Djebok: Le drapeau du MNLA remplace celui du Mali

Kalifa, il n’y a eu aucun message rassurant parce qu’il n’y a plus grand
chose à dire. Aujourd’hui si tu es un chef de village et que tu n’as pas
vu un officiel depuis 3 mois et que les gens qui ont mis l’armée
nationale en déroute une 3ème fois se pointent chez toi, ils incarnent
la sécurité plus que l’état qui a abandonné son rôle.

Je ne sais pas ce qui se passe à Djebok ou ailleurs, mais il faut avouer
que l’état malien a failli; encore une fois. Au lieu de s’atteler à
reconstruire — à corriger les erreurs — on se perd dans une rhétorique
cousue de mensonges qui finissent par rattraper le discours.

On apprend encore que le chef d’état s’est engouffré dans d’autres
dépenses inutiles et injustifiées pour satisfaire son simple désir
bourgeois. Il parle de “vitrine du pays” alors que le pays est entrain
de se déchirer. Comme si la conscience avait cesser d’exister. 1,4
milliards CFA de travaux “de mise à niveau” alors que tous les
militaires maliens n’ont pas de fusils. Qu’est ce qui se passe dans la
tête de ce monsieur? N’y a t il personne au gouvernement pour lui dire
STOP? A-t-il véritablement la conscience tranquille? Si oui alors on est
véritablement foutu; si non, alors c’est encore pire.

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A. Karim Sylla

On Jun 30, 2014, at 2:12 PM, Kalifa Goita wrote:

> Bonjour
> C’est une autre conséquence de la visite stupide et irresponsable du
PM à Kidal. Les petites communautés se sentent abandonnées et tombent
facilement aux mains du MNLA ou d’autres groupes de bandits. Un
véritable recul sur tous les plans, dû à l’amateurisme de nos
dirigeants, qui savent agir avant de réfléchir. Quel message rassurant
le gouvernement a-t-il envoyé aux communautés du nord après la défaite
de Kidal ? Rien. Il s’est contenté de fuir ses responsabilités. Il s’est
contenté de se cacher pendant plusieurs semaines, en ne s’adressant ni
au sud, ni au nord; laissant les pauvres communautés face à elles-mêmes
et face aux bandits requinqués.
>
> J’ignore le rôle de ce ministère de la réconciliation et de toutes
ces commissions qui se marchent sur les pieds. Peut-être qu’il faudra
mieux redéfinir leurs mandats, afin qu’ils soient plus efficaces
directement sur le terrain quand c’est possible ou à travers d’autres
canaux si l’intervention directe est possible.
>
> Kalifa Goïta