La CMA Interdit Les Elections?

Dans un document estampillé “Etat de l’Azawad” et signé par un ‘Colonel’ Housseine Elkoulam se disant chef d’état major adjoint de la CMA (MAA – commandant de Zone Militaire de Ber), on peut lire ceci:

Il est porté à la connaissance de tous les partis politiques, notables, chef de tribu ou de faction, hommes politiques que la CMA interdit formellement toute mobilisation, sensibilisation ou campagne concernant les elections municipales sur toute l’étendue du territoire de l’Azawad.

Voir la pj pour plus de détails. Peut-être que le president IBK va leur parler comme il a fait avec le GATIA.

20150911-Avertissement CMA SEP2015
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A. Karim Sylla


Mossa Ag Ataher confirme cet “interdiction” — vous pourrez l’écouter ici
http://www.rfi.fr/afrique/20150911-mali-cma-azawad-organisation-elections-locales-25-octobre-nord-rebellion-insecurite

Selon lui, il faut repousser les élections parce que les conditions ne sont pas réunies; la CMA n’est toujours pas au gouvernement, le re-découpage administratif n’a toujours pas eu lieu, et les réfugiés ne sont toujours pas rentrés. Il faut repousser pour, dit-il, éviter que des positions jusqu’au-boutistes ne se présentent — des consultations avec le PM sont en cours.

Ma conclusion: il n’y aura pas d’élection. Ce que veut la CMA, Dieu le veut.

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A. Karim Sylla


AKS et chers tous bonsoir ou bonjour,

Ce que veut CMA, Dieu le veut ! Cela a été toujours le cas depuis le début de la crise; avant et surtout après l’implication de la communauté internationale.

Mais à mon avis ce que la CMA exige concernant les la tenue des élections communales et régionales, est conforme à l’accord signé entre les parties.

Ce que je constate avec tous c’est que la classe politique a dit la même chose que la CMA sans être entendu par le gouvernement. Et on va le constater que le gouvernement sera très attentif à la même demande mais exprimée par la CMA.

C’est ça qui est extrêmement grave avec nos autorités. Un manque de considération de soit même et une promptitude à répondre favorablement à l’autre.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Tres bien vu Karim, tout laisse a croire que c’est vers ca (le report des elections) qu’on se dirige malheureusement!
“Ce que la CMA veut, Dieu le veut”. Il est temps que nos autorites quittent cette pente qui confirme chaque jour cet adage paraphrase. Mali needs more leadership [rather than followers] to take control, or else, we are stuck in this for an eternity: God forbid !
Bonne journee a tous !

Talatou


Chers tous bonjour!

L’éducation est plus importante que l’élection!
Les examens du DEF et du BAC se sont bien dérouler dans toutes les régions et campements des réfugiés!
La CMA a t elle dit mot lors de ces examens?
Que la CMA comprenne, qu’elle est à la base des déplacements et des crises inutiles dans ce pays!
Dès lors que l’accord de paix est signé les populations sont libres de rentrer chez elles, sauf ceux qui se croient coupables!
Il est impossible que la CMA soit au Gouvernement du Mali, car les mains souillées de sang et des viols n’ont pas de place dans l’exécutif au Mali!
Je le pense sincèrement!

BA


Oui, Talatou: “Il est temps que nos autorités quittent cette pente qui confirme chaque jour cet adage paraphrase. Mali needs more leadership [rather than followers] to take control”.

Personnellement j’ ai perdu tout espoir que IBK quitte cette pente. Il est très mal parti dès qu’ il lui importe d’ être soutenu d’ abord par “la communauté internationale” toutes parties confondues que par l’ opinion publique malienne. Or c’ est l’ inverse qu’ il fallait prendre pour base pour a) faire des exigeances envers “la communauté internationale” et mettre fin aux prétentions des rébelles y compris avec les armes et le soutien à la Plateforme qui Oeuvre indépendamment pour la Sauvegarde du pays.

On peut appliquer et étendre la sentence de Réné Dumont “l’ afrique Noire est partie” au régime de IBK. Espérons que:

1. L’ opinion publique malienne s’ impose ou

2. Que les prétentions des rébelles soient telement exaspérant que la Plateforme et les FAMas soeint obligées de réagir ou

3. En tout cas que le Mali survive l’ ère de IBK et qu’ un autre vienne (r)établir en faits les aspirations des Maliens.

Bien cordialement

M. Diagayété


Mohamed mon frère bonsoir,

Il est anormal et inimaginable de penser faire des élections dans cette partie nord du pays avant le retour des réfugiés et des déplacés. A cause de l’occupation et de l’insécurité il est impossible d’assurer la sincérité du vote, la transparence des élections même si les réfugiés et déplacés étaient revenus.

Cette décision du gouvernement de convoquer les élections pour le 25/10/15 est bizarre et inappropriée.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Bonjour Chouaibou ! Bonjour a tou/te/s !
Je partage tes inquietudes, celles de voir l’ensemble (et le maximum) de Maliens participer aux elections communales et regionales, tout comme les defis lies a l’organisation de telles elections dans les conditions actuelles…
Cependant, je trouve que les dates des elections prochaines devront etre maintenues car leur organisation fait partie de la solution. Comme nous le savons tous, les elections communales ont ete deja reportees a plusieurs reprises.
Meme si je suis d’accord que le gouvernement doit faire de sorte que le maximum de Maliens y participent; conditionner leur organisation au retour des populations deplacees posera un grand probleme car personne ne sait vraiment quand est-ce que ces populations seront toutes de retour. Effectivement, l’ideal serait leur retour dans leurs communes et regions pour voter; mais c’est cela meme que certains saboteurs ont compris et c’est pour cela qu’ils (ces saboteurs) prennent ces populations-la en otage: Il y a des gens qui se plaisent a les voir la ou elles sont car la presence de ces populations dans les camps les aide dans leur logique de dire que rien ne va jusqu’a present… La methodologie de prise en otage des populations deplacees se fait voir sous plusieurs formes: Par exemple, une coincidence bizzare et recente a fait que des que certains de la CMA se sont prononces contre la tenue des elections(en driblant certains de l’opposition qu’ils ont rencontres), il y a eu Anefis. Je suis a present entrain de chercher a comprendre cette bizzare coincidence. Et c’est ainsi et ainsi; il y a des gens qui savent que chaque agitation/coup de feu remet le retour des populations deplacees aux calendes grecques. Il y a donc un calcul delibere.
Comment proceder? Le gouvernement doit mobiliser l’ensemble de ses “partenaires” (minusma, etc)et pays “amis” (France, Niger, BF, Mauritanie et Algerie) et ensuite travailler avec ceux des mouvements qui veulent la paix pour que ces elections aient lieu, car leur tenue fait partie du processus de sortie de crise. Le gouvernement malien doit donc, avec l’aide des partenaires et amis ci-dessus mentionnes, pouvoir recenser les populations deplacees dans les pays d’acceuil et les y faire voter pour les listes de candidatures de leurs communes/regions d’origine; comme des maliens de l’exterieur. Si le gouvernement reporte ces communales/regionales, il risquera de ne jamais les organiser.
Bonne journee a tout le monde !

Talatou


Bonjour Talatou et chèrs tous,

Les conditions ou causes qui ont prévalus aux reports antécédents existent toujours.

Il s’agit ici des élections de proximité. Elles intéressent les gens de cette zone mais au plus haut point les acteurs engagés dans cette guerre. Entre les différentes tendances qui s’affrontent présentement sur le terrain, il y a une rivalité féroce autour de la question de la représentation; rivalité qui se traduit en guerre entre eux.

Dans ces conditions ne pas tenir compte de la nécessité d’une organisation des élections sur une base qui puisse être la moins contestable possible me semble être le minimum que le gouvernement doit rechercher. Il ne me semble pas adéquat de se barricader derrière la loi et d’ignorer la réalité du terrain. Elle risque de nous rattraper et très vite.

De plus, il n’y a aucune garantie que les élections puissent se tenir tant que les protagonistes sur le terrain ne l’acceptent pas. Or, tous les groupes toutes tendances confondues, sont presque unanimes que les élections ne pourront se tenir dans cette zone que lorsque les réfugiés sont de retour.

Plus encore, l’accord a prévu que les élections puissent se tenir dans cette partie seulement après le retour les réfugiés et déplacés. Dans l’entretemps, ce document prévoit qu’il y ait une administration bicéphale (composée dans les faits de représentants de l’état et des groupes armés; c’est la compréhension des gars) qui gère les affaires avant la tenue des élections.
A moins de vouloir violer cette disposition, je ne sais pas ce que celà signifie pour le gouvernement de vouloir tenir les élections coûte que coûte dans cette zone ? Pour éviter la gestion commune des collectivités durant la période “transitoire”? C’est plombé déjà ça avec l’accord ?

Les Représentants de l’état sont absents sur le terrain. Dans la région de Mopti par exemple, même les chèrs de villages ont désertés les villages à la suite de l’assassinat par les terroristes d’un chef de village qui avait donné des renseignements sur les activités de ces derniers aux services maliens. Il n’y a pas de sous préfets, pas de préfets. Rien.
Je ne parle pas de la région de Kidal, ni de Tombouctou, ni de Gao. Il y a des zones où vous ne pourrez tout simplement pas organiser des élections parce que les acteurs électoraux ne peuvent pas tous être là.

Les organiser dans les conditions dans lesquelles nous avons fait pour les présidentielles et législatives ? Je ne vous garantie pas mais il est presque sur que nous prolongerons d’avantage la guerre dans cette partie. Les nouvelles autorités LOCALES qui y seront issues ne pourront simplement pas travailler parce que l’environnement sécuritaire hostile qui sera créé ne le permettrait pas.
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Il reste au gouvernement d’organiser ces élections dans les localités supposées sûres sécuritairement.
C’est possible. Ça ne déplairait pas d’ailleurs aux mouvements sécessionnistes. Il en seront ravis. Ça divise le Mali en deux ou trois ou quatre en autant de parties que le gouvernement voudrait faire en parlant ces élections. Il faut donc éviter cette division.

Nous (notre gouvernement) avons déjà violé plusieurs règles y compris celles prévues par la constitution concernant la séparation des pouvoirs; que ce gouvernement ne cherche donc pas à nous prouver par une supposée légalité qu’elle veut respecter sa bonne foi. Ce n’est pas nécessaire. Le compte y est déjà. Les libérations de criminels pour lesquels des mandats ont été donnés, l’ont été en plein jour centre l’avis d’une majorité de maliens, j’ose dire. C’était purement politique ; la justice elle même a été piétinée.

A l’opposé les élections sont faites à l’intention des partis politiques et des autres formations politiques indépendantes. Pourquoi ne pas tenir compte de leur avis. Je crois avoir compris que la majorité des partis politique est favorable au report; les groupes armés sont favorables à ce report (ils demandent l’arrivée des réfugiés et déplacés d’abord réconfortés en cela par les articles de l’accord que le gouvernement lui même s’est précipité à signer).
Il y a donc presque une position commune de ces acteurs pour le report. Le gouvernement devrait être sage et accepter de suivre l’avis général. Il ne s’agit pas de se taper la poitrine en engageant sa responsabilité mais de bien comprendre que cette responsabilité dans le cas présent elle est très lourde si d’aventure les élections venaient à échouer au cours de leur organisation ou qu’elles soient bâclées.
Pour le moment, il n’y a rien qui nous dit le contraire.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga