Le Prix d’une Vie Humaine au Mali: Un Sac de Sucre

Votre mari donne sa vie pour défendre le Mali…votre récompense: un sac de sucre.

It is sickining!

Après les fanfares, qui nourrira et logera ces veuves et leurs progéniteurs? Ces familles passeront aux l’oubliette.

Pendant ce temps les malfrats de Kidal sont reçus dans notre palais avec des crevettes.

Ainsi va le Mali.

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Amadou Wane


Tout remonte à la gorge ce matin Wane ?!!
Véridique. On se croirait en plein cauchemar. Et pourtant c’est la réalité en 2016 au Mali. Vieux pays !

Cissé Mahamadou


Bonjour Wane,
Je suis indigné.
De plus, je trouve la médiatisation insupportable et humiliante.

Mahamadou Seydou


c’est aberrant, nous avons vu Lobo Traoré Touré qui donnait des tonnes de riz, mils, sucres, huiles et laits

Moussa Bagayoko


Moussa,

Je ne pense pas que des tonnes de vivres feront l’affaire. Ce ne doit pas être un privilège, mais un droit pour ces veuves.

Il doit y avoir des lois qui garantissent le minimum aux familles des soldats morts sur le champ de bataille.

Le ministre de la défense doit proposer au président et l’AN un projet de loi pour la protection des veuves. Je lui propose même le titre du dite loi:

” Loi de Protection Sociale pour les Familles des Martyrs”.

If he needs help, we can even write a draft for him.

Amadou Wane


Ça, c’est le procédéré d’ un État de Droit conséquent.

Mais sous ces parallèles presque tout de ce domaine social est basé sur une solidarité informelle, autrement de bonne volonté et éphémère de ceux qui ont les moyens généralement – ceux-ci sont issus des impôts des contribuables. C’est le poy kan poy et se faire voir (togo nyini) qui priment.

Diagayété


Critiquer mais soyons constructifs aussi. Un geste ponctuel dans le cadre du mois de ramadan n’est pas à être considéré comme la récompense d’une vie. A ce que je sache, l’on a toujours agi ainsi et, si l’on en parle maintenant, c’est qu’aujourd’hui, nous sommes en crise. Sinon, chacun de nous, présents ici ou pas, peut bien agir en faveur de ces veuves et orphelins.

Cordialement.

Amadou Salifou GUINDO,

Doctorant Sciences du Langage
DIPRALANG EA739
Montpellier 3


En effet, je crois qu’il faut être raisonable.
“I ya kè, kara. I ma kè kara.”
Je suis sûr que cela a fait un peu chaud au coeur à ces familles, même si elles méritent beaucoup mieux.

Sabu Nyuman


Personne ne dit que ces actions humanitaires sont à condamner globalement. Ce qui est à reconnaitre c’ est qu’ elles sont et restent éphémères. De quoi vivenet alors ces veuves pendant 365 jours de l’ année? Pas quand-même de ces sacs de sucre qui pourraient dans le meilleur des cas, couvrir le besoin en sucre pendant le mois de carème? Encore faudra-t-il avoir de quoi sucrer? Ou bien devront-elles manger le sucre pur?

Ce qu’ il faut est que l’ État crée une loi donnant à ces veuves le droit d’ avoir une pension à être planifiée et intégrée dans leur budget familial. Et cette pension ne devra pas attendre très longtemps pour être actionnée dès que la malheureuse nécessité se crée. C’ est une proposition concrète.

Bien cordialement

M. Diagayété


Personne ne dit non plus que ce geste est tout ce qu’il faut pour les veuves de nos soldats. Au Mali il est de tradition au mois de carême d’acheter du sucre pour sa famille. Tous les enfants de la famille le font généralement ou donnent de l’argent à cet effet. C’est dans ce contexte que je perçois le geste de la première dame. Elle a acheté du sucre à sa famille.
Plus que l’aide matérielle, c’est le symbole que la Nation se rappelle du sacrifice fait par leurs maris. Je pense que ce symbole est fait également à mon nom, en tant que citoyen. Ainsi leurs familles sont devenues les familles de toute la Nation. C’est pourquoi je félicite Mme Kéita. Et je pense que ces veuves se sont senties honorées par la remise de main en main par l’épouse du Président de la République et sous les regards de tout le pays, d’un cadeau symbolique pour honorer la mémoire de leurs maris morts au service de la Nation.
Il fut des temps où mourir pour telle distinction c’était ça le patriotisme. Mais il semble que politiquer violemment à tout venant est encore plus patriotique de nos jours.

Je ne sais pas de quels supports les veuves militaires bénéficient mais j’imagine qu’elles touchent les pensions de leurs maris au moins. J’imagine aussi qu’elles se seront organisées pour mieux revendiquer leurs droits comme l’avaient fait les épouses des parachutistes victimes du général assassin Sanogo.

Sabu Nyuman


“Je ne sais pas de quels supports les veuves militaires bénéficient mais j’imagine qu’elles touchent les pensions de leurs maris au moins.”__SB

Je pense que dans ce cas mieux faut s’obtenir de faire des déclarations en méconnaissance de cause.

Le calvaire des ces veuves est bien connu au Mali. Il y’ a quelque mois elles ont manifesté leurs mécontentements; il y’ a eu des articles dans la presse. Des membres du Recam ont interviewés des veuves.

Et puis, le symbolique ne nourrit pas une famille. On ne critiquerait pas le symbolique s’il y’ avait quelque chose de concret dernière. Ces familles vivent de quoi pendant les autres 335 jours de l’année?

Does anybody care?

Amadou O. Wane


Sahelien | 09 Novembre 2015

Mali : Qu’en est-il des familles des soldats tombés au front ?

C’est dans une chambre-salon, logée au cœur du camp nord de Kati, que nous la veuve, Safiatou Diarra nous a reçus. Son mari, l’adjudant-chef Issa Diarra est tombé au front à Léré en avril dernier.

Six personnes partagent un dortoir en banco, construit par l’adjudant, il y a quelques années. Plus de 6 mois après son décès, la veuve Diarra et ses enfants attendent toujours la réaction des autorités. « A part quelques vivres que le service social nous a donné pour les deux fêtes, et une fiche de santé, rien ne nous a été dit concernant l’avenir. Puisque notre cas est récent, les anciennes veuves sont mieux placées pour témoigner », indique Safiatou Niaré.

Nous nous sommes rendus dans la famille Coulibaly pour recueillir les témoignages des veuves du sergent Modibo Coulibaly, décédé le 28 février 2012. « Nous sommes au nombre de 18 personnes, ma coépouse, nos enfants et moi. Depuis quatre ans, nous nous débrouillons chaque mois, avec la somme de 100.000 FCFA comme pension », témoigne Fatoumata Traoré.
Une autre veuve qui perçoit, 53000 FCFA, nous explique que cette pension, varie en fonction du grade du défunt. De plus, les militaires tombés au front, laissent souvent de nombreux enfants qui s’en sortent difficilement. Électricien de formation, Lassine Coulibaly affirme qu’il est actuellement au chômage et cherche à être recruté dans l’armée, pour aider sa famille, à « sortir de la misère ».

La famille d’un soldat décédé, ne dispose que de six mois pour quitter la maison, qu’elle soit construite par le militaire lui-même, ou par l’Etat dans certains cas. « Pour le moment nous n’avons aucun espoir d’avoir une maison en dehors du camp. Nous espérons que l’État fera quelque pour nous », souligne Safiatou Niaré.

Le président de la République, a promis, le 22 septembre à Kati, que les familles des militaires décédés au combat seront prises en charge par l’Etat. Il a indiqué qu’une loi est en cours d’élaboration et sera bientôt adoptée par l’Assemblée nationale.
Ces veuves ont créé depuis 2012, l’ »Association des femmes des porteurs d’uniformes tombés sur le champ d’honneur ». Depuis sa création, cette association qui comprend 26 membres, n’a reçu que des promesses selon, selon sa présidente Balkissa Touré.

La relecture des textes sur les pupilles du Mali était au centre d’une rencontre, la semaine dernière, au ministère de la solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord. Selon le ministre Hamadoun Konaté, l’initiative s’inscrit dans la volonté du président de la République de rendre opérationnelle, la reconnaissance de la patrie à ceux qui l’ont servie de manière exceptionnelle et qui, au cours de ce service, ont perdu la vie.

Lors de la réalisation de ce reportage, nous avons contacté le service social des armées, mais aucune suite n’a été donnée à nos demandes.

Source: Sahelien
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Amadou Wane