La Derive d’IBK

Paris, le 27 octobre 2015.

Collectif des Maliens de France pour la Paix (CMF)– Société Civile

Section de France de l’Union pour la République (URD)

Section de France du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA)

A Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la
République du Mali, Chef de l’Etat.

Excellence,

Nous venons par la présente rétablir la vérité autour des conditions
de rédaction et de diffusion des tracts à Paris le 24 octobre 2015,
lors de votre rencontre avec les Maliens de France à l’Hôtel Westin.

Suite à vos propos tenus, d’abord devant la communauté malienne de
France, ensuite et surtout ceux visant à rendre Tiébilé Dramé
initiateur d’une action dont nous ne serions accepter que la paternité
soit détournée.

Cette mise au point vise à clarifier les évènements autour de l’action
commune de nos organisations qui en sont les auteurs sans aucun
amalgame.

Nous revendiquons la diffusion de ce texte que nous avons signé, suite
à des concertations au foyer Masséna situé à Paris 13ème. Les
problèmes évoqués dans le document concernent nos préoccupations sur
la gouvernance actuelle et l’avenir du Mali. Ces problèmes sont ceux
de tous les maliens qui observent avec inquiétude la gestion de
l’accord de paix, avec ses insuffisances dont la scandaleuse situation
à Kidal où notre Ministre de l’Education n’a pu s’y rendre pour la
rentrée.

La mobilisation des maliens de France sur ces questions n’est pas
nouvelle ; car l’Ambassadeur du Mali en France vous a transmis notre
lettre de protestation sur ce sujet remise lors de la manifestation du
15 août 2015 à Paris.
Monsieur le Président, nous ne faiblirons pas face à la crise
territoriale qui détermine l’avenir de notre pays. Nous nous battrons
pour une bonne gouvernance, qui est la clé de voûte de notre sécurité
nationale.

D’autant plus que nous, maliens de France, avons toujours été à
l’avant-garde de la défense notre pays. Notre contribution à la sortie
de crise du Mali de 2012 à 2013 est largement reconnue et continue à
galvaniser notre engagement pour notre pays que nous aimons tant.

Pour tout cela nous n’acceptons pas d’être considérés comme des
faire-valoir de qui que ce soit. Nos organisations s’assument
pleinement sur la publication de ce tract.

Le tract reste encore une forme de sensibilisation quasiment courante en France.

Votre Excellence en a d’ailleurs usé, de plus belle, en tant que
membre du Comité de défense des libertés démocratiques (CDLDM) à
Paris, pour dénoncer les abus du pouvoir militaro-bureaucratique du
CMLN et de l’UDPM.

Comptant sur votre parfaite compréhension. Nous osons espérer que vous
entendrez surtout nos interpellations en lieu et place d’une volonté
de ternir l’image du Mali, notre cher pays, pour lequel nous luttons
inlassablement.

Veuillez, accepter Excellence Monsieur le Président notre
considération distinguée.

Ont signé:
Madame Ramata COULIBALY
Monsieur Djibril KOÏTA
Monsieur Mahamadou CISSE,
Présidente du CMFPAIX,
Secrétaire général de l’URD,
Secrétaire général du Parena


Bonjour à tous,
Comme un certain nombre d’entre vous sans doute, je reçois depuis lundi des messages alambiqués (mail et téléphone) au sujet de ma présence à Paris les 24 et 25 octobre. On me demande si j’ai participé à la marche, si j’ai rencontré des personnalités politiques maliennes et/ou si je fais partie des concepteurs/signataires du fameux tract. Bien sûr je ne réponds pas à ces “petits journaleux aux petits pieds et serviles serviteurs”. Je garde simplement les preuves des contacts de ces “imbéciles”.
Oui, j’étais bien à Paris ces 2 jours. Je l’avais annoncé sur le réseau avec l’intention de rencontrer certains malilinkers. J’estime être libre de faire ce que je veux comme je le veux, avec qui je le veux et quand je le veux… sans rendre de compte ou me justifier auprès de qui que ce soit. Surtout pas auprès de cette bande de crapuleux, indignes de diriger notre pays. Et qui ont une conception bizarre de la démocratie et de la liberté d’opinion et d’expression. C’est pour cela que je trouve un peu “maladroit” les explications données par Tiébilé Dramé en réponse aux élucubrations et délires de “hélas” le chef de l’Etat malien. Je salue son courage et le combat de son parti.

Je voulais simplement informer notre communauté de cette pratique de cette équipe infâme et honteuse qu’il faut faire partir par tous les moyens.
Bon courage à tous dans cette lutte.
Fraternellement


Issa Diawara
Directeur des Études – LP APICA
IUT de Dijon- Dpt IC- Bureau R 22
DU AH – Faculté de Médecine
Université de Bourgogne
Tél : 03 80 39 65 30
06 81 22 48 94


« Mali : Rencontre IBK-diaspora malienne à Paris : le bal de
l’insouciance et de la petitesse » par Boubacar SOW;
maliactu.net du 28 octobre 2015.

IBK n’a pu déroger à la tradition instaurée par le président Alpha O.
Konaré, suivie par la suite par ATT. IBK a reçu malgré lui la
communauté malienne de France samedi 24 octobre 2015 à l’hôtel Westin
de Paris. En lieu et place d’une véritable convivialité, ce fut une
occasion manquée pour IBK d’expliquer les raisons de sa mollesse dans
le redressement du Mali.

Le choix du lieu

Alpha O. Konaré avait osé venir à Montreuil en son temps plus
précisément à Rue bara rencontrer la communauté malienne de France.
Rue bara fut remplie en son temps. ATT avait osé venir rencontrer les
Maliens de France au palais des Congrès de Montreuil dans la salle aux
3000 places. Elle fut remplie. IBK, en dépit de la manière royale de
son élection, a rencontré les Maliens de France dans une salle de 400
places.

Sur les 400 places, 120 étaient au moins occupées par des officiels.
Les 90% restants de la salle étaient constitués des associatifs et
autres membres de la mouvance présidentielle. Plus de 200 Maliens au
moins qui ont fait le déplacement n’ont pu accéder à la salle. Pour
ceux qui y ont eu accès, point de toilettes. Les plus fragiles
sortaient pour leurs besoins naturels dans les WC des bars-tabacs
environnants. Trois bus avaient été affrétés par la mouvance
présidentielle pour transporter les Maliens. Comment peut-on appeler
les gens qu’on dit respecter et les laisser à la marge ? Bonjour le
respect.

Pour se défendre, les organisateurs ont affirmé que ce sont les
Français qui ont tout organisé. Quel culot ? La visite d’Etat d’IBK
était terminée depuis le jeudi 22 octobre 2015. La mouvance
présidentielle avait peur d’une très grande salle afin qu’elle ne
reste pas vide. Ils ont donc fait le choix de louer une petite salle,
de faire une large publicité de l’événement jusqu’à l’ORTM.
Conséquence, IBK a vu sa salle pleine de 400 personnes et croit
désormais que localement la mobilisation est réelle. Il n’est pas
interdit de rêver, mais, est important de garder les pieds sur terre.

Sur les intervenants

Cinq personnes ont intervenu. Il s’agit d’inféodés qui sont avec tous
les pouvoirs. Ils ne méritent pas d’être cités. Imposteurs en grand.
Jamais dans notre vie, nous avons assisté à un pareil bal des
courtisans. De l’ambassadeur au dernier intervenant, tous ont dit la
même chose. IBK fut glorifié à l’extrême. Il aurait juste manqué à nos
braves gars de dire qu’IBK est leur Dieu créateur. C’est la seule
chose qui leur manquait. Pour combien de temps encore ? Dans
l’assistance, il y avait quelques rares cadres du RPM historiques
sinon la plupart sont des transfuges. Anciens ennemis jurés d’IBK en
France même, ils sont aujourd’hui en première loge. Adieu la dignité.
Lors de la rencontre, IBK a tiré sur tout ce qui bouge. Traitant les
uns d’apatrides, les autres d’égoïstes. Les Maliens lambda n’ont pas
eu droit à la parole comme il est de coutume en France. Ils devaient
écouter, entendre, se taire et applaudir.
Sur les diplômes d’IBK

Contrairement à ce qu’IBK a dit, nous n’avons jamais dit, je n’ai
jamais écrit qu’il n’avait pas de diplômes. Nous avons décrit les
conditions laborieuses dans lesquelles IBK a obtenu ses diplômes. Nous
signons, insistons et persistons qu’IBK a mis 13 ans après son bac
pour décrocher l’équivalent de la maîtrise et 14 ans pour son DEA.
Nous reproduisons la carrière d’IBK du bac à la dernière année
d’études universitaires en y mettant les dates. IBK sait très bien
d’où viennent ces renseignements incontestables.

Voici en détail la vie universitaire d’IBK :

-Baccalauréat ; Option « Philo-Lettres Classiques » 1965 ;

-Diplôme d’Études, équivalent de la Maîtrise. Option « Politique
Internationale » Paris I PANTHEON-SORBONNE Département des Sciences
Politiques –1978– Mention Bien- Directeur : Pr. Marcel MERLE ;

-Diplôme d’Études Approfondies, Option » Histoire des Relations
Internationales Contemporaines » Paris I PANTHEON-SORBONNE- Institut
d’Histoire des Relations Internationales Contemporaines (IHRIC) -1979-
Mention Bien. Directeur : Pr. Jean Baptiste DUROSELLE; Direction de
recherche : Hélène Carrère D’ENCAUSSE et Michel LESAGE.
Sous la direction des professeurs LESAGE et Carrère D’ENCAUSSE : travaux de
recherche sur » Les relations soviéto-maliennes de 1960 à 1968.

Des remarques s’imposent : premièrement, en France, pratiquement dans
toutes les classes où il y a présentation de mémoire ou de thèse, tous
les étudiants admis ont mention bien. Les plus brillants ont mention
très bien ou plus. Deuxièmement, IBK a juste été chargé de T.D à
Paris I Panthéon-Sorbonne. Il faut comprendre que c’est le professeur
qui recrute son chargé de T.D obligatoirement vacataire pour une
période déterminée. C’est Hélène Carrère D’ENCAUSSE qui avait choisi
IBK. Même aujourd’hui, des considérations autres qu’académiques
peuvent guider ces recrutements obligatoirement temporaires. Nul ne
nous dira qu’un DEA obtenu après 14 ans d’études vaut quelque chose.
Nous avons tous été à la même Sorbonne. Un peu de modestie Mandé
Massa.
Troisièmement, IBK a 2 diplômes : sa maîtrise et son DEA. Tous
les enseignants cités et leur matière créent de la confusion, de
l’équivoque. C’est tout le contenu de l’enseignement qui est exposé.
Par exemple, quand on réussit son DEF, on a fait des cours d’anglais,
de bio, de maths, de physique, de chimie, qu’on peut détailler. Mais,
on a juste le DEF.

Sur le projet d’ouverture d’autres consulats généraux

Nous insistons, persistons et signons encore. Le consulat général
actuel suffit. Il est même en sureffectif. Avec des individus, comme
Djibril Traoré, le journaliste sportif, qui ne foutent rien. Un
service de protocole avec 8 agents. Mieux, des dignes Maliens ont
demandé à être désignés consuls honoraires en provinces. Leurs
dossiers, une vingtaine, sont en souffrance. Les cadres du Haut
conseil des Maliens de France, notamment son président, les cadres des
partis politiques qui sont de la mouvance présidentielle en France
militent pour ces ouvertures de consulats généraux parce que c’est le
moyen le plus sûr pour eux d’être agents de bureau tout en restant en
France ou de placer leurs rejetons. Leur liste est connue. Nous ne
doutons pas qu’IBK accède à leurs revendications applaudies de
concert. Après tout, IBK a déjà créé une délégation permanente du Mali
à l’Unesco, aujourd’hui summum des emplois louches pour amis et alliés
d’Oumar Keita, sous-ambassadeur.

IBK a dit qu’il sait des choses mais qu’il se tait. Nous disons aussi
que nous connaissons des choses. La seule chose qui vaille est
l’édification du Mali dans la droiture. Nul mais absolument nul ne
nous fera taire.

Un certain Diallo a voulu parler, poser des questions. Il a été
littéralement ramassé par IBK. C’est dans ce hurlement à hue et à dia
que la rencontre s’est terminée. Un officiel très bien inspiré m’a
alors dit : «Sow, ton président a pété les plombs.»


Bonsoir chers tous,

Une opinion de mon cousin Sambi Touré de Info Matin sur le faux débat (parce que le pouvoir – le President en premier – est en train d’amener la question qui préoccupe les maliens vers un débat de personnes) qui ne mérite pas d’être tenu.

Les problèmes qui préoccupent les maliens aujourd’hui sont celles que le PARENA et d’autres formations politiques et des citoyens évoquent depuis 2013. Il s’agit de problèmes de gouvernance; de corruption ou de tentative de corruption, de clientélisme, etc.

C’est sur ça que le débat mérite d’être tenu et que nous attendons le gouvernement et non des querelles qui divertissent. Je ne parie pas que c’est cela que le pouvoir cherche à faire ! Ce serait encore un signe de fuite du débat vrai.

En fait de débat, il faut juste que le gouvernement gouverne correctement et ne se fasse pas coincer chaque instant par des affaires. Les affaires concernent les maliens. Ça les préoccupent.

C. Maiga


Info-Matin, véritable caisse de résonance du pouvoir d’IBK. On était,
dans un passé non lointain, contents en lisant ce journal; mais
certainement l’objectivisme n’est pas un but pour eux. L’objectivisme
de l’information est un idéal inatteignable. Cependant, dans un Etat
libre et de droit, c’est un but vers lequel on doit tendre. Si cet
objectivisme n’est pas un but , alors l’information change en
propagande – une manipulation humaine imbue de subjectivisme.

T. Diarra


Tenez bon Prof. Diawara.

J’ai lu le communique du gouvernement que je trouve triste, desolant et meme revoltant.
Encore une fois, les autorités ont bien interet a ecouter ceux qui ne sont pas d’accord avec elles et de veiller que le debat debat democratique se fasse dans le respect de tous et de chacun.
Bon courage!
Fad


Merci, Françoise ! J’ espère que c’ est le “tract”. Je souscris à cet tract.

IBK et son Gouvernement n’ ont qu’ á démonter ce tract point par point comme on le fait dans les débats démocratiques d’ un pays qui se dit démocratique.

Rien de plus normal que d’ exiger, je cite le tract:

“Solliciter des citoyens leur implication réelle dans la recherche de solution pour les différents problèmes. Les maliens doivent s’approprier la gestion de la crise au moyen d’une concertation nationale à même de limiter les effets nocifs des accords.

L’indispensable renforcement des FAMA n’est possible qu’avec la fin de la gabegie et des dépenses de prestige de la gouvernance IBK. Celle-ci doit consacrer les maigres ressources de l’état et l’appui financier des partenaires techniques et financiers à assurer la sécurité du pays et soulager les populations.”

Cette exigence/aspiration relève aussi d’ une gestion démocratique incluse d’ une crise qui met l’ existence du pays en danger.

Pourquoi IBK s’ attaque seulement áàla personne de Tiébilé Drame. Il doit s’ attaquer á ses adversiares politiques que sont CMFPaix, l’ URD et le PARENA qui ont signé?

Ce n’ est plus un combat politique, c’ est un combat de personnes phyiques que IBK engage. Les menaces qu’ il prolifère ne sont rien que de la chasse aux sorcières, comme l’ inquistion dans l’ Europe médiavale (bonjour “Le Nom de la Rose” (Umberto Eco)) et les condamnations voire assassinats sur base d’ accusations de sorcelérie (Congo-Kinshasha, Kenya, etc.).

Bien cordialement

M. Diagayété


Je suis tenté de mettre ce tract qui est une version bien meilleure d’un article que je prépare sur ce qu’est cet accord de paix en réalité.
Et voir si quelqu’un me contacte pour me dire de le retirer….Comme le communiqué parle de liberté d’expression!

Faty


Bjr Francoise et tous!

J’ai lu le document.
Il decrit clairement la situation du pays-nation.
Mon soucis est encore tres grand, car l’URD est signataire silencieux
du document dit tract!
J’invite les Sociologues et Sages de ce pays a la solution de la dechirure!
J’ai honte pour mon pays lorsque dans la grande sphere le pardon est absent.
Je suis malade de ce que je lis et je vois dans pays, donc je cris Au secours!
Aidons la Nation SVP!

BA


Bonjour,
Voici le tract qui a mis notre Président en émoi.
Sambi apprendra que le Fnc et MDDM pourraient le confondre car ils n’ont jamais signé le tract en question. Son papier d’hier comportait des tonnes de fausses informations comme celles-là.
Essentiel: Qu’on nous dise le fond des choses:
– Pourquoi la CMA, qui était à Paris au même moment, n’a pas connu autant d’injures de la part du Président ?
– Pierre Boiley, défenseur inconditionnel du Mnla qui réclame un Etat fédéral au Mali était le maître de cérémonie de la conférence de la Sorbonne, que s’est-il passé depuis ?
– C’est quoi la contrepartie de cette visite d’Etat ? C’est tout simplement de telles questions que les Maliens de France se posent étant entendu qu’ils connaissent très bien leurs hôtes français, toujours intéressés.
– And so on…..
Si l’on ne nous dit pas tout, ça se saurait:
1- samedi 31 octobre 2015 le MNLA organise une conférence à Paris, ils vont parler !
2- Avec les français il n’y a pas de “dibi”; ce n’est pas comme manden dibi. En France dibi bè fara. Tôt ou tard la vérité éclatera autour de ce qui s’est réellement passé et qu’on tente d’enfouir sous les injures et autres menaces.
Cordialement,

——————————–
Mahamadou Cissé Paris


Quand le Président de la République issu du Mouvement démocratique traite le dictateur de 23 ans du peuple malien de «grand républicain », quoi de plus normal que Choguel de l’UDPM et de l’UNJM veuille donner des leçons de démocratie à l’un des acteurs majeurs de l’avènement de la démocratie
au Mali, M. Tiébilé Dramé? Pauvre Mali !

M’entendant dire «Choguel aussi !», un de mes neveux m’a demandé «mais il est du Mouvement Démocratique, n’est-ce pas ?” J’ai réalisé du coup combien les années ont passé et aussi que nous devons veiller sur notre histoire récente afin que nos enfants ne confondent pas les serviettes et les torchons, parlant de démocratie dans notre pays. Non fiston, ai-je alors répondu. C’est un pourfendeur des Démocrates et de la démocratie au Mali qui est entrain de nous faire la leçon, devant des acteurs de Mars 91 comme Mountaga Tall, Tréta et d’autres.

L’histoire de l’humanité est ainsi faite que des usurpateurs peuvent s’ériger en authentiques auteurs, mais la Roue de l’histoire tourne.

Au temps de la splendeur du dictateur devenu républicain, les enfants gâtés de la République étaient constitués du genre Choguel. C’est à ce titre que cet homme, mu en démocrate aujourd’hui, a coupé la bourse à des étudiants maliens en URSS. Tréta et Abdrahamane Sylla membres du gouvernement avec lui, peuvent le témoigner. C’est à ce titre que, rentré au pays, il nourrissait de grandes ambitions pour assujettir la jeunesse malienne, avant que la bourrasque du 26 mars 91 ne le ramène à sa plus simple expression, non loin de raser les murs.

Une audace certaine l’amènera à relever la tête, la gestion du pays ayant montré des failles car ceux qui nous gouvernaient s’étaient rabattus sur des cadres de l’ancien parti de Choguel, voulant ainsi faire du nouveau avec l’ancien. Ainsi naquit le parti du pourfendeur des Démocrates et de la démocratie que Choguel, comme pour narguer davantage les acteurs de Mars 91, avait voulu baptiser «UDPM »

La scission intervenue au sein du CNID amena le pourfendeur des Démocrates et de la démocratie à se rapprocher de l’aile libérale de ce parti, déjà soupçonnée d’accointances avec le régime GMT. C’est ainsi que, pour citer un journal de la place, précurseur des luttes pour la liberté de la presse, on put lire, en décembre 1995 : « à l’heure où sortent les animaux crépusculaires et où l’ombre est censée couvrir de son manteau les entreprises de forfaiture, un visiteur très attendu se présenta au siège du MPR, à l’heure du rendez-vous convenu. Les rares témoins n’en sont toujours pas revenus. Il a pourtant bien fallu se rendre à l’évidence : c’était bien lui, et c’était bien chez eux. » Ainsi Mountaga Tall introduisit Choguel dans la cour de la démocratie.

Un temps dans l’opposition, les voilà portés (MPR-CNID) en 2002 sur le dos du RPM d’IBK. Les deux ne tarderont pas à lâcher l’ombre (IBK) pour la proie (ATT), histoire d’être toujours du côté du Pouvoir, au prix de n’importe quelle trahison, de n’importe quelle forfaiture, la conviction, l’éthique et la morale étant des notions à mille lieues de leurs intérêts. Pour paraphraser l’homme politique, “il est difficile d’attendre d’un putschiste dans l’âme (Choguel) les scrupules d’un bon légiste” (le Coup d’Etat permanent). Le coup d’Etat des SOUDARDS de KATI va confirmer cette thèse, mais cette fois –ci, ce n’est plus les deux, le RPM et IBK les y rejoignent, dans le putsch le plus stupide de l’humanité. Ainsi s’est mué l’actuel porte-parole du gouvernement du Mali, les faits sont têtus.

Camarades du Mouvement Démocratique, partis et associations du Mouvement Démocratique, où êtes-vous ? Que dites-vous des dérives dictatoriales rampantes du régime IBK ? D’IBK ?

Le Parena, issu du Mouvement Démocratique, assumera toujours la part prise dans la lutte pour l’émancipation de notre pays. Comme un roseau, il plie, mais ne rompt pas. Ni les menaces, ni les doigts agités avec frénésie jusqu’à faire mal à un micro, ni la peur de la prison (nous avons connu le Camp Para, Taoudenit, Kidal, Bouressa, Menaka, Talataye etc sous GMT) ne nous impressionnent. Comme hier, le PARENA, qui s’y frotte, s’y pique !l

Il est dommage que dans un Gouvernement où il y a tant d’hommes de qualité, à commencer par le PM, on ait pu laisser passer un communiqué aussi insipide que rabaissant.
NB: soudard: soldat brutal et grossier

Bamako, le 28 octobre 2015

Djiguiba KEITA dit PPR
Militant du Mouvement Démocratique


Bonjour chers tous,

J’ai bien aimé que ce soit PPR “militant du mouvement démocratique” qui ait parlé et non le PARENA comme il est incorrectement indiqué dans le lien vers l’article.

Il est bon que la lutte soit focalisée sur l’essentiel et non sur des choses et personnes qui distraient les maliens.

Tant que le PARENA joue ce rôle de défenseur des droits des maliens et veille pour que les lois de la république soient appliquées, il recevra le soutien des maliens.

Ramener cette lutte noble vers une bagarre de personnes (“du genre tu a voulu saboté mon meeting, je vais te faire voir” ou “vous ne m’aimez pas donc je te cogne”) est le meilleur moyen pour décourager et désolidariser les gens qui soutiennent le PARENA dans le combat commun que mènent toutes les bonnes volontés conscientes.

Les questions sont posées par PPR. Je les reprends :
“Camarades du Mouvement Démocratique, partis et associations du Mouvement Démocratique, où êtes-vous ? Que dites-vous des dérives dictatoriales rampantes du régime IBK ? D’IBK ?”

Mais je m’empresse aussi de répondre en partie. Au moins une des associations du mouvement démocratie l’ADEMA association et sa Presidente Madame Sy Kadiatou Sow s’expriment régulièrement sur les questions d’intérêt national. Quant aux partis politiques ils vous entendent. Cet appel devrait interpeller ceux qui se sont bouchés les oreilles pour ne plus entendre autre chose que jouer à la compromission.

Je suis quand même de votre avis que par rapport aux attentes des maliens les partis politiques et associations issu du mouvement démocratique peuvent mieux faire. Face à la tentative de faire taire les gens qui s’expriment dans le respect des lois de ce pays, je crois qu’il est de leur intérêt de répondre vigoureusement.

Ce droit a été chèrement acquis, au prix de mort de plusieurs maliens. Toute tentative de le nier mérite une réponse immédiate et vigoureuse.

Je ne crois plus (mais il y a longtemps de cela) à la sincérité de certains chefs des organisations issues de la lutte pour la démocratie au Mali. Vingt ans de pratiques des systèmes qui pillent le pays ont rendu les plus sincères au début en prédateurs sans scrupules, en calculateurs qui ne se soucient pas de l’intérêt général mais des avantages qu’ils peuvent tirer de situation; en opportunistes faits.

Bonne continuation au PARENA.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Chouaibou, je ne peut qu’ appuyer avec instance ton encouragemen en l’ endroit du PARENA. Vraiment bravo pour cette militance en faveur de notre cher pays !!!

Une recommandation au PARENA:

Les élections de 2018 s’ approchent. Mettez-vous déjà au travail pour élaborer une vision fondamentale pour le Mali et quelle stratégie (quel programme concret) proposez-vous pour l’ atteinte de certaines parties de votre vision (les plus urgentes) pour les années 2018-2023. Si vous le faites à temps, vous aurez aussi le temps de la/le discuter avec ceux qui sont intéressés et tout le peuple malien.

Bien cordialement

M. Diagayété


Je suis pour le fait que les partis politiques présentent une vision et un plan pour au moins les 5 ans du mandat.

Mais force est de reconnaitre qu’IBK a été élu avec 1 slogan et 0 programme. Bon, il avait un “document” qui en toute vraisemblance a été rédigé en quelques jours et qui était plein de généralités et des principes qui n’avaient pas de sens dans le Mali de 2013. Son concurrent au 2eme tour, et d’autres en avait. Donc, on peut se laisser aller au cynisme pour dire qu’au Mali un programme ne vaut vraiment pas la peine. Même encore l’autre jour à Paris, il a été rappelé à IBK qu’il n’avait pas donné aux pays donateurs une vision stratégique pour faire décoller le Mali — ils prêtent l’argent parce qu’ils savent qu’ils se feront rembourser.

Aujourd’hui IBK se résume à “quand le soleil apparait…”.

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A. Karim Sylla


Nous assistons au bourgeonnement d’une dictature comme le Mali n’en a encore jamais connue. Si nous nous permettons d’assister passivement ou- pour certains- de chercher un gain politique à ces tentatives d’intimidations sans voile de l’opposition par le président, le Mali payera un très fort prix.

Si telle est la réponse à la critique d’un achat de tracteurs (personne n’est dupe)à quoi doit s’attendre l’opposition pour des révélations plus compromettantes?

Les observateurs attentifs n’auront pas manqué de noter le ton de plus en plus confiant, insouciant, personnel et impératif de notre mégalomane de président.

Tout comme Hitler eut ces Jeux Olympique en 1936, IBk vient d’avoir sa “Visite d’Etat” et ce que les armes n’ont pas pu faire au Nord Mali en près de 50 ans, l’argent le fera bientôt, pendant que notre figurant de président comble le vide d’un orgueil qui frôle l’imbécilité.

IBK doit partir, par tous le moyens nécessaires.

Sabu Nyuman


Qu’ibk et son clan admettent ou pas, la machine de la revolution est deja en marche. Latente qu’elle soit, elle est deja en marche. Ils peuvent continuer autant qu’ils voudront a berner le peuple, mais tot ou tard il se reveillera et les consequences seront incalculables.

« A force de faire noyer la révolution pacifique pour satisfaire les intérêts et les aspirations d’un groupuscule d’hommes, ils risqueront de conduire le pays vers une révolution violente et inévitable «

CM


Bonjour,
Mon article suite à la visite d’Etat du Président Ibrahim Boubacar Keita.

IBK à Paris : Rien n’est cadeau !
http://www.maliweb.net/economie/cooperation/ibk-a-paris-rien-nest-cadeau-1215802.html​

Très cordialement
Françoise


Merci Francoise pour cet article qui nous donne une bonne idee des grandes etapes de cette visite presidentielle. En tout cas le dernier paragraphe resume bien une bonne partie des defis qui attendent:

“Ibrahim Boubacar Keita est venu à Paris pour demander de l’aide, sachant parfaitement que rien n’est cadeau. Le président du Mali n’a plus qu’à faire ce qui lui est demandé par les partenaires, et surtout expliquer aux Maliennes et aux Maliens que l’amélioration de la situation sécuritaire et du climat des affaires vise à attirer, d’abord et avant tout, les investisseurs privés, principalement étrangers, qu’ils devront rembourser la dette publique alourdie par les emprunts qu’il vient de contracter auprès des bailleurs, et leur promettre qu’il ne laissera plus les dons se perdre dans les méandres de la gestion de l’Etat.” __Françoise Wasservogel

Bonne nuit a tout le monde !

Talatou


Quand j’ai appelé mon cousin pour lui parler de la rumeur qui circulait sur la mort d’IBK alors que le PR était en Turquie, il m’a dit “on est foutu!”; connaissant sa grosse déception de la présidence du PR, il a anticipé ma question suivante — “Si il faut remplacer IBK par Issiaka Sidibé, le président de l’Assemblée, alors je préfère qu’on garde IBK.”

Il y a deux choses très importantes qui se sont passées après les élections législatives de 2013; l’élection de Sidibé et le débauchage par le RPM de députés d’autres partis pour se donner la majorité absolue. Le RPM a délibérément choisi Sidibé pour justement “éviter” des velléités de remplacement; il s’est également acheté une majorité pour rester maître du jeu — il lui était difficile de faire confiance dans son alliance avec l’ADEMA.

IBK must go!! Je souscris entièrement à cela parce que je suis persuadé que le pays s’enfonce dans la médiocrité; le Mali a un président qui dirige de fait une mafia dont le seul travail est de piller l’état.

Mais il faut dire qu’il est impossible de le faire dans un cadre constitutionnel — sauf si, bien entendu, un soulèvement populaire le balaye; et je ne pense pas que les Maliens partagent (encore) mon ras-le-bol. Quand le soleil apparaîtra…

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A. Karim Sylla


Cher Karim Sylla,

Beaucoup de maliens voient bien, ou perçoivent bien cette configuration de l’espace politique au Mali et de l’accaparement du pouvoir par la famille. Un Président de la République qui a son gendre Président de l’Assemblé Nationale et son propre fils comme Président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale, peut fournir quoi de transparent et de crédible à son peuple ? Karim Keita en tant que Président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale, les officiers ne feront que frapper à sa porte. Inimaginable, il y’avait une dizaine d’années !

Mais la déception est si grande et si profonde dans la population malienne, que le désintéressement à la chose publique a pris place. Sinon, déjà en septembre 2015, cette année lorsque j’étais au Mali, des voies ont déjà commencé à s’élever contre les pratiques d’IBK à travers des pièces théâtrales à la télévision nationale pour le critiquer, en mimant des thèmes, “Chacun pour soi, eh bien ma famille d’abord”, un slogan qui a bien raisonné dans le contexte actuel malien.

Oui, IBK peut bien être balayé par un soulèvement populaire, mais il faudrait toujours l’implication de l’armée par l’intervention d’officiers militaires patriotes, encore faut-il qu’il en existe encore au Mali, sinon le pouvoir sera dans la rue ; et ce qui pourrait conduire à de l’anarchie. Toutefois, cela aussi a son revers et c’est malheureusement ce que ATT a su brillamment confisquer, le soulèvement populaire de 1991 contre Moussa Traoré lorsque la société civile lui avait fait appel. Comme je l’ai toujours dit, un coup d’état peut bien faire le bonheur du peuple, s’il est bien accompagné et encadré bien sûre, et à ce que je sache le Burkina Faso l’a bien montré.

Merci,

Soumaila


Et apres un soulevement populaire, on le remplace par qui? Ce n est pas la satisfaction immediate d un changement sur lequel on doit se focaliser si on veut vraiment resoudre un probleme chronique mais les regles qui regissent le changement parce qu elle est la difference fondamentale depuis Modibo Keita jusqu a IBK? Ce n est qu une suite logique d un pays dont les regles informelles derriere la gestion poussent a la mediocrite progressive, ca ne peut pas etre du au hasard.

Modibo Keita, Moussa Traore, Alpha Oumar Konare, Amadou Toumani Toure, Ibrahim Boubacar Keita, quand est ce que il y a eu une remontee soutenue de la pente? L ecole est allee de mal en pis depuis l independance, l econonomie est plus que jamais sous perfusion et dependantes de l emigration, les valeurs morales continuent a se retrancher. Les regimes successifs ont tous jouer avec l element religieux depuis l Independance pour des considerations politiciennes. Je crois comprendre que meme pour le drapeau malien, l idee etait d utiliser le symbole Dogon de l Homme au milieu du drapeau, mais face aux Imams qui voyaient cela comme une porte ouverte a l animisme, on a laisse tomber. Les progres dans divers domaines semblent etres plus l oeuvre des institutions de Bretton Woods et des ONGs que le resultat d une politique nationale deliberee.

C est pour cela que j etais fondamentalement contre le coup d etat de Sanogo parce que toute personne qui accedera au pouvoir devra s ajuster a la facon malienne, faire autrement peut encourir des risques serieux dans un pays ou des systemes maffieux ont longtemp eut prise. On dit que les jeunes ont ete pousses a la rue pour faire face aux balles de Moussa Traore par une clique qui en a profite plus tard pour se partager le pouvoir, la meme chose se dit sur le contre pouvoir face a IBK qui doit bien les connaitres puisqu on dit qu il vient du meme milieu, ce sont les memes gens ou leurs heritiers spirituels qui ont “encadre” Sanogo et qui continuent a detourner les regles d une democratie pour leurs propres interets.

Aucun coup de force va nous permettre de creer des raccourcis, les acces sont deja occupes par des interets incrustes dans le systeme, les Sanogo et autres sont des rates d un systeme qu ils ont contribue a fragiliser. Ces gens ne sont pas des inconnus ou les maliens dans leur ensemble, certains sont bien connus mais la majorite tire leur capacite de nuisance de leurs positions dans la bureaucratie malienne et autres structures de l Etat. L Etat malien est le probleme et a moins de le desintegrer et changer cette mentalite opportuniste qu elle maintient, tout individu qui accede a une position influente est engage qu a une chose, devenir un Grand Monsieur, d ou cette obsession de reunir un butin de guerre comme rempart a l humiliation.

Non, IBK must stay! Grace a son Ego surdimensionne associe a un instinct de survie faconne par ses annees au sommet du pouvoir, il nous a servi une opportunite en or de ne plus permettre cette facon de faire les choses. Cette opportunite s appelle l Accord d Alger et cet accord a les germes d un changement reel.

Soukouna


Mr Soukouna,

Non, malheureusement je ne suis pas d’accord avec vous. Qu’il y ait IBK en tant que personne ou non, élu aux élections passées, il y’aurait eu les accords d’Alger, que les Malines le voulaient ou non. C’est seulement les circonstances qui pouvaient changer un peu. Blaise Compaoré, ayant montré à la fin qu’il constitue le problème du Mali et non la solution, a été lâché en un rien de temps. Bref c’est compliqué tout ça à comprendre! Mais si IBK mourait aujourd’hui, à cet instant précis, la Mali va-t-il mourir ou disparaitre avec lui? Les accords d’Alger vont-t-ils partir avec lui? Non, je n’en suis pas si sûre. Nul n’est indispensable sur cette terre! C’est ma conviction!

Et toute l’analyse transversale que vous venez de faire à travers le temps suivant les différents présidents qui se sont succédé au Mali est trop simpliste de la réalité et du contexte de chacun de ces présidents. Il y’a certainement trop de dimensions qui vous échappent ou vous faites express de les ignorer. Tout simplement, ce sera très hasardeux d’interpréter ou de comprendre et comparer un Modibo Keita de 1960 avec un œil d’aujourd’hui comme le tient.

Certainement si le Président Nasser d’Égypte était vivant aujourd’hui, il n’allait pas adopter les mêmes politiques qu’il avait au moment de son assassinat. Même chose pour Lumumba, Sankara, Modibo Keita, etc, etc qui ont tous été victimes de leur propre vision politique et leur conviction sans compromis. Peut-être aussi que Georges Washington, s’il vivait en 2015, n’allait pas également adopter les mêmes méthodes de guerres d’indépendance qui ont abouti à l’indépendance des 13 premières colonies des États-Unis. Soyons un peu prudents et IBK est aujourd’hui!

Cordialement,

Soumaila