Langues Nationales

Bjr chers tous!

Cette discussion sur les langues merite que les soecialistes de l’academie malienne des langues (AMALAN) soit inviter aux
debats.
Le peu que je souhate dire est relatif aux langues nationales: dont celles qui sont transfrontalieres et mjoritairement usutees.
Celles qui sont centrees dans certaines zones comme le bozo le dogoso.
Avec la langue Soninke comme exemple plusieurs pays se la partagent: Mali, Mauritane, Senegal.
Le Fulfulde sera plus large avec en plus de ses pays on peut ajouter: la ,Guinee la Sierra Leonne, le Niger le Tchad, le Cameroon, le Congo…
Le Dioula versus Bamanakan sera moins large. Neanmoins les specialistes des langues peuvent aider le forum…

Bonne nuit !

BA


Le Sooninkan Xanne se parle au Mali, Mauritanie, Senegal, Gambie, Guinee Bissau (j y connais 2 villages Soninke) et d apres mes sources au Nigeria(!), et probablement dans plusieurs autres pays de la region depuis les temps anciens etant donner la tradition du voyage des Soninkes sous d autres appelations. Les Soninkes ont ete appelle Wangara au Niger, Burkina Faso et plus loin. L Azer et Imraguen de la Mauritanie seraient des variations du Soninke tout comme le Bozo au Mali, une autre similitude avec les Bozos est l activite de la peche qui est dominante chez les Imraguen du Banc d Arguin de la Mauritanie, celebre pour pecher avec l aide des dauphins. Walata et Kumbi etaient parmis les plus importantes villes du Wagadu et parmis les plus anciennes de l Afrique de l Ouest. Je pense qu en amputant le Hodh du Mali, les autorites coloniales ont separer le Mali d une de ces anciennes sources, le meme avec la Haute Guinee qui fut rattachee a la Guinee. Voici un site et une revue anthropologique qui pourrait aider un peu ceux qui sont interresses.

www.soninkara.com

The Wangara, an Old Soninke Diaspora in West Africa?
Les Wangara, une vieille diaspora soninke d’Afrique de l’Ouest ?
https://etudesafricaines.revues.org/175

En ce qui concerne le Fulfulde, j ai rencontrer des peuls tchadiens a Ndjamena et des bergers Halpulaar a Kanga Bandoro en Centrafrique. Et ma mere halpulaar ne pouvait s empecher de s etonner de la similitude dans la connotation des langues Maasai avec le peul. Une autre ressemblance que j ai remarque est la danse des epaules des Ethiopiens avec la danse traditionelle des peuls, en fait je trouve enormement d affinites entre les cultures saheliennes et les cultures de la Corne d Afrique (Ethiopie/Somalie/Erythree/Djibouti) et une partie du Soudan et le Kenya, et vice versa. Beaucoup de relations de ces regions s etonnent de la similitude de nos cultures une fois qu on les introduit.

Pour melanger encore plus, les Hausa sont nos cousins germains et on nous appelle tous Hausa au Soudan ou Fellata (de Fulani), ou bien encore Hausa/Bargo en Erithree, les saheliens qui sont la bas depuis les temps immemoriaux sont identifies ensemble, de la meme maniere on nous appelle Senegalais en Afrique Centrale/Zaire. D ailleurs chaque fois que j ai besoin de m identifer dans les pays lontains ou il n est pas dans mon interet de m identifier comme un etranger, je dis que je suis Hausa, et cela passe comme une lettre a la Poste. A la frontiere terrestre entre le Benin et le Nigeria, mes compagnons n avaient pas les documents necessaires et on nous a donner tous une identite locale selon le facies, je suis devenu Yoruba alors et une amie Muluba du Congo est devenue une Igbo, on s en foutait du moment qu ils nous laisserent aller feter le 31 a Lagos. Vive l Afrique.

Soukouna


Mr Soukouna,

A ce rythme, on ne finira pas. Je n’ai parlé pas de l’origine des langues ou des ethnies, ou de la similitude des langues des ethnies d’aujourd’hui avec leur langue d’origine. C’est tout un autre sujet de discussion qui n’est pas le mien. Au Mali, il y’a quatre groupes de Bambara: les Bambara de Bélédougou (Kolokani), les Bambara du Kaarta (le plus souvent Coulibaly), les Bambara de Ségou et les Bambara de Bani-ko. On dit que les Bambara de Bani-ko sont originellement venus des Soninké, pour migrer vers Ségou où ils se sont installés le plus vers Bougouni. De par cette situation, ils occupent le territoire entre Ségou, le Wassoulou et les Sénoufo, et ils sont Bambara aujourd’hui avec un folklore beaucoup plus teinté de celui du Wassolou, peut-être à cause de l’animisme car les Bambara du Bani-ko se reconnaissent au Mali très animistes et réfractaires à toute soumission, qu’il soit religieuse ou politique. Mais aujourd’hui et depuis des siècles, nous sommes devenus Bambara et ne sont plus des soninké.

Sinon, s’il est vrai que nous venons tous d’Adam et Ève, origine (selon la religion) de la création de l’être-humain, selon votre logique, tous les êtres humains, nous tous, nous devons être une seule et unique ethnie. Quelle est cette ethnie à l’origine? Je ne suis pas sûre que c’est soninké, car je ne suis pas sûr que Adama et Ève étaient soninké.

L’histoire humaine, on la prend toujours à partir d’un de ses segments dans le temps et dans l’espace; et toujours. Cela ne doit offensé ou offusquée personne pour tenter d’aller dans des considérations lointaines qui risquent de créer plus de confusions que d’éclaircissements.

Et pour en finir, dans mon cours de linguistique donnés par un Marseillais en 1980, nous avons été enseignés que dans leur origine, il n’y a que deux langues “pures”: le Sonrhai en Afrique de l’Ouest et le Swahili en Afrique de l’Est. Qu’est-ce qu’une langue pure? C’est tout un débat et j’ai toujours évité d’engager le débat là-dessus car chacun a son opinion. Mais personnellement j’en ai compris l’importance de la langue Sonrhaï, qui est une langue de chez moi. Tout comme Ndack, et là, je la rejoint à 200%, moi, je m’en fou si je dois parler Sonrhaï, peulh ou Tamashek, afin de communiquer avec les autres ethnies de mon pays, le Mali plutôt que de le faire en français. Et ce ne serait pas une faiblesse pour moi. Mais au rythme de ce débat, je suis sûr qu’il y’a beaucoup ici sur ce réseau qui préféreraient le faire en français plutôt qu’en Bambara. C’est leur plein droit car nous ne sommes moulés de la même façon vis-à-vis du terroir!

Merci,

Soumaila