Avions présidentiels

En fait les autorités maliennes vont de bizarrerie en bizarrerie – le
journal L’Éssor attribue des propos au PM Mara qui font plus que
sourire; en fait il persiste dans sa logique au point de se couvrir de
ridicule. La dernière trouvaille? Selon le PM, l’avion appartiendrait à
l’armée de l’air; et que par conséquence il n’a pas le droit de voler à
l’extérieur du Mali. D’où la nécessité d’acquérir un nouvel avion. On
est passé du sérieux à l’aberrant et maintenant au ridicule. Si ça
continue on donnera comme raison les gris-gris d’ATT détectés dans son
Boeing.

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A. Karim Sylla

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UN AVION DECIDEMENT TRES POLEMIQUE
19 Juin 2014 | L’Essor
Il faut croire que l’avion présidentiel acquis sous la présidence de
Amadou Toumani Touré n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre et de
salive. On se souvient, il y a deux mois, le Premier ministre Moussa
Mara avait lors du débat sur la Déclaration de politique générale
affirmé que l’Etat du Mali n’avait aucun titre de propriété sur cet
appareil et qu’il n’était pas bien indiqué pour un pays qui se respecte
de l’utiliser car il était sous la menace d’une saisie. Au lendemain de
la DPG, le sujet a fait l’objet de beaucoup de commentaires.
Hier lors des débats sur la motion de censure déposée par l’opposition,
le député élu à Diré, Alkaïdi Mamoudou Touré a brandi un document
attestant de la propriété par l’Etat malien de l’aéronef, accusant du
coup le chef du gouvernement de dire des contrevérités.
Moussa Mara en réponse a cité une note de l’Agence malienne de
l’aviation civile qui indique de nos jours, cet appareil est la
propriété des Forces armées. Ce qui change beaucoup de chose. L’Armée de
l’air du Mali ne peut pas faire voler un appareil en dehors du pays et
que par conséquent, son appareil n’a pas de licence pour être utilisé.
Ce qui revient à dire que l’appareil ne peut servir aux autorités actuelles.
Beaucoup d’autres élus, notamment de l’opposition pensent que le chef du
gouvernement n’a pas dit la vérité au sujet de cet appareil. Pour eux,
en fait le Premier ministre défend la ligne officielle. La vérité,
pensent-ils, est que le nouvel avion dont le prix d’achat n’est même pas
connu avec certitude est acquis par « goût pour le luxe ».