Le FMI et le Mali

Le FMI ne met pas en question la fourniture d’armes ou
d’équipement. Ce qu’il met en question c’est la méthode utilisée
pour faire passer le marché.

Le Mali est passé par un intermédiaire — conseiller à la
présidence, ami de IBK — pour passer le contrat. De plus c’est
le Mali qui a donné les garanties financières que
l’intermédiaire ne pouvait pas donner auprès des fournisseurs.
Qui dit intermédiaire, dit aussi commissions et frais.
Pour le FMI il n’y avait aucune raison de passer par un
intermédiaire; le ministère de la défense pouvait très bien
faire ses propres commandes en faisant un appel d’offres
régulier et acheter avec le mieux disant.
Le Mali a rétorqué que il ne pouvait pas y avoir de marché
publique pour garder le secret militaire. Faux répond le FMI –
la partie purement militaire du contrat est un petite portion;
le gros du contrat n’étant que biens d’équipement. Et que le
Mali aurait pu scinder le contrat en volet militaire (marché non
publique) et biens d’équipement (marché publique).
C’est là tout le problème. Sans vouloir accuser qui que ce
soit de tripatouillages, il est clair que cet affaire doit
soulever au minimum des doutes sur les raisons des uns et des
autres.
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A. Karim Sylla