La Guerre Sans Nom

En pensant a tout ça je me suis rendu compte que nous n’avons même pas de mon pour cette guerre au Mali. C’est triste.

Comment pouvons nous nous souvenir de nos morts si on a même pas de nom pour définir le conflit dans laquelle ils sont tombés?

Quel nom pouvons nous donner à cette guerre?

Amadou O. Wane


“La grande guerre patriotique” ou “The unknown war”.

Ca rappelle le nom du film (réaliser en commun par les soviétiques et américains) du même nom s’agissant de la deuxième guerre mondiale.

Les russes l’ont appelé “La grande guerre patriotique” et les américains “The unknown war”.

Mais je propose que Stephane Kader Bomboté et les autres nous proposent quelque chose de mieux adapté.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Je propose la “guerre fratricide”.

Quelque soit le côté, il n’y a que des maliens qui meurent.

Sidiki


Chouaibou,

Je constate que tu parles de guerre, si les maliens dans leur majorité arrivent au même constat et admettent que nous sommes bel et bien en guerre, ce sera alors un important pas cognitif de franchi. C’est à partir ce là que l’on peut demander au peuple de fournir d’effort de guerre nécessaire et c’est à partir ce cet effort que l’on peut entamer des négociations respectées par toutes les parties.

Pour l’instant c’est loin d’être le cas. Pour la plupart des maliens nous ne sommes pas en “guerre”. Nous avons tout juste affaire à des “bandits armés”, expression consacrée dans les medias d’état. Le gouvernement lui-même est loin de lever l’ambiguïté et laisse croire que les accords signés, aussi imparfait soient-ils, constituent la solution au problème. Hélas, chaque jour qui passe, avec son lot de victimes, se charge d’apporter un sanglant démenti à ce déni de réalité…

Quant au nom de ce conflit, ce n’est pas à un spectateur (surtout lointain) comme moi de le définir en lieu et place de ceux qui le font, même si cette guerre touche chaque malien de près ou de loin. Je crois qu’il revient d’abord à ceux qui versent leur sang quotidiennement de le nommer, nous ne pourrons que nous aligner sur leur choix. Peut-être que si la Grande Muette se fait entendre (démocratiquement), les choses changeront à Koulouba comme à Bagadadji.

Stephane Bombote


A la bonne question posée par Amadou Wane “Comment pouvons nous nous
souvenir de nos morts si on a même pas de nom pour définir le conflit
dans laquelle ils sont tombés?
Quel nom pouvons nous donner à cette guerre? “, je lui propose de
faire une “maquette” des qualificatifs que chaque communauté ethnique
au Mali donne à la crise malienne, dite en français “la résurgence de
la question touarègue au Mali”.

Pour les miens touaregs de la région de Tombouctou, on désigne la
crise actuelle au Nord du Mali par le terme générique “les années de
la GRANDE CATASTROPHE” par “FODHA/ALMASSIBAT/ALFITNA”.

Tous les gens morts et les enfants nés au cours de la période
2011-2016, seront qualifiés de “ceux morts ou nés dans les années de
“FODHA/ALMASSIBAT/ALFITNA”.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


La Guerre de Sécession.

Amadou Wane