La CMA Démolit des Bâtiments Administratifs à Kidal

Les dimolitions sont en marche depuis au moins trois jours.

Qu’ est ce qu’ a dit IBK? Rien ! Faut-il s’ aligner derrière lui et ne rien dire, comme tu le demandes ?

Bien cordialement

M. Diagayété


Sans vouloir créer de l’émotion autour de ceci…
L’accord d’Alger ne prévoit il pas une certaine forme d’autonomie qui donnera un tel pouvoir à l’administration en charge de la région? Je comprends parfaitement que la CMA n’a pas gagné à une quelconque élection qui lui donne ce pouvoir, mais elle représente de facto la seule autorité à Kidal; or l’accord prend du temps à être mis en œuvre. Les questions administratives, matérielles, économiques, judiciaires, etc., sont là et il faut bien que quelqu’un les règle. Cette destruction n’est peut-être pas opportune mais il faut que cette question de gestion soit posée et clarifiée dans cette période d’intérim qui n’en finit pas; le gouverneur de Kidal et ses administrateurs vivent entre Gao et Bamako, pas à Kidal.

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A. Karim Sylla


Bonsoir AKS et chers tous

Vous dites ceci “Cette destruction n’est peut-être pas opportune mais il faut que cette question de gestion soit posée et clarifiée dans cette période d’intérim qui n’en finit pas; le gouverneur de Kidal et ses administrateurs vivent entre Gao et Bamako, pas à Kidal”.

Je voudrai juste réagir sur la seconde partie de ce paragraphe pour dire qu’en la matière l’Accord d’Alger/Bamako prévoit ceci :
“La mise en place, le cas échéant et au plus tard trois mois après la signature de l’Accord, des autorités chargées de l’administration des communes, cercles et régions du Nord durant la période intérimaire. Leurs désignation, compétences et modalités de leur fonctionnement seront fixés de manière consensuelle par les Parties”.

La période intérimaire qui aurait dû commencer immédiatement après la signature de l’Accord doit s’étaler sur une durée allant de dix-huit a vingt quatre mois.

Je retiens donc (interprétations) que :
1. Les autorités chargées de l’administration des collectivités devaient être mises en place au plus tard le 20 septembre 2015;
2. C’est par consensus entre les Parties (Gouvernement malien, CMA, Plateforme) que ces autorités peuvent être désignés, …;

Ca ceux sont les textes qui le disent.

Dans la pratique les intentions de ceux de la CMA c’est d’être présent dans toutes le régions (pas seulement à Kidal), tous les cercles et tous les arrondissements et toutes les communes.

Il y a malheureusement un blocage du processus provoqué par la CMA et ensuite par la Plateforme concernant l’adoption de l’article 10 du règlement intérieur de la commission de suivi de l’accord. Enfin personnellement je mets la faute plus du côté de ces deux là que du gouvernement malien. Même si il faut reconnaître que le gouvernement s’est mis trop longtemps dans une position de neutralité (au bas mot) incompréhensible par rapport à cette question de représentativité et d’inclusivité.

Naturellement puisque c’est le gouvernement qui est chargé de la mise en œuvre de l’accord, les CMA et la Plateforme (de façon publique c.-à-d. du point de vue communication) crient aussi fort pour mettre la responsabilité du retard de la mise en œuvre du côté du gouvernement. Il y a énormément de la mauvaise foi de ces groupes que le gouvernement n’a pas su contré par défaut de communication adéquiste et de courage (tout court) au moment où il le fallait.

Il y a également (certainement) des problèmes financiers relatifs au financement du CSA lui même mais également de la mise en œuvre de l’accord (à vérifier; ceux sont les rumeurs qui me parviennent).

Dans les faits, tant que l’armée malienne ne pourra pas aller à Kidal et dans les autres localités il n’y aura pas d’administration malienne là-bas. Or sur ce point que vois-y-on ? C’est la CMA qui refuse que l’armée soit présente à Kidal. Même l’administration malienne, elle refuse sa présence là-bas, à plus forte raison l’armée malienne.

Je crois donc que le constat que vous faites est juste concernant le retard de la mise en place des autorités; mais il faut reconnaître que c’est beaucoup plus par la faute de la CMA (que cette situation arrange parfaitement) que de l’état malien.

Oui bien sure le résultat est là : c’est la CMA qui est roi à Kidal et fait ce qu’elle veut.

Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Des actes ont déjà été posés par la CMA par le passé et de façon permanente. Au fond c’est l’objectif qu’elle recherche. Et le gouvernement malien accepte cette situation de fait. En tout cas on n’entend pas de plainte de sa part. Peut être c’est sous forme de murmures on ne sait jamais !

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga