Noms des victimes d’Ebola

Les quatre décédés en relation avec l’imam guinéen sont comptabilisés comme cas au Mali parce que les patients ont développé la maladie et sont décédés au Mali. Parmi ces quatre cas, deux on eu un contact direct avec l’Iman (l’infirmier et l’ami de l’iman, appelons le vieux de Djikorini). On n’a pas pu confirmer si le vieux de Djikoroni avait le virus. Lorsque l’équipe d’intervention avait été informée, le corps du vieux était déjà enterré. Il fallait exhumer le corps et faire des prélèvements pour confirmer ce cas. La confirmation de cas est capitale dans la lutte contre le mal Ebola parce qu’elle permet d’enclencher des mesures adéquates de suivi des contacts. A l’époque la gestion du ministère de la santé était chaotique, sinon elle pouvait demander au ministère de la justice de lui procurer une autorisation pour exhumer le corps du vieux de Djikoroni. J’espère qu’on appris les leçons de cette défaillance. Les deux autres décès sont directement liés au vieux de Djikoroni. La première est une dame et le deuxième est le fils du vieux de Djikoroni. Les deux dernières victimes sont passées par différentes cliniques de Bamako. La dame est morte dans l’unité d’isolement d’un hôpital de Bamako et le fils du vieux de Djikoroni est décédé à la maison.

Le mal Ebola est réel et le Mali continuera à être exposé à ce mal tant que la Guinée restera un foyer épidémiologique. Un contrôle strict au poste frontalier de la Guinée, en interdisant tout mouvement de malade et de corps, doit être de norme. L’Etat doit conduire des enquêtes épidémiologiques et mettre en place des équipes sanitaires dans chaque village frontalier avec la Guinée.

Barou


On Thu, Nov 20, 2014 at 9:21 AM, malobbo wrote:

Je suis tenté à croire que tous les quatre décédés en relation avec l’ imam guinéen sont comptabilisés comme cas au Mali. Il semble assuré qu’ ils ont été ou résidé au Mali, mais pas nécessairement décédés au Mali.

Je pense que l’ on ne doit pas tergiverser sur cette définition. Nous regrettons tous, je pense, le décès de ces personnes et formulons des condoléances aux familles. Paix aux âmes des disparus !!!

M. Diagayété


Une très mauvaise nouvelle. Seul Dieu est grand. Que son corps repose en paix. Continuons à prier pour lui et toutes les autres victimes atteintes par ce mal.

Je viens de perdre un ami et un promotionnaire. Notre parcours a commencé ensemble à l’école fondamentale de Missira et s’est poursuivi jusqu’à l’école de médecine de Bamako et dans les antres des services de médicine interne de cardiologie du Point G. Il fut un brillant apprenant et un excellent médecin et je pourrais dire qu’il fut parmi les meilleurs cliniciens de sa génération au Mali. Lorsque je quittais le Mali, il avait l’espoir et on pensait qu’il allait être le succes story de cette situation chaotique.

Nous devrons revoir tout le système de prise en charge des patients parce qu’il est loin d’être adéquat.

Barou