Accaparement des Espaces Publics

Bonjour,

Encore une IIème histoire de bradage des espaces publics par la mafia constituée par les élus locaux, les agents de l’État et des gros bonnets de la république. On dit que la population ne réagit, ce qui est complètement faux. Cette manifestation à Bakarybougou est un exemple des centaines de manifestations qui se sont faites dans les différents quartiers de Bamako pour protester contre les agissements de ces prédateurs. La réponse de l’État a été toujours de gazez et bastonner les jeunes. Il n’y a plus d’espaces verts à Bamako. On les a vendus tous au vu et au su de l’État. L’État est resté de marbre car il a été toujours le complice de cette prédation . Un État injuste qui a perdu la confiance et le respect de sa population est un État en faillite.

Barou Sam


Les populations du qaurtier Bakaribougou en commune II ont marché hier sur leur mairie et le tribunal de la commune II. Objectif : exiger la libération d’un jeune du quartier du nom de Modibo Traoré qui a été interpellé le mardi 28 par le tribunal de la commune II pour avoir démandé la préservation des espaces publics dans leur localité.

C’est une foule composée de jeunes, de femmes qui ont battu le pavé, tôt hier avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire » Liberez Modibo Traoré « , pour se rendre à la mairie et au tribunal de la commune II. C’est l’enceinte de la mairie de Bakaribougou qui a été la première destination des marcheurs.

Selon l’un des meneurs de cette marche, la population en a marre des spéculateurs fonciers qui ont bradé leur espace avec la complicité de certains agents de l’Etat.

» En 2007, l’espace qui fait face à l’ambassade de Chine a été morcelé à l’insu des populations. Bien avant le morcellement, le comité de développement participatif de Bakarybougou avait demandé au maire de la commune II de réserver un espace récréatif aux jeunes. Mais à notre grande surprise, l’espace que nous convoitions et sur lequel les jeunes faisaient leur activité récréative et sportive, a été vendu « a dénoncé un jeune manifestatant. Ce n’est pas tout, il a ajouté que les mêmes voies d’accès de leur quartier au goudron principal ont été morcelées.

Il a, en outre, regretté le fait que depuis cette époque jusqu’à nos jours les nombreuses démarches entreprises par les populations du quartier afin de tenir compte de la préservation desdits espaces sont restées infructueuses. Et la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase a été surtout l’interpellation et la mise sous mandat de dépôt d’un jeune, le mardi dernier, lequel est considéré comme le meneur des fondeurs contre l’occupation des espaces morcelés.

» Nous allons marcher jusqu’à ce que les plus hautes autorités sachent que le quartier a été spolié et qu’il merite d’être remis dans ses droits. En plus, nous exigeons la libération de notre fils arrêté car il n’est pas en train de défendre son propre intérêt mais celui de tout le quartier « a ajouté une manifestante, la cinquantaine révolue.

Ainsi, de la mairie de Bakarybougou, les marcheuurs avec leurs pancartes se sont rendus au tribunal de la commune II du district de Bamako, situé à l’Hippodrome pour demander la libération immédiate du jeune interpellé sans succès. Sur place, à l’absence du procureur, ils sont entretenus avec son subtitut avant de rebrousser chemin, le tout sous une force escorte des forces de l’ordre et de sécurité.

K.THERA

Source: L’Indépendant


Barou,

le probleme n’est pas un manque de reactions des populations. Le probleme est que les reactions sont sporadiques, epidermiques, et non coordonnees. Elles sont donc sans effet sur les brigands qui magouillent en toute impunite dans le foncier. Le probleme est qu’il n’y a pas de vrai leadership pour faire du ras-le-bol des populations affectees par cette predation une opportunite de changement qualitatif dans la gestion du foncier. Sans surprise, le pouvoir et l’ opposition laissent tous les deux passer une opportunite inouie de faire la difference pour les familles maliennes en quete legitime d’un espace tranquille qu’elles appelleraient “chez nous.” On se precipite sur les lieux de casse ou on se limite a faire des declarations creuses sur les media pour s’attirer quelques sympathies. Au finish, on laisse les magouilleurs continuer a faire leurs sales besognes en toute quietude si on ne se fait pas simplement acteur de la predation pour pouvoir beneficier d’une part du butin.

Amadou Niang


“La réponse de l’État a été toujours de gazez et bastonner les jeunes”_Barou Sam.

Comme au temps du colon. La vérité c’est que notre administration est encore dominée par le style colonial.
Ceux qui ont le pouvoir ou une parcelle de cela ont remplacé le colon contre les citoyens qui ont eux aussi gardé la mentalité de colonisés par “Baba commandant” et son système.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga