Les Souillures de la Societé Malienne

Quand l’injustice règne, en particulier la corruption organisée par l’Etat lui-même, elle sème la violence. Au Mali cette corruption se montre partout. A Koulouba, dans l’administration, dans les journeaux, dans les media sociaux, etc. Essentiellement c’est le refus ou l’incapacité de se conformer à un minimum de règles convenues de décence telles que ne pas spolier, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas prétendre, ne pas trahir, etc., sans tomber dans l’intolérance notamment religieuse. Cette corruption est la violence organisée que le sommet de l’Etat impose à la société, et dès lors, la légitime comme moyen de promotion sociale. Cette violence masquée qui règne dans la société – le pet de la sorcière – se montre partout. Ce sont les extravagances au sommet de l’Etat non dénoncées car des gens y vivent, mais qui appauvrissent tout le monde et donnent le mauvais exemple. C’est le train de vie du fonctionnaire milliardaire qui est admiré par les jeunes du quartier. C’est le ministre jugé pour détournement et qui s’en sort avec un non-lieu que tout le monde sait acheté car son train de vie indique le vol. C’est le douanier ou l’étudiant ou l’enseignant qui crée un parti qui fonctionne sur l’opportunisme et le mensonge mais qui se hisse à la tête de l’Etat et donne ainsi le mauvais exemple. C’est le soit disant intellectuel qui dit des choses apparemment compliquées et savantes mais qui traduites dans le language du bon peuple sont des banalités dépourvues de raison et de bon sens. C’est le copain ou neveu qu’on prépare pour la relève du pouvoir en dehors des valeurs du guide ou des compétences requises des autres. C’est le combattant rebelle emprisonné qui est libéré sans jugement et en toute impunité. C’est la dame militante de la destruction de son pays et responsable de la mort de nombre d’innocents qu’on nomme pour prêcher la bonne parole de paix à ses victimes éplorées en quête de justice. Enfin pour résumer, c’est celui qui n’est pas invité autour du thé à la menthe à cause de sa fausseté et de sa mauvaise foi… Oui nous avons beaucoup à régler et la violence ouverte ou controlée est inevitable – avec du savoir faire nous nous en tirerons peut-être avec de la violence controlée. Hier et aujourd’hui elle a permis à des malheureux imposteurs de régner impunément sur leurs compatriotes. Aujourd’hui et demain elle permettra à ceux-ci et leurs victimes de solder leurs comptes et de créer un autre cycle de violence jusqu’à ce que l’apprentissage social née de cette violence impose à tous de donner désormais en exemples ne pas voler, ne pas mentir, ne pas prétendre, ne pas spolier, ne pas trahir la communauté qu’on veut construire.

Diadié Alpha