Dakar dénonce la taxe-moutons appliquée

Pour le moment, ils veulent jouer avec les mots – ce n’est pas une
augmentation, c’est “l’application stricte des textes”. Le problème est
que si je paye 100F d’habitude et que tu me dis que le prix est
désormais 130F, c’est une augmentation. Point à la ligne.
La greve de l’UNTM a été très suivie; la leçon à en tirer est que les
gens sont fatigués d’être fatigués. Ce n’est plus une question de
perception; tout le monde finira par devenir aigris.

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A. Karim Sylla


On Monday, August 25, 2014 3:47 PM, Amadou Wane wrote:

The gov is out of control! Il parait que ca vait des semaines que les
transitaires sont aussi en greve. Les voitures sont entassées a la
frontière parce les gens ne peuvent pas les dédouaner. C’est encore la
population qui paient les pots casses. La douane veut augmenter les
taxes de 30% (that’s crazy).
Les journaux doivent faire des reportages plus approfondis sur ce
probleme. The price of everything will start to go up. I fear a popular
unrest. Thirty percent increase is huge on any budget.
Amadou Wane


2014-08-25 15:18 GMT-04:00 ‘A. Karim Sylla’ via malilink:

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Sénégal/Mali : Dakar dénonce la taxe appliquée par Bamako sur les camions de moutons

25 août 2014 | Agence de Presse Africaine
Le ministre sénégalais de l’Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye, a
déploré, lundi à Dakar, la taxe instaurée par les autorités maliennes
sur les bêtes importées de leurs pays vers le Sénégal, soulignant qu’à
partir de Kayes (ville frontière entre les deux pays), on fait payer
43.000 FCFA (environ 86 dollars) à chaque camion transportant des moutons.
Aminata Mbengue Ndiaye s’exprimait lors d’une réunion de
concertation entre éleveurs et transporteurs sénégalais, en vue de
l’approvisionnement du pays en moutons pour la Tabaski (Aïd-el-fitr)
prévue en début octobre.
“Cette taxe viole la liberté de circulation des personnes et des
biens en vigueur dans l’Union économique et monétaire ouest africaine
(UEMOA)”, a souligné Mme Ndiaye.
Elle a annoncé aux éleveurs et transporteurs que le gouvernement va
initier une discussion avec les autorités maliennes sur cette taxe qui
risque de renchérir le prix du mouton de Tabaski.
Le ministre de l’Elevage a rappelé les mesures de suspension de
tous droits et taxes sur les moutons chaque année avant et après la fête
de l’Aïd-el-fitr pour permettre aux opérateurs économique du Mali, de la
Mauritanie ainsi que du Sénégal de commercialiser librement leurs cheptel.
Mme le ministre a salué le principe de concertation entre éleveurs
et transporteurs institué depuis trois ans et qui A permis d’amoindrir
les problèmes. “En 2013, il n’y a pas eu de problèmes de transport car
les transporteurs avaient appliqué les prix conseillés”, a-t-elle affirmé.
Elle a aussi tenu à rassurer les populations sur
l’approvisionnement correct et en quantité de moutons. A la base de son
assertion, Aminata Mbengue Ndiaye avance une série de visites faites
dans plusieurs localités du pays ainsi qu’à Kidira au Mali.
Néanmoins elle a demandé à ses compatriotes d’être prévoyants et de
“ne pas attendre la veille de la fête de Tabaski pour aller acheter
leurs mouton de Tabaski”.
Entre 700.000 et 800.000 moutons sont annuellement égorgés au
Sénégal à l’occasion de la Tabaski qui est l’une des deux grandes fêtes
musulmanes du pays.
Mais faute d’un cheptel suffisant, une bonne partie des animaux est
importée du Mali et de la Mauritanie.

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A. Karim Sylla