“Le papier de Ouagadougou” a un an.

Bonjour à tous,

Mr Dramé, vous y êtes encore? Merci votre rappel !
Depuis les évènements des 17 et 21 mai 2014, je ne cesse de pleurer mon pays.

• Je pleure parce que mon pays a été trahi par certains de ses fils qui ont utilisé leurs positions de «hauts cadres, intellectuels et politiques» qui ont créé les conditions qui ont permis à MNLA et alliés internes et externes de perpétrer des actes terroristes le 17 mai 2014 et de tuer de nombreux soldats maliens le 21 mai 2014.

• Je pleure mon pays parce que malgré toutes nos mobilisations pour attirer l’attention des maliens sur la vraie nature de l’opération serval et l’accord de Ouaga, que j’ai bien qualifié de l’accord de la honte, nous n’avons pas été compris (car des faux républicains et démocrates, avec une haine sans précédant ont ramené nos prises de position à des questions subjectives, nous traitants des « jihadistes du sud » et « d’ennemis du Mali »)

• Je pleure mon pays car malgré l’échec sanglant de Serval et des accords de Ouaga, on veut nous vendre l’illusion de la non application, sans se poser la question du pourquoi de la non application des ces accords.

Depuis le 21 mai 2014, c’est la communauté internationale qui veut justifier les évènements des 17 et 21 mai à Kidal par la non application des accords de Ouaga.
Heureusement que comme vous dites le temps est meilleur juge de nos paroles et de nos actes :
Le temps a permis à tous ceux qui doutaient encore de comprendre que les partisans de non à serval et à l’accord de Ouaga ont eu raisons sur :

• Ceux qui ont accepté et permis la mise en œuvre son plan de recolonisation du Sahel à travers la crise du Mali.

• Ceux qui ont permis le déclenchement de l’opération serval et le retour de MNLA à Kidal

• Ceux qui ont accepté toutes les pressions étrangères et de certains dirigeants de la CEDEAO pour obtenir un accord de Ouaga en faveur des vrais ennemis du Mali.

A défaut de se taire, en ce jour de triste anniversaire de l’acord de Ouaga, qu’on cesse de nous les rappeler et de magnifier cet accord.
Ne faisons pas la confusion, entre les Touaregs et le MNLA : Les Touaregs n’ont jamais quitté le Mali et n’ont jamais eu besoin d’un accord pour réintégrer le Mali.
Nous refusons l’amalgame entre, nous les dignes filles et fils du Mali (de Kayes à Kidal) dans toute notre diversité et unis contre les vrais ennemis internes et externes du Mali et la minorité de vos amis de MNLA, qui ne veut pas du Mali. Ce n’est pas une question d’accord imposé par les alliés politiques internes et externes de MNLA.
Ce qui s’est passé les 17 et 21 mai 2014, montre à suffisance que les signataires de l’accord n’ont jamais accepté la constitution du Mali et ne de se soumettre aux lois du Mali.
Vous avez promis de faire un papier pour vos mendateurs ? Le MNLA a signé le papier qui a permis à MNLA d’être royalement à Kidal, de se renforcer avec l’aide de ses alliés.
Ce papier a empêché à notre l’armée malienne d’être à Kidal avec les moyens nécessaires.
C’est grâce à ce papier que des dignes filles et fils du Mali, dans l’exercice de leur fonction ont été froidement assassinés le 17 mai et massacrés le 21 mai avec la complicité de ceux qui ont imposé ce papier au Mali grâce à vos actions.
Que dites-vous les défenseurs des droits de l’homme pour ces assassinats de civils?
Oui le temps est meilleur juge, ce papier qui a mis le Mali dans « un contexte de honte, d’humiliation et d’isolement du pays.
Vous avez été séduits, impressionnés en son temps par les gros moyens armes et autres (reportage sur France 24 ?), certains ces armes au lieu de neutraliser les jihadistes, les terroristes, les narcotrafiquants, ont été utilisées pour aider MNLA pour massacrer nos vaillants soldats le 21 mai 2014.
Ceux qui ont imposé serval et l’accord de Ouaga au Mali doivent dire toute la vérité sur les non- écrits et non- dits de l’opération serval et de l’accord de Ouaga. Ils doivent répondre de leurs actes.

Pour sauver le nous devons prendre notre courage en main, malgré ce qui s’est passé dans la ville malienne de Kidal pour affronter la réalité, compter sur nous même et sur les vrais amis du Mali pour le renforcement moral et matériel de nos soldats, l’équipement de l’armée.
C’est ainsi que nous allons sauver le Mali de ses ennemis de MNLA et de ses alliés internes et externes.
Bon courage à nous tous pour le Mali, rien que le Mali.
La patrie ou la mort, nous vaincrons.

Pr Rokia Sanogo