Autonomie des collectivités territoriales

Soukouna,Je suis d’accord qu’il y a incompréhension. Mais c’est
toi qui ne m’as pas compris:-)

Le copier coller ne s’adressait pas a toi. C’était pour
dire qu’il faut d’abord
définir clairement les objectifs de gouvernance à
atteindre et prendre en
compte les réalités du pays. L’usage de mots (autonomie,
décentralisation, fédération)
importe moins que les nitty-gritty des accords
contraignants qui en résulteront,
en tout cas pour ce qui me concerne.

J’ai compris que tu veux une fédération et je trouve
qu’il faut explorer toutes
les options avant de conclure un accord impratique. Tu
n’as pas
encore élaboré les nitty-gritty de ton projet de
fédération donc c’est difficile de l’évaluer!! La
Belgique a sa forme de fédération chaotique. La Chine a accordé a
sa manière l’autonomie a la région de Xinjiang qui vaut ce que ca vaut. Dans la
fédération de Russie le pouvoir politique reste centralisé dans les mains de
Kremlin.

Aussi il ne faut pas minimiser le fait que quelque soit la forme de gouvernance a adopter l’état central aura à jouer un rôle d’appui, mentoring, monitoring et évaluation pour assurer la réussite.

Merci/Bako

On Sunday,
May 25, 2014 5:00 PM, Souleymane Soukouna wrote:

Bako,

Qui parle de semantique?  J ai du bien mal m
exprimer sinon comment la “decentralisation” est
comparable a l “autonomie” ou la
“federalisation” ?.  Si c etait le cas, on
aurait pas ce debat.  Et copier coller qui?  J
ai l impression que tu m as pas lu.  Et pour les
objectifs que tu poses, tu oublies que la paix
durable  est  un benefice de la bonne
gouvernance et non un simple prealable, donc le
veritable objectif est un systeme etatique qui
permette que le pays tienne ensemble par la
bonne gouvernance, ou du moins, en isolant les
mauvaises pratiques a une region a travers des
mecanismes qui responsabiliseront les dirigeants
locaux et leurs administres.  Sinon pourquoi les
rebelles insistent sur “Federation” ou
“Autonomie” et IBK sur la “Decentralisation”.  L
ampleur de la devolution du pouvoir selon ces
systemes est tres differente.  La
decentralisation assume que le systeme actuel
continue avec quelques ajustements, et l
autonomie/federation est une restructuration
complete de la balance du pouvoir dans le cadre
de cette crise
En tout cas, ton message montre qu il y a une
incomprehension fondamentale qui illustre le
chemin a parcourir pour eviter une separation
definitive.   Il faut qu on ce rappelle que l
ancien monde n existe plus, et que nous sommes,
depuis deux ans, dans une periode transitoire
qui est en train de se conclure sans nousj.
Donc la partition dans les faits sera tout
aussi inevitable si on continue a voir les
objectifs de la rebellion comme de la
semantique.  Nous n avons plus l initiative de
la paix,  et nous ne pouvons qu essayer de
prevenir une future desintegration de ce qui
restera du Mali en anticipant et proposant un
systeme qui puisse integrer la nouvelle donne.
Prenons par exemple les soucis des uns et des
autres pour le traitement egal de tout le monde
au Nord, c est a dire de tout les non touaregs
et arabes.  Au dela des prejuges derriere de
tels soucis, puisque le Sud du pays n est pas
vraiment un modele en droits de l homme et l
injustice au Sud est derriere toutes les crises
du Mali, Kidal n etant qu une des consequences –
donc au dela de ca, il faut reflechir sur l
enforcement de ces droits dans un Mali+Kidal.  J
imagine mal un officiel de Bamako aller donner
des lecons a Kidal ou taper sur la tete d un
maire du MNLA a Tessalit, parce que le nouveau
status quo laissera a la frange dure le terrain
libre.  Il faut concevoir d ailleurs, sous un
tel scenario et dans la duree, une epuration
ethnique et raciale, comdamnable mais effective.
Un Mali + Kidal sera structurellement
incapable de reagir car le pouvoir central, qui
continuera a gerer le reste du pays, a montrer
son incapacite a faire face aux problemes les
plus elementaires.
Il faudra donc reflechir a une nouvelle forme
etatique qui fera du pouvoir central une force
legitime par sa capacite a intervenir a travers
tout le pays de facon neutre et non selon les
perceptions locales d inegalite, d abus de
pouvoir ou d hegemonie culturelle regionaliste .
Une est de faire des prerogatives futures de
Kidal une norme a travers le pays, un etat d
egaux et non une region qui sera vue comme
exceptionnelle ou se faire singulariser.  Dans
un tel cadre, la presence du gouvernement
central sera bien plus effective parce qu elle
sera reprensentative d un pays reforme,d une
nouvelle culture de la gestion de l etat qui
reduira l aile dure du MNLA a un role politique
et maintiendra le droit de tout malien a travers
l etendue du pays.  Effective par des attributs
de souverainete consequents et non symboliques
comme on devrait s y attendre sous les accords
futurs.  C est ce que permets une federation de
regions autonomes, et non une decentralisation,
meme renforcee.
Soukouna