L’état Maquille sa Faiblesse

Je reviens d’une occupation momentanée pour dire deux mots suite aux réactions (dont un 2è message de M.ag H.) que j’ai eu le temps de lire.

D’abord noter la gentille occasion donnée par mon jeune frère Chouaibou à Mohamed ag Hamaty qui décida une réplique plutôt cynique. Ensuite aller plus loin que seulement dénoncer l’OCRS (ce qui serait un procès d’intention) et dire en quoi je pense que cette solution est mauvaise. L’OCRS fut une tentative avortée française de réunir tous les touaregs de la sous-région dans une ‘république des lithamées’, mythique création coloniale sans aucune bienveillance pour les touaregs mais pour manipuler leur nationalisme et tenir sous contrôle une région en effervescence. Un projet donc pour la grandeur de ‘l’Union française’ d’alors et contrer les velléités d’indépendance des colonies africaines ainsi que la dynamique politique indépendante du FLN en lutte.

Essentiellement un instrument de contrôle des touregs turbulents des massacres des missions Flatters, Bonnier et bien d’autres. Le projet a échoué essentiellement à cause de la volonté des touaregs de continuer à s’exprimer librement et en harmonie avec les communautés voisines d’avant la colonisation, à l’instar et au sein des entités territoriales. La fameuse lettre envoyée par des chefs de tribus touarègues est d’inspiration française y compris dans les sentiments racistes inoculés bien étrangers aux touaregs (purement européen). Ainsi dans le jeu de la pacification et en continuation du diviser pour mieux régner elle exacerba les caractères féodaux de la société targuie pour y inoculer le poison de la supériorité immanente. Bref, le cas des Ifoghas est école. On colla leur nom à un lieu (Adrar des Iforas), une imposture contraire aux us, et contre allégeance pouvoir absolu est accordé à leur chef. Donc un investissement dans un placement dont on vient encaisser les dividendes avec un Mnla comme serval dépisteur. Je m’arrête là pour les explications.

La position actuelle de Mohamed ag Hamaty est comparable à celle d’un viel enseignant tourègue qu’il a eu lui-même à dénoncer. Il ne doit pas cependant imiter Ambéry ag Rhissa qui avait opposé jeune la position française et vieux l’a rembassée comme cadre Mnla (dont le texte avait circulé sur ce réseau ainsi que les criritques de l’ancien Mohamed ag Hamaty). Pour ne pas trop m’étirer, disons que Mohamed ag Hamaty a tout le loisir de ses positionnements, l’essentiel étant que la majorité des lecteurs (et des maliens y compris les touaregs) garde sa saine appréciation de la situation, et je n’en suis que trop heureux d’y contribuer un tant soit peu. Disons aussi qu’il est bon de garder une bonne perspective de ce qui arrive au Mali. Nous n’avons que nous-mêmes à blâmer car la France ne fait que fructifier ses intérêts. Cette question touarègue nous a été surtout compliquée par la mauvaise gouvernance dans notre pays depuis près d’un démi-siècle et qui nous a enlevé notre sens de la justice sociale ainsi que de la vigilance.

Le langage et les pratiques politiques sains càd démocratiques et populaires devant régir les choix et les transactions socio-économiques entre les diverses composantes humaines de notre pays ont manqué et ainsi s’est exacerbée la corruption des valeurs sociétales et républicaines qui a exposé une coquille étatique de plus en plus vide de résistance aux appétits de reconquête qui n’ont jamais été loins comme nous le rappelle ce débat soudain de l’OCRS.

Diadié Alpha


Bonjour chers tous

“En tout état de cause, je te rappelle que l’esprit du projet franco-touareg sahariens OCRS-Organisation Commune des Régions Sahariennes des années 1950 n’est pas mort pour les descendants des notables maures et touareg d’alors – y compris moi – et leur paravent, la France néocoloniale!”_Ag Hamaty.

J’ai souligné “y compris moi”. Mohamed Ag Hamaty est-il en train de dire que le projet OCRS n’est pas encore mort pour lui ? Est ce la bonne compréhension que j’ai eue de la lecture de ce paragraphe ?

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Salut Choughaïbou;

Tu as si bien dis, en ne devinant pas, puisque tu n’es pas “divin”,
mais bien un mortel fin observateur des touareg, les “gens de la
brousse” d’à côté des “gens de la cité” dont tu en es un.

Effectivement, pour moi, le projet OCRS, à ne pas confondre avec la
rébellion touarègue avec son paradigme “Azawadrêve”, n’est pas encore
mort mais en stand bail.

En effet, je suis celui qui a hérité des gènes “velléitaires”
politiques sahariens de mon feu Amanokal Mohamed-Ali ag-Attaher pour
la construction d’un foyer dédié aux touareg sahariens qui unifierait
l’espace “touareg” qui se décline en 6 A: Ahaggar et Ajjer (Algérie),
Assahra (Azawad géographique), Adagh et Azawak (Mali), Aïr (Niger);
des provinces que le Nations Unies unifieront, en rapport avec les 4
Etats, pour constituer la République des Lithamés, un Touaréguistan
comme le futur Kurdistan qui unifierait les provinces kurdes de la
Turquie, de la Syrie, du Liban, de l’Irak et de l’Iran.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


A toutes fins utiles, je partage cet article de presse dont l’auteur
n’est pas le touareg malien Mohamed AG HAMATY. Lisez et commentez,
SVP!

“Touaregs: les origines de la révolte” par RFI-Arnaud Jouve –
08-04-2016 à 15:55; Un dossier à suivre la semaine prochaine dans
Touaregs, les rébellions,http://www.rfi.fr/hebdo/20160408-touareg-origines-revolte-mali-niger-burkina-faso-algerie-libye

Tamoudré.org du 08/04/2016.

Le Sahara central et une partie du Sahel ont toujours été habités par
les Touaregs. Ces grandes sociétés nomades ont toujours affirmé leur
indépendance et leur liberté de mouvement sur d’immenses terrritoires
désertiques. Mais l’expansion coloniale et la naissance des
Etats-nations sur cet espace vont provoquer de nombreuses rébellions
qui continuent de marquer l’histoire contemporaine. Retour sur les
origines des premières révoltes.

Les Touaregs – le pluriel de Targui – comme on dit en arabe, se
nomment eux-mêmes « Kel Tamatsheq », « ceux de langue tamasheq », ou «
Kel Taggemoust », « ceux qui portent le voile ». Ce sont des peuples
de culture Amazigh (Berbère) qui parlent le « tamasheq » et utilisent
une écriture très ancienne appelée le « tifinagh ».

Les Touaregs, qui se disent tous descendants d’un ancêtre mythique, la
reine Tin Hinan, sont organisés politiquement en confédérations (Kel
Ahaggar, Kel Ajjer, Kel Aïr, Kel Adagh, Kel Tadamakkat, Kel Azawagh et
Oudalan) sous la direction d’un chef, l’« amenokal ». Ces
confédérations composées de plusieurs tribus, sont elles-mêmes
fractionnées en plusieurs castes : les nobles guerriers (imajaghen),
les vassaux (imghad), les religieux (ineslimen) et les esclaves
(iklan).

Les Touaregs sont traditionnellement des nomades, dont la
sédentarisation a commencé à la seconde moitié du XXe siècle. La
population globale des Touaregs est estimée, suivant les sources, de 1
à 3 millions de personnes, dont la majorité (85%) vit au Mali. Ils
habitent le Sahara central et une partie du Sahel, sur un territoire
qu’ils appellent « tinariwen » et qui signifie « les déserts ». Un
espace de 2,5 millions de kilomètres carrés qui comprend des régions
de montagnes, de plaines, de plateaux et de vallons que sont le
Hoggar, le Tibesti, l’Adrar, l’Aïr, le Tanezruft, le Tademaït, le
Tawat, l’Azawagh, le Tassili n’Ajjer ou le désert libyen… Un
territoire qui, aujourd’hui s’étend, sur cinq pays : l’Algérie, la
Libye, le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Dès le XIIIe siècle, les échanges économiques vont croissant entre le
Maghreb au nord du Sahara et les territoires soudanais du sud et toute
l’activité caravanière qui en résulte est principalement réalisée et
contrôlée par les grands aristocrates touaregs, les imajeghen. Le
chercheur Julien Brachet, dans Le négoce caravanier au Sahara central
: histoire, évolution des pratiques et enjeux chez les Touaregs kel
Aïr (Niger) paru dans les cahiers d’Outre-mer, écrit à propos des Kel
Aïr qui contrôlaient les deux principales routes transsahariennes : «
Ce contrôle socio-spatial concourait à définir un ensemble de
territoires politiques et marchands, et participait à l’organisation
des groupes ».

« À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, un ensemble de
facteurs a perturbé la tenue de ce négoce caravanier, amorçant son
déclin, poursuit Julien Brachet dans son ouvrage. Les rapports sociaux
de production et d’échange, les rapports de domination, ainsi que les
rapports des populations à l’espace ont pour une bonne part été
bouleversés… entraînant ces populations dans une situation de crise. »
Ce que décrit le chercheur pour Kel Aïr vaut pour l’ensemble des
groupes touaregs, qui vont être confrontés au déclin du commerce
caravanier et à la colonisation du Sahara.

Dès 1830, la pénétration française au Sahara bouleverse profondément
la société touarègue. La fin de la traite des esclaves – une activité
importante qui régissait, depuis de nombreux siècles, les échanges
transsahariens -, le contrôle des routes et la monétisation des
échanges par exemple entraînent de profondes mutations dans la société
touarègue. On assiste alors à la division des grandes confédérations
touarègues et à l’apparition de multiples groupes autonomes.

« Les chefs et les aristocrates touaregs avaient conscience de
l’impact que pouvait avoir l’emprise des Européens sur leurs
territoires, ceux-ci leur faisant non seulement perdre le contrôle des
espaces marchands qui assuraient leur prospérité et leur hégémonie ,
mais remettait également en cause les structures de leur organisation
socio-politique, écrit le chercheur Julien Brachet. Et face à cette
domination, qui remettait en cause le mode de vie des groupes
touaregs, des mouvements de résistance virent le jour ».

C’est aussi à cette époque, avec la sortie en 1864 de l’ouvrage
d’Henri Duveyrier intitulé Les Touareg du Nord que se développe chez
les Occidentaux tout un ensemble de représentation qui vont faire du
Targui, qualifié d’« homme bleu » ou de « seigneur du désert », un
personnage mythique épris de liberté et de mystère. Avec la domination
coloniale, les actions de résistance se multiplient et s’intensifient.

En mars 1880, le lieutenant-colonel Paul François Xavier Flatters, en
charge de trouver une route pour la construction d’une ligne de chemin
de fer qui aurait relié le nord de l’Algérie au Soudan, tente un
premier passage dans le Hoggar mais doit faire demi-tour par manque de
nourriture, face à l’hostilité des Touaregs de la région. En décembre,
il monte une deuxième expédition forte de 93 hommes et de 280 animaux
(chameaux, chevaux, ânes) et retente le passage.

Mais le 16 février 1881, la mission est attaquée près de
Bir-el-Gharama par 600 hommes venant de trois tribus de la région, les
Touaregs Hoggar, les Ouled-Sidi-Cheikh et les Senoussya et tous les
membres de l’expédition sont massacrés à l’exception d’une vingtaine
d’indigènes qui parviennent à regagner Ouargla. Cette histoire met un
terme au projet de chemin de fer et retarde pendant une vingtaine
d’années la progression des forces coloniales qui prendront Tombouctou
en 1893 et In-Salah en 1900.

En 1902 à la bataille de Tit, l’armée française affronte les Touaregs
du Hoggar et prend le contrôle de toutes les tribus de la région,
soumettant en plus les Touaregs de l’ouest comme les Ifoghas en 1903
et les Touaregs de l’Aïr avec l’occupation d’Agadez en 1906. Cette
tragédie pour les Touaregs, qui entraîne l’anéantissement de leurs
forces combattantes et la destruction d’une grande partie de la
société traditionnelle, porte un nom : c’est ce que les Touaregs
appellent « tiwta », le « désastre », une période de chaos et de
désarroi qui marque profondément l’histoire touarègue contemporaine et
qui anime toujours l’esprit de nombreuses rébellions.

«Tégriwela n Kawsen », la révolution de Kawsen

La domination coloniale sur les populations du Sahara central provoque
en 1916 une insurrection générale des Touaregs contre la colonisation
française, menée par Kawsen, un noble touareg de la confédération
guerrière des Ikazhazen de l’Aïr (massif montagneux du Nord-Niger).
Kawsen, marqué par plusieurs années d’exil dans l’est du Sahara, dans
les zones non contrôlées par les Français, après avoir dû abandonner
l’Aïr, s’emploie à organiser la libération des Touaregs. Pour ce
faire, il va faire de très gros efforts de communication, comme
l’explique Hélène Claudot-Hawad dans Révolutionner l’opinion touarègue
: les stratégies novatrices de Kawsen contre la colonisation du
Sahara, pour fédérer ses interlocuteurs à sa cause sur des milliers de
kilomètres, alors qu’il n’existe ni radio ni aucun moyen de diffusion
de masse.

« Kawsen aura recours à des supports multiples : lettres, discours,
messages transmis oralement, maximes, aphorismes, poésie, mode
vestimentaire particulière, mise en scène théâtrale de certains de ses
principes, actions spectaculaires, introduction d’objets nouveaux et
usages inédits d’objets anciens, style de comportement particuliers…
pour faire comprendre les principes et les enjeux de sa lutte »,
détaille Hélène Claudot-Hawad.

Kawsen rassemble autour de lui de nombreux résistants provenant de
toutes les catégories sociales, instaure des stratégies militaires de
guérilla et libère la ville d’Agadez le 13 décembre 1916. Face aux
succès et à l’audace de ces combattants, les armées françaises et
anglaises renforcent leurs troupes et chassent les combattants
touaregs d’Agadez le 13 juillet 1917 et de l’Aïr le 25 mars 1918.
Kawsen mènera encore de nombreux combats dans le Tibesti et le Fezzan
et, traqué par des ennemis de plus en plus nombreux, il sera
finalement tué par ses anciens alliés turcs en janvier 1919 à Gatroun,
au sud de la Libye actuelle. La mort de Kawsen et la défaite des
insurgés entraînent une sévère répression qui n’est jamais parvenue à
effacer, notamment au Niger, la forte image de ce héros de la
résistance touarègue.

Les Etats-nations du Sahara

A la fin de la période coloniale, les territoires sahariens et
sahéliens des Touaregs se retrouvent sur plusieurs nouveaux Etats : la
Libye (1951), le Mali (1960), le Niger (1960), la Haute-Volta (1960)
et l’Algérie (1962). Pour les Touaregs, cette nouvelle division de
l’espace et leur nouvelle dépendance à ces jeunes pays les
marginalisent. Avec les pays du Sud Sahara par exemple, les rapports
dominants-dominés sont inversés par rapport à ce qu’ils ont été dans
l’histoire : les jeunes Etats sont dirigés par des ethnies qui, dans
le passé, ont été victimes des Touaregs. Tout cela ne se passe pas
très bien. Les Touaregs doivent se contenter d’un statut de minorité
où toute forme de contestation est durement réprimée.

Au Mali, la grande révolte des Kel Adagh, ceux qui vivent dans l’Adrar
des Ifoghas, de 1963 à 1964, que l’on cite souvent comme étant la
première rébellion touarègue, est très violemment réprimée par l’armée
de Modibo Keïta, avec le soutien du Maroc et de l’Algérie de Ben
Bella. Après avoir longtemps nié la réalité de cette dissidence, le
gouvernement de Bamako annonce son écrasement complet en 1964. Cette
répression provoque une vaste vague d’émigration dans les pays
limitrophes, principalement en Algérie et en Libye.

Ceux qui restent, survivent dans des conditions de très grande
pauvreté qui deviennent dramatiques avec les grandes sécheresses de
1973-1974, puis de 1984-1986. Pour survivre, les populations sont
obligées de se déplacer et perdent une grande partie de leurs
troupeaux. Leur arrivée plus au sud provoque de fortes tensions avec
les paysans sédentaires, beaucoup abandonnent le nomadisme et échouent
dans les villes. On assiste alors à une nouvelle vague d’exode vers
l’Algérie et la Libye. Cette marginalisation et ces vagues
d’émigration donnent naissance à une nouvelle génération de résistants
dont certains apprendront à combattre sur des terrains extérieurs en
Libye, au Tchad ou au Liban.”

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Familier de ce genre d’écrits. Une opinion comme une autre de compassion pour les touaregs. Il y a de multitudes opinions du genre de compassion pour les autres groupes humains qui souffrent au Mali. Pourquoi ne pas livrer de la sorte les opinions de compassion aux autres groupes ethniques défavorisées? En fait, toute politique arrêtée procède par ses choix, et le choix présent par l’auteur de ce dossier Rfi doit être compris dans cette relativité. C’est le choix de vouloir mettre ensemble les opinions en faveur de tous les groupes humains au Mali qui sous-tend la démarche de générosité de ceux qui se soucient de construction nationale.

Diadié Alpha


Exactement les mêmes remarques que Diadié Alpha.

Il faut noter que cette première de l’ auteur est fausse: “Le Sahara central et une partie du Sahel ont toujours été habités par les Touaregs.” Les Touaregs sont arrivés à peu près en même temps que les Peuls XVII – XVIII siècle …

En tout état de cause, la réalité actuelle ne peut pas être ignorée, si l’ on ne milite pas pour des exactions encore plus graves que celles de 2012 – 2013, qui continuent d’ ailleurs encore dans une mesure un peu moindre.

Bien cordialement

M. Diagayété


Dans l’interet de la riche conversation autour du the a la menthe, je me saisis de la substance des echanges ci-dessous pour, conformement au sujet du jour, proposer un arret sur image: La nouvelle region de Taoudeni.

Au dela de la merde actuelle de Kidal[une merde creee et entretenue par des independantistes reveurs, un gouvernement Malien ayant atteint le “seuil de l’incompetence” et une Medi(t)ation Algerienne dont il est difficile de dire la nature ou les objectfis, la creation de la region de Taoudeni, dans les conditions et limites actuelles, me semble etre un autre feu (et danger existentiel) en perspective pour notre pays.

Oui, on dira que c’est un projet qui etait deja la depuis, et que ce serait sur la demande des “popluations”, etc, etc. Si on devrait continuer sur ce genre de logique, ce serait bienvenue donc a la fragmentation du pays sur des bases ethniques avec leur corrollaire de revendications et exigences sectaristes auxquelles se meleront (certainement dans beaucoup de cas) des velleites identitaires, separatistes, etc.

C’etait avec les memes ingredients que Kidal a ete erigee en region, y comprise parmi ces ingredients, l’exigence de la nomination d’une personne specifique comme gouverneur. Ce genre de demarches et les exigences qui viennent avec posent deja les jalons d’une remise en cause de l’Etat d’une part et des velleites identitaires d’autre part.

Pour revenir a Taoudeni, geographiquement parlant, c’est une tres grande zone et une zone aride; une zone a cheval entre l’Algerie d’un cote et la Mauritanie de l’autre; une zone ou a mon avis, depuis la fermeture du tristement celebre bagne, l’etat malien n’a presque eu aucune forme serieuse de controle. Les errements des islamistes du FIS d’A. Madani (debut des annees 1990s et apres) et la recrudescence d’autres mouvements salafisto-islamisto-narco-terroristes (sous plusieurs acronymes dont il faut faire l’economie ici) dans la zone et au sud de l’Algerie sont des preuves solides de l’absence de controle serieux de quoi que ce soit dans la zone par l’etat malien.
-Ou sont les populations et quelles sont les villes ou il faudra creer les infrastructures necessaires pour le benefice de ces memes populations? Le dernier recensement officiel indiquait des chiffres interessants, mais dont je n’ai pas souvenance exacte presentement.

Ces questions sont tres importantes parceque beaucoup de personnes vivant presentement a Tombouctou et alentours sont recensees dans des localites relevant de la nouvelle region de Taoudeni. Entre parentheses, j’ai vu, il n’y a pas longtemps dans un posting sur Facebook, le nouveau gouverneur lui-meme preter serment devant un juge a Tombouctou.

Quand se rendra-t-il a Taoudeni? Les populations iront-elles (ou pourront-elles aller) s’installer dans les futures villes de Taoudeni ou continueront-elles a vivre a Tombouctou et alentours? Il est evident qu’il leur appartient de vivre la ou elles veulent, mais leur choix aura un impact sur le developpement (la mobilisation des investissements, etc) de la “nouvelle region” et de ses “nouvelles villes”. Et alors dans 10 ans (God forbid!) on risquera de se plaindre encore du manque d’infrastructures ou d’investissements, etc dans la zone. Toutes ces questions ont une grande importance, a mon avis. Leurs reponses sont importantes non seulement pour le retour et le maintien de la paix; pour la gestion de l’etat civil [un aspect que le Mali doit ajouter aux aspects centraux de la lutte contre l’insecurite transfrontaliere dans la zone], et, enfin, elles [les reponses] le sont aussi pour une definition de la vision globale de desenclavement et developpement de la zone a travers la creation des infrastructures necessaires au service des populations.
C’etait mon avis pele-mele, bonne soiree a tou(te)s !

Talatou


Ce qui affecte Taoudeni, Kidal, Ménaka, tout le nord malien et tout le sud malien est bien affligeant mais c’est une blessure ouverte qui est sans cesse renouvelée par un pouvoir qui n’a ni le souci des populations ni la capacité de la fonction qu’il exerce. Le seul souci de ce pouvoir est de préserver à Bko la corruption qui génère les prébendes par lesquelles il recrute et se maintient. C’est son seul souci car la garantie matérielle et militaire de son maintien est assurée par les mêmes puissances que le nord du pays intéresse.

Si l’organisme qui s’occupait des zones sahariennes françaises est mort par la guerre d’Algérie, le Mali (et le Niger, le Tchad et la Mauritanie) hérita de ses zones sahariennes à l’indépendance et les accords d’Evian de 1962 donnèrent à l’Algérie la gestion des départements sahariens. En Algérie un organisme franco-algérien de mise en valeur du sous-sol saharien a pris le relais (se rappeler que le pétrole a jailli à Hassi-Messaoud en 1956). Au Mali des efforts méritoires furent entrepris pour soutenir l’élan du progrès social et économique – scolarisation par les écoles nomades, actions en faveur de l’élevage, etc., le tout baignant dans une politique volontariste d’affaiblissement de la féodalité – mais qui connurent d’abord la halte de la rébellion de Kidal de 1963 puis la plus grande halte du coup d’Etat de 1968.

Tout un chacun connait l’hypocrisie et l’indécence qui ont marqué la gestion publique malienne depuis jusqu’à nos jours. C’est pour dire que toute nomination de gouverneur ou tout autre acte censé de développement doit s’appuyer nécessairement sur les leçons de ces antécédents si on prétend agir pour le bonheur des populations. Le dispositif actuel de ‘l’accord d’Alger’ de ‘la médiation’ et autre Minusma ne tirent pas ces leçons et ont leur objectif différent du bien-être des populations. Trop facile cette partition tant dénoncée mais pour quelle durée et pour quelles inconnues? Les jeunes maliens qui se battent y compris les peuls, sonrhais, touaregs et autres doivent comprendre qu’on ne peut se développer que par soi-même, qu’on peut inviter l’aide des autres mais qu’on ne se développe jamais pris en charge par eux. Malheureusement c’est la facilité de cette prise en charge qui caractérise le sous-bassement de générations de maliens depuis près d’un démi-siècle.

Courir après les postes à Bko, Kidal, Taoudéni ou Ménaka, profiter des retombées des actions propagandes de la Minusma, discuter sans aller au fond des problèmes, comprendre et ne pas agir, contribuent également à renforcer les pouvoirs corrompus et parasitaires autour de Bko, Kidal, Minusma, et affaiblissent les bonnes volontés qui se battent pour un autre avenir pour tous. Il faut se convaincre qu’on a un honneur à défendre, celui de pouvoir faire retour d’aide à vos parents, voisins et compatriotes. Et les conversations autour du thé à la menthe feront longtemps écho de la première génération de maliens à comprendre les enjeux de leur développement durable, et qu’elle doive se prendre en charge entièrement et ne peut pas s’illusionner à faire du neuf avec du vieux.

Diadié Alpha


Là où Diadé Alpha distille son mépris à mon égard et souffle dans la
même trompette anti-touarègue que mes « poursuivants peulhs »!

Sur ma position sur le thème en débat, Diadé Alpha auquel j’ai fait
copie, dans un courrier séparé, de ma position, sans ambiguïté, de
condamnation des motivations et des agissements des acteurs du présent
épisode de la rébellion touarègue, note, je le cite : «Pour ne pas
trop m’étirer, disons que Mohamed ag Hamaty a tout le loisir de ses
positionnements, … ». Cependant que Diadié Alpha, à la lecture de mes
échanges avec d’autres forumistes me dénie cette liberté d’expression
et se reprend, à la reverse, pour me faire la morale en me prêtant des
propos désobligeants et me menacer d’un combat au sabre si je ne suis
pas heureux de ses mots durs.

Je cite les mots clés tirés des textes des deux derniers posting de
Diadé Alpha : « cynique », « considérations fallacieuses », « le
Takouba est là pour tous cas d’impropriété », « la position actuelle
de Mohamed ag Hamaty est comparable à celle d’un vieil enseignant
touarègue ».

Je mets en exergue les passages suivants de la littérature par
laquelle de Didié Alpha me diabolise :

« D’abord noter la gentille occasion donnée par mon jeune frère
Chouaibou à Mohamed ag Hamaty qui décida une réplique plutôt cynique.» ;

« Allons, cher ami Mohamed ag Hamaty tu t’encombres dans tellement de considérations fallacieuses que tu finis dans l’impasse de l’OCRS…
» ;

« Sur la base des échanges séparés que tu as bien voulu faire avec moi, j’avais apprécié ton positionnement correct sur le Mali ainsi que ton analyse plus longue et plus réaliste de la question touarègue. Mais je vois que celui-ci est en déphasage avec tes déclarations présentes que je ne partage pas comme je te l’ai déjà écris hier. Tu as bien le droit de te planter et de te reprendre cependant. Ta
dernière posture fallacieuse que je veux discuter est celle qui m’attribue ‘une frayeur’ desdites régions tribales et ‘une absence de peur’ que tu aurais de ces choses. Bien sûr on peut me taquiner amicalement sur mon état de joie ou autre, etc., et je réponds de même amicalement pour amuser un peu un sujet grave, mais c’est entendu que c’est juste cela. En tout cas, le Takouba est là pour tous cas
d’impropriété… » ;

« La position actuelle de Mohamed ag Hamaty est comparable à celle d’un vieil enseignant touareg qu’il a eu lui-même à dénoncer. Il ne doit pas cependant imiter Ambéry ag Rhissa qui avait opposé jeune la position française et vieux l’a rembassée comme cadre Mnla (dont le texte avait circulé sur ce réseau ainsi que les critiques de l’ancien Mohamed ag Hamaty … »

Au vu de ce qui précède, j’estime qu’il y va de mon honneur de plus
rien partager et discuter avec des gens qui n’ont que du mépris pour
mes contributions sur ce forum de partage.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Ce que Mohamed ag Hamaty dit ici est contraire à ma démarche bien connue ici de tous. Même sous attaque, avérée ou voilée, jamais cependant d’attaque personnelle. Pas du tout de mépris, au contraire cela enlèverait tout sens à mon engagement. Au contraire beaucoup de compréhension et poursuite inlassable de l’argumentaire et de la discussion pour éclairer ce qui peut l’être. Je n’ai pas fait de quartier à ses arguments quand ils sont fallacieux mais toujours avec considération et estime. Et je le défiais même au Takouba chaque fois qu’il parlait pour moi ou pour mes sentiments sans se rendre compte de l’impropriété. En comparaison, j’ai dû me raviser à ne pas engager un interlocuteur qui insulte pour discuter ou faire taire, ce qui n’est pas son cas. Mon humble insistence à discuter est clairement fonction de la volonté et de l’espoir de contribuer à susciter un courant d’échanges qui aide notre pauvre pays malmené par la tourmente du désordre et de la confusion.

Disons cher Mohamed ag Hamaty que je répondais amicalement, mais en désaccord certes, comme tu le fais, en toute sincérité, dans l’espoir réel d’une influence bienfaitrice pour nos communautés et pour notre peuple.

Diadié Alpha

“Effectivement, pour moi, le projet OCRS, à ne pas confondre avec la rébellion touarègue avec son paradigme “Azawadrêve”, n’est pas encore mort mais en stand bail.”__Mohamed ag Hamaty

Voici les graines de la nouvelle rebellion. Nous sommes tous avertis. C’est toujours les memes aspirations de division du Mali.

Amadou O. Wane
www.amadouWane.ml


Wane,
Le hic c’est que les revionnistes sont encourages et appuyes financierement par nos gouvernants respectifs depuis 1994 jusquau recent forum dans leur combat de detruire le mali.

J’ai tjrs pense que les rebellions au nord sont un deal entre nos gouvernants et les touaregs feodaux de kidal.

Cordially

Balata


Oui, à écouter Mohamed Ag Attaye et certainement les trois Moussa pensent aussi ainsi. Alors tjrs un danger que l’ État malien doit prendre en compte.

Mais remarquons que la majorité des Touaregs, ne sont pas de l’ avis de Mohamed Ag Hamaty. Ils veulent l’ amélioration de leurs conditions de vie matérielles comme tous les autres Maliens.

Ensuite ce n’ est pas Mohamed Ag Hamaty qui va mobiliser les jeunes Touaregs à la révolte. Je le dis en connaissance de cause – que je tire une fois de plus de Kidal.info.. Ce que je n’ étends pas ici.

Alors trois remarques qui peuvent l’ une ou l’ autre ou toutes les trois être valables:

1. Mohamed Ag Hamaty fait du baga-baga, sachant bien que les quatre pays Algérie, Mauritanie, Mali et Niger sont allergiques à cette idée de ORCS, qui n’ aura jamais lieu à moins qu’ il y ait une guerre de “nettoyage ethnique”, laquelle est à écarter de mon avis.

2. Mohamed Ag Hamaty veut se racheter auprès de ces détracteurs si nombreux parmi les jeunes touaregs ayant adhérés aux idéaux du MNLA

3. Mohamaed Ag Hamaty cherche avec son baga-baga un poste (Balata Sidibé).

Enfin, je pense que nous lui accordons trop d’ importance qu’ il n’ a effectivement pas. Seulement il est important de discuter et
la mise à nu de l’ intérieur de Mohamed Ag Hamaty par lui-mýme nous éclaire de plus sur son réel état d’ esprit.

Bien cordialement
M. Diagayété


Aux trois remarques de Malobbo j’ajouterais une 4è de crise passagère quelconque car j’imagine difficilement un homme changer radicalement à cet âge son rapport avec sa société en crise. D’accord avec la constatation qu’heureusement la majorité des jeunes touaregs, comme tout jeune malien, ont une lecture plus équilibrée et saine de leur évolution. En somme points de vues effectivement intéressants et conclusion réaliste.

Diadié Alpha