Accord de Paix: Mali et Les Mouvement Armés

Bonjour,

Je ne trouve pas le présent accord mauvais parce qu’il donne plus de pouvoir aux collectivités du Nord. Il est temps de faire face aux réalités. Le MNLA a pris les armes et il n’a pas été vaincu même s’il a perdu des batailles. En plus, sa politique diplomatique et communicationnelle ont porté des fruits. Nous ne pouvons pas retourner au statu quo pour le MNLA et la communauté internationale qui la soutient dans sa majorité. Il n’y aura pas de fédéralisme ni d’autonomie. C’est déjà une victoire pour ceux qui craignaient la partition du pays. Nous restons dans le cadre de l’esprit de l’accord de Ouaga qui a été salué par tous les politiciens y compris IBK.

La question principale est de savoir si le MNLA et associés vont respecter cet accord parce que les premiers gisements de pétrole et d’uranium ne sont pas pour demain? Ma réponse est non. Une partie du MNLA et associés va profiter des délices de la république en trouvant refuge sous des cieux plus cléments (ambassades et bureaux climatisés de Bamako) et une autre partie qui se verra confier la gestion locale engloutira des fonds de développement destinés aux régions du Nord. C’est le prix à payer pour une paix temporaire. Ces deux groupes vont se calmer, mais ils sont minoritaires au sein des mouvements armés. La majorité des groupes armés constituée d’indépendantes convaincus, de narco trafiquants, de preneurs d’otage et de terroristes continueront à faire des victimes.

Malgré que je soutien le présent accord, il pourrait être mauvais pour le Mali si les autres contrées ou collectivités locales ne bénéficient pas autant de pouvoir d’auto gestion que celles du Nord. Les dirigeants actuels du Mali doit mettre le Mali au dessus de leur intérêt personnel en procédant à une reforme profonde de la gestion administration et financière du pays. Il a été débattu à plusieurs reprises sur ce forum que l’État central a montré ses limites, mais une décentralisation à double vitesse ou favorables à des contrées entrainera une guerre civile ou une partition du pays.

Le façonnement d’une paix durable réside sur la capacité des dirigeants du Mali à former une armée compétente et se montrer d’être des dignes serviteurs de la nation et non des profiteurs de la république. IBK et compagnie ont une bouffée d’oxygène avec cet accord. Il leur reste la tache ardue, en ayant l’intelligence, de construire un pays, une nation ou même une république (un clin d’œil à Ndack et Mr l’Ambassadeur) sur un fondement si fragile. Dans le cas contraire, nous risquerons d’avoir un pays en guerre civile ou divisé.

Barou Sam