Les Noirs de Mauritanie Vivent un Apartheid

Bonsoir chers tous

Pour celles et ceux qui croient à la liberté d’une hypothétique république séparée du Mali ou de régions autonomes, je prie de lire ce qui sera cette entité une fois créée.

Les gens du nord savent que cette est vite arrivée parce qu’elle constitue le but même des insurrections des féodaux de la zone qui veulent avoir la main basse sur l’économie de la zone à leur profil comme c’est le cas dans ces pays féodaux.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga
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“Les Noirs de Mauritanie vivent un apartheid” (Abdoul Biran Wane)
ALAKHBAR (Nouakchott)-Abdoul Biran Wane, coordinateur du mouvement mauritanien Touche pas à Ma Nationalité (TPMN), a déclaré que les “noirs de Mauritanie vivent un apartheid instauré par les beydan (maures blancs)”.

«C’est une colonisation que nous vivons», a confié Abdoul Biran Wane à Aalkhbar ce samedi coïncidant avec le 28 novembre, date de la célébration de l’indépendance de la Mauritanie.

“A l’occasion de la fête de l’indépendance de la Mauritanie il convient de faire un bilan sur la situation des noirs 55 ans après l’accession du pays à l’indépendance.

Sur tous les plans, les negro-mauritaniens sont exclus. Ils représentent à peine 1/5 du gouvernement dans un pouvoir exécutif dirigé par un président et un premier ministre tous arabo-berberes.

L’administration locale (gouverneurs, préfets, juges, commissaires … ) tous de la même communauté.

Le pouvoir législatif manipulé et inféodé à l’Exécutif est dominé également par la minorité arabo- berbère. Dans une assemblée de 147 députés 122 sont hassanophones, et au Sénat les hassanophones sont 43 sur 56. Si on s’intéresse aux deux chambres, on trouve les parlementaires hassanophones représentent 170 sur 203.

La justice est entièrement beydansée.

L’armée ressemble aujourd’hui plus à une milice tribale qu’à une armée républicaine. La police est devenue un instrument de répression contre les noirs.

Le système éducatif taillé sur mesure pour éduquer mieux les enfants maures et écraser ou assimiler les enfants noirs.

Sur le plan économique, les terres de la vallée sont spoliées au profit des maures. Plus d’une dizaine de banques privées appartenant toutes à des maures représentant chacun sa tribu.

Des criminel maures et harratins comme Ould boilil, Ely Ould Dah , Arby Ould Jidein responsables du génocide contre les noirs sont toujours libres avec des responsabilités au sommet de l’Etat. Des milliers de déportés sont toujours à l’étranger.

Aujourd’hui la situation des negro-mauritaniens est plus que catastrophique. La garde de la honte dressée comme des chiens raflent seulement les noirs.


Bonsoir Chouaibou MAIGA ;

Je vais ajouter “de l’eau à ton moulin tribal maure mauritanien” en
partageant ce que j’avais vu de mes propres yeux en Mauritanie entre
1997 et 1999, années sabbatiques que j’avais prises en tant que
fonctionnaire malien pour émigrer “économiquement” en Mauritanie et
vivre de la consultance.

Je n’ai pas pu me mettre dans des bureaux d’ingénieurs conseils
“béidanes” contrôlés par des “her”, premier choix racial “blanc” selon
l’acception des mauritaniens arabo-berbères, alors je suis béidane
(arabo-berbère) à cause de la particule “ag” que l’on m’exige de
changer en “ould” pour me béidaniser, les noms Mohamed et Hamaty étant
arabes. Ayant eu des scrupules à quitter ma peau u’Tamacheqh pour
celle “béidane”, je me suis rabattu sur des bureaux contrôlés par
des Hal Pulaar (Diallo et Kane) et j’ai prospéré.

Les statistiques “raciales” mauritaniennes sont troquées: aux béidanes
(“her”, premier choix parce que blancs) qui ne sont qu’environ 20% de
la population totale se sont ajoutés, de bon gré, les hartanes (second
choix parce que noirs) qui sont environ 30 à 40% de la population
totale; le total des arabes (comme ils s’identifient culturellement,
soit béidanes ou hartanes) fera alors 50 à 70%, donc la majorité en
Mauritanie par rapport aux négro-mauritaniens Hal Pulaar et Soninkés;
aucun expert international ne réfutera ces statistiques nationales
mauritaniennes parce que les Hartanes (noirs) s’assimilent aux
béidanes (blancs) plus qu’aux Soninkés et aux Hal Pulaar qui les
méprisent en Mauritanie comme au Mali les Bellas sont méprisés par les
Sonraïs et les Bamabaras, de même niveau, voire supérieur au mépris
qu’ont les touaregs vis à vis de leurs anciens esclaves.

Mieux, les Hartanes (ou Haratines) qui auraient dû pencher normalement
vers les négro-mauritaniens, comme eux, ne le font pas parce que,
comme tu le dis, je te cite: “…sur le plan économique, les terres de
la vallée sont spoliées au profit des maures … (noirs qui les
cultivent, c’est moi qui ajoute). En effet, toutes les affaires des
béidanes sont dans les mains des Hartanes, à chaque béidane fortuné
sont accrochées des dizaines de travailleurs assidus et sérieux
Hartanes qui font ce qu’ils veulent de la fortune de leur maitre comme
un enfant le ferait normalement de la fortune de son père; c’est rien
moins que cela!

En conclusion, je dirais que le régime raciste et féodal de la
Mauritanie bénéficie d’une situation inédite de “déséquilibre
politique” en faveur des “apartheiders béidanes” parce que plus du
tiers de sa population noire s’ajoute culturellement, socialement et
politiquement à la minorité “blanche” et participe, du coup, à
l’ostracisation de ses “semblables”, ceux-ci n’arrivent pas à inventer
une approche pour ramener les Hartanes de leur côté.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Merci pour cet témoignage !

Toutes fois ceci de ton texte (en lettres grasses) me semble beaucoup discutable, sinon pas soutenabe:

“Aucun expert international ne réfutera ces statistiques nationales mauritaniennes parce que les Hartanes (noirs) s’assimilent aux
béidanes (blancs) plus qu’aux Soninkés et aux Hal Pulaar qui les méprisent en Mauritanie comme au Mali les Bellas sont méprisés par les Sonraïs et les Bamabaras, de même niveau, voire supérieur au mépris qu’ont les touaregs vis à vis de leurs anciens esclaves.”

Ce qui semble plus tôt valable est que (tout en te citant):

“plus du tiers de sa population noire s’ajoute culturellement, socialement et politiquement à la minorité “blanche” et participe, du coup, à l’ostracisation de ses “semblables”, ceux-ci n’arrivent pas à inventer une approche pour ramener les Hartanes de leur côté.”

De ce point de vue la lutte va continuer pour conscienciser de plus les Haratines et favariser l’ installation d’ une société non-raciste et juste. Le problème est que la souffrance ne conduit pas automatiquement à la conscience de sa situation.

L’ oppression de la majorité ne pourra pas perdurer tout comme en Afrique du Sud.

Bien cordialement

M. Diagayété


Mohamed bonsoir

Pour les haratin je suis d’accord qu’ils sont les plus nombreux en Mauritanie.

Je ne sais pas quand est ce que tu a quitté le pays, mais je voulais te dire que les haratin affichent fièrement leur identité maintenant dans ce pays. Je pense que ce sera bientôt une force politique à part avec laquelle il faudra compter.

Par contre je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi que les sonrai méprisent les bellas ici au Mali. Ce sont nos frères c’est plus comme ça qu’on voit la question à qui la féodalité a inculqué par force une culture autre que celle de leurs origines. Si ce cliché a existé ce n’est plus le cas dans les milieux sonrai de l’est.

C’est la pauvreté ambiante qui nous avilis tous bellas, sonrais, maures, etc.

Personnellement, je suis volontiers militant de la renaissance identitaire bellas puisque la langue nous différencie maintenant.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Salut, mon cousin Chouaibou MAIGA, salut Docteur Diagayété;

Quand Chouaibou MAIGA dit, je le cite: “Personnellement, je suis
volontiers militant de la renaissance identitaire bellas puisque la
langue nous différencie maintenant.”, je n’ai rien compris de ce que
tu affirmes concernant l’identitaire des bellas parce que, pour moi 1)
la renaissance identitaire des bellas qui, de mon point de vue, n’est
pas encore née parce que; culturellement, ce sont toujours des kel
Tamacheqh “noirs” et 2) la question de langue ne leur permet pas
encore d’intégrer d’autres communautés linguistiques et même
économiques au Mali, celles-ci ne faisant aucun effort pour
accueillir, en leur sein, les bellas; là, je persiste et je signe, le
texte qui suit faisant foi.

Mohamed AG HAMATY


Là je reconnais des discussions vieilles sur lesquelles nous nous sommes déjà penchés bien longuement.

Si tu consultes la base malilink ce n’est pas le premier Echange; il y en a plusieurs qui ont vu les interventions de plusieurs personnes à différents moments.

Bien ! pour ne pas revenir sur les discussions antérieures après lesquelles chacun a gardé sa position je propose que nous laissons les bellas décider de ce qu’ils veulent être. Peut être que certains s’accrocheront à leur targuité et peut être que d’autres se battront pour affirmer leur identité bella.

Pour cet identitaire je te signalais que les haratins de Mauritanie ont évolué. Eux aussi s’affiche “haratin”; fièrement je le dis. Pourquoi les bellas ne s’afficheraient-ils pas “bella” ?

Une dernière chose encore, je ne crois que pas que la culture d’origine des bella soit le Kel tamashek. Je crois que non. Ceux sont des peuls, sonrais, bambaras, sarakolés (en somme des gens provenant de peuplades noirs donc qui parlaient d’autres langues avant d’être rendus esclaves).

Naturellement après plusieurs générations de servilité ils ne parleront plus que le kel-tamashek auquel tu (ou certains d’entre eux mêmes) les identifie. Exactement comme les haratin.

A propos du tronc d’arbre, je dirai que les dictons ne traduisent pas toujours la réalité.

Le problème de culture est en définitive un problème personnel, pour les gens acculturés. Par exemple certains de enfant d’africains sont culturellement très loin de la culture de leur terroir d’origine ou de celui de leur père ou ailleuls. Des générations d’enfants de parents maliens ont adopté la culture française. Certains ne savent même pas/plus parler la langue de leur père ou ailleul; ils ne connaissent rien des habitudes communautaires de chez les parents.

C’est le cas que je soutiens pour les bellas et les haratins.

Il se passe que les bellas sont (ou étaient) maintenus dans des relations de servilité qui les privent de liberté des plus élémentaires. Il est donc tout à fait compréhensible que nous les voyons réclamer une situation de liberté meilleure que celle dans laquelle on veut les maintenir. Ca va chez certains dans la nécessité de l’affirmation de son identité ; pas celle perdue qu’ils ne connaissent certainement même plus mais celle qu’ils ont. Dans laquelle ils se sont libérés et qui ne signifie plus (pour eux) ce que tu nommes esclave.

Je reviens donc à ma proposition qui consiste à laisser les gens être libre de décider ce qu’ils sont : kel-tamashek ou bella ou bambara ou sonrai ou peul ou sarakolé ou djerma, etc.
Parce qu’au fond ils sont tout ça.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Oui exactement, Chouaïbou: “Je reviens donc à ma proposition qui consiste à laisser les gens être libre de décider ce qu’ils sont : kel-tamashek ou bella ou bambara ou sonrai ou peul ou sarakolé ou djerma, etc. Parce qu’au fond ils sont tout ça.”. Autodétermination !

Puis là aussi je suis d’ accord: “A propos du tronc d’arbre, je dirai que les dictons ne traduisent pas toujours la réalité.” (Chouaïbou)

Au cas où ce dicton reflète la réalité, on peut l’ appliquer à une autre remarque de Chouaïbou: “Bien ! pour ne pas revenir sur les discussions antérieures après lesquelles chacun a gardé sa Position …” . Autrement dit “chaque troc d’ arbre est resté tronc d’ arbre” – malgré les discussions récurrentes sur ce sujet. Toutes fois les discussions doivent quand-même avoir une cause pourtjrs revenir…

En passant GUIMBALANKE veut dire quelqu’un(e) qui vient de la contrée appelée en Peul GUIMBALLA, le long de la rive droite du Niger au Nord du Lac Débot vers le Gourma, dont certains villages sont Sa, Sarefara, Arkajo …

Bien cordialement et bonne nuit

M. Diagayété