Rejet d’un rapport sur l’égalité hommes-femmes

Juste pour donner une référence possible par

rapport à ce qui est nommée Afrique traditionnelle, puisque
l’Afrique c’est ça, et ce même en 2014, c’est comme ça, et puis
voilà…

http://ethiopiques.refer.sn/spip.php?article1330« Bien-fondé de la polygamie dans la société traditionnelle
Nous aimerions tout d’abord présenter les raisons
métaphysiques et sociales qui expliquent l’existence de cette
institution.
Les Africains ont une conception particulière de
l’existence et de l’immortalité. Ils s’adonnent au culte des
ancêtres ; pour eux, les morts forment une partie intégrante
de la vie des vivants. Ils veillent constamment sur eux et les
protègent contre tous les dangers imaginables. L’existence
d’un Africain ne s’arrête pas au tombeau mais elle continue
tant que des membres de sa famille sont en vie. Elle ne
s’interrompt qu’au moment où la lignée est coupée, faute de
descendance.
Les Africains mettent fortement l’accent par conséquent sur
la continuation de la lignée d’où leur goût pour une famille
nombreuse. La femme joue un rôle de premier plan dans ce
processus et la stérilité est considérée comme une malédiction
sur le continent africain. Une femme sans enfants est traitée
comme une quantité négligeable et elle fait face constamment à
de multiples humiliations. Le but d’un mariage africain étant
essentiellement d’avoir des enfants, l’homme qui a épousé une
femme stérile se voit poussé par son milieu et sa famille
étendue à choisir une nouvelle épouse.
Les conditions économiques et sociales qui se trouvaient
dans la société traditionnelle africaine favorisaient
également la polygamie. La communauté vivait dans une large
mesure du produit de ses fermes. Les femmes et les enfants
formaient une main-d’œuvre gratuite et toujours à la portée de
la main.
Dans la société traditionnelle, le prestige social d’un
homme découlait du nombre de femmes et d’enfants qu’il avait.
Tel est le cas de El Hadji Abdou Kader Bèye dans Xala : «
Cette troisième union le hissait au rang de la notabilité
traditionnelle. En même temps, c’était une promotion [2].
Seulement un homme riche pouvait avoir plusieurs femmes à
cause du montant de la dot qu’il devait verser pour chacune
d’elles et par conséquent, un nombre élevé d’épouses devenait
une preuve de richesse.
Selon la tradition, tous les enfants d’un même père étaient
la responsabilité de toutes les épouses. Si une femme mourait,
les coépouses prenaient un de ses enfants. Dans une telle
société, nous ne parlons pas d’orphelins et de veuves vue que
chaque épouse appartient à toute la famille. Quand une femme
devient veuve, la famille lui cherche un mari qui est un
parent, le plus rapproché possible, généralement un de ses
beaux-frères. Cette pratique s’appelle le lévirat. Assistan
est devenue l’épouse de Bakayoko selon cette coutume. Le
nouveau mari jouera le rôle de père pour les enfants orphelins
et leur assurera protection et éducation. La veuve aussi peut
jouir du soutien d’un mari.
Un autre trait positif de la polygamie est que cette
institution permet à la femme de protéger sa santé en espaçant
les maternités et elle permet également la planification
naturelle des naissances. Le mari arrête toutes relations
sexuelles avec une de ses épouses souvent pendant deux ans
après la naissance d’un enfant. Il peut donc se retourner sans
cesse vers une autre épouse s’il a plusieurs femmes et n’a pas
besoin de se sacrifier ou de recourir aux prostituées. »
Ndack