Un Grand Chantre Que Vous Ne Connaissez Peut-être Pas!

Feu Boukary Ndiayé était un grand poète du Fouladougou, précisément du village de Torolo. Avec son instrument de prédilection, le “flenbala” ou le “flenkokolon balani”, il a égayé tant de soirées dans son Fouladougou natal que sa renommée a atteint rapidement le Mali entier grâce à ses enregistrements sur Radio-Mali. Certains se souviendront de lui comme la personne qui a composé la chanson fétiche de Kassé Mady Diabaté et du Badema National vers la fin des années 70, “Fon nyana kuma”, sur le danger de juger ou de combattre son prochain uniquement sur la base des ouï-dire. Ne serait-ce pas une morale utile en ces temps troubles que nous traversons?
J’ai vraiment découvert ce chantre il y a un peu moins de deux ans, ayant pu mettre la main sur quelques enregistrements de Radio-Mali disponibles sur le marché à Bamako. Depuis, j’ai developpé une passion presque obsessive pour sa sagesse et son expression poétique. Je ne cesse d’admirer le génie musical et lyrique d’un homme muni tout simplement d’une petite calebasse équipée de lamelles de fer.

Tout récemment, j’ai profité de ma dernière visite au Mali pour collectionner d’autres cassettes “artisanales” de lui, enregistrées pour la plupart chez des particuliers qui l’invitaient à leurs domiciles pour des concerts privés. Le morceau que je joins à ce message est extrait d’une de ces cassettes. Je l’intitule “jugu” et je vous le propose comme un exercice collectif de transcription des paroles et de leur interprétation. Ceux qui sont forts en bamana ou en langue du Fouladougou(un clin d’oeil à Bakary Sylla, de Kassaro, je crois) pourraient nous aider grandement dans cet exercice. Si l’exercice collectif ne marche pas, chacun pourra tout au mois savourer les sons doux du flenbala et le vaste talent de ce poète que moi j’aurais souhaité connaître de son vivant. Merci et bon weekend,

Chérif Keita


Merci Cherif,

Pour rafraichir les mémoires, la chanson (Fon nyana Kuma) de Kassé Mady et du Badema National se trouve au lien Youtube ci-dessous;

Salutations,

Mamadou Lamine