Conseil des ministres – Ebola

Bonjour
Il y a des moments critiques où il faut savoir employer et appliquer le discours de la fermeté. Ebola c’est l’équivalent d’une véritable guerre. La mollesse des autorités dans le discours et dans les actes et la seule responsable de ce qui s’est passé à la Clinique Pasteur. Les autorités auraient dû émettre des directives claires à tous les centres de santé de n’accepter aucun patient venant des zones infestées sans son autorisation préalable, et de traiter tous les cas avec les précautions requises, même s’il ne s’agit que d’une plaie sur la jambe. Les autorités auraient dû faire comprendre aux contrevenants qu’ils seraient traités comme des criminels et s’exposeraient à des poursuites judiciaires conséquentes.
Je ne crois pas à la simple sensibilisation molle. Cela fait trente ans par exemple qu’on sensibilise les populations pour qu’elles apprennent à se laver les mains avec du savon! Ebola ne donne pas le temps au temps. Il faut des mesures plus drastiques, avec des sanctions sévères à l’appui. Quand on laisse les frontières ouvertes (chose que je ne condamne pas), on doit compenser ailleurs avec plus de fermeté.
Ce qui est arrivé à la clinique Pasteur est le fruit du manque de rigueur, de l’insouciance et de l’impunité qui régissent notre vie sociétale depuis quelque temps. On aurait pu plaider le manque d’information, si l’évènement s’était produit il y a quelques mois. Avec le niveau de connaissance et d’information sur Ebola aujourd’hui, ce qui s’est passé est tout simplement criminel et doit être traité comme tel.
Kalifa Goïta