Videos: Soumi lance des fleches/IBK dement –

Bonjour chers tous,

“… que le Mali est libre de faire la guerre mais qu il doit savoir qu il perdra ce conflit”_Soukouna.

Deux déclarations de l’ONU qui relèvent de la mauvaise fois et de la manipulation pure.

1. Que le Mali est libre de faire la guerre au MNLA : ce n’est pas vrai. L’AMA a été sommée plusieurs fois par Serval, donc l’ONU, de rester cantonner. On lui a refusé une augmentation de ses effectifs à Kidal pendant un certain temps.
On (Serval) lui a enjoint (avec l’aide de Dioncounda) de ne pas évoluer au delà de Anefis quand elle a entrepris de poursuivre le MNLA. Ceux sont des faits rapportés.

A la date d’aujourd’hui l’AMA est confinée dans Kidal et ne peut bouger qu’avec l’accord de la MINUSMA qui a exigé et obtenu des arrangements avec chacun des corps d’armée présent à Kidal : le diviser pour régner.

Fausse. Cette déclaration de l’ONU est totalement fausse. C’est plutôt une forme de menace à l’endroit du Mali par la “communauté internationale = France” à travers cette organisation qu’est l’ONU.

2. Que Le Mali perdrait le conflit
D’une certaine façon oui cela peut être vraie.

Nous pouvons gagner militairement cette guerre contre le MNLA. Je n’ai pas de doute. Mais le message qu’il faut peut être comprendre derrière la déclaration de la mission c’est ceci :
Même gagnée, RFI, F24 et autres LeMonde seront mobilisés pour véhiculer l’idée de pogrom, très chère aux ennemis du Mali. Ce qui pourrait salir d’avantage le Mali et contribuera à saper le restant de crédibilité du président malien déjà malmené par la fameuse publication du journal français LeMonde.
A son sujet pourquoi c’est maintenant qu’on nous sert de France cette affaire. Elle date bien d’avant les élections présidentielles. Si ce n’est depuis les années 1994 ; ou 2012. Pourquoi l’avoir tu à cette époque et le faire sortir de manière intelligente aujourd’hui en prenant d’ailleurs soin de s’appesantir sur le cas IBK alors que l’affaire concernerait semble-t-il d’autres illustres personnages. On fait un grand zoom sur le cas IBK, en citant juste les autres. C’est pour se faire bonne conscience ou donner l’impression aux lecteurs que l’on est objectif et équidistant dans le traitement de l’affaire.
Plouf ! Personnellement ça m’a plutôt donné l’impression d’un acharnement contre un monsieur qu’on a savamment aidé à accéder au pouvoir ; médias aidant à l’appui. Et qu’on cherche à honnir maintenant.
Pourquoi ?
Et bien les raisons ne manquent pas.
La non signature de l’accord de défense : une humiliation en quelque sorte si on considère les efforts et le sacrifice de guerre faits par la partie française.
Le refus de IBK de négocier avec le MNLA/HCUA/Ansar Dine tant que les groupes armés ne sont pas cantonnés comme le stipule le papier de Ouagadougou. On se souviens des injonctions du ministre des affaires étrangères de la “communauté internationale = France” au président de la république.

Trop de coïncidences troublantes qui ne peuvent pas être gratuites.

Il me semble que les maliens oublient que le pays est encore en guerre. La MINUSMA/ Serval est devenue une force d’interposition. Qu’elle l’accepte ou pas, c’est ça la réalité. En dehors de la force tchadienne, Elle n’est pas cette force de protection des populations qu’elle veux être : les cas d’incapacité de cette force à jouer ce rôle à Kidal, Tessalit, nord de Gao, Tombouctou l’atteste. Ces messieurs ne sont capables que de siroter leurs canettes de bière et d’attendre que les individus armés viennent les agressés.

Ou à se gargariser d’avoir organiser des séances de théâtre à Gao et Tombouctou pour une supposée sensibilisation à la réconciliation. Seulement dans ces régions ?!?
La MINUSMA est-elle capable de faire la même chose à Kidal ? Pourquoi ne le fait-elle pas la-bas ?

Encore une chose. Que ce soit avec l’ONU ou la France, si les choses perdurent il ne faut pas sous estimer les capacités des gens à s’adapter aux situations puisqu’il va falloir trouver les moyens pour assurer sa sécurité. Ce sera fait d’une manière ou d’une autre. Même en alliance avec le diable puisque les anges auraient choisi leur camp.

La France prend trop de partie pour la position du MNLA au détriment des autres. A la longue cette attitude pourrait aboutir à une aversion totale pour ce pays qui nous a pourtant sauvé d’une situation qui était désespérante.

Je trouve :
– inacceptable pour la France d’exiger du Mali de respecter un papier alors que le cantonnement exigé comme préalable de la négociation est occulté par ce pays “ami”;
– inacceptable d’avoir exigé du Mali de libérer des bandits qui sont détenus dans les prisons maliennes et accusés de crime ; c’est un
mépris à l’endroit des personnes victimes des agressions et crimes commis par les “protégés”.

J’encourage donc le président malien à continuer dans sa logique de refus de négocier tant que les conditions ne sont pas réunies pour négocier. S’il le fait encore, parce que je vois un virage vers l’acceptation des thèses du MNLA (discours du 26 mars 2014).

Je pense, que durant cette période de guerre, nous devons continuer à nous focaliser sur l’essentiel. A soutenir le président de la république qui en a besoin surtout face à cette redoutable machine française qui cherche à le faire plier.

Finissons avec notre ennemi, après on s’occupera plus sérieusement du linge sale. C’est mon avis.

Au Mali, le président de la république est couvert par l’immunité pendant son mandat, je crois. C’est extrêmement utile de signaler les abus, affaires louches et autres qui peuvent contribuer à ternir l’image du Mali, ce qui vraiment regrettable. Mais voyons, il faut faire des priorités lorsqu’on a plusieurs problèmes à résoudre. Surtout quand l’un peut nuire à l’autre, il faut bien savoir choisir entre les deux.

Cordialement
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Chouaibou