Est ce l’effet du 21/05 sur les maliens?

De mon avis, ce n’ est pas la solution facile, un Référendum. c’ est une
bataille:

– idéologique contre les racistes du MNLA et contre tous ceux qui
parlent de la “question touarègue”, de Nord-Sud, etc. Ce que ces gens
disent implicitement: le Nord peuplé d’ “hommes bleus” à la couleur
blanche avec une culture avancée, le Sud peuplé de Noirs formant une
masse compacte non différenciée, sans culture. Dans le language de ces
racistes et suppôs de racistes même la communauté arabe du Mali ne joue
aucun rôle, n’ existe pas.

– politique: il faut une solution à laquelle toutes les populations du
Nord participent le plus inclusivement possible, à savoir le Référendum.

– diplomatique: mettre à l’ épreuve de démocratie et de franchise tous
ceux qui prétendent être les amis du Mali et qui nous donnent des leçons
de démocratie et de vivre-ensemble. Le Mali se libérera par un
Référendum des intempéries françaises, alors que l’ on ne sait pas si il
y aura des élections législatives là-bas qui évacuerons Hollande. Le
Mali ne sera plus être mis sous pression. La question de bases
militaires françaises au Mali est ainsi remise aux calendes grecques.

– enfin socio-économique. Ces gens qui perpètrent des rébellions en
boucle permanente (in loop) n’ ont jamais rien investi dans leurs région
à part dans les armes qui par définition ne font que détruire et les
vies humaines, les ressources matérielles et le peu d’ infrastructure.
Après le Référendum tout sera placé au clair, en premier lieu la
légitimité de l’ un ou de l’ autre. Les Maliens et le Mali s’ occuperont
de leur quotidien et du développement socio-économique du pays, l’
essentiel absolu.

Encore quelques arguments pour la mise à la table du Référendum comme
solution de sortie:

– Le Mali n’ a pas besoin de changer son language vis-à-vis des
criminels. Le maliens et les Mali peuvent continuer à les appeler
criminels, ce qu’ ils sont. Le Mali ne négocia pas directement avec eux,
mais directement avec la communauté internationale pour tenir un
Référendum dans les régions du Nord. Notre négociateur n’ a même pas
besoin de donner la main ou dire bonjour aux représentants des groupes
terroristes tous confondus.

– Une fois de plus: aucun autre problème, pas de cantonnement, de
désarmement (ces deux choses relèvent désormais clairement de la
communauté internationale), encore moins de libérer des prisonniers
terroristes ou de de résinsertion de déserteurs professionnels ou de
lever les mandats d’ arrêt.

“No one has a monopoly on violence” . Oui effectivement Amadou. Ganda
Koy, Ganda Izo, le MAA pro-malien et les Imghads (et d’ autres tribus
touarègues pro-maliennes) sont armées et prêts à découdre avec le MNLA
et son allié MAA (voir Tabankort). C’ est pour cela que je prône la
reconnaissance de ces groupes comme “alliés stratégiques objectifs” et
la division du travail. Quand le MNLA et son allié MAA verront que la
politique ouverte du Mali est de se solidariser avec les groupes armés
qui lui sont favorables, la donne va radicalement changer. Ces deux
camps se connaissent très bien et personnellement. Comme on dit en
langue peule: C’est celui qui conduit les grenouilles (berger des
grenouilles) qui peut en distinguer celles qui boìtent (qui ont une
jambe cassée)” .

Bien cordialement

M. Diagayété