Le Gouvernement, Favorable au Retour de la CMA à Anéfis,

Face au refus des groupes armés de la Plateforme de quitter la localité d’Anéfis, la MINUSMA demande au gouvernement « d’exercer toute la pression nécessaire » pour les amener à accepter le plan de sortie de crise proposé par la médiation.

La crise engendrée par la prise de la ville d’Anéfis par les groupes armés de la Plateforme, le 17 août, est en train de connaitre un développement dangereux pour l’avenir de l’accord de paix. Le plan de sortie de crise proposé par la médiation est rejeté par la Plateforme qui refuse le retour de la CMA dans cette localité située dans la région de Kidal.

Après avoir accepté le « principe » de quitter Anéfis sous réserve que la localité soit sécurisée par la MINUSMA et l’armée malienne, la Plateforme a finalement décidé mercredi de ne plus céder la localité suite à la proposition de sortie de crise de la médiation qui enjoint aux groupes d’autodéfense de quitter« sans conditions » la localité litigieuse.

Si la Plateforme juge « inacceptable » le retour de la CMA à Anéfis, cette dernière, de son côté, refuse catégoriquement que l’armée malienne prenne pied dans la localité qu’elle occupait jusqu’au 17 août. Elle adhère au plan de sortie de crise proposé par la médiation.

« C’est un plan de sortie de crise en sept points. Donc dans le troisième point, on parle du rétablissement de la situation antérieure et du retour immédiat et sans conditions des parties concernées aux positions qu’elles occupaient le 20 juin 2015. Donc, c’est ce que nous avons toujours demandé », a déclaré sur Studio Tamani, Almou Ag Mohamed, un porte-parole de la CMA.

Le gouvernement invité par la MINUSMA à presser la Plateforme pour décanter la situation
La médiation internationale dont fait partie la MINUSMA insiste à chaque occasion sur l’acceptation par le gouvernement des solutions élaborées pour le règlement du différend concernant Anefis.

« Les deux autres parties prenantes à l’accord ont accepté ce plan de règlement proposé par la médiation internationale, c’est-à-dire le gouvernement et la CMA », a précisé mercredi au compte de la médiation Pierre Buyoya sur Mikado FM.

Le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies rappelle également que « le gouvernement a, point par point, accepté les sept points » du plan de sortie de crise.

Pour régler vite la question d’Anéfis, il invite le gouvernement à jouer sa partition pour convaincre la Plateforme d’accepter à son tour les propositions de la communauté internationale.

« Nous ne pouvons que continuer à demander au gouvernement d’exercer toute la pression nécessaire. Le gouvernement le fait, le gouvernement doit continuer à le faire. Ayant accepté les sept points du plan d’action, on ne peut pas ne pas imaginer que le gouvernement ne nous aide pas…On ne peut pas imaginer que le gouvernement ne soit pas dans la danse et que le gouvernement ne fasse pas la pression nécessaire sur la Plateforme», a affirmé ce jeudi Arnaud Akodjènou lors du point de presse hebdomadaire de la MINUSMA.

La médiation demeure toujours optimiste quant au règlement rapide de cette crise qui bloque la mise en œuvre de l’accord de paix. Selon Pierre Buyoya, la médiation va « continuer à exploiter les dispositions de l’accord pour amener la Plateforme aussi à prendre ses responsabilités ». L’irritation est cependant palpable au sein de la médiation qui a décidé de faire un rapport au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Depuis le refus réaffirmé de la Plateforme de quitter Anefis, un constat s’impose : la médiation apparait de plus en plus menaçante.

Aliou Hasseye
© maliactu.net


Pourquoi la mediation n’a pas fait la même chose avec la CMA quand celle-ci avait réfusé de signer l’accord ? Le peuple Malien est avec la plateforme oui au retrait mais non à l’occupation de Anefis par la CMA.

Harouna


Bonjour chers tous,

Le gouvernement malien est très faible. Il fait et fera TOUJOURS ce que veut la communauté internationale.

On lui demande de faire un effort pour dire à la Plateforme de quitter Anefis. C’est une sorte d’accusation contre lui, à mon avis.

Et c’est foutu pour le gouvernement :

Si il le fait et que la Plateforme accepte la communauté internationale et surtout la CMA y trouveront la preuve que ces deux entités ne font qu’un. Comme le clame toujours la CMA, joint maintenant par la médiation. Pour la Plateforme de sera la fin de ses mouvements et la signification de la mise en œuvre par le Mali même de sa préférence à la CMA.

Si il ne le fait pas ou qu’il le fasse et que la Plateforme refuse, la situation va s’enliser.
Pour la Plateforme dont les éléments veulent s’approcher de chez eux à Kidal, Aguelhok, Tessalit c’est un moindre mal. Pour le gouvernement ce sera un casse-tête avec ce nième décalage du début de mise en œuvre des mécanismes de mise en œuvre de l’accord dont il a la responsabilité devant la communauté internationale son épouvantail.

Nul doute pour moi qu’au risque de se discréditer et de s’affaiblir, le gouvernement choisira la première option. Parce que la communauté internationale, les patrons, le veut comme ça.

Or, il me semble que le gouvernement doit s’éloigner de cette affaire entre communautés d’un même terroir qui au fond se battent pour des positionnements locaux. Cette lutte entre communautés a toujours existé, alimentée et entretenue des fois par les politiques. Je veux dire que le gouvernement doit éviter à tout prix de faire un choix dans ce domaine au risque de relancer la guerre et les inimitiés qui ont toujours existé entre ces communautés.

C’est à la médiation et au Mali ensemble de trouver la solution en faisant asseoir les parties concernées (moins les belligérants que les chefs de communautés) et les autres aussi autour d’une table pour convenir entre eux sur la façon de gérer les terroirs dans cette période d’absence du gouvernement.

Tant que ces questions auxquelles les uns et les autres acteurs locaux tiennent le problème rebondira éternellement. Parce que la question du nord du Mali est une question qui est devenue (depuis 1990 en tout cas) communautaire. Ce n’est pas/plus une question entre l’état malien et des insurgés. La CMA va peiner à démontrer qu’il n’existe pas des divergences graves sur fond communautaire entre les gens au nord. Sa lutte elle même est celle de la communauté des ifoghass qui souhaite perpétuer la domination qu’elle a dans cette partie du Mali et bien au delà.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Chouaibou: “C’est à la médiation et au Mali ensemble de trouver la solution en faisant asseoir les parties concernées (moins les belligérants que les chefs de communautés) et les autres aussi autour d’une table pour convenir entre eux sur la façon de gérer les terroirs dans cette période d’absence du Gouvernement.”

Je trouve aussi que c’ est la meilleure solution. D’ ailleurs il me semble avoir lu qu’ un comité d’ urgence a été créé entre le Gouvernement et la médiation pour traiter (uniquement) ce problème et que dès que ce problème sera résolu, le comité va “disparaitre”.

Si le Gouvernement y va pour obtenir des directives de la part de la médiation et ne proposer aucune solution équitable – MINUSMA + FAMas à Anéfis, Plateforme quitte ou Anéfis complettement démilitarisé – alors c’ est très regrettable pour le Mali entier. Le Gouvernement n’ aurait tjrs pas appris à manier son arme la plus redoutable, à savoir le soutien de l’ opinion publique malienne.

Bien cordialement

M. Diagayété


Bonjour chers tous,
Cette situation merite une action concrete et diligente.Aussi, je propose qu’on identifie les alliés possibles pour une mobilisation populaire avec une declaration forte à tous les acteurs en jeu.Ceci peut etre une initiative de Malilink en collaboration avec nos amis de JOGO NI MAAYA.Sinon nos messages sur le reseau resteront inaudibles et la situation va en pourrissant.
Merci et bonne journée de vendredi

Touré


Merci le Grand Diagayete,

IBk ne tient que des discours creux pour tout changer et pour ne rien changer. Ses discours truffes des semblants de nationalisme et de patriotisme en combinaison avec ses comportements disent a comme cet homme est peut etre complexe et confus. Son style de predilection n’est que de la reclame tape a l’esprit pour ces legers et moins avertis qui le croient.

Il ne tient que des discours populistes qui ne font que mettre a nu sa capacite de trafficant de personalite car nous voyons tous la realite. Les faits sont tetus!!! Il dit ce qu’il ne fait pas et fait ce qu’il ne fait pas.

Indecis, confus, vague et flou, il doit comprendre que ” You can fool all the people some of the time, and some of the people all the time, but you can not foll all the people all the time “. Abraham Lincoln. Et le jour que le peuple se reveillera, cela lui sera tres couteux. Cela n’est qu’une question de temps car ses faux discours au lieu de frapper les esprits comment a taper sur les nerfs. Car son pouvoir n’est qu’ au soir de sa vie.

Oumar Thiam du ReCAM depuis London


Talatou, quand tu prends une décision concernant ton pays et que les ennemis avérés de l’ intégrité territoriale de ce même pays applaudissent (voir lien ci-dessous), il y a lieu de se demander si la décision est bonne pour l’ intégrité territoriale du pays.

http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-milices-pro-gouvernementales-acceptent-de-quitter-anefis-1130852.html

Certaines déclarations sporadiques de IBK qui donnent l’ impression d’ un réveil ne sont que pour “calmer les esprits” exaspérés par les nombreuses déceptions, et n’ indiquent aucun redressement durable de la colonne vertébrale du Gouvernement. En tout cas, moi je n’ applaudirais et ne féliciterais plus, tant que je n’ ai pas vu ou lu le dénouement de l’ incident ayant donné lieu à la déclaration de IBK ou au Communiqué du Gouvernement.

Ce célèbre adage des cavaliers a été employé depuis longtemps en ce qui concerne ce régime: “les coups d’ épérons ne permettent pas de ravivier un cheval mort”.

Il reste tjrs à attendre la signification sur le terrain de cette question et de sa réponse: “Mais qui va occuper Anefis après le départ de la Plateforme ? Notre interlocuteur (de la Plateforme) de rétorquer : « en tout cas pas la CMA ».”

Bien cordialement

M. Diagayété


Ok Malobbo et Oumar (relaye par Sidy)! Je partage vos inquietudes, tout en disant que puisque les mouvements de la plateforme republicaine (aussi bien que le Gouvernement) ont signe l’Accord, leur meilleure option presentement, est celle de quitter Anefis.
Il s’agit maintenant pour les autorites de faire qu’il n’y ait pas un autre Anefis. Et pour eviter cela, le Presi IBK doit prendre les devants, c-a-d, faire tout pour controler le calendrier de la mise en place de l’Accord. L’un des articles ci-dessous semble indiquer cette prise en mains. So we’ll see:-)! En tout cas, il ne faut pas laisser le calendrier de mise en place de l’Accord a l’humeur de la CMA et associes.
En attendant un 3e verre de the a la menthe servi avec du lait caille a vous 🙂 !
Bonne soiree a tous !

Talatou


Bonsoir Talatou,

Je suis de cet avis que la branche armée de la Plateforme s’est fait peut être prendre au piège par la CMA, en croyant à l’accord conclu entre les chefs militaires. Cet accord acceptait que les éléments des deux partis puissent se rapprocher de leurs localités d’origine dans la perspective du cantonnement qui commence dès que le règlement intérieur est signé et que les instruments de contrôle sécuritaire sont mis en place. Connaissant le caractère de mauvaise foi de la CMA, il aurait fallu le faire valider par la MINUSMA et le CSA avant les déplacements.

L’envie très fort de sécuriser aussi leurs parents meurtris à l’intérieur des zones contrôlées par la CMA en est pour beaucoup dans la précipitation à aller dans cette partie à Anefiss et même au delà. Militairement il n’y a rien aujourd’hui qui puisse s’opposer à l’avancée de la plateforme jusqu’à Kidal, à part la MINUSMA et les français. En tout cas pas la CMA qui a perdu beaucoup de sa capacité militaire après les défections de ses rangs d’avant paraphe et signature de l’accord mais surtout par la sanglante et très lourde défaite essuyée dans les batailles de Ménaka.

Je ne crois pas que le gouvernement qui a la charge de conduire la mise en œuvre de l’accord s’est mise dans la positon de prendre des initiatives dans ce cadre. En bon commis de l’état malien, notre gouvernement attend que les instruments de mise en œuvre de l’accord soient mises en place. Or ces instruments sont inopérants lorsqu’ils sont mis en place parce qu’il y a un blocage que fait la CMA. Ce blocage est futile parce qu’il s’agit d’un différent qui concerne les groupes entre eux au sujet de la représentation au sein de la CSA.

Cela fait plus de deux mois que l’accord a été “parachevé” et depuis lors rien ne bouge du côté du cantonnement parce que le règlement intérieur qui fixe les conditions de fonctionnement de la CSA même n’est pas signé, par la faute de la CMA. Cela arrange la CMA qui se sait actuellement très faible militairement face à la Plateforme et ne veut pas que le cantonnement commence parce que cela amènera sûrement des éléments de la Plateforme dans la zone qu’elle veut garder comme sa propriété exclusive sans possibilité pour les éléments imghads et arabes des localités de la région de Kidal de pouvoir y mettre pied.

Je suis d’autant surpris par le comportement du gouvernement malien que lorsque la CMA a refusé les propositions de la médiation concernant le nombre de membres de la CSA et de la nécessité de l’exécution de l’accord dans son entièreté y compris par la prise en compte de l’inclusivité, et la médiation et le gouvernement ont juste fait le constat de ce refus et continuer à parlementer avec la CMA lui donnant tout le temps de bloquer comme elle le veut la mise en œuvre de l’accord. Aucune menace à son encontre bien au contraire, les représentants politiques de la CMA sont grassement parqués dans des hôtels luxueux et vaquent à leur sport favori ici même à Bamako. Veinards.

Pour ne pas arranger la situation autour de cette question de membre CSA la médiation elle aussi maintient sa position que les groupes que veut exclure la CMA et aussi la Plateforme seront partie prendre de la CSA.
Mon avis est que le temps des négociations est bien terminé ; il s’agit d’appliquer cet accord ou ne pas l’appliquer. Mais reprendre des discussions qui ne finissent pas de terminer sur des questions pour lesquelles la médiation elle même est convaincue comme étant confirmes et dans l’esprit de l’accord, cela me semble trop partisan de la part de cette communauté internationale. Parce que je suis sûre que si c’était le Mali qui était dans cette position la bastonnade aurait été rude pour notre pays.

Où est le Mali dans toute cette affaire ?
Il n’est nulle part. Il ne peut pas prendre part dans cette affaire. Il va feindre d’être neutre entre les deux groupes. Neutre, lui aussi favorable au respect des arrangements entre les parties. Si cela échappe, je rappelle que cela signifie accepter que la CMA est maitre dans son territoire qu’il doit contrôler sans partage. Jusqu’à quand serait on tenté de demander ? Jusqu’à ce que ce groupuscule fatigué et à court de moyen puisse se réarmer encore ?

il est temps et grand temps que le Mali tape du point sur la table pour exiger la mise en place effective des instruments de mise en œuvre de l’accord. Sinon il n’est pas sûre que les escarmouches vont s’arrêter à celui de Anefiss. Désormais il se passera que si la CMA attaque une position quelconque de la Plateforme celle ci répondra. Si le brigandage de la zone de Goundam ne cesse pas et que les FAMas ou la MINUSMA/Barkhane n’intervient à ce niveau il est fort probable que la bataille entre groupes armés se fasse dans cette zone par d’autres éléments.

Cantonner les éléments des groupes armés immédiatement et remettre l’armée malienne en position dans les zones actuellement occupées, c’est l’étape que le Mali doit exiger de la communauté internationale. Or on voit bien que le gouvernement ne fait que des critiques à l’endroit de la MINUSMA. Des critiques auxquelles la MINUSMA “ironniquement” répond par “oui vous avez raison!”. Des critiques et c’est tout! Et après ?

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Il (IBK) peut dire au Gatia de quitter une localité mais il ne peut pas dire aux bandits armés de la cma de quitter une localité et pourtant il y a des personnes qui souffrent à Kidal


Talatou écrit: “J’ose esperer que la rentree des “conges” nous offrira cela (cette plus grande visibilite du gouvernement).”

Justement les faits sont têtus: le Gouvernement n’ arrive pas “à s’ assoir correctement dans son siège, la colonne vertébrale dressée” – depuis l’ arrivée au pouvoir de IBK.

Autres faits têtus:

1. La MINUSMA, “la communauté internationale” et la médiation sont régulièrement du même côté et du côté de la CMA contre la Plateforme.

2. Le Gouvernement, en fait IBK, s’ arrange tjrs du côté des ci-dessus cités quelque soient les déclarationsintempestivese IBK.

Cela dit, j’ encourage le Redressement de la colonne vertébrale du Gouvernement et reste sur cette Position:

“En tout cas, moi je n’ applaudirais et ne féliciterais plus, tant que je n’ ai pas vu ou lu le dénouement de l’ incident ayant donné lieu à la déclaration de IBK ou au Communiqué du Gouvernement”.

Bien cordialement

M. Diagayété


Who ever control the situation on the ground control the game. The rest is just hot air and window dressing.
The platforme must stay their ground. They have the moral obligation to protect their people, be dammed IBK and the international community opinion.

Amadou O. Wane


Qu’ est ce qui y a de plus raisonnable que ça? Un compromis qui est équitable:

“Au moment où nous mettions sous presse, ce déplacement se serait révélé inutile, les combattants et les chefs militaires de la Plateforme, notamment ceux du Groupe d’autodéfense des Touareg Imghad et alliés, ne veulent rien savoir. Et sont revenus à leur première condition : ils ne quitteront la zone que pour la remettre aux forces armées maliennes ou à la Minusma, ou aux deux”.

Je pense que c’ est plus tot le reste des parties qui ne veut rien entendre, sauf la capitualtion de la Plateforme devant les séparatistes, fauteurs de guerre et de misère.

Il ne faut surtout pas inverter les actes !!! Les séparatistes sont et restent des criminels, en tout cas dans mon language. Ce sont eux qui ont causé la grande calamité e l’ insatabilité au Nord du Mali, au Mali sinon dans la sous-région.

Bien cordialement

M. Diagayété