La Crimée est redevenue russe

Oh ! Que c’est bien dit !

Le 19/03/2014, Aboubacrine Assadek a écrit :
> Sekou Kyassou Diallo
>
> La Crimée est redevenue russe : et quoi après ?
>
> Les Russes disent : < pour reculer car Moscou est derrière nous ! >>
>
> Le Président Vladimir Poutine a déclaré hier dans son adresse à la nation:
> ” Les hommes politiques occidentaux nous ont trompés tout le temps et
> pensent pouvoir continuer à le faire toujours. Mais en Ukraine, ils ont
> franchi la ligne rouge. Ils sont arrogants, cyniques et irresponsables ! >>
>
> La ligne rouge, c’est que Moscou ne laisse jamais s’approcher
> dangereusement de lui. Les hommes politiques européens commettent toujours
> les mêmes erreurs qui débouchent sur des conséquences très lourdes.
> Napoléon s’était approché de Moscou, il a connu la défaite dans la honte.
> Hitler s’était hasardé jusqu’à 40 km de Moscou. Par la suite, les Russes
> ont frappé l’Allemagne en plein coeur à Berlin. Des années après la fin de
> la Deuxième guerre mondiale, les Occidentaux marchent sur les mêmes
> couteaux tranchants en voulant intégrer l’Ukraine et la Géorgie au sein de
> l’OTAN, ils veulent élargir l’alliance jusqu’aux portes de la Russie qui
> leur a plusieurs fois manifesté son mécontentement de cet fait qui met en
> danger sa sécurité nationale. Sourde oreille occidentale, puisque confiants
> qu’ils sont les maitres du monde et que tous leur doivent obéissance.
> Moscou vient de frapper de nouveau, pour le moment sur l’Ukraine, en l’en
> détachant la péninsule de la Crimée sans aucun coup de feu.
>
> Les Occidentaux pensaient avoir réussi un bon coup de force en Ukraine en y
> installant au pouvoir des forces néo-nazies, très russophobes qui se
> chargeraient de parachever le plan concocté. Poutine les a piégés avant de
> leur appliquer une baffe spectaculaire hier 18 mars en signant le décret de
> rattachement de la Crimée à la Russie et en les couvrant de tous les noms
> d’oiseau dans son adresse à la nation. Evidemment, l’Occident ne
> s’attendait pas à une telle réaction des Russes sur le dossier de la crise
> ukrainienne. Car il est déjà habitué à la courbette que font tous les
> autres dirigeants des autres pays du monde. Ceux qui connaissent Poutine
> disent de lui surtout deux choses : il n’abandonne ni ne trahit jamais ses
> amis, les intimidations et menaces ne le prennent pas.
>
> Il a le langage franc et direct. Très discret et rusé, il ne discute jamais
> de choses sérieuses ni par téléphone ni sur le réseau social, ni sur
> Internet. C’est toujours tête a tète. Les Occidentaux n’arrivent pas à le
> < calculer >> en le mettant sur écoute par exemple. Après tout, c’est un ex-
> haut gradé du KGB ayant servi en Allemagne et aussi l’ex-patron des
> services secrets de la Russie.
>
> Pour se sauver la face de l’humiliation qu’elle vient de connaitre,
> l’Occident arrête contre des dignitaires russes des sanctions qui frisent
> le ridicule. Les personnes concernées n’ont presque pas d’actifs sérieux
> dans les banques occidentales. Ces sanctions ne sont que des bruits de
> jouets d’enfant en réalité. L’interdiction de voyage en Occident est aussi
> rigolo. L’argent qui était dépensé en Europe ou aux USA irait dans d’autres
> pays ! Oui, l’Occident peut prendre des sanctions plus sérieuses encore
> contre la Russie. Mais, il va en connaitre aussi les conséquences
> douloureuses pour son économie qui sort à peine de la crise financière.
>
> Les échanges commerciaux entre la Russie et l’Union européenne s’élèvent à
> 463 milliards d’euros, avec les USA, ils se chiffrent à 40 milliards de
> dollars par année. Rien qu’en Allemagne, 200.000 citoyens ont du travail
> grâce à ces échanges. Les Russes dépensent chaque année plus de 20
> milliards de dollars en Europe dans les achats et les loisirs. A voir ces
> chiffres il est impensable que l’Occident puisse prendre des sanctions
> sévères. Comment va-t-il alors compenser ces pertes ? Sans compter que
> l’Europe dépend du gaz naturel russe dans une certaine mesure et que les
> liens de coopérations dans plusieurs domaines stratégiques sont si étroits
> que les casser reviendrait à lancer le boomerang contre soi-même. A vrai
> dire, c’est surtout l’Union européenne qui risque gros par rapport aux USA.
>
> L’Occident peut faire plus mal encore à la Russie en bloquant les actifs
> russes, en signant un Accord d’association avec l’Ukraine ou en l’acceptant
> au sein de l’OTAN en même temps que la Géorgie. Mais il craint fort la
> réaction de Moscou. Poutine pourra bloquer à son tour les actifs des
> compagnies occidentales opérant en Russie (elles sont nombreuses) ou faire
> ce dont les hommes politiques européens ont très peur : installer en
> Crimée, nouveau territoire russe, des missiles d’interception ou même de
> frappe plus près des frontières européennes. Sur une distance de 500 km ces
> lanceurs de missiles sont capables chacun de déceler et d’abattre à la fois
> plus de 36 cibles. Les missiles balistiques intercontinentaux classifiés
> par l’OTAN sous le nom de <> transportent jusqu’à 10 têtes
> nucléaires et sont à mesure de percer n’importe quel bouclier anti-missiles
> pour frapper la cible visée se trouvant à une distance allant jusqu’à
> 16.000 km! En tout cas, Moscou a déjà mis en garde : des sanctions sévères
> ne resteront pas sans réponse.
>
> Si nous considérons la superficie des Etats européens et la puissance des
> bombes actuelles qui dépasse de 10 fois celle des bombes lancées sur le
> Japon en 1945, alors on peut imaginer qu’en cas de conflit, que Dieu nous
> en garde, le nombre des pays en Europe pourrait diminuer très vite!
>
> Après s’être pavané en Irak, en Afghanistan et en Afrique ou il faisait le
> <> face à des pays sans défense, L’Occident
> se
> trouve maintenant devant un adversaire redoutable qui peut faire très mal.
> La mégalomanie doit-elle alors prendre le pas sur la raison humaine ? C’est
> la question à adresser aux hommes politiques occidentaux.
>
> La vérité est que même s’ils ne l’affichent pas, bien des dirigeants des
> autres pays du monde approuvent la résistance que Poutine fait devant un
> Occident qui fatigue tout le monde avec ses agissements de plus en plus
> arrogants, avec ses approches à double standard, avec son doigt accusateur
> toujours pointé, avec ses intimidations, ses menaces exaspérantes qui vont
> surtout contre ceux qui ne veulent pas se plier à son diktat. L’Occident
> n’hésite plus à renverser des gouvernements légitimes grâce à des traitres,
> ses dirigeants se permettent de venir prendre part à des manifestations de
> l’opposition pour les appeler publiquement à manifester, en violation des
> règles de la diplomatie.
>
> Le pays qui perdra le plus dans cette crise reste l’Ukraine. A 268 dollars,
> elle n’arrive pas à régler sa facture de gaz devant la Russie. Aujourd’hui
> elle doit 2 milliards de dollars à Moscou. Si le prix du gaz augmente en
> Avril à 400 dollars, que fera Kiev ? Moisir de froid en hiver ou préparer à
> manger avec du bois ? Les Ukrainiens vivant en Russie rapatrient
> annuellement jusqu’à 30 milliards de dollars dans leur pays, c’est plus que
> l’aide promise par l’Europe. Et si la Russie ferme ce circuit ? D’ailleurs,
> Kiev est encore loin de connaitre le calme car les 11 milliards qui lui
> sont promis par l’UE sont sous des conditions dures qui pourraient faire
> révolter les citoyens contre le nouveau pouvoir : le gel des pensions, la
> restriction des dépenses publiques, la baisse du salaire des
> fonctionnaires. Poutine peut utiliser ce facteur pour se venger en
> provoquant un anti-Maidan massif qui balayerait les actuels tenants du
> pouvoir.
>
> Quoi qu’il en soit, les Occidentaux et Ukrainiens viennent de recevoir une
> belle leçon de Moscou. La provocation et l’arrogance ont des limites. Le
> vice-Ministre russe Rogozine a dit : < rattachement de la Crimée, sonne la fin d’un monde unipolaire. >> L’actuel
> < ministre >> ukrainien de la défense de déclarer : < soldats en Crimée, il ne nous est reste que 20.000 hommes dont 6.000 sont
> réellement prêts pour le combat. Nous n’avons pas de force à apposer contre
> la Russie ! >> Les Ukrainiens sont allés demander des armes aux USA,
> beaucoup d’armes pour combattre Moscou. La Maison blanche leur a répondu
> que c’est dangereux !
>
> En effet, que peut l’Ukraine face à une armée russe d’un million de soldats
> et de 20 millions de réservistes ? Avant de faire des grimaces de moquerie,
> Kiev aurait dû d’abord se renseigner auprès des Occidentaux. Ce n’est pas
> pour rien qu’ils craignent <>.
>
> Le territoire russe est devenu plus vaste encore. Du moins, la Crimée a
> toujours été un territoire russe. C’est dans le cadre de l’amitié entre les
> peuples de l’Union soviétique qu’elle a été administrativement rattachée en
> 1956 à l’Ukraine par Nikita Kroutchev, secrétaire général du bureau central
> politique du P.C.U.S, uniquement pour des besoins énergétiques à l’époque.
> Sur ces 2 millions d’habitants, 1,5 millions sont Russes. Si l’URSS
> n’existe plus et que l’amitié finit, alors…..
>
> Honorables faucons de guerre occidentaux, qu’attendez-vous pour bombarder
> la Russie ?!
>
> —
> Dr ASSADEK aboubacrine
> Maître Assistant au département de mathématiques et informatique
> à la Faculté de Sciences et Techniques de l’Université de Bamako.
> Tel (00) 223 2022 32 44
> Fax (00) 223 2023 81 68
> B.P. E3206 Bamako-Mali
> Cel (00) 223 7643 49 64
> skype: assadek4
> site: http://www.djaladjomathematiques.blogspot.com
>
> Kofi Annan : “Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans
> développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de
> l’Homme”.
>–

—————————————————–
Dr Diarra, Madian dit Tiéman
——————
Computer Scientist
IER, BP 258, Bamako
Cell : (00223)79294088/66931363
RAILS Focal Point MALI