Quote of The Day 10.25.2015

Malgré tout; le peuple supporte, aime, respecte, et vénère ses propres bourreaux.
__Sidy Danioko


Merci, Amadou.

C’est un de ces états de fait qui avait conduit Patrick Lumumba du Kenya à la conclusion que “while we blame the windmill, we must also blame the wind”.

Cela revient également à ton analyse de l’autre jour sur laquelle je commentais qu’au aura du mal à opposer d’arguments valables quelles que soient des influences “externes” qui ne sont pas dans tous les cas absents ou moins influents.

Dans tous les cas, je propose un double verre à Sidy, au nom et dans l’esprit du thé à la menthe.
Abdoul


Bonsoir chers tous

“Le peuple supporte, aime, respecte et vénère ses propres bourreaux”_Sidy Danioko rapporté par Amadou Wane.

Oui le peuple supporte [encore] ses bourreaux.

Le peuple ne respecte pas ses bourreaux.
Le peuple malien a l’instar de tous les autres peuples du monde ne vénère pas ses bourreaux.

Le peuple a [encore] peur des “Mansa” parce qu’il n’y a personne pour lui venir en soutien lorsque le “Mansa” sévira. Le peuple a perdu espoir en ses dirigeants. Le peuple n’a plus d’empereur du genre Soumangourou Kanté pour l’organiser contre les prédateurs et cette sorte d’esclavagisme.

Le peuple est livré à lui même, déboussolé. Et donc à la merci de tous les prédateurs, de tout acabit. Le peuple malien souffre. Il souffre énormément de ne savoir où aller que faire.

Le peuple malien vit le temps des hyènes, le prédateur par excellence qui n’épargne même pas les charognes autours desquelles d’autres ont de la répulsion à s’inviter.

Le peuple malien (surtout sa partie des femmes et des jeunes) est majoritairement pauvre. Beaucoup de citoyens sont dans une situation d’indigénat pure. Et cette proportion croit (un sentiment me dira-t-on encore) d’année en année. Cette dépendance fait de nous (comme de tout humain) “l’esclave” temporaire de celui qui nous tend les 1000 FCFA. Dans notre cas les prédateurs internes que sont les politiciens, les organisateurs de grands événements. On nous tient par le ventre; carrément.

Et dans cette situation miséreuse nous applaudissons quiconque peut apporter un petit peu de bonheur à notre existence quotidienne. Y compris bien sure contre l’intérêt général pourvu que nous existions, un jour de plus, deux jours, trois, ou mieux si “DIEU LE VEUT”.

IMPUISSANTS que nous sommes de changer notre existence. Voilà ! nous pouvons faire confiance au “TOUT PUISSANT”.

Nous attendrons même que nos bourreaux finissent de nous finir tant qu’un Soumangourou Kanté ne sortira pas la tête. Comment faire autrement s’il n’y a personne pour sonner le tocsin? Le peuple en lui même est comme un troupeau. Il lui faut un berger pour s’orienter des fois. Où sont-ils ces messieurs ? Ont-ils peur eux aussi de se faire dévorer par leurs congénères hyènes ?

En attendant donc nous irons accompagner les militants et sympathisants au bord des routes, dans les meetings pour que les autres (ceux qui ne savent pas notre misère et notre état d’âme) se trompent bien à croire que nous aimons nos bourreaux. Comment cela pourrait l’être ? Aimer son bourreau pour nous qui raclons les fonds d’assiettes une fois par jour seulement ou peut être pas ? Que non ! On se débrouille pour vivre en attendant. En attendant quoi ? ou qui ?

Aw ! Kalan’naw ! Aw de ba do, ka bo ! Aw de bolo bè a bè la ! Ni aw ko an ka ta fan min fè am bè ta yan ! Aw famaw.

Le peuple ? Sa mentalité est à ce niveau aussi. Encore.

Le peuple est trop loin du pouvoir pour s’opposer par lui même à son bourreau sans une certaine conscience et organisation.

Sidy l’avais déjà dit d’une certaine façon dans un autre mail.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Merci Grand,

Je pensais que la pauvrete etait la cause de l immobilisme du peuple. Mais, je retire cette pensee car la population de Gao fait face a beaucoup plus de difficultes financieres, economiques que celle de bamako ( les responsables de la misere du Mali). Cependant, ce peuple de Gao s’est toujours battu.

Je suis venu a la conclusion que les gens se moquent de ce qui se passe tant que les benefices personnelles sont tirees et atteintes meme si cela demande a marcher sur des cadavres.

Comme appris de mes cours preliminaires de physique, la masse par definition c’est l inertia. Et sans une force exterieure, elle restera au repos pour pendant cent ans. Ce peuple a besoin d’un coup de fouet, pourquoi pas un electrochoc, a l’extreme un evenement inedit qui lui fera renaitre de ses cendres. Sinon, pour le moment je vois pas de solution.

It is just disgusting!!!

Sidy Danioko