Ebola: Situation à la date du lundi 24 Nov 2014

Je suis à Bamako et n’ai vraiment pas ressenti une telle attitude l’opposition, face à Ebola.
Le sujet pour moi est et demeure Kouremalé qui est le plus gros foyer de la maladie.
Cela est du à la proximité de la Guinée, pays fortement infesté et la mollesse de la réaction des autorités politiques de ce pays à prendre en main les choses.
 Aucun effort significatif ne peut avoir de suite positive au Mali si rien n’est fait en Guinée.
Secondement, il est important qu’en matière de chiffre, les choses soient concordantes, tout comme pour les normes.
Il ne devrait pas y avoir de chiffres Mali et de chiffres OMS, tout comme un individu mort de Ebola est un individu qui a été de son vivant prélevé et  dit positif.
J’ai été assez troublé par le cas du « patient guinéen » dont on m’a dit que l’on ne peut dire selon les spécialistes, qu’il est mort d’Ebola de façon nette, sauf à dire que la cause de sa mort est  liée à Ebola de façon « hautement probable ». Bien évidemment, au regard de la propagation qui s’en est suivie.
Je souhaite vivement que les enquêtes en cours pour connaître les conditions et modalités exactes de l’introduction de cette personne malade de Guinée au Mali soient connues, portées à la connaissance de tous de sorte que le sanctions soient effectivement prises. Cette personne a traversé une frontière où se troue positionnée une brigade de police, de gendarmerie, de douane, la sécurité d’Etat, a séjourné dans une clinique, est arrivée à Bamako et toue la suite.
Karim, voici une belle occasion là également de mettre en œuvre l’idée d’installer  une « Commission Indépendante d’Investigation » conduite par des personnes compétentes, engagées, volontaires et totalement non conflictées.
Meilleures salutations
Mamadou Ismaela Konate

Le cas sans rapport avec la clinique privée de Bamako est certainement celui de Koutiala.

Une personne ressource de là-bas, jusqu’à présent très fiable, m’ a dit que la personne en question est arrivée saignant du nez dans un centre sanitaire et y est décédée dans quelques instants. La dépouille n’a pas été restituée à sa famille. Un prélévement de sang a eu lieu et fut envoyé à Bamako. C’ est après l’ arrivée des résultats négatifs de l’ analyse que la dépouille a été restituée à la famille, puis enterrée.

La source m’a dit que le dispositif, le comportement du corps médical et la sensibilisation dans les écoles et “même” dans les familles donnent confiance.

Cette source déplore qu’ une partie de l’ opposition veuille utiliser la situation dûe à l’ Ebola pour leurs buts politiques. Il a aussi déplorer l’ attitude de certains bana-banas vulgaires (minuscules commerçants ambulants), la plupart ignorants, qui sèment la panique avec des rumeurs et de faux produits anti-ebola.

Je dirais alors attention à l’ opposition politique de ne pas confondre leur rôle d’ opposition avec la critique d’ une situation sanitaire et hygiènique totalement insuffisante bien et très bien avant Ebola.

Bien cordialement

M. Diagayété