Leçons d’Obama à ses… Frères

Après les admirations et autres complexes devant le discours du grand Obama à ses pairs africains, la réflexion reprend ses droits… Le journal l’Indépendent d’hier 29 juillet 2015 s’est fendu d’un billet sur la visite d’Obama en Afrique de l’Est que je vous propose ci-dessous avec le thé à la menthe. Pour ceux qui lisent la presse anglophone, c’est encore plus riche. Tel Camerounais va a delà des admirations béates de l’accomplissement des autres et dit: “Obama has not removed even a single dictator from power in Africa to justify his loud sounding speeches since 2009. Instead he has made some of them his best friends and playing the same politics that others play. So, how is he really different reason for me to embrace him as the first Black President? Is this a criteria for excellence in leadership ?” Tels autres éthiopiens et kényans “were enthousiastic, even fanatical about their returning East African son, but doubt the lessons on grounds on how they treat black people in America”, etc. etc. Pour le côté merveilleux, voir cet article du New York Times du 28 juillet ‘Nobody Should Be President for Life,’ Obama Tells Africa’ au lien suivant où Obama dit qu’il pouvait avoir un 3è mandate s’il le pouvait: http://www.nytimes.com/2015/07/29/world/africa/obama-in-africa-says-he-could-win-third-term.html?_r=0
L’article malien de l’Indépendent est ci-dessous. A lire au thé à la menthe.

Diadié Alpha


L’homme le plus puissant du monde, le président Barack Hussein Obama des USA a martelé, hier mardi 28 juillet au siège de l’Union Africaine à Addis Abeba, qu’il faut plus de démocratie, plus d’alternance au pouvoir, moins de corruption et plus de sécurité et d’investiments sur le continent dont il est originaire. Pierre Nkurunziza, Robert Mugabé, Dénis Sassou N’Guesso, Paul kagamé et autre Paul Biya l’ont-ils écouté? Rien n’est sûr.

Celui qui est devenu le premier président américain à s’exprimer au siège de l’UA a rappelé les grands axes de sa politique africaine : démocratie, droits humains, respect des Constitutions, sécurité, lutte contre le terrorisme et investissements dans un contexte largement dominé par les Chinois, farouches concurrents du pays de l’Oncle Sam sur le continent.

Seulement, son message pour ses frères africains ne comportait rien de fondamentalement neuf, à moins de deux ans de la fin de son mandat à la Maison Blanche. Pas de quoi réjouir, donc, tous ceux (et ils sont nombreux) qui ont été déçus par la politique africaine du premier président noir des États-Unis. Il faut dire que les enjeux sécuritaires sont vitaux sur le continent – du groupe Boko Haram en Afrique de l’Ouest à celui des Shebab dans la Corne de l’Afrique, Ançar Eddine, Almourabitoune et autres MUJAO au Mali et dans le Sahel – et qu’ils influencent l’action de Washington dans un sens pour le moins pragmatique.

Mais au final, que vaut le discours du président le plus puissant s’il ne se résout pas à accompagner la parole de…l’acte?

Bruno D. SEGBEDJI


Ludicrous statement from the Cameroonian intellectual! C’est aux Africains eux-mêmes de chasser leurs propres dictateurs. Beaucoup de gauchistes camerounais semblent curieusement résignés à avaler leur éternel Biya comme une couleuvre cuite à l’huile de palme. A quand une vraie indignation populaire dans les rues de Yaoundé?
La fois précédente où Obama a parlé du besoin de l’Afrique plus en institutions fortes qu’en hommes forts, le silencieux tueur Blaise Compaoré Blaise s’est fendu d’une réponse, alors même que tous ses pairs d’un bout à l’autre du continent sont restés cois. L’impudent a dit tout haut ce que ses pairs pensaient: “l’Afrique a besoin de nous, les hommes forts.” Par calcul toutefois! Il croyait qu’en répliquant directement à Obama, il annonçait officiellement ses intentions cachées au peuple burkinabé. Et puisque ce dernier n’avait pas réagi sur le coup,–la sagesse ne dit-elle pas que celui qui insulte le père de tout le monde a des chances de ne pas être rossé–, Blaise a cru que le feu vert lui était presque donné! Mal lui en a pris! Le moment venu, le vaillant peuple du Burkina a déculotté son homme fort. Cette fois-ci encore, Obama a parlé. Tous les hommes forts se tairont comme s’ils avaient entendu le pêt de leur grand-mère, dixit Massa Makan Diabaté. Cela ne les sauvera pourtant pas, car leurs peuples ont entendu les déclarations d’Obama. D’autres hommes forts connaitront bientôt le sort de Blaise.

Chérif Keita


l’Afrique n’a pas de leçon de démocratie a recevoir de quiconque en plus l’alternance politique n’est pas forcement la démocratie, a mon sens la Démocratie c’est quand le peuple s’épanouit dans la dignité et dans l’honneur quelque soit le mode de gouvernance.
Nous avons vu des chefs d’états que l’occident a qualifier d’anti démocrates et même de dictacteur sanguinaire alors qu’au fond c’était des patriotes.
Thomas Sankara, Khadafi, Hamed Sékou Touré Sadam Hussein etc…….

Moussa Bagayoko