IBK, UN AN APRÈS: L’IMMENSE GÂCHIS…

J’ai discuté hier soir avec un parent très RPMiste; bien entendu je lui ai demandé de me dresser le bilan du président; sa seule réponse: “je ne met plus ma bouche dans la politique”. Je n’allais pas le laisser se débiner aussi vite; qu’en est il de tes amis au sein du parti? Il me dit qu’il y a deux groupes — ceux qui pensent que tout va bien et ceux qui ont décidé de ne plus mettre leur bouche dans la politique.

Le bilan d’IBK est ce qu’il est est – le titre du document du PARENA est juste. IBK a gâché le mandat qui lui a été remis par le peuple. Par impréparation, par manque de lucidité, par malchance ou difficultés du moment, etc., on peut faire une longue liste. Ce qui est clair est que le résultat est négatif. Non, extrêmement négatif. On se serait tous endormis pendant un an (à ne faire absolument rien) le bilan aurait été dix fois meilleur.
Il y a un an, le problème du Nord était le souci principal des maliens. Qui pensait alors à la corruption, aux fraudes d’examen, à la dilapidation des maigres resources de l’Etat?
Aujourd’hui, le Nord est dans une situation pire qu’en Septembre 2013. A cela, le président s’est arrangé à “briller” sur tous les autres fronts négatifs – on à l’impression que quand quelque chose est bien, il s’arrange à l’éviter soigneusement.
Les resources de l’Etat difficilement acquis sont jetés par la fenêtre avec une désinvolture criminelle, sans état d’âme. Il n’y a pas une seule semaine sans une nouvelle “affaire” qui n’éclabousse le président ou son gouvernement. Ils volent notre argent. Ils mentent pour couvrir les mensonges précédents. Quand on se plaint, ils nous traitent d’aigris. Même quand (à notre grande surprise) ils décident de s’occuper de l’AMA, c’est encore pour voler et tromper sur les contrats.
C’est simplement hallucinant!!
Est-ce-que ça peut s’empirer? Je vous répond par l’affirmative. Pendant que le pays tente de se remettre debout de la débâcle du 21 mai et de remettre l’armée et l’économie maliennes au centre des préoccupations, leur point focal est de déposer la candidature du Mali pour l’organisation de la coupe d’Afrique des nations. Vous savez pourquoi? Cela va engranger des moyens de se servir. Les conséquences pour le pays? Ils s’en fichent!
On dirait qu’il y a deux Mali — celui où les gens normaux vivent et cet autre Mali qui gravite entre Koulouba, Bagadadji et Sebenicoro.
En tout cas, je remercie le PARENA d’avoir encore une fois dénoncé les faits qui se passent dans ce Mali où la majorité vit. Je viens de voir aussi une interview de Soumeila Cissé de l’URD qui est également plein de lucidité.

http://www.mali-info.net/#!1-an-après-linvestiture-dIBK-le-Mali-va-droit-dans-le-mur/c8b8/D657C3C0-5867-4E50-8CD0-FB455654DB5C

Les gens qui vivent dans l’autre Mali ont leur pied sur l’accélérateur; nous autres avons le pied sur le frein. N’allons pas dans le mur.

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A. Karim Sylla