options? Cette methodologie aurait ete ideale pour un pouvoir consistent qui avait su assurer la continuite depuis Ouagadougou mais ce n est pas le cas, et les mouvements rebelles ont une ascendance psychologique sur le terrain comme dans les coulisses. Donc je vois mal comment ont peut les proposer de mettre en sourdine leurs exigences le temps qu on se mette d accord pour le reste du pays.

Le temps aussi n est donc pas du cote du Mali; une pression sur le pouvoir d IBK pourrait mener a un autre round de consultations superficielles comme ce fut le cas la derniere fois mais je ne le vois pas accede a une demande pour des assises ou un apport substantif par l opposition car cela pourrait echapper a son controle ou ne pas etre conforme a son ego. Votre initiative est un excellent cadre pour reflechir au Mali a venir mais en ce qui me concerne, cet accord potentiel est le debut de la fin du systeme. Il sera deficitaire a bien d egard tel que concu mais il est progressif en general, mieux vaut un mauvais accord qui catalyse le changement qu une transition sans fin. Et pour finir, je suggererai que les gens s entendent sur le prix a payer. Si ils arrivent a un consensus alors ils doivent etre clairs sur ce qu ils sont pret a payer personnellement pour le defendre sinon il y aura encore du nomadisme a craindre.

Soukouna

Interview de Soumeylou Boubeye Maiga

Bonjour Karim
Le manque de système judiciaire efficace dans le pays fait que tous les gros poissons impliqués dans les malversations ne s’inquiètent guère. SBM s’exprime comme il veut, parce qu’il sait que le chef de la mafia lui-même est impliqué avec sa suite, et que la justice fait semblant de travailler et n’a de dents que pour les petits voleurs sans soutien. Il faut reformer les institutions de ce pays, en réduisant considérablement les pouvoirs du Président. Le Mali n’a pas besoin de pseudo monarque qui piétine allègremment toutes les règles, comme le fait IBK.

Nous avons un procureur général qui parle beaucoup, mais qui fait peu. Le reste du système judiciaire, je n’ai aucune idée comment ça fonctionne. Mais ce qui est sûr, aucun dossier sérieux n’aboutit. Rien ne bouge sur les malversations financières grotesques qui crèvent pourtant l’oeil. Aucun jugement sur les terroristes depuis des années, qu’on finit par élargir ou échanger sans aucun respect pour les victimes.

Le Mali actuel n’est même plus un pays en voie de développement, mais un pays profondément sous-développé en voie de recul par l’hypocrisie, l’incompétence et l’insouciance de ses propres fils. Quand j’entends certains parler d’un Mali émergent, je ne peux m’empêcher de rire! Encore faut-il qu’on arrive à se maintenir dans le statut de pays en voie de développement.

Kalifa Goïta


Le 11 décembre 2014 06:12, ‘A. Karim Sylla’ via malilink <malilink@malilink.net> a écrit :

Merci Malobbo.
Assez édifiant sur l’état d’esprit de SBM. Il est serein – sachant que les mailles du filet ne peuvent se fermer sur lui tout seul; des très proches du PR ne sauront y échapper si la justice suit son cours. Même constat chez Fily-la-menteuse; le PR l’aurait félicité chaleureusement pour le travail bien accompli. Les Maliens seront le dindon de la farce.

Ceux qui pensent que IBK est étranger aux tripatouillages seront édifiés. SBM dit ceci dans son interview à propos des tripatouillage: “[…] ce sont des dossiers que tous les gouvernements du monde gèrent de manière discrétionnaire avec quelques fois des critiques qui sont corrigées au fur et à mesure, en fonction des analyses qui sont faites.” SBM nous dit publiquement que ce dossier doit être géré en catimini; afin, je suppose, que les éclaboussures n’atteignent des hauteurs non-souhaitées. Il sait qui a pris/reçu l’argent et avec qui certains partages ont été faits. Et il a su, je suppose, bien faire le partage autour de lui.

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A. Karim Sylla

Indice de Perceptions de la Corruption 2014

C’est à nous de prendre toutes les initiatives aujourd’hui contre la corruption qui tue cent fois plus que Ebola, le sida et le PALU réunis.

Travaillons dès à présent autant que nous sommes, en dehors de l’Etat et ses ramifications pour rédiger un livre blanc de la lutte contre la corruption, les fraudes économiques, financières et tous les brigandages,

Mettons en avant en tout premier les niches de fraude ;

En second, mettons en place un mécanisme de dénonciation et de poursuites immédiates, y compris par-devant les juridictions internationales ;

En troisième, travaillons avec TPI et tous les autres organismes en vue de mettre en avant les BEST Practice,

En quatrième lieu, mettons en place les mécanismes de publicité et de diffusion des cas de fraude et de corruption (site internet, newsletter, journal, radio, dvd) ;

En dernier lieu, trouvons des partenaires et je pourrais immédiatement demander le concours de William BOURDON, avocat, patron de Sherpa qui poursuit pour les biens mal acquis et Akere MUNA, de Transparency International, à structurer toute cette dynamique qui devra être conçue, mise en œuvre et financée totalement et entièrement par des initiatives comme les nôtres,

Aucun autre ne viendra nous donner les moyens de les battre, par les opérateurs économiques qui sont les premiers concernés et leurs affidés, les politiques. C’est connu, les politiques parlent plus de corruption qu’ils n’agissent contre. Si on attend de ce côté là, c’en sera fini pour le Mali.

Envoyé de mon iPhone
Mamadou I Konate

Le Parti de Soumaila Cisse aussi s’insurge contre le torchon de pre-accord

Kalifa, merci de rappeler cela.
J’avoue que le principe même d’Alger laisse un peu perplexe. Les Algériens sont dans leur bulle et produise des documents, les uns ressemblant aux autres. On nous dit qu’il y a du progrès mais dès que le document devient publique, les deux parties s’empressent de le rejeter.

Le Mali (par la voix du président) a dit ce qu’il ne voulait pas (ni indépendance ni autonomie ni Azawad); les rebelles ont dit ce qu’ils voulaient (autonomie groupée des 3 régions du Nord plus une partie de Mopti). C’est ça même la définition du mot ‘impasse’. Le gouvernement a fait un communiqué pour remercier les Algériens — sans doute pour ne pas les fâcher — mais il faut qu’on se rende à l’évidence; il faudra un changement de position d’au moins une des deux parties.

Les rebelles ont vendu l’indépendance à leurs militants, promettant des postes juteux dans leur nouvelle république aux uns et des merveilles aux autres. Ce sera difficile de ramener quelque chose qui ne ressemble pas au moins à l’autonomie.

Le gouvernement malien sait que le TOUBABOU KAN BA ne pourra pas les sortir d’affaire — on ne pourra pas dire aux Maliens que l’autonomie a toujours été sur la table; et qu’il fallait seulement lire entre les lignes.

Les Algériens essayent de rendre le projet “vendable” aux rebelles — infrastructures de tout genre à construire au Nord avec de l’argent que le Mali n’a pas. Ou encore réserver la moitié des postes administratifs à de gens peut-être sans diplômes. Les rebelles n’ont pas mordu à l’hameçon. Heureusement.

Peut-être qu’il faut retourner la table; que le Mali dise clairement ce qu’il veut et que les rebelles disent clairement ce qu’ils ne veulent pas. On n’aura pas besoin alors des Algériens pour savoir si on peut se mettre d’accord ou pas.

Je pense aussi que l’occasion est bonne pour qu’un nouveau Mali émerge de ce qui sera un difficile accouchement. De toute évidence l’état central et centralisé avec un chef tout puissant et des redevables autour de sa personne ne conduira nulle part. Au lieu de laisser les Algériens définir ce que ce nouveau Mali doit être il faut que les Maliens eux même décident.

Le danger est que la non-résolution de ce conflit empêchera l’épanouissement de tous et conduira à une radicalisation de tous. Si un petit groupe peut empêcher le pays de tourner alors il faut se rendre aussi à l’évidence que ce pays doit être redéfini. Si on ne se met pas d’accord, je vous assure que nous nous retrouverons un jour avec une résolution des NU qui impose une solution; pourquoi? Parce que notre conflit crée les conditions qui peuvent déstabiliser le reste du monde.

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A. Karim Sylla


On Dec 6, 2014, at 8:03 PM, Kalifa Goita  wrote:

Bonjour
Pour moi les négociations d’Alger ce n’est pas une question de partis politiques. Donc les positions individuelles de tel ou tel parti importent peu. Le Mali doit négocier d’une voix. Le gouvernement doit porter cette voix unique dans les négociations. L’union sacrée autour de cette question est essentielle. Le gouvernement, les partis et la société civile doivent définir ensemble les lignes de conduite tout le long. Ce faisant, ils répondront certainement aux attentes de la grande majorité des maliens.

Kalifa


Le 6 décembre 2014 13:03, ‘Chouaibou MAIGA’ via malilink <malilink@malilink.net> a écrit :
Malobbo et chers tous,

Je pense ne mon âme et conscience que ceux sont les partis politiques qui les premiers qui doivent se saisir des questions qui intéressent la vie de la nation et en débattre. C’est aussi leur rôle d’informer et de former leurs militants qui sont aussi les citoyens du Mali.

À cet effet oui le PARENA est certainement le parti qui est le plus actif (j’ai déjà eu l’occasion de le dire plusieurs fois ici même). J’ai comme le sentiment que ce parti s’est positionné comme avant-gardiste dans le domaine de la formation de ses cadres et de communication en direction de l’opinion ( ceci bien avant le coup d’état de 2012), mais je constate comme tu le dis bien que Tiébilé prend (à pris) énormément de temps pour donner une position sur le pre-raccord de Alger.

Au delà de la déclaration d’opposition ou d’accord, je suggère que le négociateur en chef de Ouaga et que le PARENA porte voix de l’opposition malienne fassent une proposition alternative (ou similaire, je ne sais pas !) à celle des révoltés concernant la réorganisation territoriale du Mali. Il est important que son point de vue sur cette question là (précise) soit connue. Je crois que je l’ai déjà dit ça aussi. Nous critiquerons ou pas.

L’urgence en effet commande à ce qu’on s’attaque à la question du Nord, à l’unisson. Sur cette question Tiébilé disait qu’on ne peux pas faire l’union sacrée sans s’entendre. Je pense qu’il doit être un peu plus clair sur la question. Est ce que cela veut dire qu’il y a des questions ou des préalables qui sont plus urgentes que cette affaire de nord ? Quoi ? Mais L’important c’est que les maliens (je parle ici du gouvernement et de l’opposition) s’entendent sur l’essentiel et que ce soit ce qui est défendue à Alger.

Je donne la priorité des initiatives au pouvoir en place qui a été élu et qui a la responsabilité première de répondre devant les maliens. Il doit s’ouvrir et aller vers l’opposition dans les circonstances graves qui menacent la cohésion nationale comme cette crise du nord. Je pense que “associer” les maliens (et en priorité des partis d’opposition) à l’élaboration d’une réponse à la médiation et aux révoltés est une bonne chose. Pour autant que ces derniers acceptent que c’est bien le gouvernement actuel qui est responsable en premier devant le peuple. Ça me semble évident.

Étant en voyage, je ne pourrais malheureusement pas participé à cette conférence importante. Mais je leur souhaite un bon vent. J’espère seulement que sur “le papier de Ouaga” qu’on ne fera pas encore un rappel de Chouaibou en “mon absence”.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Le 6 déc. 2014 à 15:52, “malobbo.diag a écrit :

Monsieur Cissé,

je suis de l’ avis qu’ il faut reconnaitre les constats. Là je suis d’ accord avec Chouaibou et les autres. D’ ailleurs Chouaibou a aussi constaté que son parti l’ ADEMA ne dit rien sur Alger. Même si l’ ADEMA a des membres comme Ousmane Sy qui négocient à Alger, ce parti peut dire “Nous sommes d’ accord avec les résultats des négociations et argumenter pour les justifier”. Dire ce que l’ on pense n’ est pas nécessairement la mauvaise chose, mais faire comme si rien ne se passe, c’ est ignorer la réalité. Or ignorer la réalité, c’ est la chose la plus grave qu’ on puisse faire.

Je termine en disant que moi, contrairement à Chouaibou, trouve l’ Accord de Ouagadougou, oeuvre de Tiéblé Dramé globalement en ordre. Ce qui a y manqué sont les critères de contrôle de son application, les risques de faillite y compris  ce qu’ il faut faire pour parer à ces risques ou les sanctions à prendre contre la partie qui ne respecterait l’ Accord. Si ceci était était fait,  peut-être que Chouaibou aurait été d’ accord avec l’ Accord de Ouagadougou. J’ espère que la délégation malienne à Alger en tirera les leçons.

Bien cordialement
M. Diagayété


 

Bonjour Cissé,

Dans mon intervention de ce matin, je n’ai fait aucun procès au PARENA.

Je vous fais observé d’ailleurs que j’ai fait peu mention du “parti” dans mes échanges antérieurs avec Tiébilé Dramé. Je traite des problèmes ; de ce que certains appellent l’actualité.

Je reconnais à chaque malien le droit de se taire ou de s’exprimer sur tel ou tel sujet préoccupant la nation.

L’accord de Ouaga dont Tiébilé a été le négociateur principal est mon principal point de divergence avec lui.

Ceci dit, il est aussi vrai que le PARENA ou Tiébilé ou les deux se sont peu ou pas exprimés sur le sujet des négociations d’Alger. D’autres formations le font. D’autres non. Comme le mien. Cela mérite d’être dit.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Le 6 déc. 2014 à 12:13, ‘Mahamadou Cissé’ via malilink <malilink@malilink.net> a écrit :

Bonsoir, 
Est-on vraiment sérieux, lorsque le Parena est interpellé pour une réaction de circonstance sur un problème qu’il a porté constamment depuis plus de 10 ans ? Mais on est où là ?
Nous, qui suivons la vie politique malienne, avons en mémoire des foras, des conférences de haut niveau sur ce sujet. Il semble que c’est ce qui a amené le gouvernement de transition à confier la mission de Ouaga à Dramé. Chouaibou, Citoyens…..le Parena ne saurait rougir de ses réussites.  
Décomplexé quoi ce parti !
A ceux qui se réveillent maintenant, ce n’est pas trop tôt,  faites votre devoir en ne faisant pas de procès aux autres;  car le Parena n’a pas attendu les caméras et réseaux sociaux pour s’attaquer à la question cruciale des régions nord. Il est vrai que le sujet n’était pas aussi rentable politiquement.
On peut détester le lièvre, mais reconnaître qu’il a de longues oreilles.
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Mahamadou Cissé

Fmi-Mali : La fin de la brouille–B-

Talatou,

Mara n’a simplement pas l’ambition de changer le Mali comme il le faut. Il préfère travailler dans le système tel qu’il est alors que changer le Mali demande qu’on secoue le cocotier.

L’intention du maître de Toto n’était pas de redonner l’examen (Toto a déjà échoué); l’intention est que Toto corrige son devoir. Toi tu nous demandes de noter la correction de ce corrigé; c’est pour cela que je suis surpris :-)

Mara n’a rien fait ici qui lui fasse honneur; il a simplement fait ce qu’on lui a demandé de faire. Il n’a absolument pas eu aucune initiative ici. Je sais que dans notre réseau nous avons tous à un moment cru en lui, mais il faut qu’on arrête de le traiter avec des gants en velours. Il n’est pas le PR, cela est clair mais il est le chef d’un gouvernement. Si il voulait le bien du Mali dans cette affaire il aurait pu faire partir les ministres en démissionnant tous son gouvernement et laisser le soin au PR de reprendre une fois de plus les voleurs, les escrocs et tous ceux/celles qui sont tachés. Mais les calculs politiciens semblent être plus de son goût que l’honneur (et le bonheur) du Mali. 

Pour moi, le PR du Mali est corrompu; je n’attends absolument rien de positif venant de ce monsieur; mais Mara s’est rendu complice par sa passivité face à ce défi qui interpelle tout le monde. 

Il a simplement fallu que le robinet d’argent soit fermé par le FMI pour que l’administration se remette à faire le travail qu’on lui a demandé. Qu’est que cela suggère? Il faut que nous arrivions à désargenter tout ce beau monde pour que la classe politique devienne plus efficace. Les politiciens (comme Mara) qui veulent changer le système en l’amadouant échoueront et entraîneront le pays dans une chute à l’issue incertaine. C’est tout cela qui nous a amené Ebola. 

C’est l’herbe même qu’il faut couper sous leurs pieds. Ces gens là, qu’ils soient honnêtes ou pas, ne doivent plus avoir la possibilité de se croire en élite à qui on doit tout alors qu’on arrive même pas à acheter des gants dans nos hôpitaux. IBK refuse d’aller à la rencontre des Maliens au fond du pays; vous savez pourquoi? Il ne veut pas être indisposé par la vue de ces indigents; ni emprunter les routes cahoteuses qui sont leur lot au quotidien. Il préfère être dans son Boeing avec la chambre et le lit à 2 places. C’est bien plus commode pour transporte l’élite, comme le PM aime le dire. 

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A. Karim Sylla


On Dec 5, 2014, at 7:16 AM, maiga talatou  wrote:

Karim merci:)

Nous savons tous que ce que tu demandes ici est simplement impossible de par la nature meme de la Primature dans nos pays. Beaucoup de personnes -y compris toi-meme- l’on’t dit ici meme sur Malilink; et cela est un avis que je partage. Qui que le PM soit, il aura pour tache de mettre en marche le programme, les initiatives du Presi. Le PM Mara, de part ses attributions, ne peut pas faire exception a ca. Je pense que le FMI meme reconnait ca:)

Alors question: Pourquoi le maitre de Toto lui-meme lui demanderait de recopier les reponses aux questions si ce n’est de lui donner une chance de passer pour la classe superieure?

Bon, bonne nuit !

Talatou


De : ‘A. Karim Sylla’ via malilink <malilink@malilink.net>

À : maiga talatou 

Cc :malilink@malilink.net” <malilink@malilink.net>

Envoyé le : Jeudi 4 décembre 2014 17h04

Objet : Re: [malilink] Fmi-Mali : La fin de la brouille–B-

Mon cher Talatou, tu as un très bon cœur :-)

Ils n’ont passé aucun test!

Le test a été échoué depuis longtemps; il faut te rappeler que le gouvernement a d’abord contesté les conclusions du FMI; ils ont d’abord écrit des lettres de défense au FMI, menti au parlement, puis trompé les Maliens jusqu’à ce que le FMI finisse par étaler l’affaire au grand jour avec sommation d’enquêter. IBK avait dit au grand jour que tout s’est passé dans les règles de l’art

 C’est comme si le prof te donne zéro, puis te donne la la solution au problème et te demande de recopier mot par mot; même Toto n’échouera pas avec de telles balises devant lui. Et maintenant tu veux qu’on applaudisse? Vraiment tu es trop bon.

Il y a d’autres affaires; par exemple celui de la ZTE où le Mali est entrain de se faire avoir sous la haute bienveillance de son excellence IBK; pourquoi Mara ne porte pas cette affaire devant le VEGAL pour enquête? Je te donne la réponse: Mara préfère s’occuper des choses qui n’indisposent pas le boss et sa mafia. Il fermera les yeux même si le pillage se passe sous sa fenêtre. C’est comme ça qu’on reste élite dans ce pays. 

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A. Karim Sylla


On Dec 4, 2014, at 6:43 PM, maiga talatou  wrote:

Mais Karim !

Malgre tout le gouvernement a au moins passe ce test-ci du FMI- Donc il merite un passing grade, non? So, not a failing one !

Un B- would be good in this case, I think:)

Par rapport aux sanctions, je suis tout a fait d’accord avec toi qu’il faille larguer ASAP tous ceux dont les noms ont ete cites dans ces affaires-Mme la Ministre des Finances en tete.

Bonne journee a tou/te/s !

Talatou


De : ‘A. Karim Sylla’ via malilink <malilink@malilink.net>

À : maiga talatou ; “malilink@malilink.net” <malilink@malilink.net>

Envoyé le : Jeudi 4 décembre 2014 10h13

Objet : Re: [malilink] Fmi-Mali : La fin de la brouille

Le gros problème est qu’il a fallu que le gouvernement de Mara ait le couteau sous la gorge pour qu’il prenne des mesures. Bien avant le FMI, l’opposition avait décrié ces contrats — absolument rien n’a été fait. Donc, je ne vois vraiment pas ce que le gouvernement de Mara a fait de positif ici, si ce n’est executer ce que le FMI a demandé. La note est un ‘F’, pas un ‘C’. 

De plus, les tripatouilleurs sont toujours en poste. Qu’est ce qui a changé? Peut-être que ces même gens sont entrain de nous préparer un autre sale coup. La MinFin a violé la loi, a menti, a tripatouillé, mais est toujours en poste.

On se trouve dans une situation où dans n’importe quel pays, la plupart de ces gens-là auraient démissionné depuis belle lurette. Pas le Mali d’IBK. Et certainement pas le gouvernement de Mara.

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A. Karim Sylla


On Thursday, December 4, 2014 5:08 AM, ‘maiga talatou’ via malilink <malilink@malilink.net> wrote:

Un article sur lequel je viens de tomber sur Maliweb.net. L’auteur, Issa B. Dembele, nous offre sa lecture de la recente “fin de brouille” entre le FMI et le Gouvernement Malien.

Je felicite le Gouvernement pour l’excellent travail abattu sur le sujet et vivement maintenant les sanctions contre les auteurs des malversations! Bonne nuit !

Talatou

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Fmi-Mali : La fin de la brouille

Le conseil d’administration du fond monétaire international (Fmi) a approuvé, à l’issue de son conseil d’administration, la conclusion de la 1er et 2èm revue de la facilité élargie de crédit. Ainsi, l’institution va débourser dans les jours à venir un montant de 11,7 millions de dollars, soit six (6) milliards de nos francs au titre de l’aide budgétaire pour le Mali. La bonne nouvelle a été donnée par Christian Josz, chef de mission du FMI pour le Mali, le lundi dernier, lors d’une vidéoconférence.