Où est IBK?

De retour à Bamako ce dimanche.

Amadou Wane


Comme il est bien rentré et semble être en forme, peut-être qu’il ira se pencher sur la tombe de ces deux soldats maliens tombés pour le Mali hier samedi, comme il a eu à le faire pour les 3 militaires de Barkhane pendant qu’il était encore convalescent. Comme les français, ces deux là aussi sont tombés pour que lui et ses petits-enfants aient un meilleur Mali.

Deux soldats maliens ont été tués et un blessé hier soir dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, dans une embuscade tendue par des “hommes armés”, a-t-on appris dimanche de sources militaires. “Une mission d’escorte de l’armée est tombée dans une embuscade entre Goundam et Acharane (dans la région de Tombouctou). Deux militaires sont tombés (morts) et un a été blessé” lors de cette attaque menée samedi soir par “des hommes armés”, a affirmé un responsable de l’armée.

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A. Karim Sylla


Chers Malilinker,

Je pense que ce forum devient par moment un forum d’opposition au régime IBK qui ne dit pas son nom. Comme son nom l’indique c’est bien une plate-forme pour l’intelligentsia malienne, si cela est vrais utilisons notre know how pour aider le pays a sortir de cette situation au lieu de lancer des critiques à chaque opportunité.
IBK ne pourra et ne doit pas s’incliner sur chaque tombe de soldat tombé pour leur patrie mais par contre doit le faire pour les étrangers qui viennent tomber pour notre patrie chez nous surtout qd son calendrier le permet.
Je pense que nous devons élever le débat et arrêter ces coups bas. Quand il s’agit de critiquer certaines actions gouvernementales faisons le en toute objectivite chose que je suis sure notre majorité approuve car sans contradiction il n’y a point de développement.
Mes excuses si mes propos ont offensé quelqu’un.

Pour un Mali fort et libre.

Babou Ibrahima DIALLO
Managing Director


Tout à fait d’accord avec vous Diallo.
Que l’âme des disparus repose en paix et prompt rétablissement aux blessés. Les soldats maliens sont tombés pour leur patrie, il y a des occasions pour reconnaître et honorer leur sacrifice ultime.
Les soldats français et étrangers sont engagés au nom de la solidarité internationale. La nation malienne toute entière leur est reconnaissante et cette reconnaissance doit être exprimée solennellement par les représentants de L’État malien chaque fois qu’ils en ont l’opportunité.

Salihou Guiro


Je pense que tous les deux doivent être faits – avec les mêmes rigueurs et assidiûté.

Le problème réside dans le fait que IBK est prompt à pleurer pour des étrangers et ne pipe pas mot pour ces propres concitoyens, alors que les dirigeants des pays européens et américains n’ oublient jamais un seul de leur concitoyen qui soit “tout simplement” agressé dans un pays en dehors de ceux qu’ ils considèrent comme démocraties.

“Critiquer en toute objectivité”:

Alors qui fait des dépenses non fondées en milliards et pas prioritaires sur les maigres revenus du Mali qui est parmi les 10 plus pauvres pays du Monde, dont les forces armées ont besoin de chaque centime pour se rearmer en morale et matériel?

Qui crée continuellement des scandales ?

Qui refuse obstinement de faire participer pleinement l’ opposition parlementaire et la société civile à la résolution de la crise?

etc., etc. ?

Le know-how de la dispora reste tjrs en jachère, sans utilisation conséquente. TOKTEN est quasiment mort ! Ce qui a amené beaucoup à rester en dehors du Mali pour mieux aider au moins leurs familles.

Bien cordialement

M. Diagayété


“Je pense que ce forum devient par moment un forum d’opposition au régime IBK qui ne dit pas son nom.”__Babou Diallo

Je constate qu’au Mali on est entrain de créer un nouveau “dirty word”.

Si on veut discréditer quelqu’un il suffit de le libeller comme de “l’opposition”. Je pense que c’est une tactique anti-démocratique pour seul but d’intimider les critiques du pouvoir actuel.

Que veut dire être de l’opposition? Je pense que l’utilisation de ce terme démontre une paresse intellectuelle qui ne fait offusque l’idée central d’un débat.

Il est temps que nous comprenons que l’unanimité tue le progrès social. Ce sont les débats contradictoires qui font avancer une société. Nous connaissons tous le résultat de 20 ans de “consensus”; et puis le président n’a point besoin de plus de griots; il en a assez.

“IBK ne pourra et ne doit pas s’incliner sur chaque tombe de soldat tombé pour leur patrie mais par contre doit le faire pour les étrangers qui viennent tomber pour notre patrie chez nous surtout qd son calendrier le permet.”__Babou Diallo

J’avoue que je ne comprends pas la logique de cet argument. Les soldats français sont tombés pour l’intérêt de la France.

IBK en temps que président du Mali doit respect à ceux qui ont donné leur vie pour protéger le Mali. C’est sidérant a quel point nous nous méprisons.

It’s really sad.

Amadou O. Wane
www.amadouwane.ml


Certains pensent que les soldats francais sont morts pour l’intéret du mali oubliant qu’ils sont là pour défendre les intérêts de leur pays.
Quand on se soigne à l’extérieur en laissant les services de santé dans un état primitif et qu’au retour on est applaudi par des citoyens délaissés dans leur mouroir de services de santé, tels raisonnement me semblent logiques.
Deux articles importants: l’un sur les relations francafrique et l’autre le cout médical pour se transporter en France afin d’eviter les mouroirs africains dont on a la charge de les améliorer.

Ils se font passer pour Le Drian et tentent d’extirper des fonds en Afrique – RFI

« Présidents africains, pourquoi ne restez-vous pas mourir au pays ? »

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Faute politique
Disons le sans ambages : délaisser les institutions sanitaires de son pays pour se soigner à l’étranger est, au bas mot, une faute pour un chef d’Etat. C’est la preuve irréfutable qu’il n’a pas réussi à bâtir sur place un système de santé digne de sa confiance.
Si, dès qu’ils sont malades, même légèrement, les présidents africains sautent dans l’avion pour Paris, Londres, Lisbonne ou Madrid afin d’y recevoir des soins, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas favorisé chez eux le développement de l’expertise médicale nationale. Ce n’est pas une blague : il existe aujourd’hui des pays africains qui n’ont aucun spécialiste du cancer ; d’autres qui n’ont que trois ou quatre cardiologues ; d’autres encore où les quelques gynécologues n’exercent que dans la capitale.

Ces chefs d’Etat, qui ne se gênent pas pour aller se soigner à l’étranger, n’ont pas non plus érigé l’acquisition du matériel médical en priorité de leurs actions. En 2016, il est encore impossible, faute d’appareils, de pratiquer une IRM dans certains Etats d’Afrique subsaharienne. Dans d’autres, il existe un seul appareil qui tombe régulièrement en panne, pour cause de surchauffe ou de défaut de maintenance.
L’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre africain malade coûte 120 000 euros, soit une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.
Pour un chef d’Etat, se soigner à l’étranger est également une énorme injustice envers le reste de la nation. En effet, pendant que leurs compatriotes sont condamnés à se rendre dans des structures de santé devenues des mouroirs, les présidents africains eux prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour venir en Occident recevoir des soins. Et c’est souvent une affaire de gros sous : la facture d’hospitalisation d’un dirigeant sahélien à l’Hôpital américain de Neuilly a grimpé jusqu’à 300 000 euros, soit le budget de fonctionnement annuel de l’Hôpital de Birao, en Centrafrique.
De même, l’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre ouest-africain malade coûte 120 000 euros, l’équivalent d’une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.
La faute politique et l’injustice expliquent ensemble la colère d’une partie de l’opinion malienne lorsqu’elle a appris qu’IBK était venu se faire opérer à Paris.
Derrière le slogan « Tous au Val-de-Grâce », ces Maliens-là ont rappelé que leur président avait acheté en 2014 un nouvel avion pour près de 30 millions euros. Selon eux, cette somme aurait largement suffi à construire à Bamako un hôpital de référence dans lequel IBK aurait disposé d’une chambre réservée à l’année.
Triste record mondial
Pour avoir fait le choix de négliger les structures sanitaires de leur pays, convaincus qu’ils pourront toujours être évacués vers les capitales occidentales, les dirigeants africains ont mis le continent au sommet du palmarès mondial des présidents décédés à l’étranger.

Ces chefs d’Etat, qui ne se gênent pas pour aller se soigner à l’étranger, n’ont pas non plus érigé l’acquisition du matériel médical en priorité de leurs actions. En 2016, il est encore impossible, faute d’appareils, de pratiquer une IRM dans certains Etats d’Afrique subsaharienne. Dans d’autres, il existe un seul appareil qui tombe régulièrement en panne, pour cause de surchauffe ou de défaut de maintenance.
L’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre africain malade coûte 120 000 euros, soit une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.
Pour un chef d’Etat, se soigner à l’étranger est également une énorme injustice envers le reste de la nation. En effet, pendant que leurs compatriotes sont condamnés à se rendre dans des structures de santé devenues des mouroirs, les présidents africains eux prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour venir en Occident recevoir des soins. Et c’est souvent une affaire de gros sous : la facture d’hospitalisation d’un dirigeant sahélien à l’Hôpital américain de Neuilly a grimpé jusqu’à 300 000 euros, soit le budget de fonctionnement annuel de l’Hôpital de Birao, en Centrafrique.
De même, l’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre ouest-africain malade coûte 120 000 euros, l’équivalent d’une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.
La faute politique et l’injustice expliquent ensemble la colère d’une partie de l’opinion malienne lorsqu’elle a appris qu’IBK était venu se faire opérer à Paris.
Derrière le slogan « Tous au Val-de-Grâce », ces Maliens-là ont rappelé que leur président avait acheté en 2014 un nouvel avion pour près de 30 millions euros. Selon eux, cette somme aurait largement suffi à construire à Bamako un hôpital de référence dans lequel IBK aurait disposé d’une chambre réservée à l’année.
devenues des mouroirs, les présidents africains eux prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour venir en Occident recevoir des soins. Et c’est souvent une affaire de gros sous : la facture d’hospitalisation d’un dirigeant sahélien à l’Hôpital américain de Neuilly a grimpé jusqu’à 300 000 euros, soit le budget de fonctionnement annuel de l’Hôpital de Birao, en Centrafrique.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/21/presidents-africains-pourquoi-ne-restez-vous-pas-mourir-au-pays_4906616_3212.html

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Chaque jour nos dirigeants donnent l’opportunité à des racistes genresTrump de se moquer encore des africains. le peuple fait encore le griot.

Salutations meilleures

Ahamadou SAMBEL


Merci, Balata !

Extraits éloquents pour Babou Diallo qui s’ injure contre malilink devenu “une opposition” et qui exige des critiques objectives. Tous les articles sont à recommander en toute longueur.

M. Diagayété


Il y a des soldats de la MINUSMA qui ont perdu la vie; le président n’est pas allé pleurer sur leur corps; nos amis étrangers méritent nos égards surtout quand ils mettent leur vie en danger et perdent la vie ainsi. 7 soldats Guinéens sont tombés à Kidal — je n’ai pas vu les images d’IBK les raccompagner à Senou; peut-être que notre ami Babou pourra partager les images.

Il ne s’agit pas de coups bas, mais d’une réelle perception au sein de l’AMA. Ni i sara Mali yé i sara fu — on ne peut pas se permettre de telles pensées au sein de nos forces armées. IBK parle certes des soldats maliens mais dans la pratique ces derniers ne reçoivent pas l’égard qui leur est dû. Quand le PR, en pleine convalescence, s’efforce de se rendre à l’enterrement des Français, croyez-moi, il s’agit surtout de mépris pour ces bougres qui perdent la vie au quotidien dans l’AMA.

Dernier point; nous débattons ici de tout; personne n’a besoin de s’excuser pour avoir une opinion. C’est dans la contradiction que nous avançons dans notre compréhension. Personnellement je n’y vais pas par deux chemins; IBK est mauvais pour le Mali; beaucoup ici ont crû que le monsieur avait besoin d’aide pour changer les choses; beaucoup parmi eux ont vite déchanté. Il y a aussi beaucoup d’optimistes.

Babou, moi j’attend tout simplement qu’on me dise ce que le mec a fait de bien pour le Mali; pour chaque bienfait je donne 100.000 F à une œuvre de charité si tu acceptes aussi de donner 100.000 F pour chaque méfait que je vais citer. Ma liste sera bien plus longue que la tienne.

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A. Karim Sylla


Il est temps que la vieille mégère se rappelle à notre bon souvenir ou à notre mauvaise conscience.

Malinet/Malilink a eu 20 ans en janvier. Biein qu’en bonne Malienne (avec un jugement supplétif pour acte de naissance), elle ait fêté aussi ses 20 ans l’an passé, mais ce n’est pas le sujet de notre causerie au clair de lune.

Et quand Malilink avait 1-2 ans, en avril 1997, c’était aussi la crise et elle était déjà une opposition qui disait (même) son nom.

Celui qui croit que la remarque initiale et les commentaires qui vont dans son sens sont limités aux membres surdoués de ce cénacle doit tendre l’oreille à une radio locale au fond du pays. J’étais à Gao il y a un peu plus d’un mois et j’écoutais les différentes émissions locales sur 6-7 stations, principalement en langue songhay. J’étais même soulagé de réaliser qu’on ne hallucine pas ici. On entend pire en termes de perception de la classe dirigeante actuelle par des gens ordinaires. Ce sont ceux-là qui ont largement voté pour le président et son parti. La véhémence de leurs propos va surprendre même un opposant viscéral du régime.

En parlant aux gens, il y a deux exemples qu’ils m’ont rappelés: 1) le fait que le président ne soit venu à Gao qu’après les marche violente contre la MINUSMA – ils se rappellent les promesses miroitées face au défi de Soumaïla Cissé; 2) cette attitude est vue comme une continuation d’un mépris retranché, qui vient de loin. Son prédécesseur, Dioncounda Traoré, a accompagné François Hollande à Tombouctou. C’est tout. Il est parti comme ça, sans avoir jamais pris l’initiative lui-même d’aller dans des endroits où même une visite furtive d’un chef d’État intérimaire aurait pu remonter le moral de populations traumatisées et saisies d’un profond sens d’abandon.

Tout ce qui se dit sur ce forum n’est pas vérité incontrovertible, mais ne pas le dire ferait plus de mal au pays, ses dirigeants et même ses populations que toutes les critiques qui pourraient déplaire aux dirigeants.

Dire aussi que cette perception de mépris et de compassion sélective n’est pas limitée au Mali. En général, à travers l’Afrique, il y a très peu de dirigeants qui descendent de leur piédestal pour communiquer avec leurs concitoyens dans des moments de détresse. Ces citoyens qui se voient traités comme des sujets d’une monarchie absolue. C’est toute une culture (ou inculture) politique qui est en question.

La communication responsable n’est pas un enchaînement de communiqués lus à l’ORTM au journal de 20h. La meilleure communication se fait en contact avec les gens, et pour les dirigeants actuels, le fil du contact est loin d’être visible. C’est même une culture du détachement qui s’est installée, et ce n’est pas un bon signe ni pour le citoyen, ni pour le pouvoir. Ceux qui mettent le doigt sur la plaie ne la soignent pas, mais ils rendent service à l’ensemble. Ce qui fait que les réguliers et intermittents de ce forum restent en conversation depuis 20-21 ans.

Mohomodou


“IBK ne pourra et ne doit pas s’incliner sur chaque tombe de soldat tombé pour leur patrie ” ?????

Je ne crois pas que la personne qui a écrit cela sache réellement ce qu’elle a écrit.
L’horreur absolue….

Cordialement..

Amb. Ret. Mamadou Traoré