Modibo Keïta

Je trouve l’ idée de Amadou O. Wane aussi simple qu’ éfficace si elle était réalisée: premier voyage de Modibo Kéita dans les camps de réfugiés un à un, car c’ est vraiment ceux qui souffrent et on souffert de cette guerre, à coté de la population à Tombouctou, Gao et Kidal.

Malheureusement et IBK (qui a déjà fait le tour du monde en 80 jours, littéralement – Karim Sylla ait le calcul!), ni Modibo Kéita ne pensent à cette simple idée qui aura un effet incontestable. Effet pas publicitaire (seulement), mais exprimera l’ essentiel: engager l’ apaisement des esprits et des coeurs des victimes.

Franchement dit, Djaladjo, je pense que l’ AMA peut matter le reste des “combattants”, du MNLA éparpillés par ci par là, sans meme faire “une guerre” digne de ce nom, d’ ailleurs insouhaitable. Ce qui l’ empêche c’ est la pression de la France qui se révolterait et laisserait au moins dans un premier temps jouer les Islamistes. La MINUSMA suit la France dans cette stratégie. En fait, je pense qu’ il n’ y a meme pas de “combattants” MNLA. Ils sont démoralisés et dépourvus de tout moyen de survie. Les Islamistes quant à eux peuvent encore se reconstituer, car ils ont dans l’ ombre des soutiens financiers puissants, peuvent disposer facilement d’ armes par tous les moyens et ont leur foi obscurantiste qui peut encore mobiliser y compris le HCIM sous la direction de Mahmoud Dicko. Le MP22 les flanquent démagogiquement à la gauche.

C’est, comme je le repète tirs, la poignée de dirigeants dispersés et sonores du MNLA, son lobby et ses soutiens plus ou moins ouverts qui causent problème.

Bien cordialement

M. Diagayété


Modibo Keïta cherche à plaire aux deux parties, c’est de bonne guerre; c’est aussi ça la qualité d’un bon négociateur. Il faut chercher à caresser l’adversaire dans le sens du poil. Si on avait les moyens de mâter les rebelles on n’allait pas négocier, ou bien pourquoi IBK ne négocie-t-il pas directement avec la François Hollande?

Assadek


Le 24 avril 2014 20:14, Mohamed Ag Acharom a écrit :

Allahou Akbar!
Chaque jour qui passe on continue de se moquer de nous et insulter les victimes de ce groupes de criminels.
Quand est ce qu’on va cesser de mentir au monde et de nous mentir nous mêmes.
Ne nous étonnons pas que l’Onu soit du côté de ces criminels et contre nous.
Nous ne savons pas ce que nous voulons.

Allez y M. Keita, vous dites qu’ils sont maliens, eux ils disent qu’ils ne sont pas maliens. Qui d’entre vous a raison?
~~~~~~~~~~~~~~~~
Mohamed Ag Acharom
Compensation & Benefits Advisor


De : “Oumar Abibou Maiga”
Envoyé : 24 avril 2014 19:46

Si c est comme ca qu il commence cette négoce, we are heading droit la tete vers le mur ,fracassée on se rendra compte que le mur est en matériau dur, faire la part belle aux enfants gatés de la rue publique , c est faire de la démagogie, hamadoun n a toujours pas reccuperé sa pirogue, never il n yaura pas de reconciliation entre AgMai et bagna beri djeri comparé tant que justice n est pas faite….. prendre un serpent comme ceinture , il va vous mordre la ou vous vous attentiez le moins… Ohh il ma mordu en bas ,ohh quel faux jeu la politique

AgMai-Keita


From: Djibril Kone Kone

Vous avez parfaitement raison M. Wane. Dommage qu’au mali nous n’ apprenons pas de nos erreurs. Nous avons tous des preoccupations au Mali du Nord au Sud et de L’ Est a l’ Ouest. Cela ne nous donne pas le droit de prendre des armes contre son pays .

Djibril Kone
Bowie, Maryland


Date: Thu, 24 Apr 2014 15:12:32 -0400
From: Amadou Wane
Subject: Re: [malilink] Modibo Keïta

I completely disagree. On est entrain de faire les memes betises and trying to sugar coat the fact that the MNLA is a terrorist group.
When will Mali have the backbone to stand for any principle?
Tout est permis dans ce pays. Peut-etre que Mr. Keita doit d’abord aller parler aux victimes des ces terroristes.
Nobody is standing up for the voiceless.

Amadou O. Wane


On 4/24/14, 3:00 PM, Aboubacrine Assadek wrote:

Modibo Keita le nouveau Haut Représentant pour le Dialogue : « Le mot ’groupe rebelle’ me heurte. Ceux que je rencontre là, ce sont des Maliens, des Maliens qui ont des préoccupations. Ça suppose des concessions, ça suppose une ouverture d’esprit… » Quelle sagesse! Cet homme donne de l’espoir et mérite d’être soutenu dans sa mission.


Dr ASSADEK aboubacrine

Electricité Mali-Sénégal

Bonsoir à tous,

Ayant complété une étude sur le sujet pas plus tard qu’en fin 2013, je me permets de vous transférer quelques documents de référence pour ceux que cela peut intéresser.

Le document de l’API compare les coûts de production des différents type d’énergies.

- API / Stratégie Nationale de Promotion des Investissements du Mali Projet Pilote: Secteu rdes Energies Renouvelables
- SREP / Energies renouvelables au Mali : réalisations, défis et opportunités

- DANIDA / Estimation des ressources éoliennes et solaires au Mali

- CNESOLER / Etat des lieux des EnR au Mali

- API / Promotion de l’investissement privé au Mali :Opportunités pour les investisseurs dans la filière Energie

Beaucoup d’information, pas toujours très digeste. Cependant, la conclusion est assez simple : le coût d’investissement des énergies renouvelables – particulièrement le solaire – est très peu compétitif, par contre son coût de production l’est. Les énergies fossiles ont des coûts d’investissement abordables, mais coûts de production élevé, particulièrement les hydrocarbures.

Ma lecture a été celle-ci : énergie sale, polluante, limitée, abordable en termes d’investissements mais élevée en termes de coût de production VS énergie propre, renouvelable, mais extrêmement élevée en termes d’investissement et très abordable en coût de production.

Cordialement,

Mariam

Electricité Mali-Sénégal

En la matière, il faut intégrer la complexité du marché de l’énergie
électrique.
Si le Mali, le Sénégal et la Mauritanie ont en comment des barrages qui
fournissent un quota à chacun des pays, on peut imaginer que plus tard
la Mauritanie ou le Sénégal ayant des projets de centrales sur leur
territoire pour leurs propres besoins puissent vouloir rétrocéder au
Mali leur quota dans l’électricité produite par la centrale commune…..
De même, le Mali, en déficit de puissance, peut louer une centrale
thermique et la localiser au Sénégal ou en Mauritanie pour éviter de
transporter le fioul du port vers le Mali. L’électricité produite peut
être cédée au Sénégal ou à la Mauritanie et ainsi le Mali peut garder le
quota de ce pays pour ce qui est de l’électricité produite dans les
centrales OMVS. Le Sénégal et la Mauritanie peuvent octroyer (ou non) au
Mali le privilège du hors taxe sur le carburant des centrales louées
par le Mali et situées sur leurs territoires…
Ce sont là les prémisses d’un marché Ouest africain de l’électricité qui
a de beaux jours devant lui …
Bien sûre tout cela demande du travail surtout que le secteur de
l’électricité demande quelque chose que nous répugnons à faire : prévoir
et anticiper.
Cordialement.

*****************************************************************************

Amb. Ret. Mamadou Traoré
Ing. Thermo-Electricien.
Economiste de l’Innovation
Expert industriel assermenté près les Cours et Tribunaux
Consultant: Stratégie; Systèmes à Energie Renouvelable.

Electricité Mali-Sénégal

 

Comme il y a des coupures d’électricité maintenant à
Bamako, j’ai vu que IBK avait sollicité l’aide du Sénégal. Je
me suis dit que le Mali est alors vraiment dans une situation
difficile parce qu’en matière d’électricité, les Sénégalais ne
sont pas ceux sur qui il faut compter
!” – Ndack
Bonjour Ndack,
J’avoue que quand IBK a dit ça m’a fait rire. Mais, il faut
voir tout cela dans le contexte des barrages hydroélectriques
que nous avons en commun (Manantali et Diema). Le Mali reçoit un
peu plus de la moitié de la production électrique du réseau mais
en dépend plus que le Sénégal et la Mauritanie – je crois que
c’est au moins 40% de toute l’électricité que le Mali utilise.
Le Sénégal et la Mauritanie sont plus dépendent du volet
irrigation. Ces barrages malheureusement ne produisent que ce
qui avait été promis par les études.
Pour produire plus d’électricité il faut plus de lâchers
d’eau, ce qui diminue le bassin de l’irrigation. Donc l’aide
serait de demander au Sénégal de rétrocéder une part de son dû
(le tiers de la production électrique) qui représente une
moindre part de la production au Sénégal (13%). De plus avec
l’augmentation de la production (non-hydro) au Sénégal,
Manantali représentera encore moins.
C’est comme ça je pense qu’il faut voir l’aide demandée au
Sénégal. N’étant pas dans le secret des dieux, c’est la lecture
que j’en fait.
Le premier problème de nos pays demeure celui de la
prévision.  La consommation électrique ne baisse jamais, elle ne
fait que s’accroître. Manantali a toujours été présenté au Mali
comme la clé de tous les problèmes. On a tendance à oublier que
c’est un problème qu’il faut gérer en continu.
Le deuxième est celui des priorités. Pour 13 milliards CFA,
le Sénégal a donné accès à l’électricité à 5000 familles avec un
réseau de petites centrales hybrides (solaire et diesel) dans
les zones rurales –  il y a un programme similaire au Mali. Mais
quand IBK devait choisir comment dépenser 17 milliards CFA la
priorité a été de s’offrir un jet privé – la même somme aurait
fournit l’électricité à 6500 foyers maliens. Bon, disons que
sans l’avion, il n’aurait pas pu se rendre à Dakar…pour
demander l’aide.______________________

A. Karim Sylla


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IBK menace de quitter le sommet de l’OUA

Au fait dans cette affaire il y a, au delà de la bourde de mon
président, quelques incoherences.

Avant que le président n’arrive à la porte d’entrée, le chémin est
supposé être balisé par le protocole. L’arrivée du président doit être
annoncée avant qu’il arrive à la porte
Les agents au niveau de la porte doivent avoir une liste des gens
qui doivent entrer par cette porte
Notre président est il aller à la bonne porte?

Pour l’agent Ethiopien, je le féliciterais à la place du gouvernement
Ethiopien et même notre Président devrait lui adresser une lettre de
félicitation. Pourquoi?

Il a fait son travail comme il se devait
Il n’a pas cédé aux intimidations de IBK
Il est resté poli
En un mot, c’est un professionnel. Surtout dans un metier aussi
sensible. Il faut être extrêmement prudent.

IBK ne serait pas content, convenez avec moi, s’il était dans la salle
et que cet agent laisse passer un inconnu entrer dans la salle et qu’il
cause un prejudice quelconque aux autres dans la salle.
Je suis sur et certain qu’une information manquait à cet agent et tant
que cette partie du puzzle sécuritaire n’était pas là, il devait faire
exactement comme il l’a fait. Les responsabilités vont être situées
après , mais il a fait ce qu’il devait faire avec les informations dont
ils disposait. Il s’agit de sécurité, et on doit faire attention au détails.

Encore une fois, mon cher Président n’aurait jamais du intervenir lui
même pour répéter en boucle “What is his name”.
Et comme l’a dit Ndack, il aurait du reviser l’histoire de l’éthiopie et
faire un tour sans escorte dans les rues de Addis, c’est un peuple fier
et respectueux qui ne courbe bas l’échine devant qui que ce soit.

M. Sambi Touré en tant que conseiller en communication doit revisionner
cette video avec lui et la décrypter avec IBK pour qu’il voit et qu’il
soit conscient de l’erreur commise.

Bonne journée de travail!

Mohamed Ag Acharom

IBK menace de quitter le sommet de l’OUA

Effectivement cher Nimaga, ce sont des choses qui arrivent et cela est
plus un fait divers qu’autre chose dans les faits.

Mais c’est intéressant comme vidéo, on voit à quel point les peuples
d’Afrique sont divers et se connaissent mal pour ne pas dire pas du
tout. IBK et son équipe insistent: “What is his name ?”. Cela m’a fait
sourire car même si c’était Obama ou Poutine qui voulait ce nom là, il
ne l’aurait pas lol ! Les Ethiopiens n’ont pas été colonisés et il y a
une raison à cela. Si les Maliens croient être fiers… l’Ethiopie est un
autre monde face à l’Afrique de l’Ouest. J’ai rarement vu un peuple
aussi soudé.

Je vois que le projet de light rail évolue à Addis:

Cette vidéo c’est pour AgMai: https://www.youtube.com/watch?v=YZohm103_b0

Celle-ci aussi: http://www.youtube.com/watch?v=ntaG0s4xTEQ

Bien des choses,

Ndack

IBK menace de quitter le sommet de l’OUA

Ce qui est choquant dans cette vidéo c’est le comportement du président
qui est très révélateur de son attitude devant la contradiction et les
options qui ne lui conviennent pas. J’espère me tromper!

Si c’est comme ça que vous êtes avec vos collaborateurs, je prie Allahou
de ne jamais avoir la malchance de travailler avec vous. Je plains vos
collaborateurs!

Le président, une fois en fonction, a tout un staff qui s’occupe de lui
et assure sa sécurité.
Ces professionnels qui étaient avec lui n’ont même pas eu le temps de
prendre les choses en mains parceque le PR est sorti de son champ de
responsabilité pour sauter en plein terrain du protocole et jouer un
match quil n’aurait jamais du jouer ou regarder.
Ainsi le protocole s’est mis à improviser car il y a un intrusxdans le
jeux protocolaire. IBK a raté l’occasion de se montrer plus grand. En
voulant prouver qu’il est grand il s’est littéralement rabaissé.
Il ne sied pas au PR de la République de s’engager dans une altercation
comme celle là en présence de toute sa garde et autres agents protocolaires.

Cette vidéo m’a tellement choqué que je n’ai pas eu le courage de la
partager depuis que je lai visionné hier.
Ce n’est pas l’incident mais le caractère impulsif de mon président qui
a nécessairement besoin d’un cours de Dev. Personnel et de leadership
pour comprendre qu’il n’est qu’un pion d’une équipe d’individu avec
chacun ses responsabilités. Il ne peut pas tout faire il faut quil le
comprenne.
Avec tous mes respects Exc. M. Le Président.

~~~~~~~~~~~~~~~~
Mohamed Ag Acharom

IBK menace de quitter le sommet de l’OUA

Un officier de la sécurité a bousculé le directeur du protocol d’IBK [on ne voit pas cette partie dans la vidéo]; la réaction du président est rapide: “What is this kind of
behavior? Who are you?  I want his name! Give me his name!
Immediately! Or I am going to the airport! I will leave! I
want his name!”

On voit aussi un officiel malien (se
présentant comme l’ambassadeur du Mali) essayer de calmer le
jeu. Les Ethiopiens eux sont désemparés; “Sorry sir, very
sorry sir, your excellency, very sorry”. Le nom de l’officier
n’a néanmoins pas été donné – mieux vaut demander mille
pardons que de se retrouver sans job, je suppose.

A. Karim Sylla


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L’avion d’IBK

En attendant d’avoir une réponse de la part de mon koto Sambi, je me
demande si Koulouba va produire le document justificatif qui montre
comment les calculs ont été effectués pour montrer que l’avion était une
dépense nécessaire. D’abord, ce que l’avion a couté; la presse a
mentionné des montants allant de 16 Mds CFA à 20 Mds CFA. Si on achète
quelque chose d’aussi cher, ne doit-on pas savoir au moins le cout et la
méthode de financement (cash, crédit, etc..)

J’ai lu plusieurs réponses sur pourquoi il faut un jet au président – ça
va du fait qu’il voyage beaucoup pour aider le Mali (cf message de mon
grand frère Sambi) au fait qu’il faut que le président soit à l’aise ou
encore pour une question de fierté nationale. Je ne rejette aucune de
ces raisons à priori – sauf celui de la fierté nationale. Le Mali n’est
pas un pays riche, mais IBK a décidé que pour l’intérêt suprême du pays
il lui fallait ce jet – ce n’est pas une question de luxe, comme Sambi
l’affirme. Je repose encore mes questions:

Si c’est utilitaire, et pas une dépense de luxe, alors une réponse aux
questions suivantes devraient résoudre le problème:
* Combien de passagers peuvent y prendre place?
* L’armée de l’air pourra-t-elle l’utiliser pour entrainer ses pilotes?
* L’avion va-t-il être mis à la disposition du peuple? [e.g., comme pour
l'évacuation des Maliens de Bangui]

En d’autres termes, est ce que c’est une-pierre-deux-coups? L’avion
va-t-il servir quand IBK n’est pas en voyage?

Selon Sambi, le président voyage beaucoup et il doit le faire dans un
avion qui appartient au Mali – sous-entendant que le précédant ne nous
appartenait pas; il est mieux informé que moi. Mais il y a eu des
calculs pour justifier cet avion; toute cette affaire n’existerait pas
si ces chiffres avaient été présentés officiellement. En tout cas, mon
petit calcul n’arrive pas à montrer comment on arrive à justifier
l’investissement.

IBK a fait 15 voyages en 4 mois – Si on assume que tous ces voyages se
font au départ de Bamako (voyages non-groupés) j’ai comptabilisé environ
160h de vol (aller-retour à partir de Bamako vers les différentes
destinations). Si le rythme se maintient pour 2014, on aura 45 voyages
ou 480h de vol par an.

Un 737 coute environ 2 million CFA/heure (exploitation + maintenance)
pour les avions de ligne, mais généralement plus cher pour les autres
opérateurs. Pour les frais de location payés pour les voyages du
président la presse a cité le chiffre de 3 million CFA/heure pour un
Falcon (?). Si le 737 a couté 17Md CFA (chiffre donné par RFI) + 2mil
CFA par heure d’exploitation contre 3 million par heure de location, je
n’arrive pas à justifier la dépense, même sans tenir compte du coût
d’opportunité ou de la valeur actuelle nette du prix du Boeing. On
pourrait en fait continuer à louer ad infinitum – c’est bien plus rentable.

Année d’Exploitation 5 ans 10 ans 15 ans 20 ans
Acquisition (B-737) 21.8 26.6 31.4 36.2 (milliard CFA)
Location (Falcon?) 7.2 14.4 21.6 28.8 (milliard CFA)

Louer est de loin la meilleure option – en fait il faut que le prix de
l’heure de location soit à 3,8 Million CFA/heure de vol pour que
l’acquisition du Boeing soit justifié au bout de 20 ans. IBK voyage
beaucoup mais paradoxalement pas assez pour justifier les coûts de ce
737 – si il voyageait 2 fois plus (c-à-d 960 heures/an ou 7-8 fois par
mois), les chiffres seraient justifiables en 10 ans d’exploitation. Mais
personne ne voudrait qu’il voyage 2 fois plus; en tout cas pas le Trésor
national.

Il y a beaucoup d’options qui auraient aidé à réduire le coût des
voyages; par exemple, le “Fractional ownership” (la multi-propriété ou
propriété partagée) – le Mali pouvait acquérir 1/16 des parts d’un gros
jet (pour les long courriers) et 1/4 des parts d’un petit avion (pour
les vols régionaux). Dans ces cas, l’avion n’est utilisé que quand on en
a besoin.

______________
A. Karim Sylla

Le triomphe des prédateurs de l’environnement

Les membres du réseau Malilink se souviendront d’un mail que j’ai écrit
en février 2012 pour exposer les préjudices que des exploitants de
carrière illégale avaient causés à mon terrain situé à Missabougou.
Permettez-moi de reproduire ce mail ici:

[Début] Mes frères et soeurs,

Le Mali d’ATT est devenu un pays de m…..e. Les bandits qui agissent en
toute impunité dans le nord ont leurs homologues à Bamako ici même et
dans d’autres localités du Mali. Le foncier est devenu la nouvelle
jungle créée par ATT et ses acolytes(voir la marche des démunis d’il y’a
quelques jours) . Ils viennent en plein jour déloger les honnêtes gens
de leurs titres fonciers dûment acquis. Il y a une dizaine de jours,
j’ai eu la mauvaise surprise de constater qu’un macaque nommé Ibrahima
Soumaré (et son acolyte avocat du nom de M. Touré), propriétaire
d’engins lourds, est venu ouvrir une carrière de altérité derrière ma
propriété de Magnambougou. Son culot est allé jusqu’à prendre l’espace
prévu pour la rue et à creuser dix mètres de profondeur au pied de mon
mur de clôture. Depuis Octobre 2011, les voisins s’étaient résignés à
voir une valse quotidienne de gros camions et toute la poussière qui
accompagne cette nuisance. J’ai aussitôt mobilisé un avocat et un
huissier pour demander l’arrêt de la carrière illégale et sauvage en
pleine ville[il paraît qu'il vend cette laterite aux chantiers chinois].
Pendant plusieurs jours, l’huissier a essayé de servir sa sommation à
l’exploitant mais celui-ci est demeuré introuvable, se refusant à
prendre les appels. Finalement hier, j’ai mobilisé la brigade des
recherches du Camp 1 de gendarmerie pour aller escorter le contremaître
du chantier et le contraindre à nous conduire jusque là où son bandit de
patron se terrait; ensuite les deux étaient amenés au poste pour qu’une
procédure au pénal soit ouverte et que l’huissier puisse leur servir la
sommation. C’est une saga cauchemardesque qui continue mais à la date
d’aujourd’hui, ils ont arrêté le chantier et sont en train de vouloir
quitter précipitamment les lieux, y laissant derrière eux un scandale
environnemental. Ils avaient même commencé à y déposer des déchets
industriels. Ma procédure civile est engagée contre eux pour tous les
dommages causés à ma propriété et à toutes celles qui
l’entourent(poussière qui salit leurs biens et enrhume leurs enfants,
risques certains d’éboulement de terrain pendant l’hivernage prochain,
destruction de la rue(espace public) et du relief,…. etc). Il me
manque de mots pour exprimer mon indignation et celle des riverains de
cette carrière intempestive, ouverte avec la complicité de la mairie de
Magnambougou, laquelle prélève quotidiennement sa part sur cette fortune
mal acquise. Les gens n’arrêtent pas de me dire combien ce genre de cas
foisonne depuis l’arrivée d’ATT au pouvoir, conséquence de sa
pusillanimité sinon de son laisser-faire irresponsable. ATT risque de
mettre le feu aux poudres d’une révolution sanglante au Mali(la
rébellion en est, malheureusement, un des signes annonciateurs). Lui et
ses gouvernements successifs en ont préparé toutes les conditions. Je le
pressens car le Malien ordinaire est excédé par cette incurie
gouvernementale et étatique. De grâce, mobilisons-nous pour que des
comptes soient rendus.
Chérif Keita [Fin]

Alors, voilà ce qui s’est passé depuis. Peu de temps après l’arrêt de
l’exploitation derrière ma propriété, qui est entourée, soit dit en
passant, d’un mur désormais en risque permanent de chute, les habitants
du quartier ont eu la surprise de voir les travaux reprendre du côté de
la route qui conduit au nouveau pont. Après presqu’un an d’attente, le
tribunal nous a donné tort malgré les preuves attestant des dégâts
causés à ma propriété, au beau relief sur lequel mon architecte avait
proposé d’établir la future construction et aux dommages causés aux
riverains et même à la propriété publique(la rue que le cadastre
prévoyait le long de mon terrain,.. etc). Leur argument avait été que
les dommages ne sont pas réels. Mon avocat, l’ancien bâtonnier Maître
Maïga, qui, malheureusement, vient de mourir(Paix à son âme!), a décidé
d’interjeter appel et dans son nouveau dossier, il a inclus les photos
de mon mur, effondré entretemps sur un côté et les preuves de l’érosion
qui continue à saper les bases de mon terrain. Rien n’y fit. Il y a
quelques jours, la Cour d’appel vient de nous débouter encore. Je ne
sais plus à quel saint me vouer. J’abandonnerai la procédure mais avant
de le faire, j’invite les Malinlikers qui sont présents à Bamako, à
faire le détour vers la zone située entre la colline de Robert N’Daw et
la route reliant le stade du 26 mars au nouveau pont. Ma propriété est
près de la résidence de l’ancien ministre de l’agriculture, M. Seydou
Traoré, dont la brave femme a été obligée un jour de se ceindre la
taille et d’affronter ces prédateurs de l’environnement tant elle était
excédée par la poussière et les failles causées dans ses murs par les
vibrations et les mouvements de terrain. S’il vous plaît, Malilinkers,
faites un tour dans cette zone et voyez de vos propres yeux la
dégradation infligée à ce beau secteur de Bamako. Il est nécessaire que
les honnêtes citoyens se mobilisent contre les prédateurs de
l’environnement et les corrupteurs de notre société qui foulent aux
pieds nos droits et nos valeurs. Je prédis que cette zone, qui était
assez bien protégée des inondations du fleuve Niger, sera désormais un
bas fonds dans l’avenir, toute la couche solide ayant été enlevée pour
être vendue par ces escrots d’exploitants de carrière illégale.
J’abandonnerai mes poursuites mais je ne me tairai pas pour autant. Dans
les heures qui viennent, je vous enverrai les nombreuses photos que nous
avons prises entre 2012 et maintenant pour vous donner une idée de la
situation dont moi et tous les habitants du secteur sommes victimes.

Merci de votre temps et de votre attention, Chérif Keita