Mémorandum du RMDH Sur le Cas de Birama Touré

Par Malijet

http://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/150256-memorandum-du-rmdh-sur-le-cas-birama-toure-notre-confrere-porte.html


Je reste convaincue que la SE peut aider à résoudre ce mystère. Il est très probable que tous ses appels étaient enregistrées; puis il y’ a des cameras de surveillance dans les coins stratégiques de la capitale. Orange et/ou Malitel peuvent aussi fournir des données aux investigateurs.

Le gouvernement peut faire plus. Mais veulent-ils faire plus?

Amadou O. Wane
www.amadouwane.ml


Bonjour Amadou et chers tous

Je suis de votre avis que les services maliens peuvent faire beaucoup plus.

Le RMDH fait bien de rappeler le cas de Birama.

Cependant, je pense que le message que l’organisation donne (la disparition de Birama qu’on retrouve pas malgré les recherches) aurait pu être suffisamment percutant si l’autre information sur les conditions d’existence pénibles des journalistes n’avait pas été couplée à la principale.

L’impression qui ressort après lecture de l’article est plus “une sorte de fugue” que la disparition tout court, même si la déclaration dit attire l’attention sur la méconnaissance des raisons de la disparition;

On s’est trop apesanti sur les “difficultés d’existence des journalistes” comme pour expliquer que cela pourrait être là raison de la disparition de Birama.

Cet aspect (tout à fait justifié) aurait pu être traité séparément.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


“On s’est trop apesanti sur les “difficultés d’existence des journalistes” comme pour expliquer que cela pourrait être là raison de la disparition de Birama.”__Chouaibou Maiga

Bonne observation Chouaibou. Le communiqué devait être centré sur la disparition de Birama.

Amadou O. Wane
amadouwane.ml


Bonjour tous, espérant que durant ces moments d’absence le thé à la menthe a beaucoup été servi, je le ressers ici par un mot sur ce sujet incroyable et grave. Quelles qu’en soient les causes, difficultés de vie, fugue ou autre, c’est la disparition en tant que telle de ce pauvre jeune homme qui importe d’abord le plus et doit interpeller tous, pas seulement les journalistes. Le silence des autorités maliennes, et le contrôle en sous-main que cela révèle, sur la disparition d’un agent public, un journaliste connu, sème le doute et en fait préfigure une culpabilité car c’est leur responsabilité de veiller sur l’intégrité physique des gens qu’elles administrent – je ne veux pas parler d’intégrité morale, un voeu pieux dans un Mali aujourd’hui où l’immoralité (par ex. le vol et la dilapidation des biens publics) est banalisée voire donnée en exemple. Pour mesurer l’ampleur de ce crime, calcul ou mépris crapuleux, comparer d’avec la situation actuelle du Biprem. Les réactions ont bien été immédiates bien que malheureuses par le régime et ses soutiens sur la plainte de haute trahison. C’est à dire que les autorités et leurs soutiens veillent sur leur pouvoir mais se fichent de la vie et du citoyen et de celle de l’agent public (j’aurais sans doute l’occasion d’y revenir, si vous l’aviez discuté récemment). J’étais en voyage à l’étranger et les rumeurs dans certains milieux maliens font état d’un article de dénonciation écrit par Birama juste avant de disparaitre… En attendant, cette note du RMDH est la meilleure initiative que j’ai vue à ce jour sur cette très inquiétante affaire, en tout cas, elle tranche avec le contrôle en sous-main qu’il faut toujours craindre ! Espérons qu’à l’instar des citoyens, la presse dans son ensemble mesurera l’intimidation silencieuse qui lui est ainsi faite par des pouvoirs publics dont le silence lui-même est un crime. Espérons que ces pouvoirs veuillent bien sortir de ce crime ou de leur erreur tragique.

Diadié Alpha