IBK, sept mois après, le Mali dans l’impasse

A delà du manque de transparence dans les autres “affaires”, ce
que je trouve très inquiétant est l’affaire du nouveau Boeing. Un
pays comme le Mali où les gens n’ont pas accès aux soins et à
l’éducation peut-il se permettre de dépenser de l’argent ainsi?
L’argument des gens d’IBK est de dire “L’avion est nécessaire
parce que les couts de location d’avions sont élevés” – L’argument
est clairement “circulaire” — la première question doit être
“pourquoi tous ces voyages?”

Depuis le début de l’année, voici ce que j’ai pioché comme
voyage (il y a eu peut-etre plus)
* Nouakchott, Mauritanie
* Alger, Algérie
* Doha, Qatar
* Addis Abeba, Ethiopie
* Tunis, Tunisie
* Paris, France
* Abuja, Nigeria
* Malobo, Guinée Equatoriale
* Abidjan, Côte d’Ivoire
* Conakry, Guinée
* Oyo, Congo (Brazzaville)
* Kigali, Rwanda
* Dakar, Sénégal
Il faut poser la question de la nécessité de tous ces voyages –
prenons par exemple celle effectuée à Oyo au Congo; c’était pour
assister aux cérémonies marquant le 5ème anniversaire du décès de
la première fille du président Sassou Nguesso. C’est un évènement
important pour Sassou et ses proches, mais le contribuable malien
qui manque de tout doit-il payer pour que son président y assiste?
Un des voyages à Abidjan était pour saluer le président ADO
pendant sa convalescence.
On ne le dit pas assez; il y a clairement un déficit dans la
capacité des gouvernements Maliens à faire (et respecter) une
priorité des dépenses. En quoi l’achat de cet avion résout le
problème de la bergère et du cultivateur de Diapaga?
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A. Karim Sylla