Des centaines d’avocats français et africains réunis à Bamako

Chouaibou et tous les autres,
J’ai vu ce “post”passé assez vite et je m’empresse de donner quelques éclairages.
  • toute démarche de libération de personnes suspectées, se trouvant sous contrôle judiciaire, quelqu’en soit la raison et la motivation, me paraît à la fois suspecte et de nature à violer la loi ;
  • Le sort des victimes et/ou de leurs ayants s’en ressent assez profondément, ce d’autant plus qu’à la base, il y a des plaintes et que l’action publique est en mouvement.
La réunion des Avocats, dans le cadre de “Campus International Mali 2014” vise plutôt à assurer la formation professionnelle des Avocats. Le thème majeur est “Reconstruire le Mali par le droit” : Le bouleversement des institutions démocratiques, la violation des règles de la République, l’anéantissement des avancées démocratiques n’ont pas été sans incidences sur l’Etat du Mali et sa nation.
c’est de tout cela que nous parlons aussi pour engager les avocats à une plus forte implication.
Chouaibou, n’aies aucun doute que j’agirais comme tu l’aurais fait, si tu avais été avocat et à ma place.
Je profite de mes cinq minutes encore pour saluer la lumineuse idée de mon petit frère Karim, au sujet d’une plus plus grande implication de la société civile dans le débat politique et démocratique.
Mon opinion est que c’est la faiblesse de cette catégorie sociale qui est à l’origine des difficultés que nous rencontrons sur le terrain de l’avancée démocrtaique. La société civile malienne se trouve balotée entre les tenants du puvoir et les perdants, juste que le perdant en situation, demain, d’être le nouveau gagant du pouvoir. Nos opinions sont peu forgées à l’objectivité et la rumeur prend souvent le pas sur tout. Comment faire en sorte que des opinions éclairées, engagées mais non partisanes et indépendantes soient capables de prendre en main un sujet et d’exprimer des pistes permettant de comprendre le sujet.
On pourra réfléchir pour trouver une piste de structure qui est susceptible de faire l’objet de discussions entre nous ensuite. Mais de façon plus générale, il s’agit de réunir des personnes de bonne volonté, possesseur d’expertise dans un domaine donné, capables d’affirmer une indépendance et de la mettre en avant et de s’exprimer sur un sujet donné, sur des bases objectives. C’est ce genre de débat que nous avons eu au sujet de la DPG, que l’on pourrait avoir sur bien d’autres sujets.
Que nos “experts” maison se mettent juste au service pour que les débats soient mieux menés et plus structurés et pour sortir des opinions “à dire d’expert”.
C’est en cela que l’on pourra toujours faire la part des choses entre les “tenants du pouvoir et les prétendants au pouvoir”.
Mamadou Ismaela Konate