Les Autorités Intérimaires:Une Crise se Profile à l’Horizon

Article un peu long discutant des autorités intérimaires et d’avenir… Pêle-mêle, deux passages.
– Les balises posées par la loi permettent en outre d’éviter que la mise en œuvre tourne, dans les collectivités concernées, à un grand désordre provoqué par l’intronisation de personnalités amenées dans les fourgons des mouvements et sans attaches avec les populations. Mais elles ne préviennent pas le scénario d’un choix d’autochtones sans envergure sociale, ni respectabilité reconnue. Donc, d’emblée contestables.
– Or le Septentrion renferme, à notre avis, en son sein suffisamment de bonnes volontés, disposant d’une solide assise sociale, capables de dévouement désintéressé et susceptibles d’aider à gérer avec intelligence la période intérimaire. Ce seraient elles en tant que porteuses de solutions qu’il faudrait détecter et valoriser.

L’avenir politique au Mali : Revoir et repenser par L’Essor 12 Avr 2016

L’avenir politique au Mali : Revoir et repenser

Diadié Alpha


Le danger est de voir les autorités intérimaires refuser de partir à l’heure venue ou saboter l’élection des autorités permanentes.

Une fois qu’on sirote le liqueur du pouvoir, c’est difficile de s’en débarrasser, surtout sous les tropiques.

Amadou O. Wane
amadouWane.ml


Oui le danger est réel et même prévisible. Ces gens-là ont bu plus que la liqueur, avec les mois d’hôtel à Alger puis à Bko puis 514 millions Fcfa à Kidal, mais au fond, ils ne sont capables que de s’intoxiquer sans l’aide de leur maître qui tire les ficelles… Et celui-ci les tient aussi bien que Bko.

Diadié Alpha


Merci Diadie pour le partage !
Precedee de pourcentages interessants et utiles a lire [pourcentages eux-memes tires d’un sondage de Decembre 2015 de la Fondation Friedrich Ebert], cette conclusion de G. Drabo me semble tres bien a propos. Elle resume bien toutes nos inquietudes exprimees ici, de part et d’autre:

“Il y a donc chez nos concitoyens la conscience très nette que le retour de la normalité ne peut pas se comprendre comme le rétablissement d’un statu quo ante dont presque personne ne veut plus. Les Maliens acceptent aussi le fait que le dit retour passe par une prise de risques pour bâtir une autre manière d’être et de faire. Mais ils attendent certainement que les changements à apporter symbolisent clairement la volonté de rupture d’avec le plus négatif de ce que nous avons vécu. En ce sens, il est impérieux que ce qui se passera dans les collectivités au Nord de notre pays constitue l’amorce d’une véritable solution, et non le traitement tactique d’une vraie difficulté.”

Il reste a voir si les autorites maliennes refuseront le retour a ce “statu quo ante”, prendront “les risques pour batir une autre maniere d’etre et de faire”, ou encore afficheront leur volonte de rompre “d’avec le plus negatif que nous avons vecu.”
Bonne nuit/journee a tou(te)s !

Talatou


Commentaires bien utiles sur ce douloureux problème de ‘l’accord d’Alger’. Il faudrait retenir la légèreté des autorités maliennes dont des symptômes indicateurs, observés sur beaucoup de points de l’accord ou par ex. lors du vote de la loi sur les autorités intérimaires, ont consisté à ne pas bien saisir leur portée en termes de survie même du pays. D’où la tentation des autorités de vouloir contourner la révision constitutionnelle par un accord parallèle (voir les incohérences et caches sur projet de loi, loi votée, ou accord subsidiaire) ou de faillir à l’avis préalable du Haut Conseil des Collectivités (HCC) ou sans doute dans le futur de vouloir évader éventuellement la Cour Suprême (CS). Mais ces tentations sont au pire juste des violations formelles des lois, qui permettront à certains politiciens de crier et se faire voir, sans que le fond réel des intérêts des populations soit servi. Car même si les démarches institutionnelles avaient été faites, les autorités n’encourent que la publicité de choses qu’elles auraient voulu cacher puisque HCC ou CS ne produiront que des timbres pour la délivrance de la lettre gouvernementale à ses destinataires des groupes armés. Mais il faut bien accepter de sentir l’odeur du thé à la menthe que la jeunesse malienne est en marche, comme attestée par la qualité des échanges de cette conference de la diaspora. Elle comprend bien l’absence totale du sens de responsabilité gouvernementale quant à ses obligations de représentation des populations, aussi bien au niveau des formes de conformité légale qu’au niveau du fond de la préservation de l’intérêt général.

Diadié Alpha