Affaire du Boeing (suite)-Boeing à part

Bonjour Abdoulaye
Le problème c’est que le plan du “Mali d’abord” n’était que du vent.
C’était un slogan creux, fondé sur du mensonge. IBK avait un autre vrai
plan dans lequel le Mali n’a jamais figuré. Ce plan se résumait à
lui-même, à sa famille et ses amis; les autres maliens devaient le
suivre comme des moutons. IBK pensait qu’être président voulait dire
avoir les coudées franches pour faire ce qu’il voulait. Il n’a jamais eu
le moindre respect pour la population. Seul le FMI semble faire trembler
le cocotier. Malgré cela, IBK a de la difficulté à s’ajuster pour mettre
les intérêts du Mali en avant, en dépit des conseils et bonnes idées qui
fusent de toute part. C’est dire combien le mépris du pays et de sa
pauvre population est profond chez lui. C’est dire surtout qu’il n’a
jamais eu de plan pour ce pays et ne sait même pas comment s’y prendre
au fond. Qui l’aurait cru ?

Je veux bien être optimiste, mais je ne vois rien de rassurant. J’ai le
sentiment profond qu’on a confié la présidence du Mali à un ennemi du
Mali, qui a comme seul objectif de l’humilier et de l’enfoncer dans la
misère. Le désarroi est tel que nous sommes obligés de compter sur un
autre fossoyeur “le FMI” pour nous protéger contre ce président-pilleur
et son gouvernement spécialiste de l’improvisation et du mensonge.

Sabu a raison. Ce président ne peut pas continuer à se terrer dans le
silence. C’est une voie sans issue. Il doit se mettre devant son peuple
et lui dire concrètement où le pays s’en va.

Kalifa Goïta