La Lutte Pour Le Mali

Ce passage de l’article du Guardian doit servir de lesson aux Sardine du sud.

“Daouda a finalement démissionné de la cour de la charia , non pas parce que ses condamnations étaient trop extrême , mais parce que les djihadistes ont refusé d’exécuter un de leurs propres combattants arabes qui a tué un enfant . « Ils pensent que l’âme d’une personne blanche est plus importante que l’âme d’une personne noire , ” a t-il expliqué .”_The Guardian

Source: http://www.theguardian.com/world/2015/nov/25/the-struggle-for-mali


Amadou O. Wane


Ce vieux negre (Daouda) et sa medaille salafiste vient d une longue lignee de muftis d arriere pays qui se trouvent une conscience raciale en contact avec le monde plus large pour aussitot replonger, une fois que les choses se tassent, dans leur petites pratiques provinciales deliberement inconscientes.

Je ne me rappelle plus si c etait Ahmad Baba ou quels autres muftis de Tombouctou qui, une fois au Maghreb, etait surpris que les locaux ne faisaient aucune difference entre leurs augustes invites et la racaille esclave subsaharienne dont ces muftis geraient allegrement les conditions legales islamiques depuis Sankore. Ils s etonnaient, tout offusques, comment ces ignares Maghrebins pouvaient faire un tel amalgame entre les noirs.

Le probleme avec la conscience raciale qui est dependante du rejet est qu elle est sans continuite ou incidence sur la pensee une fois que la perception de rejet s attenue. L identite noire est generalement associee aux experiences individuelles, ce qui explique sa fragmentation et sa grande variabilite.

Ce Daouda n a eu aucun probleme de renouer avec ses vieilles pratiques une fois que ses petits amis repartis. Si il a eu le courage de se retirer de ce tribunal religieux pour objection de conscience pourquoi ne l a t il pas fait depuis le debut, en toute evidence la peur des armes n a pas eu les memes effets. En attendant qu il trouve une veritable justice devant lui, il ne merite que mepris.

Soukouna