Affaire du Boeing (suite)

Si l’information livrée par ce journal est vrai, alors la haute
cour de la justice va avoir beaucoup de travail. En tout cas on
comprend mieux pourquoi le gouvernement a décidé à l’avance que le
rapport du VEGAL sur ce sujet pourrait ne pas être pas publié.
Il y a aussi le fait que l’UE aurait aussi décidé d’emboiter le
pas au FMI et à la Banque Mondiale en coupant son robinet pour
voir plus clair.

Karim Sylla
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Mauvaise gouvernance financière : Ce que le FMI a découvert dans
l’achat du nouvel avion présidentiel
04 Juillet 2014 | L’Indicateur du Renouveau

En attendant les résultats de l’enquête du Vérificateur général
sur l’achat du nouvel avion présidentiel, le FMI continue de faire
ses propres investigations. Et de sources concordantes,
l’institution de Bretton Woods aurait découvert auprès des
vendeurs de l’appareil controversé que ceux-ci n’auraient reçu sur
leur compte que 13 milliards de F CFA au lieu de 20 milliards de F
CFA. Où sont donc partis 7 milliards de F CFA de différence ?

Les résultats de l’enquête du Vérificateur général sur l’achat du
nouvel avion présidentiel doivent tomber avant la prochaine
réunion de revue entre le FMI et le gouvernement, prévu en
septembre prochain. En attendant, l’institution de Bretton Woods
continue de faire avec ses propres investigations. Et de sources
concordantes, elle aurait découvert auprès des vendeurs de
l’appareil controversé que ceux-ci n’auraient reçu sur leur compte
que 13 milliards de F CFA au lieu de 20 milliards de CFA.

Où sont donc partis 7 milliards de F CFA de différence ? Telle est
la question sur laquelle le FMI veut avoir une réponse surtout que
ses cadres rappellent que l’avion de l’ex-président Amadou Toumani
Touré n’aurait coûté que 6 milliards de F CFA payés sur 18 mois
après le paiement d’une avance de 1,3 milliard de CFA.

Il s’insurge aussi contre la création d’une société d’exploitation
de l’avion, une initiative qui serait du sulfureux homme
d’affaires corses, Tomi Michel mis en examen par la justice
française pour de nombreux chefs d’accusation dont celui de
corruption d’agents publics étrangers. Enfin, le FMI a conclu que
contrairement aux allégations du gouvernement malien, l’avion n’a
pas été acquis avec l’argent prêté auprès de la BDM-SA, mais dans
le Trésor public.

Ce qui semble être confirmé par les autorités dont le budget
rectificatif fait ressortir 14 milliards de F CFA de coupes
budgétaires pour reconstituer les fonds pris dans les caisses
publiques aujourd’hui presque vides avec la suspension des aides
budgétaires du FMI et de la Banque mondiale ainsi que celles de la
France et de l’Union européenne évaluées à près de 200 milliards
de F CFA.

Y. C
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A. Karim Sylla