PM: “CMA Décide de Parapher l’Accord d’Alger”

Bonjour M. Diagayete,

Tout ca c’est de la comedie. Les mouvements ne peuvent faire autrement. C’est la communaute internationale qui decide! Entre temps le gouvernement a eu le temps de faire sortir des gens un peu partout pour montrer que toute la population est avec cet accord. Du Koteba!

Ces mouvements armes et ceux qui les ont soutenus doivent faire un examen de conscience. Rien, ABSOLUMENT RIEN ne justifiait une rebellion armee au Mali. Que des innnocents morts! Des centaienes de milliers de pauvres deplaces, et mis dans la misere pour des intérêts egoistes de quelques individus.

Triste, triste!

Cdmt. Fad


Mon cher Fad,
Je partage ton analyse et trouve que tout ça c’est du gâchis.
Que Dieu Bénisse le Mali et qu’il n’ y ait plus de place à l’impunité et que la justice reprenne ses droits pour faire payer les bourreaux et apaiser les coeurs des victimes. Amen!
Cordialement
Bretaudeau


Bonjour
Ag Hamaty, je crois fermement que le peuple malien dans son ensemble est un peuple pacifique – donc il y aura forcement le pardon, comme ce fut le cas par le passé. Mais contrairement au passé, cette fois-ci tout le monde a vu, vécu ou entendu parler des scènes atroces et des crimes les plus sordides, sans en comprendre la nécessité. Dans ces conditions, le pardon ne s’installe pas naturellement et immédiatement dans les coeurs. Une véritable action de sensibilisation est donc nécessaire. Si le Rwanda a pu retrouver la paix, malgré tous ces massacres inqualifiables, le Mali y arrivera sans doute. Mais l’impunité ne favorise pas la paix et ne la consolide pas. Les émotions mises à part, il faudra situer les responsabilités et la justice doit faire son travail. Que les criminels qui ont violé, tué, emmené et entretenu le terrorisme s’expliquent. Ils seront pardonnés par la suite s’il le faut, mais nous devons mieux comprendre leur motivation réelle. Nous devons comprendre pourquoi le dialogue et une lutte solidaire avec les autres maliens, pour le développement du pays, n’auraient pas donné un bien meilleur résultat que l’accord actuel. Ce serait dommage, si ce chapitre se fermait sans explication des crimes gratuits.

Meilleures salutations.

Kalifa Goïta


Je suis aussi de l’ avis que le pardon ne peut pas être reclamé chaque fois – surtout pas dans la suite de cette rébellion. Le Pacte National en 1992 et les Accords d’ Alger en 2006 disent Long du “pardon”, de la réintégration, etc., etc.

Pour moi les dirigeants politiques et les chefs militaires sont et restent des “frères” criminels qu’ il faut poursuivre même s’ ils sont membres de l’ Assemblée Nationale comme Ahmada Ag Bibi/Abéibéra et Mohammed Ag Intalla/Tin-Essako. Ces derniers doivent répondre tôt ou tard de leurs actes. S’ ils sont seulement des “subalternes” on le verra devant la justice. Quand aux têtes des mouvements (MNLA, Ançar Eddine, MUJAO, AQMI), pour moi, ils doivent être écartés de la reconciliation jusqu’ à ce que ils se répentissent. La justice et le ministère de la Réconciliation doivent travailler parallèlement à la politique dont le rôle principal est de ramener la paix. Cette paix permettra la poursuite judiciaire, le pardon et la réconciliation effectifs.

A cet effet les dirigeants maliens, en tête l’ actuel Présidente te les prochians doivent à la lettre les règles de l’ État de Droit dont ils se reclament et la fameuse communauté internationale (France et alliés) se reclament: séparation des pouvoirs exécutif (Gouvernement), législatif (Assemblée Nationale = AN) et justice,,laquelle doit être indépendante. Entre parenthèses: le Gouvernement dépend en quelque sorte de l’ AN doit la majorité forme le Gouvernement.

Le respect de ce principe implique grosso modo:

1. Afin de signer des accords aussi vitaux que celui en discussion, le Gouvernement devrait présenter cet accord à l’ AN. Forté de la majorité parlementaire, l’ accord devrait passer sans grand encombrement.

2. Indépendamment du Point 1 la justice doit travailler en toute liberté d’ ingérences pour que les choses oient tirées au clair

conformément à la loi devant laquelle tous les Citoyens sont égaux, surtout en ce qui concerne la question de guerre ou paix.

3. Le Ministère de la réconciliattion s’ occupe de la réconciliation, comme je pense, entre les communautés, car malheureusement l’ écrasante majorité des dirigeants politiques et militaires des mouvements (MNLA, Ançar Eddine, MUJAO, AQMI) sont, soit des Touaregs, soit des Arabes. Ce qui a donné un faciès “blanc” aux mouvements malfrats, entrainant ainsi une adhésion supposée ou vraie de nos frères touaregs et arabes à ces mouvements, dans un milieu fortement tribalisé. Ainsi le tissu social (entre les populations des communautés) a été déchiré, alors que nous vivions ensemble pendant des siècles, sinon millénaires, vie d’ ensemble à laquelle nous sommes condamnés.

Je pense qu’ avec ce concept les Présidents et Gouvernements maliens ne se feront pas victimes par rapport à l’ État de Droit et aux victimes physiques des malheureux évènements. Personne, ni l’ ONU, ni “la Communauté Internationale” ne pourraient reprocher le Mali d’ agir improprement.

En définitive, je dirais que le Mali officiel doit faire preuve de créativité et de rigueur en même temps dans le cadre justement de l’ État de Droit. Celui-ci le permet.

Pas de pardon tout simplement ! Enough is Enough ! On ne peut pas reclamer de la justice jusqu’ à une certaine porte et après arrêter de reclamer la justice.

Bien cordialement

M. Diagayété


Bonjour les forumistes,

je partage ce commentaire d’un forumiste de Malijet de ce jour qui
“siffle dans la même trompette” que nous, sur Malilink.

Sincèrement,

M. AG HAMATY

Annonce du paraphe de l’Accord d’Alger par la CMA

Commentaire de Belami, un forumiste de Malijet du 10 Avril 2015.

“À partir de maintenant, s’il vous plaît, Mesdames-Messieurs les
Membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, suivez les étapes de
notre ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, en appelant
les rebelles touaregs de la CMA « individus extrémistes radicaux »;
c’est exactement la dénomination qui s’adapte à eux.

En les appelant « séparatistes touaregs », vous oubliez, peut-être, à
dessein que:
1. les Touaregs ne sont pas un groupe ethnique homogène ;
2. la majorité des Touaregs sont contre ce projet séparatiste stupide.

Ensuite, vous donnez, délibérément, une connotation ethnique à la
crise et vous jetez le discrédit sur tout le reste du peuple touareg
qui ne soutient pas cette folie en utilisant son nom pour se qualifier
alors que c’est juste un groupe extrémiste radical.

Si vous voulez être sincères avec vous-mêmes et avec les Maliens, s’il
vous plaît, suivez ce conseil.3” fin du copier/coller

Mohamed Ag Hamaty