BF: CEM se proclame chef du BF

Prof Sanogo,
Les événements de Mars 2012 n’avaient rien de patriotique; des soûlards ont renversé le président, bafoué la constitution du pays, malmené le pays pendant 1 an et sont aujourd’hui en taule. C’était juste une parenthèse malheureuse de notre histoire.

Cependant là où vous avez raison, c’est que nous devons repenser nos constitutions et mode de gouvernement. Le copier-coller devient évident quand on compare les constitutions du Mali et celle du BF. Nous avons une expérience de 20 ans; positive ou négative, nous devons l’utiliser pour repenser l’état et les lois qui nous régissent.

Quand on voit aujourd’hui qu’un hôpital manque d’alcool et que l’alcool coule à flot dans les fêtes mondaines payées par l’état, il y a lieu de se poser des question. La prédation ne peut pas être un mode acceptable de gouvernance. Quelqu’un disait ici qu’on peut changer les lois mais pas les hommes et femmes qui les vivent ou les appliquent. C’est là que nous devons faire intervenir nos génies. Créer une forme de camisole qui balise le chemin. Empêcher qu’un IBK ou un futur IBK fasse comme bon lui semble. Et réduire ainsi la capacité de nuisance de tout ce beau monde.

Il y a une rébellion qui déchire le nord du pays; mais nous aurons une encore plus grave sur nos bras si nous n’utilisons pas à bon escient les maigres resources de l’état. Il y a une guerre contre les maliens aujourd’hui; c’est celle menée par la majorité présidentielle (dont le SADI fait partie) contre la bonne gouvernance au Mali. Il faut bien que vous ayez aussi le courage de prendre vos responsabilités.

Nous faillons tous les jours dans les piliers essentiels du développement. Selon l’OMS, si le Mali atteint 20 cas d’Ebola, le système sanitaire sera incapable de gérer la situation et complètement détruit. Je ne sais pas comment ils sont arrivés à ce chiffre, mais ce qui est sûr c’est qu’aucun Malien ne sera surpris si la nécessité d’un SERVAL médical s’imposait. La seule arme qu’on nous propose aujourd’hui c’est aller dans les lieux de culte et prier.

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A. Karim Sylla


On Nov 1, 2014, at 8:48 AM, Rokia Sanogo wrote:

Bonjour à tous,
Nous devons noter le silence de la CEDEAO, des chefs d’Etats africains et de la communauté internationale face aux revendications démocratiques.
J’espère que la gestion de la crise burkinabé va nous permettre de comprendre que la CEDEAO était en mission commandée pour bloquer l’acte patriotique du 22 mars 2012. Nous sommes malheureusement entrain de vivre au Mali les mauvaises conséquences de l’intrusion de la CEDEAO dans la gestion de la crise malienne.
Je veux bien qu’on parle de la constitution et de son respect.
Pour cela, il faut décrire le contexte :
Echec des institutions démocratiques
Président de la République refuse de respecter la constitution
Peuple, la société civile et l’opposition politique demandent le respect de la constitution
Peuple, la société civile et l’opposition politique appellent à une mobilisation
Peuple souverain a pris le pouvoir par une insurrection démocratique et populaire
C’est donc une révolution populaire
Peuple fort du Burkina Faso a chassé l’homme fort président du Burkina Faso.
Peuple fort, Opposition politique et Société Civile réclament que l’armée prenne ses responsabilités comme force républicaine afin d’organiser une transition sur des bases très claires avec la principale action qui doit permettre le retour à l’ordre constitutionnelle avec l’élection démocratique du nouveau président du Burkina Faso.
Au lieu d’avoir peur d’un pouvoir militaire, il faut avoir le courage de faire la part des choses, de tenir compte de la réalité et de la gérer.
Il y a de réclamer la cohésion des forces armées et de sécurité. Les militaires sont du peuple souverain et le peuple souverain leur demande de jouer leur rôle.
Ce qui se passe au Burkina, ne peut pas rentrer dans aucun schéma constitutionnel, c’est pour cela que nous devons profiter de cette crise pour revoir nos constitutions afin de prévoir une alternance politique démocratique comme cela se fait dans certains pays africain comme par exemple au Ghana.
Pour le respect de la victoire du peuple, nous devons refuser les manipulations, les pilotages qui veulent jouer sur les divisions internes de l’armée (cas malien) et dire l’armée veut confisquer la victoire du peuple.

Pr Rokia Sanogo