Instructions Pour Tahirou Qui Veut Construire Une Maison a Bamako

Amadou,
Très juste ce que tu dis d’ Oumar. Il a realise en tout 3 grand projets pour moi et ma famille et pour des amies de ma soeur. Tout le monde est d’ accord qu’ avant de gaspiller son argent en le confiant a un parent, il vaut mieux embaucher Oumar. Il est fiable et très transparent dans ses affaires.
Keita


From: Amadou O. Wane
Sent: Sunday, September 14, 2014 5:00 PM
To: malilink@malilink.net

Subject: Re: [malilink] INSTRUCTIONS POUR TAHIROU QUI VEUT CONSTRUIRE UNE MAISON A BAMAKO/les plans

This is the occasion for me to say that Oumar is definitely one of the best if not the best structural engineer in Mali.
He has done excellent work for me, and other members of my family. We were all very impressed with his knowledge, professionalism and work ethic. In Mali work ethic is a rare commodity. He is the kind of person who must be supported.
Malians from the diaspora should trust him than their own family when it comes to sending money to build something for the future. We all have our own horror stories with family members misusing our hard earned fund.

So if you really want a professional construction job done in Mali, I highly recommend Oumar from personal experience.
I think Keita had the same positive impression he shared on the forum not long ago.

Amadou O. Wane
Information Technology & Decision Sciences
Database Architect & Unix/Linux Administrator
Tampa, Florida
“quis custodiet ipsos custodes?”


On 9/14/14, 3:09 PM, ‘Amadou Niang’ via malilink wrote:

Agmai,
for my next project, I would definitely like to have local materials and your know-how in this domain.

Amadou Niang


On Sunday, September 14, 2014 12:57 PM, Oumar Abibou Maiga  wrote:

Cher Stephane , merci pour les images/ correction je suis un ingénieur des structures pas un architecte just une clarification,
je pense que ce passage tiré de article donne la réponse à votre question,”
le Banco stabilisé est utilisé dans notre pays depuis 1962. Mais il est resté pendant longtemps au stade des projets pilotes -projet KBK en première région- ou de tests tentés par des Ong. Ces essais ne se sont pas toujours révélés concluants sous l’effet de handicaps liés à l’achat de presse, à la formation des maçons spécialisés, à la vulgarisation, au suivi, à la nouveauté du produit et à la mentalité du public.”
une anecdote en 2003 un architecte m a demandé de lui faire une etude comparative entre les constructions en dur ciment et le banco stabilisé,( théorique), quand je lui ai remis le rapport à l avantage du banco stabilisé, il me dit non tu vas me faire perdre le marché, nous on veut plutôt montrer le contraire …alors tu vois que les vieilles habitudes restent encore, comme en politique on a preferé IBK aux 16 autres candidats and we stock now
Personnelement je suis pour la vulgarisation des matériaux locaux, et d ailleurs ma these en cours est sur le béton avec le gravier lateritique sauvage qui est plus répandu au Mali, ca me fait mal de voir que nous les ingénieurs utilisent l eurocode, bael , pour les structures au mali, alors qu aux USA presque chaque état apporte des amendements au building code, un ingénieur PE ,à NYC doit faire deux ans en Californie avant de valider son PE dans le temps….
AgMai-xxxx


Date: Sun, 14 Sep 2014 13:31:59 -0400
From: Stephane
Subject: Re: [malilink] INSTRUCTIONS POUR TAHIROU QUI VEUT CONSTRUIRE UNE MAISON A BAMAKO/les plans

Oumar, toi qui est architecte et connais bien les USA, dont l’Arizona, que pense-tu de la construction en Adobe/Banco ?
Personnellement j’aime bien le style architectural du New Mexico / Arizona, mais bon ça c’est une affaire de goût…

Pourquoi le Banco n’est-il pas plus répandu que ça chez nous ?

On en parlait beaucoup dans les années 70/80, et depuis pas grand-chose (hormis le Musée National). Why ?

Les avantages semblent pourtant nombreux comme le rappelle cet article de l’Essor de 2004 :


Matériaux locaux de construction: banco stabilisé, brique rouge : promesse à confirme

(L’Essor 05/05/2004)
Le ciment, c’est bien mais il faut l’importer et c’est cher. Petit tour d’horizon des alternatives.
Le secteur de la construction figure sans doute parmi ceux qui ont été les plus affectés par la hausse des prix des produits consécutive à l’éclatement de la crise ivoirienne le 19 septembre 2002.
Depuis l’arrêt des activités de l’usine de Diamou, notre pays dépend entièrement de l’extérieur pour son approvisionnement en ciment et autres matériaux de construction.
Avant la crise, notre voisin du sud nous fournissait l’essentiel des 500 000 tonnes de ciment que nous importons annuellement, pendant que la quasi totalité des autres matériaux transitait par le port d’Abidjan.
La rupture de l’axe Abidjan Bamako a obligé les opérateurs à se tourner vers d’autres ports avec le surcoût que l’allongement des distances implique. Ainsi la tonne de ciment qui se vendait autour de 70 000 à 80 000 Fcfa est montée jusqu’à 130 000 F caf avec des pointes à 150 000 Fcfa, voire 160.000 Fcfa, avant de se stabiliser aux environs de 105 000 Fcfa. Le prix du fer et de plusieurs autres matériaux a aussi pris l’ascenseur. Explication simple : la plupart des opérateurs économiques se sont tournés vers le port de Lomé au Togo distant de plus de 2000 km de Bamako alors que 1000 km “seulement” séparent Abidjan de notre capitale.
Avantages comparatifs- S’il est difficile de présager de la fin de la crise ivoirienne et de l’installation d’une cimenterie dans notre pays (du fait notamment du coût prohibitif de l’électricité), on peut trouver des raisons d’espérer dans l’utilisation de matériaux de construction comme la terre stabilisée, la brique rouge, la pierre et le grès concassé.
La terre stabilisée ou banco stabilisé est un matériau fait de terre comprimée à partir d’une argile choisie spécialement. Mélangée avec un peu de ciment, cette argile est compressée avec une machine appelée presse, afin d’augmenter sa résistance mécanique et hydrique. Le banco stabilisé est utilisé dans notre pays depuis 1962. Mais il est resté pendant longtemps au stade des projets pilotes -projet KBK en première région- ou de tests tentés par des Ong. Ces essais ne se sont pas toujours révélés concluants sous l’effet de handicaps liés à l’achat de presse, à la formation des maçons spécialisés, à la vulgarisation, au suivi, à la nouveauté du produit et à la mentalité du public.
Pourtant, le banco stabilisé présente des avantages comparatifs par rapport aux matériaux importés. 20 % moins cher que le ciment, il constitue un isolant thermique adapté à notre climat. La construction avec ce matériau fait largement appel à la main d’œuvre locale et il existe aujourd’hui de presses manuelles ou mécaniques accessibles au plus grand nombre.
La Société d’équipement du Mali (SEMA) et la Société de promotion immobilière en savent quelque chose, elles, qui conduisent des programmes immobiliers avec le banco stabilisé à Sébénicoro et à Faladjè notamment.
Ces 5 dernières années la SOMAPIM a mis en chantier plusieurs programmes à partir de ce matériau. C’est le cas des 50 logements “moyen standing” réalisés en 2000 ou des 179 “logements économiques” actuellement en chantier à Sébénicoro. La société va acquérir des terrains pour lancer des programmes, cette fois en briques cuites.

2014-09-14 12:57 GMT-04:00 Oumar Abibou Maiga :

Tahirou, n est ni ingénieur, ni technicien ni entrepreneur de bâtiment et des travaux publics.
Pour tahirou qui veut construire une maison à Bamako une connaissance minimale est nécessaire, alors ici nous allons lui parler des plans ;
Comme promis à la rencontre de malilink à bamako, voici ma petite contribution sur le bâtiment au mali ( bamako)

20140914-InstructionPourTahirou

Oumar Abibou Maiga

Un référendum comme plan B?

Coumba, les sondages « Mali-Mètre » de la Fondation Friedrich Ebert ont tous révélé que les populations du Nord étaient pour l’intégrité territoriale.

Abdourhamane DICKO


De : Amadou Wane

Envoyé : jeudi 11 septembre 2014 16:48
À : A. Karim Sylla
Cc : malilink@malilink.net
Objet : Re: [malilink] Un référendum comme plan B?

Quelle garantie avons-nous que le MNLA et consorts vont respecter le resultat du referendum?

Do we need a Plan C then ?

Amadou Wane


2014-09-11 12:25 GMT-04:00 ‘A. Karim Sylla’ via malilink <malilink@malilink.net>:

Coumba, ce sont de très bonnes questions: si il doit y a voir un referendum, quelles seront les modalités? Qui doit voter? Il y a des ressortissants du ‘Nord’ qui vivent au ‘Sud’ (et vice-versa) ou qui vivent au Niger ou en RDC; auront-ils le droit de voter? etc. Quelles sont tes opinions?

Dicko, il est clair que les groupes armés sont une minorité; mais comment sait-on aujourd’hui ce que la majorité des populations vivants au ‘Nord’ pense? Notre ami Fad Seydou avait effectué des sondages for intéressant dans les camps de réfugiés au Burkina et Niger. Mais y-a-t-il un sondage qui dit ce que les gens pensent?

I y a 6 mois, je n’aurais pas pensé au référendum comme option; mais vu que le challenge de mettre en place des forces de sécurité est une tâche ardue qui semble être au delà de nos capacité, il faut avoir un “autre” plan B – au cas où Alger va foirer.

Et même si Alger accouche d’un accord, ne faudrait il pas faire un referendum pour voir l’adhésion des populations concernées? Les solutions imposées par les armes ou la politique ne vaudront rien si la majorité ne se déclare pas sur la question.

______________
A. Karim Sylla


On Thursday, September 11, 2014 11:12 AM, Abdourhamane DICKO  wrote:

Bonjour,

Plusieurs propositions de sortie durable à la crise malienne ont circulé sur le réseau, y compris le référendum dont je ne vois pas l’utilité pour la simple raison qu’il n’empêchera, quels que soient les résultats, ceux qui ont pris les armes de les reprendre plus tard. Le référendum constitue une solution politique comme toutes les autres déjà proposées mais qui ont montré les limites par le manque de bonne foi des acteurs, tous confondus. Si référendum devrait être organisé, il est clair que le moment n’y est pas opportyun aujourd’hui, surtout dans les régions du nord. Vous y avez une population en majorité favorable au Mali, mais qui est exposée aujourd’hui au diktat des armes. Elle est intimidée, menacée voire tuée car personne n’est là pour garantir sa liberté de choix et sa sécurité, donc son vote. Aussi, vous y avez une société civile qui souffle le chaud et le froid. A titre d’illustration, plusieurs acteurs de cette société civile des régions du nord sont allés grossir les rangs de la coordination HCUA, MAA et MNLA juste pour être à Alger et éventuellement se positionner par rapport à un « éventuel partage ultérieur du gâteau. » Cela est honteux et irresponsable.

Abdourhamane DICKO


De : Coumba Bah

Envoyé : jeudi 11 septembre 2014 14:11
À : malilink@malilink.net; Karim Sylla
Objet : RE: [malilink] Un référendum comme plan B?

Je suis pour le referendum pour recenser (quantifier) les avis favorables à la scission.  MAIS ce qui me perturbe :

1. Comment déterminer l’électorat? c’est tous les maliens au-delà de 18 ans comme dans les scrutins présidentielles? ou les seuls habitants des 03 régions du Nord?  la Diaspora du Nord? Réfugies et déplacés?  les descendants des populations du nord ne vivant plus physiquement sur les terres ancestrales mais qui y vivent dans leur âmes?

2.Si toutes les populations maliennes ayant droit aux votes participent le résultat est connu d’avance je crois!  Si nous laissons seulement les seules populations vivant sur le sol des 03 régions est-ce une décision juste pour une question nationale?

Mme/Mrs. Traoré, Coumba Bah
Skype: coumbabahtraore
Twitter:@coumbabahtraore
facebook: coumba.b.traore
web: coumbabah.com
BP : E 1750 Bamako (Mali)
Cel: + 223 66 81 41 22
Cel: + 223 73 37 78 45


From: malilink@malilink.net

Subject: [malilink] Un référendum comme plan B?
Date: Thu, 11 Sep 2014 09:36:41 -0400
To: malilink@malilink.net

Entre qui dit quoi et qui représente qui, je crois que dans le long terme il faudra peut-être se résoudre à un référendum pour demander aux différentes communautés ce qu’il y a lieu de faire. Si il y a un accord sans l’adhésion de tous, alors on fait du surplace; la même chose a eu lieu avec la rébellion de Bahanga – on signe un papier avec les groupes rebelles et automatiquement il y a une dissidence armée; pour revenir au point zéro.

Comment ce référendum doit se faire? Quelles modalités? Je n’en sais absolument rien. Mais signer des accords avec des groupes armés sans savoir leur poids réel (ni leurs profondes convictions)  ne fera que continuer le cycle de la violence. Un référendum aura l’avantage d’établir une fois pour toute qui est pour quoi, et pourquoi.

Sinon on tournera en rond. Vos avis?
Je sais que la question a déjà été soulevée ici. Essayons d’aller au delà du oui/non; ou bien du “tu es fou?”. Le Mali a besoin d’un plan B. Qu’est ce que cela doit être? Si référendum il y a, quelles régions, cercles ou groupes doivent être concernées?


http://www.rfi.fr/afrique/20140911-mali-desaccords-entre-mouvements-nord-tribus-discussions-alger

Mali: désaccords entre les mouvements du Nord et les tribus aux discussions d’Alger 

Par RFI
Les mouvements armés du nord du Mali et les autorités de Bamako sont toujours dans la capitale algérienne pour avancer dans le processus de paix. Après les auditions de la société civile, et en attendant le début des négociations directes, les six mouvements armés tentent de s’entendre sur leurs revendications politiques. Mais les représentants des mouvements armés ne sont pas toujours d’accord avec les populations, comme à Kidal où es chefs des différentes tribus présents à Alger affirment vouloir une séparation d’avec Bamako.

Ils sont venus pour représenter la société civile de la région de Kidal. Et les chefs des tribus ont un message différent de celui des mouvements armés. « Les mouvements ont été obligés à Ouagadougou de se limiter à l’intégrité territoriale du Mali. Mais nous, nous sommes la voix du peuple, nous avons la liberté de dire ce que nous voulons. Notre option, c’est l’indépendance », déclare sans détour Chorib Ag Attaher, de la tribu Idnan.

Il est conscient que la communauté internationale est opposée à une telle solution, mais pour lui, l’indépendance doit être un but à long terme : « Si on signe un accord, cela veut dire que notre avis ne compte pas et que nous sommes un peuple à qui on impose les choses que nous ne voulons pas. Même si nous acceptons, ce ne sera pas pour longtemps ».

Les différents responsables des tribus de Kidal sont d’accord. Ils sont plus légitimes que les mouvements armés. « Les mouvements sont souvent obligés de nous consulter. Ils sont les flèches, mais nous, nous sommes l’arc », estime Zeïd Ag Hamzada, de la tribu des Taghat Mallet.

Si les auditions de la société civile sont terminées, certains, dont ces hommes de Kidal devraient rester à Alger quelques jours supplémentaires.

Une société civile engagée

Mohamed Ag Acharon dans un message récent se posait des questions sur les emplois créés au Mali; il voulait plus d’information que ce qui était disponible dans le communiqué ou les news. Il a conclu son texte en disant “L’à peu près ne marche plus” – on veut en savoir plus.
Coumba Bah a rencontré le représentant du FMI et l’a invité devant le groupe de réflexion qu’elle anime pour qu’il explique le rôle de son institution. Collectivement nous ne savons pas très bien le rôle que le FMI joue chez nous. Le FMI produit un tas de documentation sur le Mali qui ne voit pas la lumière du jour; il serait bien qu’il nous dise (périodiquement) ce qu’il pense de notre situation budgétaire et/ou économique. Idem pour la BM.
Je donne ces exemples parce qu’ils sont très récents; mais de façon générale, il y a des nouvelles, communiqués, décrets et lois qui passent tous les jours et qu’on enregistre à moitié ou au quart selon notre emploi du temps. Dans d’autres cieux, les journaux jouent le rôle d’arbitre et nous disent que quelque chose est bon ou mauvais selon leur coloration politique. Vous admettrez avec moi, que la qualité des journaux au Mali n’est pas très bonne, et qu’à quelques exceptions près ils ne peuvent même pas expliquer une histoire correctement.
Et si ensemble nous créions un groupe — apolitique — dont le but serait d’examiner au peigne fin toutes ces décisions et communiqués qui au finish impliquent tous les Maliens?
J’ai été approché par deux MaliLinkers séparément qui ont proposé une telle démarche. Les contours ne sont pas bien définis, mais l’idée centrale est que les Maliens doivent avoir les yeux ouverts sur tout ce qui se passe en leur nom; L’à-peu-près ne doit plus marcher“, nous devons réclamer (et obtenir) la rigueur dans les démarches et les résultats.
Pour ceux qui se rappellent, il y a quelques années, Le Mali avait introduit le programme de pluies provoquées; malgré l’incapacité à démontrer son efficacité, les Maliens continuent (en 2014) à payer pour ce programme. 10 ans que ça dure!
On promet de construire une maternité à Diapaga? Nos ingénieurs de bâtiment devront nous faire un calcul rapide pour voir si les coûts sont gonflés. On veut acheter du matériel informatique pour la maternité? Nos informaticiens devront nous faire un calcul rapide pour nous dire si nous sommes victimes de tripatouillage. La sage-femme de la maternité remarque que le directeur a des pratiques peu orthodoxes avec les sous? On doit pouvoir lui donner les moyens de dénoncer ce qui s’y passe et prendre le cas en main.
Comment peut-on savoir qu’on nous dit la vérité? On dit que ATT a construit X nombres de logements à ATTbougou; est-ce-qu’on peut compter? 1 000 000 de nouveaux emplois? Est ce qu’on peut compter? Et comment?
On nous dit que le budget est de 1600 milliards en dépenses; est ce que les Maliens savent que les ustensiles de la cuisine du PM font partie de ça? Ou encore que le président de l’Assemblée Nationale peut acheter une moto à son boy-cuisinier avec l’argent des Maliens? Si 20-30 personnes se penchent sur le budget de 2015, je vous assure que nous pourrons empêcher que certaines abominations soient votées.
Et les futurs accords d’Alger? Pourrions nous en faire une analyse pour le bénéfice du citoyen? Ou un dépliant pour résumer la chose?
Si le citoyens n’exige rien, il n’obtiendra absolument rien.
Qu’est ce que vous pensez d’une telle idée? Et comment on peut accomplir cela? J’ai mis une emphase sur le mot “apolitique” parce qu’aucun parti ou personnalité politique n’est visé par ceci; le souci premier c’est d’informer et dans les cas graves (peut-être même) aller au tribunal pour tenter d’empêcher quelque chose.
Quand nous aurons un grand éventail d’idées et de suggestions par tous les MaliLinkers, notre ami Amadou Wane pourra nous ouvrir une liste parallèle afin d’y déménager les discussions et la mise en forme de cette nouvelle société civile. Pour ne pas “polluer” nos autres débats et prises de bec :-)
______________________

A. Karim Sylla

 


Malilink Discussion Forum
Where The Malian Intelligentsia Meets
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www.malilink.net

Le point de vue touareg : une grande désillusion !

Merci beaucoup Mohamed pour le partage de cet article.
“Si le processus d’Alger ne rectifie pas sa course, les « accords de paix » qui en concluront probablement les négociations ne feront que renvoyer le Mali à ses vieux démons”.
C’est bien ce que nous disions depuis toujours. Il n’y a pas de sens à vouloir conclure à Alger un accord sans la participation des vrais acteurs  de la société civile malienne.
Je le répète encore, ces groupes ne représentent qu’eux mêmes.
Il y a aussi que l’auteur de l’article fait de l’amalgame : l’article faut crier que le nord du Mali n’est peuplé que de touaregs. Cela n’enlève pas de valeur à sa déclaration selon laquelle parmi les touaregs mêmes il y a des communautés qui n’ont jamais adhéré à la folie des séparatistes. C’est une réalité.
Je présume que les négociateurs maliens opposent cette vérité là-bas à Alger en face des séparatistes pour ramener pleurard tout le monde au sein d’un forum national à l’issue duquel les maliens décideront de ce que le Mali doit devenir (de son organisation territoriale, administrative, etc). Si c’est le cas cette stratégie de négociation me semble acceptable. Sinon j’ai été déjà frustré par ce refus des autorités de faire participer les vrais acteurs de la paix, alors que des questionnes importantes les concernant sont discutées à Alger.
De toute façon, il est clair que ce refus d’associer les communautés et ceux qui n’ont pas pris des armes, à la discussion les médiateurs, le Mali et la communauté internationale ne feront effectivement que déplacer le problème.
Et je souhaite que les maliens soutiennent très fort cette thèse de la représentativité de ceux qui sont là-bas à Alger. Et en tant que malien j’aurai aimé d’une part que la la discussion de l’avenir de cette partie du Mali et de l’ensemble du Mali se fasse et d’autre part qu’elle se fasse dans la transparence la plus totale ou disons de manière véritablement inclusive. En tout cas pas comme on est en train de le faire actuellement.
Déjà, j’ai entendu le partis politiques de l’opposition malienne clamer leur mot à dire (souhaitent être entendu) dans l’affaire. Sans être précise cette déclaration est alarmante.
Même si je crois que ces messieurs eux aussi avaient la possibilité de faire leurs propositions et les soumettre à qui de droit. S’ils ne l’ont pas fait c’est une faute. Ils en avaient tous les moyens pour le faire.
Sur cette question mon avis est que l’opposition malienne, qui a les moyens de faire des propositions et de les transmette aussi, pouvait faire mieux que cette déclaration.
Au faut à-t-elle finalement fait des propositions qui auraient été rejetées par le pouvoir en place ? N’en a-t-elle pas fait du tout ? Qu’est ce qu’elle attendait pour le faire si ce n’est pas fait ? Être plus clair, cela aurait eu l’avantage de mieux comprendre les attentes du groupe et de ses leaders !
Mais peut être que le gouvernement comprend ce de quoi il est question. Peut être.
Pour moi citoyen lamda, il y a une nécessité d’être plus explicite. Je voudrai être sûre et certain qu’en utilisant cet argument accusateur du pouvoir en place et qui pourrait justifier un refus d’adhérer à des décisions éventuelles de la part du groupe d’opposition, l’opposition avait clairement et totalement fait ce qu’elle devait faire.
L’opposition à-t-elle demandée, elle aussi, à participer aux pourparlers et que ce soit refusé ? Demande qui me semble être légitime de sa part, si c’est le cas. Tout à fait. Qu’y a t il ?
Et auquel cas je suis persuadé que les négociations actuelles d’Alger ne doivent pas se conclure une décision finale concernant les grands enjeux.
Hier soir, le chef de l’état a déclaré qu’il fallait envisager l’intégration d’individus armés au sein de l’armée nationale. C’est une question sur laquelle l’avis de l’assemblée doit désormais être requise. Celle de l’opposition qu’il fallait consulter sur la question devrait être donnée. L’a-t-on fait ?
En plus de la question relative à l’inclusivité des communautés et de tous les maliens au processus de négociations qui pose un réel problème du fait que pour l’instant elles ne sont pas intéressées par les organisateurs et par l’état et qu’il n’y a aucune visibilité, vient s’ajouter cette histoire de réintégration d’éléments apatrides qui n’ont accepté l’intégrité du Mali que parce que la communauté internationale a rejeté leur folie; des gens qui malgré tout n’acceptent que du bout des lèvres de vivre en commun avec les autres maliens.
Ceux sont des ingrédients qui justifieront la présence pour très longtemps des casques bleus au Mali et donc de la prolongation de la mise sous tutelle du pays que nous vivons présentement.
Cordialement

____________________
Chouaibou

Le 8 sept. 2014 à 11:56, Mohamed AG HAMATY  a écrit :

Si le processus d’Alger ne rectifie pas sa course, les « accords de paix » qui en concluront probablement les négociations ne feront que renvoyer le Mali à ses vieux démons.

Des centaines d’avocats français et africains réunis à Bamako

Chouaibou et tous les autres,
J’ai vu ce “post”passé assez vite et je m’empresse de donner quelques éclairages.
  • toute démarche de libération de personnes suspectées, se trouvant sous contrôle judiciaire, quelqu’en soit la raison et la motivation, me paraît à la fois suspecte et de nature à violer la loi ;
  • Le sort des victimes et/ou de leurs ayants s’en ressent assez profondément, ce d’autant plus qu’à la base, il y a des plaintes et que l’action publique est en mouvement.
La réunion des Avocats, dans le cadre de “Campus International Mali 2014″ vise plutôt à assurer la formation professionnelle des Avocats. Le thème majeur est “Reconstruire le Mali par le droit” : Le bouleversement des institutions démocratiques, la violation des règles de la République, l’anéantissement des avancées démocratiques n’ont pas été sans incidences sur l’Etat du Mali et sa nation.
c’est de tout cela que nous parlons aussi pour engager les avocats à une plus forte implication.
Chouaibou, n’aies aucun doute que j’agirais comme tu l’aurais fait, si tu avais été avocat et à ma place.
Je profite de mes cinq minutes encore pour saluer la lumineuse idée de mon petit frère Karim, au sujet d’une plus plus grande implication de la société civile dans le débat politique et démocratique.
Mon opinion est que c’est la faiblesse de cette catégorie sociale qui est à l’origine des difficultés que nous rencontrons sur le terrain de l’avancée démocrtaique. La société civile malienne se trouve balotée entre les tenants du puvoir et les perdants, juste que le perdant en situation, demain, d’être le nouveau gagant du pouvoir. Nos opinions sont peu forgées à l’objectivité et la rumeur prend souvent le pas sur tout. Comment faire en sorte que des opinions éclairées, engagées mais non partisanes et indépendantes soient capables de prendre en main un sujet et d’exprimer des pistes permettant de comprendre le sujet.
On pourra réfléchir pour trouver une piste de structure qui est susceptible de faire l’objet de discussions entre nous ensuite. Mais de façon plus générale, il s’agit de réunir des personnes de bonne volonté, possesseur d’expertise dans un domaine donné, capables d’affirmer une indépendance et de la mettre en avant et de s’exprimer sur un sujet donné, sur des bases objectives. C’est ce genre de débat que nous avons eu au sujet de la DPG, que l’on pourrait avoir sur bien d’autres sujets.
Que nos “experts” maison se mettent juste au service pour que les débats soient mieux menés et plus structurés et pour sortir des opinions “à dire d’expert”.
C’est en cela que l’on pourra toujours faire la part des choses entre les “tenants du pouvoir et les prétendants au pouvoir”.
Mamadou Ismaela Konate

Comparaison Mali-Rwanda

-9-2014: Andre Bourgeot fut cite sur Malink comme suit:. Il suffit à cet égard de lire rapidement ou avec attention, les débats, voire les confrontations, toujours courtois, vifs, animés, tolérants, sérieux, convaincus, dénonciateurs, souvent très critiques mais emplis de sincérité, sur le forum «malilink»,  pour constater et écrire que rien n’est perdu. Mais la classe, les élites politiques, les intellectuels savent-ils les lire et surtout s’en imprégner ? Le «petit peuple» y a-t-il accès ? Sinon comment envisager les retombées concrètes de ces réflexions, analyses et point de vue tonifiants, innovants ? Ils et elles sont porteurs de prise de conscience ou, pour le moins, de réflexions «objectivantes». Alors se pose la question suivante : malilink ne serait-il qu’une soupape d’expressions libres visant à émanciper l’écrit de son carcan formaté, incluant les critiques virulentes formulées à l’encontre de personnalités politiques de très haut niveau, ou, alors, en même temps, un «réseau social» qui déboucherait sur des actions concrètes au gré de chacune et chacun selon ses sensibilités ? http://www.maliweb.net/interview/andre-bourgeot-chercheur-au-cnrs-anthropologue-paris-on-aurait-pu-sattendre-avoir-fait-reve-suppute-pouvons-511712.html

Au fait cette interpellation du Professeur Bourgeot est interessante. Notez que ce forum a fait beaucoup de contributions au fil des annees. Il n’y pas de doute qu’il a ses limites. Ce sont ces limites-la ( le manque d’effet reel sur la vie des populations maliennes qui est a noter). Feu Professeur Dialla Konate a vu cette limite et voila pourquoi il a cree la Coalition pour le Mali (CPM). Il a voulu aller au dela des foras pour mobiliser les populations. Helas il nous a quitte trop tot!

Karim vient de nous offrir une piste qu’il nous faut alimenter. Son approche de mettre pression sur les autorites de l’etat est important pour reduire le gaspillage et mieux focaliser les resources dans les depenses qui peuvent faire une reelle difference pour la population. Nous nous devons en meme temps d’offrir d’autres idees pratiques pour encourager certaines actions productives.

Le Rwanda fut au centre de nos debats depuis presqu’un mois. Je crois que c’est Mohamed Ag Acharom qui a mis en ligne l’interview du President Kagame. Ce que j’ai retenu et qui me tient tres a coeur c’est qu’au dela de tout, ce pays investit serieusement dans sa population a travers l’alphabetisation. Le President Kagame a dit qu’ils sont alles de 800,000 eleves au primaire a 2 millions… Le tableau que je vous offre ici bas en dit beaucoup.

Le tableau fut construit avec des donnees  de l’UNESCO (en attache), de la Banque Mondiale, de WIKI et d’autres. Il contient le taux d’alphabetisation, le taux d’analphabetisation, la population, le PNB et les langues des pays que j’ai cibles. Je me suis contraint aux pays qui sont enclaves: Afrique de l’Ouest, l’ Amerique Latine, et le Rwanda. La logique est de comparer le Mali aux pays qui ont les memes conditions geographiques que lui. Je voudrais surtout demontrer que mon hypothese s’adresse a l’effet positif (progress social et politique pour les populations) d’une  alphabetisation en francais au Mali avec son “multilanguisme” en m’appuyant sur les experiences du Paraguay et de la Bolivie qui sont deux pays multilanguaux avec un taux d’alphabetisation tres eleves a cause de l’usage universel de l’Espagnol.

Selon Florencia Riegelhaupt, Roberto Luis Carrasco, et Elizabeth Brandt dans leur article titre “Spanish: A Language of Indigenous Peoples of the Americas  , Spanish remains the lingua franca among Indigenous peoples of the Americas; it unites them in their mutual efforts to defend their rights as Indigenous peoples…the perspective that bilingualism/multilingualism in Spanish, English and Indigenous languages contributes both to the maintenance of Indigenous languages and cultures and to the dissemination of information related to Indigenous cultural and political issues across the Americas…  Spanish allows one to communicate, to exchange ideas across other Indigenous groups in the Western Hemisphere. http://jan.ucc.nau.edu/~jar/NNL/NNL_10.pdf

Traduction francaise: L’Espagnol demeure la lingua franca des peuples autochtones des Amériques; il les unit dans leurs efforts mutuels pour défendre leurs droits en tant que peuples autochtones … le point de vue que le bilinguisme / multilinguisme en espagnol, anglais et langues autochtones contribue à la fois à la préservation des langues et des cultures autochtones et à la diffusion des informations relatives à la culture autochtone et la politique à travers les Amériques … l’espagnol permet à chacun de communiquer, d’échanger des idées à travers les autres groupes autochtones du monde occidental.

Samedi dernier, je causais avec un ami membre de notre forum. Nous parlions precisement de ce que les auteurs ci-dessus ont presente dans leur texte. Le “multilanguisme” est une realite en Afrique Occidentale. Il faut continuer a encourager le developpement de nos langues locales, mais il faut mettre beaucoup d’efforts dans l’alphabetisation de nos populations dans le francais, et avec urgence. Si nos populations en leur majorite comprenaient le francais, la minorite qui gere nos pays aujourd’hui ne se sentirait pas tout permis.

Comment y arriver?

Nous avons connu au Mali les membres du Corps de la Paix. Par une pedagogie tres simple a maitriser, les membres du Corps de la Paix apprennent le francais et nos langues nationales en un rien du tout. Le Mali a une masse de jeunes diplomes chomeurs. Il s’agit simplement de les recruter pour un temps limite et de leur payer ce que gagne un maître du premier cycle fondamental. Les passer par ce cours de formation de trois mois, et de les envoyer dans tous les coins du pays. Il s’agira de cibler tous les jeunes et tous les adultes qui voudraient apprendre le francais. Une importante consideration doit etre le choix des heures de classe. Il faut necessairement tenir les classes le soir apres que les paysans aient fini leur travail journalier. Dans les villes, les salles de classe sont vides la nuit, donc disponibles. Nous savons qu’il y’a des moyens tres performants de fournir une salle avec de l’energie solaire. En campagne, ca sera des classes en plein air.

Bref, chacun pourra avancer des suggestions pour nous aider a operationaliser cette proposition. Nous pourrons battre par milles moyens, sans l’alphabetisation de nos populations pour qu’elles comprennent ce se dit en francais en leur nom, le Mali n’avancera aucunement parce que les forces vives de la nation ne feront que subir.

Abdoulaye Keita


 

On Fri, Sep 12, 2014 at 4:44 AM, malobbo wrote:

D’ accord Abdoul. J’ espère que les progrès s ne se limiteront pas au temps de Kagamé et que le reste de l’ Afrique y pourra tirer les enseignements nécessaires: progrès en levant certains aspects négatifs du système politique.

Réné Dumont se demande, dans son célèbre livre, s’ il est possible de faire “la démocratie” à un niveau socio-économique, y compris l’ éducation bien sûr,  très bas sinon dérisoire.

Bonne journée !

M. Diagayété


 

—–Original-Nachricht—–

Betreff: RE: [malilink] Comparaison Mali-Rwanda

Datum: Fri, 12 Sep 2014 10:23:32 +0200

Von: “Abdoul .”

An: “‘malilink'” <malilink@malilink.net>

Effectivement, Diagayete, la superficie et le relief sont des facteurs, dans un sens ou l’autre. Pour certains c’est un ‘handicap’, pour d’autres un ‘atout’. A moins que je me trompe, le Cap Vert doit etre le pays avec une meilleure couverture et qualite d’internet sur une tres large partie de l’Afrique, de meme que d’autres services publics. S’il ne l’est pas, il est bien place pour l’etre, avec d’autres ‘atouts’, pas singuliers mais assez forts.

Ceci dit, superficie ou relief, ca ne pourrait devaluer ou minimiser  le  merite du Rwanda, son “political magic” effectiment inspirant. Meme les critiques objectives, comme celles de Stephane Kader et d’autres sur malilink, ne font au fond  que participer elles-memes au “strange fascination for the likes of Kagame” a laquelle cela est souvent ramene.

Par contre, je vois plus la premiere partie du passage marque justement en rouge dans l’article par Sylla, moins une comparaison qu’une participation a une propagande de mauvais gout du journaliste, au profit de “northerners” . J’espere qu’il ne s’agit pas de ceux qui detruisent/sabotent des projets/efforts dans le meme sens.


 

From: malobbo.diag
Sent: 12 September 2014 07:18
To: A. Karim Sylla; A. Karim Sylla
Cc: malilink; malilink
Subject: AW: [malilink] Comparaison Mali-Rwanda

Ah Comparaison Mali – Rwanda sur cetains points tels que les routes et la mechanisation de l’ agricultrure!

Il faut prendre compte aussi des étendues et du relief, donc de la nature.  Nous environs 12 Maliens de Stuttgart blagaient avec les quelque 10 Rwandais qui étudiaient avec nous: Pour labourer le Rwanda, il suffit de se reveiller le matin de très bonne heure avec un tracteur pour l’ effectuer en une journée …

Bien cordialement

M. Diagayété


 

Betreff: [malilink] Comparaison Mali-Rwanda

Datum: Thu, 11 Sep 2014 17:38:14 +0200

Von: “‘A. Karim Sylla’ via malilink” <malilink@malilink.net>

An: Malilink Liste <malilink@malilink.net>

Un article publié par le journal Chicago Tribune; il est assez long; mais l’auteur compare les routes qu’il a vu au Mali à ceux du Rwanda. Il compare son voyage de Mopti à T’Bctou à celui qu’il a fait de Kigali à la frontière avec la RDC. Et il pose des questions intéressantes sur la gestion du pouvoir dans les 2 pays. Pourquoi ça semble réussir d’un coté mais pas de l’autre. Tout ceci est basé sur une anecdote; mais les anecdotes finissent toujours par influencer la politique et les opinions. J’ai mis en rouge la partie que les indépendantistes répètent sans arrêt.__Karim Sylla

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The political magic of Rwanda’s remarkable roads

By Christian Caryl, Foreign Policy

September 9, 2014

WASHINGTON — A friend was asking me about my recent trip to Rwanda. What, he wanted to know, surprised me the most?

“I think it was the roads,” I said. “The roads were amazing.”

“I’ll bet,” he said. “They must have been a mess, right?”

No, just the opposite. I explained that the streets in Kigali, the capital, are smoothly surfaced, with nary a pothole in sight. Well-crafted rain gutters and zebra-striped curbs mark the edges of each roadway. Blinking warning lights are embedded in the road surface at corners. Traffic lights don’t just show green for go and red for stop; they’re also equipped with digital clocks, showing how long until each light changes color. The wealthy suburb of Washington that I call home would be happy to have such roads.

Nor is this a privilege of Rwanda’s capital. When we set out on a trip to the city of Goma, just over Rwanda’s border with the Democratic Republic of the Congo, the highway that took us there was just as impressive. I barely noticed a bump in three hours. My subsequent travels around the country confirmed that this was no fluke. Rwanda is a nation of remarkable roads.

This discovery struck me with particular force because of one of my other recent trips to Africa. In December I visited Mali, the West African country that nearly fell apart two years ago when Tuareg separatists in the north, aided by jihadi allies, decided to break away. The 250-mile drive from Mopti, in central Mali, to the northern city of Timbuktu took us nine bone-shattering hours (not counting stops).

It’s a roller-coaster dirt track that rarely permits speeds higher than 40 miles per hour. To avoid the worst we often swung off the “highway” onto barely visible trails through the bush that paralleled it. By the time we arrived in Timbuktu, I found myself sympathizing with the separatists: Why should northerners feel any loyalty to their compatriots in Bamako, the capital in the south, if the government can’t even be troubled to connect the two parts of the country with a proper road?

The comparison is compelling. Mali is a democracy that boasts free elections and a pluralistic press but is plagued by miserable governance and entrenched corruption that continue to hamper development. Rwanda is an autocracy that tolerates little dissent but has a remarkable record of delivering public services to its citizens (including infrastructure). Both countries have traumatic histories of poverty and ethnic division. But while Mali continues to struggle, Rwanda is on the move.

That good roads have a positive economic effect seems like a no-brainer. But my travels have made me inclined to think that we tend to underestimate the political effects of transport infrastructure. In Rwanda, decent roads stand for the official commitment to provide everyone with equal access to the fruits of development — concrete evidence, if you will, of the determination to overcome the ethnic divides that led the country into mass slaughter just two decades ago. Every part of the country is relatively close to a good road; no group is excluded. (Nor do you have to have a car to get around; members of Rwanda’s growing middle class can simply hop on one of the country’s ubiquitous minibuses.) Northern Malians can only dream of such conditions.

Roads don’t just enable the movements of goods; they also enable the flow of ideas. Christianity in its present form probably wouldn’t exist today if it weren’t for the extraordinary Roman road network that enabled the Apostle Paul to transmit his teachings across the empire. The establishment of the U.S. interstate highway system in the 1950s completed the work of national unification that started with the construction of transcontinental railroads in the 19th century (and pushed the country into the modern era of indistinguishable suburbia and big-box stores).

As such, roads are also crucial ingredients of state-building. Soon after toppling the Taliban in 2001, the U.S.-led coalition that occupied Afghanistan set out to rebuild Highway 1, the ring road linking Kabul with the country’s major urban centers (including Kandahar, the Taliban’s unofficial capital). The idea was to restore a sense of unity to a country that had virtually fallen apart during the long years of civil war. Taliban insurgents immediately vowed to sabotage the project for just the same reason. Today, the dismal story of Highway 1, which is falling apart after $4 billion of Western investment, offers a perfect microcosm of Afghanistan’s roller-coaster struggle to reinvent itself. Afghanistan isn’t unusual in this respect. Take a look at many failed states around the world and you’ll probably be struck by how many of them have bad (or no) roads.

Of course, there’s a big chicken-or-the-egg question here: A country’s governing class probably won’t be capable of building proper roads unless it’s fairly competent to begin with. That’s certainly the case with the ruling Rwandan Patriotic Front (RPF) of President Paul Kagame, an ascetic former guerilla leader whose obsessive-compulsive-disorder approach to rule has even prompted him to ban plastic bags.

The Tutsi-dominated RPF, whose members spent decades in exile in countries adjacent to their homeland, took power after the collapse of the Hutu Power government that implemented the mass slaughter of mostly Tutsi Rwandans in 1994, and the memory of that trauma gives an extraordinary urgency to the government’s efforts to shape a national identity that transcends old divides. (And building roads does play a part in that larger program. The authorities often send Rwandans to work on local roads as part of government-sponsored job creation schemes or compulsory “community service” programs.)

Despite what some of its defenders say, Rwanda is no democracy; it’s a tightly organized one-party state. (Incidentally, a company from Singapore, the one-party state that Kagame most often cites as his model, designed the urban plan for Rwanda’s capital, including its remarkable streets.) Even so, if you had to ask me whether Mali or Rwanda is more likely to achieve a prosperous, fully functioning democracy one day in the future, I’d probably have to pick the latter. Can you really have a democracy when one half of the country doesn’t feel like it is part of the rest? Can you have a democracy without citizens who are connected on the most elementary physical level?

The Internet and the increasing sophistication of virtual worlds may one day change this equation. But don’t hold your breath. For now, tarmac is the test.

– – –

Caryl, the editor of FP’s Democracy Lab, is a senior fellow at the Legatum Institute. He is the author of “Strange Rebels: 1979 and the Birth of the 21st Century.”

Copyright © 2014, Chicago Tribune

Banque mondiale : Cuba dispose du meilleur système éducatif d’Amérique latine et de la Caraïbe

“Ces résultats s’expliquent par la volonté politique des dirigeants cubains de mettre la jeunesse au centre du projet de société, en allouant les moyens nécessaires à l’acquisition de savoirs et de compétences”.

Voilà qui est clair : volonté politique des dirigeants.
Tout, absolument tout dépend de cette volonté politique. Ça veut que ceux sont des vrais leaders qui se soucient du bien être de leur concitoyens et de son amélioration.

Et nous qu’avons nous en Afrique ? Des prédateurs ! On vient au pouvoir chez nous plutôt pour la promotion personnelle. Le bien être des citoyens ? C’est moins prioritaire. C’est la triste réalité.

Mais il faut que nous soyons vraiment conscient que si le niveau de vie ne s’améliore pas nous aurions toujours des gens qui vont se rebeller. Il faut que nous comprenions que la pauvreté extrême peut pousser les individus à tous les extrêmes. Il suffit d’avoir des individus mal intentionnés pour mettre le feu à la poudre et voir les plus fragiles adhérer à leurs idées.

Je ne suis pas sûre que si le niveau de vie au Mali était à un certain niveau, je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup de personnes qui prennent les armes contre le pays. Il y aura des gens (les Ifoghas) qui continueront à guerroyer pour perpétuer leur mode d’existence mais il y aura moins de suiveurs.

De la même manière, dans le reste du pays les gens auraient eu un meilleur respect pour le politique parce qu’ils verront en lui celui qui cherche leur bonheur. Aujourd’hui c’est le contraire; le gens n’ont aucune confiance au politique. À cause de caractère prédateurs que les politiques traînent avec eux depuis Moussa Traoré en passant par ATT transition, Alpha, ATT consensus et maintenant Ibrim. Celui la qui a peut être encore 4 ans pour redresser la barre et retrouver la popularité que 78% des votants lui avaient reconnus aux dernières élections.

Au fond je pense qu’il manque du courage à nos dirigeants pour faire comme Cuba ou le Rwanda. Pourquoi ? Est ce parce que ce système de prédation les convient réellement ? Pourquoi ne sommes nous pas capables de réfléchir par nous mêmes ? Pourquoi être toujours derrière cette machine qui nous broie même jusqu’aux os ? Pourquoi avons nous si peur d’être nous mêmes ?

Je fais un constat qui ne peut pas être généralisé bien sûre. Mais voilà, à part les pays occidentaux membres de l’OTAN ou de l’autre alliance du pacifique ou des pays arabes pétrodollars, je crois que la plupart des pays qui ont pu améliorer et garder un certain niveau de vie de leurs citoyens (ou disons être libre du pont de vue de l’éducation et la formation des ressources humaines) ont passé par l’autoritarisme ou même la dictature.
Expemple :
– la Russie d’antan et ses pays satellites socialistes d’Europe (on peut épiloguer sur la qualité et l’adaptation mais on sait que dans certains domaines la compétence était bien là) ; de mon point de vue Staline le dictateur a fait la Russie plus que Lénine lui même.
– Cuba (le régime est connu pour être autoritaire)
– la Chine aussi. C’est vrai que les choses se sont améliorées bien après. Mais je crois le système à gardé son caractère autoritaire jusqu’à présent. Et ceux sont bien des leaders “communistes” qui décidé (volonté politique) de faire changer les choses.
– Libye : Kadafi était on ne peut plus autoritaire. Mais le niveau de vie de la population sous lui était meilleur que celui du Nigeria, du Gabon, du Congo qui produisent aussi du pétrole.

Il y a tellement de cas qui devraient nous enseigner que l’éducation et la formation des ressources humaines de qualité sont les clés de la réussite.
Et pourtant le Mali du temps de Modibo m’avait semblé être bien parti par rapport à la qualité de l’enseignement.

Cordialement
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Chouaibou

Dieu meme est fatigue des prieres pour le Mali et pour les Maliens

Bonjour Professeur,

C’est comme ça que les gens réagissent quand ils sont atteints de dépigmentation culturelle, historique, intellectuelle,

La genèse de l’histoire récente du Mali est largement  dominée par l’institutionnalisation de la médiocrité, l’assassinat de l’authenticité, l’égorgement du patriotisme, l’enterrement du Nationalisme, …

Je pensais fidèlement que les évènements que nous venions de vivre avaient touchés le cœur et la vie de tout un chacun. Je pensais que l’heure était arrivée pour se débarrasser de ceux qui ont mis notre pays dans cette situation de honte, d’humiliation, de déshonneur, de bassesse, d’opprobre, de désespoir,…. J’ avais fermement cru qu’un autre malien, qu’ une autre mentalité malienne, qu’un comportement nouveau, qu’un tout nouveau début de réalisation de nouveaux objectifs, que de nouvelles politiques, que de nouvelles idées, qu’une nouvelle ère de conscientisation du malien, qu’un réveil d’un long sommeil, qu’une réanimation des consciences anesthésiées, qu’une modélisation du malien qui pourra authentifier ses paroles par des actes, allaient émerger de ces périodes d’impasses que notre pays venait de traverser.

Malheureusement, je rêvais. Malheureusement, je n’avais rien compris.

Des facteurs tels la colonisation, l’impérialisme, l’ingérence extérieure, la mauvaise gouvernance ….. ont été pluriellement  évoqués pour expliquer l’Etat Malade de notre pays. Cependant une part relativement  des analyses accorde l’attention à la défaillance humaine pour expliquer les vraies origines du

Mal Malien qui continue à conditionner le pays pour une plus grande descente apnée.

A travers cette lentille de défaillance humaine je vois :

1-     Ces intellectuels de Pacotille et de Paille qui ne se limitent seulement qu’aux critiques face aux comportements éhontés d’une frange de la population.

2-     Cette majorité présidentielle qui ne vit que par effet de wagons à tel point que je me demande si elle n’est pas plus loyale au président qu’a la république

3-  Une opposition sans base sociale incapable d’organiser une grande mobilisation nationale pour sauver le pays. Une opposition qui ne peut surement regrouper, et  mobiliser la population sur toute l’étendue du territoire pour dénoncer l’attitude  barbare, féodaliste et raciste du MLNA et de ses acolytes. Ceci montre à suffisance comment de fois elle distante de la population.

Qu’elle nous lâche les basquets avec ces problèmes d’avion, d’implication de la famille présidentielle dans la gestion de l’Etat, de l’arrogance de Moussa Mara,.. car le Mali est plus grand que tous ces «  NON SENSE », en tout cas pour le moment

De plus, je vois cette opposition qui confond toujours la république aux putschistes et leurs supporteurs; une opposition que je pense s’oppose à la République qu’au président. Sinon comment comprendre le manque de courage de l’opposition malienne, qui n’a jusque-là dénoncé l’attitude de la France dans ses ambitions machiavéliques ?  Sinon, comment comprendre la léthargie et le silence de Soumaila Cisse, tête de l’opposition et de surcroit originaire de Nianfunke, une ville qu’une minorité réclame ?   Il est la personne la mieux placée pour dire NON à toute idée d’Independence, d’autonomie, de régionalisation qui n’est qu’une antichambre de l’Independence au cas où il ne nourrit pas intérieurement la balkanisation de notre pays

Avec de tels comportements, les maliens n’auront que leurs yeux pour pleurer après ces négociations

Sidy Danioko

MNLA et l’art de créer un Etat Azawad

Je viens de parcourir le pamphlet. Je ne sais si je le lirai plus profondémement si vite (90 pages) et puis peu intéret pour une farce.

 J’ ai quelques remarques:

 - le principal producteur, Moussa Ag Assarid, ne signifie nulle part comme représentant du MNLA. J’ ai vu seulement la signature de Bilal Ag Achérif comme “Secretary-General”. Moussa Ag Assarid ne semble avoir depuis longtemps aucune fonction de représentation du MNLA. Ceci a été noté il y a longtemps par quelues malilinkers.

 - Moussa Ag Assarid ne présente la signature ou l’ interview d’ aucun autre représentant connu du MNLA.

 - Si l’ on voit sous “collaboration” les noms des personnes, o peu comprendre pourquoi la 1ère “Ambassade” du MNLA  soit aux Pays-Bas.

– Aucun des promoteurs Francais (corses), députés européens parmi les promoteurs de ce pamphlet.

– Moussa Ag Assarid semble avoir fait ce pamphlet en initiative personnelle. One man Show? qui n’ enchantera certainement pas les caciques du MNLA.

– Aucune présentation personifiée de “l’ État de l’ Azawad”: pas de chef d’ État, pas de Chef de Gouvernement, pas d’ énummération des membres de l’ État, etc. Moussa Ag Assarid n’ est-il pas fier de son nouvel État?

– Je ne veux perdre aucun mot sur la géograpgie de “l’ Azawad”. Je me rappelle qu’ en 2008/2009 l’ ATNM (Alliance des Touaregs du Nord Mali) avait publié une carte de “l’ Azawad” comprenant les parties Nord du Mali et du Niger (Algérie et Libye soigneusement épargnées).

Je suis convaincu, jusqu’ à preuve du contraire, qu’ il n’ y aura jamais “d’ Azawad” sans le consentement de la majorité des populations du Nord. Cette majorité ne dort pas. Que Dieu nous garde des expériences d’ autres parties de l’ Afrique – lesquelles expériences qui ne produisent que des frémissements.

Bien cordialement

M. Diagayété

President Kagamé

Bonjour Stéphane
Tout ce que je dis c’est que le débat ne porte pas sur les actions de Kagamé dans l’Est du Congo ou sur le caractère dictatorial de ce monsieur. Cet aspect c’est tout un autre débat. Tu es libre de le faire. Mais classer les gens en pro ou contre-Kagamé est une erreur. Comme beaucoup d’autres, je me suis contenté de donner mon avis sur les réalisations de Kagamé dans son pays. Je ne me suis pas prononcé sur sa dictature et ses actions dans l’Est du Congo, simplement pour rester dans le sujet qui est débattu. Donc tu peux peut-être te tromper en faisant une classification hâtive!

Par rapport aux chiffres sur le Rwanda et le Mali, je les connais déjà. Mais avouons que le Rwanda est un pays qui vient de très très loin. Donc l’équipe dirigeante à dû travailler très fort pour arriver là. Parmi les mesures qu’elle a mises en place, quelles sont celles qui peuvent être utiles au Mali ou dans d’autres pays d’Afrique ? Voilà tout ce qui m’intéresse pour le moment.

Kalifa Goïta


 

Le 6 septembre 2014 21:00, Stephane Kader Bombote  a écrit :

M. Kalifa,

Je ne vois pas où est la confusion dans ce débat. Il y a des pro-Kagamé qui avancent leurs arguments (c’est leur droit) comme il y a des gens qui dénoncent Kagamé avançant également leurs arguments (comme c’est tout aussi leur droit).

Cette dialectique est le moteur de tout débat, à moins que vous ne soyez comme Kagamé réfractaire à toute contradiction. Pour ma part, je ne pense pas avoir essayé d’empêcher qui que ce soit d’exprimer sa sympathie à l’égard de tel ou tel homme politique.

Vous dites appréciez les actions que Kagamé aurait posé pour son peuple, je n’ai nullement l’intention de vous faire changer d’avis. Je ne partage tout simplement pas cette vision fantaisiste que les medias dressent de ce dictateur pour 2 raisons :

Premièrement : les gens parlent des réalisations de Kagamé comme s’il avait hissé son pays au niveau de Singapour. Si vous laissez la propagande de côté et que vous analysez sereinement les performances du Rwanda, vous verrez par vous-même que le Rwanda a grosso modo les mêmes chiffres que le… Mali ! Comparez les PIB et PIB/H et vous verrez… Qui plus est, Rwanda et Mali sont tous les 2 des PMA (pays les moins avancés). Ce n’est pas mon opinion, c’est celle de la BM, du FMI, du PNUD et de la CNUCED qui dressent ces classements. Mais bon, on peut toujours estimer que ces gens ne sont pas crédibles et balayer leur opinion d’un revers de la main pour y substituer toutes sortes de Voodoo economics…

Peu de personnes sur ce réseau considèrent que le Mali d’aujourd’hui est une réussite, pourquoi devrions estimer que le Rwanda en est une alors qu’il affiche les mêmes chiffres que le Mali ?

Deuxièmement : l’œuvre de Kagamé est bâtie sur des monceaux de cadavres. Dans son pays, et surtout dans le pays voisin. Il y a des gens que ca ne gêne pas (c’est encore leur droit). Moi ça me gêne. Nous sommes très critiques (à juste raison) a l’égard nos leaders (IBK, ATT, Alpha et autres), je ne vois pas pourquoi on devrait s’effacer pour Kagamé.

Mais bon, à chacun sa paroisse. Continuez de supporter Kagamé tout comme je me réserve le droit de le critiquer, lui et tout autre leader qu’il me plairait de critiquer.

Cordialement,

Stéphane Kader Bomboté