Pluies de Janvier à Bamako

Depuis mardi (ou même tard le lundi) il pleut à Bamako (et dans d’autres parties du pays — Kayes, Segou ou encore Mopti ont enregistré des pluies). Janvier n’est pas une période de pluies, mais j’avoue que tout ce qui peut faire disparaitre la poussière de l’harmattan est bienvenu. C’est une pluie très fine — le genre qui ne “mouille” pas trop 🙂

A quand remonte la dernière pluie de Janvier; je suis à la recherche de statistiques météo; avant que les “explicateurs” commencent à y voir un acte divin pour nous punir ou nous réconforter.

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A. Karim Sylla


Ce genre de phénomène parait relativement inhabituel compte-tenu de l’espérance de vie humaine et des limitations de notre mémoire, mais normal au sens des normales climatiques meme s’il est infréquent. Si certains voudront sans doute y voir un acte divin, on peut probablement aussi l’expliquer par la force du phénomène El Nino de cet hiver, qui explique aussi pourquoi Malaysia Airlines a tenté de résoudre ces derniers jours les contraintes de consommation accrue de kérosène dues aux vents de face par une séparation des passagers et de leurs bagages pour alléger leurs appareils.

Bonne année 2016 a tous les Malilinkers, qui auront 20 ans a la fin de ce mois.

Sibiry

Pierre C. Sibiry Traore, Senior Scientist (Remote Sensing)
International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics
West and Central Africa Region Office, Samanko Station
Route de la Guinee, P.O. Box 320
Bamako, Mali


Paroles d’ expert ! Merci beaucoup, M. Traoré !

A propos ICRISAT, est-ce que CIPEA ou successeur existe encore au Mali?

M. Diagayété


Mr. Diagayete – le CIPEA (ILCA) a fermé ses portes en 1994 lorsqu’il a fusionné avec l’International Laboratory for Research on Animal Diseases pour former l’International Livestock Research Institute, dont les campus principaux sont a Addis Ababa et Nairobi (www.ilri.org). Je crois que des programmes de recherche associés sont restes ouverts sur le campus du CRRA de Sotuba après 1994, notamment le Programme Pan Africain de Contrôle des Épizooties mais je ne sais pas s’ils sont toujours opérationnels. L’IRISAT héberge des chercheurs de l’ILRI a Samanko, et le Programme Bovin de l’IER demeure actif quoique vieillissant – pour en savoir plus il vous faudrait contacter Dr. Hamidou Nantoume et/ou Dr. Bara Ouologuem a l’IER.

Cordialement, Sibiry


Espérons que les conséquences ne seront pas fâcheuses en milieu rural.

Mamadou Diarra


Regrettablement dans certaines localités de la région de Kayes (Lakamane par exemple) elles le sont déja car les récoltes non encore stockées et étendues a l’air libre, notamment de mil, ont été contaminées par la pluie. Je suppose que ce n’est pas un cas isolé, mais je n’ai pas une idée précise de la magnitude du problème.

Sibiry


Merci beaucoup Sibiry.
Explication claire et nette. Juste pour la petite histoire, je ne suis pas contre les explications du genre “Allah Ka Baara” — mais c’est très souvent réducteur et empêche la recherche de causes directes — celles contre lesquelles on peut se prémunir. Si l’agriculteur de Kayes savait qu’El Nino était de passage, il n’allait pas tout simplement prier que sa récolte soit préservée; il aurait sans doute pris les dispositions idoines pour empêcher que la pluie ne contamine sa récolte.

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A. Karim Sylla