Pour les Amateurs du Karaté

Diaspora africaine aux USA/AMADOU NIANG (MAITRE DU SHOTOKAN:Un ambassadeur qui se distingue dans la communauté malienne – L’Impartial – Notre Credo, La Neutralité

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Houusss SENSEI,
Ça fait plaisir de découvrir les talents des frères et sœurs dans les différents domaines de la vie.

Le Style KARATE ( Shotokan- Wado-ryu- Gojo-Ryu et Shito-Ryu) est organisé et géré au Mali par la Fédération Malienne de KARATE et disciplines affiliées (FEMAKA). Cette fédération compte à son sein aujourd’hui , en plus du SHOTOKAN styles JKA et SKI , des styles comme le Shiron Ji Ryu le Samboudo-KI KAI etc.

Comme dans presque toutes les associations Maliennes, la défense des intérêts personnels et partisans, associée à la quête des privilèges, ont complètement “Foutu” le karaté Malien. la Fédération est prise en otage par un groupuscule qui s’est octroyé tous les privilèges et qui les octroie aussi à ceux qui qui les soutiennent dans leurs œuvres et manœuvres. Les passages de grades sont organisés pour remplir les caisses et les poches des instructeurs, les bons techniciens sont exclus de la direction technique au profit des médiocres, les grades de complaisance sont octroyés par ci par là pendant que la qualité de la formation est nauséabonde.

Il y a très peu de compétitions au niveau national et rarement de participation à celles internationales. les quelques fois que la fédération envoi des athlètes se battre à l’extérieur (KATA-KUMITE) , ses derniers reviennent généralement bredouilles et même souvent humiliés à quelques exceptions près.

En 1998 , ceux qui voulaient combattre ses faits suscités et qui voulaient mettre l’accent sur le travail comme seul gage de progression dans le KARATE, ont crée une association au sein de laquelle ils se sont regroupés: l’Association Malienne de SHOTOKAN KARATE-DO (AMSHOKA) dont je fus d’ailleurs le tout premier Secrétaire Général pendant que j’étais encore étudiant..En 2 ans seulement après notre création, nous avons vraiment démontré nos preuves. Des compétions communales et nationales, des stages internationales animés par des experts internationaux venus d’Afrique, D’Europe et du Canada, suivis par des passages de grades etc vraiment c’étaient simplement formidable . Mais comme au Mali, la plupart des bonnes initiatives finissent aussi par échouer pour des questions personnelles, l’AMSHOKA , elle aussi est devenue ce qu’elle est après….

Cependant, malgré tout, elle demeure jusqu’ici la structure au sein de laquelle se trouvent les meilleurs karatékas en terme d’expertise et de capacité techniques aux normes internationales….Bref, c’était juste pour te raconter un peu l’état des lieux de ton sport dans ton pays pendant que tu faits des émules à l’extérieur.
REY
Fabou


Bonjour Diaoune et Sensei Kante,

en effet, Fabou parle d’un probleme assez serieux qui freine la marche du karate et de beaucoup d’autres disciplines sportives au Mali. Je suis tres bien impregne de ce probleme.

Fabou, les divisions et conflits de personalite et d’interet dont tu parles ont cause beaucoup de degats au karate malien bien avant l’avenement de l’ AMSHOKA. Les tensions existaient depuis le temps de maitre Bagayoko, un pionnier du karate malien (paix a son ame), qui fut d’ailleurs mon premier maitre au Stade Omnisport. C’etait a mon retour d’une premiere formation professionelle de quatre ans que j’avais repris le karate sous le tutelage de maitre Abdoul Wahab Traore (Bob), un autre pionnier du karate malien. A l’epoque maitre Bagayoko n’enseignait plus au Stade (je l’avais cherche sans succes). c’etait beaucoup plus tard que j’avais su que son dojo etait desormais situe au grand marche de Bamako. Meme la, il s’y faisait tres rare.

Certains de ses eleves (mes aines) y enseignaient. Il y avait deja une tres grande tension entre le “camp Bagayoko” et le “camp Bob.” Moi j’etais tres incomfortablement pris dans cet engrenage puisque j’etais eleve des deux camps par la force du hasard. J’avais beaucoup de respect et continue d’avoir du respect pour mes deux maitres qui avaient malheureusement entretenu une competition malsaine. La campagne de denigrement mutuel qui s’etait installe entre ces deux pionniers est la meme campagne qui continue d’alimenter la division aujourd’hui.

L’AMSHOKA, a travers son promoteur et premier president, maitre Diakite, se reclame de l’ heritage de maitre Bagayoko puisque Diakite, comme moi, et beaucoup d’autres parmi les premiers responsables de son organisation furent de pres ou de loin associes a l’illustre maitre Bagayoko. je suis certains que des jeunes karatekas maliens qui ne savent rien de cette histoire continuent cette meme querelle de clocher simplement parcequ’ils s’y font l’echo sans comprendre ce qui se passe. Ceci est au detriment du karate malien parceque si nos karatekas etaient unis autour d’un meme objectif, notre karate pourrait se hisser tres haut.

L’ union du karate malien est tres facile puisque les deux poles sur lesquels la division est fondee ne sont pas aussi differents que certains acteurs veulent nous le faire croire. Maitre Bagayoko etait un technicien incontestable qui a laisse son empreinte sur le karate malien, n’en deplaisent a ses detracteurs. Les produits de son enseignements, comme Bakaridjan qui avait brille par son talent au Canada, et autres maitres au Mali et a travers le monde sont la pour l’attester.

Aussi, on peut ne pas aimer maitre Bob, mais personne ne peux lui nier le role tres important qu’il a joue dans la promotion du shotokan au Mali. L’homme est reste dans les tranchees pendant plus de 50 ans deja. Il a forme des centaines de ceintures noires qui ont fait leurs preuves tant au niveau national qu’au niveau international. Peut-on raisonnablement continuer a lui nier sa connaissance du karate? Qu’il ait “cherche a passer sa ceinture noire sous Bagayoko sans succes” n’y ferait aucune difference meme si cela s’averait.

je pense que le karate malien gagnerait a se ressaisir. Les jeunes ne peuvent pas continuer a denigrer et manquer de respect aux anciens qui ont largement mouille le kimono pour se former et former d’autres dans des conditions tres difficiles. De meme, les anciens ne doivent pas entraver le progres. Ils doivent, au contraire, mettre leurs experiences et leur sagesse a profit pour guider les jeunes dans la recherche de la connaissance dont nul ne saurait etre le seul detenteur. Nous devons ensemble honnir la mentalite qui nous fait penser que le bon se trouve de notre cote et le mauvais de l’autre.

C’est cette mentalite qui cree ces “cotes” qui n’ont pas du tout leur raison d’etre. On peut trouver du bon dans chaque mauvais que nous imaginons. Si nous nous evertuons a trouver ces bons de tous les cotes dans le karate malien et a les mettre ensemble, nous aideront notre karate a aller de l’avant. Les talents ne manquent pas au Mali, et ils pourraient bien gagner des medailles au niveau international. Encore faudrait-il que nous arretions des les tuer dans l’oeuf.

Depuis presque deux decennies, j’agonise devant le spectacle desolant de la deconfiture de notre karate. Je profite donc de ce forum pour reiterer mon appel a l’unite. Rien ne me fera plus plaisir que de voir plusieurs karatekas maliens sur mon ring quand je fais l’arbitrage d’une competition internationale. J’ai ressenti cette fierte quand un athlete Senegalais (El Hadji Gaye Ndour) s’etait presente devant moi et etait alle en final de l’ US Open 2013 contre l’actuel champion du monde Tom Scott (Las Vegas). Je donnerai tout pour voir un jeune karateka malien faire la meme chose.

Amadou Niang


Bonsoir à tous,
Chers amis de Malilink, je profite de cette belle occasion, donnée aux amateurs du Karaté Do pour s’exprimer sur l’unité dans ce sport. De prime à bords, je suis très étonné de retrouver mon camarade Fabou dans ce milieu. Je sais aussi qu’il sera de même.

En effet, je fais parti de la première promotion du championnat de Karaté organisé au Mali en 1994, où j’avais été vice champion de moins de 67Kg, dans le pavillon des sports.
Le problème que les uns et les autres évoquent ici ne date pas d’aujourd’hui. Pour avoir une grande famille des Karatekas, il a fallu arrêter avec la guerre des écoles. En ce moment, il y avait Maitre Bob en Shotokan, Niambélé et Cissé en Wado ryo et Maitre Maiga en Shiron Ji Ryu. Il a fallu beaucoup de volontés pour mettre les grands maitres ensemble. Il faut reconnaitre que nous qui étions de l’école de Wado Ryo nous avons changés pour revenir au Shotokan avec maitre Cissé en son temps à la BIAO. Bob et Cissé ont joué un grand rôle pour l’unité.

Je pensais que les jeunes étaient parvenus à mettre de l’ordre dans cette discipline, car maitre Dramane Touré me faisait le point et voulait que je les accompagne. Mais d’autres activités ont pris le dessus.
Alors il est temps que les bonnes graines se mettent ensemble pour sauver cette discipline.

Houss SENSEI
Mahamadou Namori KEITA
Ingénieur Agroéconomiste


Salut DIAOUNE,
Le Sénégal est très en avance sur le MALI , en tout cas en matière de KARATE..
Pour preuve, en 1998 , quand nous avons crée l’AMSHOKA , l’une des grandes difficultés à laquelle étaient confrontés les initiateurs ( dissidents de la Fédération ) était le fait que la FEMAKA avait mis en place un système de favoritisme qui ne permettait qu’à ceux qui étaient proches de ses dirigeants de participer aux formations , aux compétitions internationales et aux différents passage de grades.

Ceux qui voulaient le changement et qui étaient étiquetés comme des récalcitrants et opposants en étaient exclus. Ainsi, beaucoup de jeunes et moins jeunes étaient restés bloqués ceintures noires 2 ème Dan pendant une dizaine d’années ( dont mon propre maître) sans aucune évaluation , sans aucune prise en charge par la fédé en terme de formation. Mais je dois dire que pour le cas particulier de mon maître , il a très vite compris qu’il devait lui même se battre avec l’aide de ses élèves et de ses amis pour se perfectionner. C’est ainsi, que nous avons plusieurs fois cotiser , pour l’aider à participer à des stages internationaux de très hauts niveaux animés par des experts Européens, Japonais et Canadiens en Kata-Kumité-et Arbitrage. Il est aujourd’hui 5ème DAN, arbitre continental et une référence nationale en SHOTOHAN.

Pour revenir à l’année 1998 , date de création de notre association, le premier expert que nous avons invité pour venir animer à Bamako notre premier stage de haut niveau, fut un Sénégalais: Maître Alioune Badra DIAK , qui était Ceinture noire 5 ème DAN à l’époque et Directeur Technique de la Fédération nationale de Karaté du Sénégal. Diak est depuis quelques années Shihan (Expert ceinture noire 7ème DAN) .Après ledit stage , un passage de grade fut organisé qui permit ainsi aux jeunes maîtres ( Drissa BALLO, Amadou TOGOLA, Sadou Cherif HAIDARA , Bilal et plusieurs autres ) de passer 2 ème et 3 ème Dan après être restés 5 à 10 ans 1er et 2 ème Dan……L’histoire moderne du karaté Malien doit beaucoup au Sénégal .

Boonn, on ferme cette parenthèse qui est d’ailleurs douloureuse pour moi car l’AMSHOKA elle aussi, s’est égaré quelques années après sa création à cause justement des problèmes de personnes et d’intérêts comme dans la plupart des associations, syndicats, et formations politiques dans notre pays.Bien évidement , nous étions déjà partis et avions passé le relais à d’autres qui n’ont malheureusement pas pu relever les défis. Cette association existe encore, compte en son sein les meilleurs techniciens mais vivote.
Bonne journée.

Fabou


Namori,

j’etais organisateur du championnat dont tu parles. Ousmane Maiga (un autre eleve de maitre Maiga du Shōrin-ryū ) etait mon adjoint. Je connais tous les acteurs mentionnes par toi et Fabou. J’ai collabore avec certains d’entre eux a la Federation jusqu’en 1999. Quand tu dis:

“Il faut reconnaitre que nous qui étions de l’école de Wado Ryo nous avons changés pour revenir au Shotokan avec maitre Cissé en son temps à la BIAO. Bob et Cissé ont joué un grand rôle pour l’unité.”

Je ne suis nullement etonne par ton virement du wado au shotokan. Tu savais ou se trouvait la beaute et l’efficacite de l’art *:) happy. Voila, je l’ai dit. Le “bon” c’etait de mon cote et le “mauvais” etait du cote de Cisse. Nous nous taquinions dans ce sens, mais il n’y avait rien de mechant. Pas de jalousie morbide. Nous reconnaissions tous en Cisse un bon technicien. C’est pourquoi il etait a la direction technique de la FEMAKA. Maitre Cisse et maitre Bob ont en effet joue un tres grand role dans le rapprochement des karatekas dans les annees 90. J’etais a leur cote dans la federation. Les problemes avaient repris et s’etaient amplifies surtout l’or d’un renouvelement du bureau federal dans les annees 90. Le demon du nombrilisme avait repris le dessus et s’etait ensuite propage meme au niveau des associations et clubs. C’est ce qui explique le chaos dont Fabou parle.

Il y a deja une note d’espoir quand Fabou parle d’une “sceance de travail” entre vous deux. J’espere que vous allez resolument vous engager dans le travail de rapprochement des karatekas maliens au sein de la FEMAKA. Si vous decidez de le faire, vous aurez mon soutien inconditionnel. Vous pourrez commencer par aller aux anciens avec le respect qui leur est du.Je peux contribuer dans ce sens. S’ils embracent le projet, le succes sera assure.

Amadou Niang


Camarade Namory,
Ni surpris ni étonné mais plutôt très content.
Sensei NIAMBELE et Sensei Seydou SOW , les ténors du Wado Malien sont de très bons amis et frères. Ils sont aussi des références. Le premier a appris son art en Belgique et le second était une référence mondiale en arbitrage. Quand j’étais Ségal de l’AMSHOKA, NIAMBELE a beaucoup aidé notre organisation pour l’acquisition d’un tatami pour nous permettre de travailler dans des conditions meilleures…nous avions aussi crée ensemble en 2000, l’Association Internationale de Karété -Do (AIKADO) qui regroupait l’Association Malienne de Wado-ryu de Shiron ji Ryu avec sensei Cheick TELLY qui était aussi en conflit ouvert avec son maître Sensei MAIGA et enfin l’AMSHOKA.

C’est moi qui est tenu le PV de l’assemblée constitutive de l’AIKADO qui s’est tenu au centre culturel français Nous tenions quelques rencontres au cabinet médical de Boubacar NIAMBELE et la situation était très tendu entre ses 3 associations et la fédération. Par la suite, l’AIKADO aussi a éclaté, et de conflits internes sont nés au sein de chacune de ses associations. Tu dois avoir été victime de celui du Wado qui t’a fait basculé vers le shotokan. Toi aussi bien qu’Amadou sont mes aînés dans le karaté.. J’ai rapporté ma première et unique médaille d’or en compétition régionale en 2000 au pavillondes sports du stade omnisports.

Cependant j’ai eu la chance d’être très tôt en contact avec presque tous les maîtres et élèves des différents styles au Mali à l’époque. Pas vraiment maintenant..
J’espère avoir une séance de travail très prochainement avec toi.
Houss.

Fabou


Amadou,
Merci pour ses rappels historiques que je n’ai pas voulu sciemment abordé et qui sont utiles à intégrer dans la réflexion sur le Budo Malien.

Merci aussi d’avoir réellement joué ton rôle de sensei , ce titre honorable , qui au delà des connaissances techniques pures , demande et exige l’adhésion à certaines valeurs fortes dont toutes se retrouvent dans ce qu’on appelle “le bon model” traduction du terme Japonais d’ailleurs.

En effet, les parents doivent âtre des sensei pour les enfants car les premiers doivent être de bons modèles pour les seconds et les inspirer la voie du respect de l’autre, de l’humilité, de la maîtrise de soit , de la tolérance , du pardon, de la justice, du travail, de l’abnégation, de la bravoure , de l’intégrité.etc.

Je fais miens de tes propos sur les conséquences de l’antagonisme Bagayoko-Bob, visitables dans les anales de l’histoire du karaté Malien et qui ont eu des répercussions graves sur l’émergence de plusieurs jeunes athlètes qui auraient pu faire des émules sur la scène nationale et internationale mais Hélas!

Ta disponibilité à aider le karaté Malien à s’unir ne surprend donc pas et est salutaire. Pour ce qui est de ma modeste personne, je ne me suis jamais mêlé de ses querelles personnelles dont je suis très bien informé et pour avoir eu quelques séances d’entraînements et d’échanges avec Bob et Bagayoko, le dernier ayant été un des présidents d’honneur de l’AMSHOKA jusqu’à son décès.

Depuis une dizaine d’années, je fais mes courses avec mon KIMONO et à mon heure de sport, je guette une salle à proximité de là je me trouve et je m’y rend pour m’exercer. Il arrive que le chargé du cour , que je connais généralement, me confie la direction des entraînements que j’accepte ou refuse selon mon temps et mes dispositions physiques et mentales. A mon avis ce qui est important est que toutes les fois que je fais cette expérience, je termine par donner des conseils de 10 à 15 mns à toute la salle après les avoir interrogé sur le sens et la signification des concepts Dojo; Ki; Budo, Kimono; sensei etc.

A mon avis, si les apprenants que nous sommes comprenons les véritables significations de ses mots , peut-être qu’on oublierait nos personnes au profits des autres.

Mais franchement, quand je réfléchis sur les problèmes du karaté MALIEN je fini fréquemment par les questions suivantes auxquelles je n’ai pas encore eu de réponses:
1- Les sensei qui nous ont précédé ont-il été réellement à la hauteur de leurs responsabilités?
2-Pourquoi au Mali c’est toujours comme ça et partout?
Rey
Fabou


Bonsoir Fabou,

comme promis je reviens a tes questions.

Les sensei qui nous ont précédé ont-ils été réellement à la hauteur de leurs responsabilités?

Je dirais oui, puisqu’ils ont forme une releve. Ils se sont battus dans des conditions tres difficiles pour former les nouvelles generations. Le seul fait que nous jugeons necessaire d’engager ce debat aujourd’hui est la preuve que ces maitres nous ont laisse certaines valeurs du budo. Il nous revenait de nous en servir pour ne pas perpetuer le desordre que notre karate vit depuis des annees.

Ceci dit, Les maitres sont des humans. Ils ont leurs forces et leurs faiblesses. Ils est donc important que ceux qui les suivent fassent preuve de dicernement et le fassent dans le respect. Ceci a souvent manque. Les eleves suivent aveuglement leur maitre meme quand ils savent que ce dernier n’est pas sur un bon chemin. Ou au contraire, ils antagonisent le maitre quand il y a desaccord et des qu’ils se sentent capables de voler de leurs propres ailes. Nous devons savoir suivre mais aussi savoir amener le maitre a rester dans l’esprit du budo si cela s’avere necessaire. Ceci ne veut surtout pas dire qu’on doit se permettre de manquer de respect a son maitre. Il y’a toujours un temps et une facon appropries de dire une verite contraire a celle du maitre.

Les memes regles s’appliquent dans tous les domaines. Ils faut savoir dire la verite au leader, mais il faut aussi le faire en bonne et due forme. Il faut comprendre que personne ne detient le monopole de la verite, mais aussi que le leader n’est pas leader par le simple fait du hasard. Il doit bien posseder certains attributs qui l’amenent a etre leader a moins qu’on ne soit dans une monarchie. Voila pourquoi on devrait au moins lui donner le benefice du doute meme quand on pense detenir la verite. De toute facon, qui combat la verite sera vaincu, qu’il soit maitre ou eleve. Finalement, nous devons comprendre que tout le monde perd dans la quete effrenee du pouvoir. Le vrai pouvoir reside dans la maitraise de soi.

Amadou Niang


J’ai bien compris vos différentes analyses, il est claire que nous connaissons tous les problèmes du Karaté malien. Le suivisme dont parle Amadou est la plaie de la question. Car les maitres n’aiment pas la contestation et ils étaient tous en froid avec leurs meilleurs élève (Cissé et Mohamed à la BIAO; Bob et Bagayoko; Maiga et Cheick), seulement sow et son maitre Niambélé s’entendait à merveille. Il fallait être toujours là pour le maitre et être dans sa grâce. Qu’on ne dise surtout pas que tu es meilleur si non le maitre sera jaloux.
Le mal a commencé selon moi quand il y a eu l’arrivé de certains commerçants de la place dans nos salles. Les combats étaient dure et chaque samedi c’était chaud à la BIAO. Notre génération quand on tape on tape dure. C’était le bon vieux temps avec Diakité et Vieux Lalenta. Vous savez je rêve de ces périodes là.

De passage je dis à Niang que malgré que notre reconversion au shotokan, je demeure convaincu que le Wado a plus de fitness et surtout beaucoup de souplesse par rapport au shotokan.Vous connaissez mieux que moi l’histoire de la création du Wado.
Je suis disponible et je sais que d’autres amis vont se joindre à nous (Dramane Touré l’élève de notre Grand Seinsé Sylla).
Soit dit en passant, je suis actuellement au Japon pour deux mois de formation.
Bien de chose à vous tous

Mahamadou Namori KEITA
Ingénieur Agroéconomiste


Nous sommes d’accord sur l’essentiel, mais tout de meme un point de correction: maitre Bob n’etait pas un eleve de maitre Bagayoko. Ces deux ont evolue parallelement meme s’il est clair que maitre Bagayoko etait le plus grade pendant longtemps.Il etait deja 3e Dan quand je commencais a m’entrainer chez lui. C’etait l’annee ou maitre Kase etait venu faire un stage au Mali. Il etait ensuite aller faire un stage en Europe d’ou il etait revenu avec son 4e Dan.

Amadou Niang


Tout à fait Amadou,
Je pense que nous devons maintenant intégrer tous ses facteurs socio-historiques et psychologiques qui ont été évoqués de part et d’autre pour voir ce qui est encore possible de faire. J’essayerai de travailler avec Namory dès son retour du japon sur la question.
Franchement, j’avais complètement tourné la page du Karaté MALIEN depuis un peu longtemps car je n’ai pas à perdre mon temps , mon énergie et mon argent pour ce que j’ai toujours qualifié des futilités. Oui Amadou! futilités car pour moi, l’essentiel du karaté c’est être au Dojo, partager et recevoir avec les maîtres et élèves, dans la convivialité , le respect. et surtout l’unité. Si tout cela est remplacé par d’autres choses qui ne nous font point avancer et créent surtout des animosités gratuites entre les gens, sincèrement je préfère m’en détourner.
pour finir, je pense que MALILINK ( dont l’administrateur général Wane, m’a d’ailleurs joué un gros coup réussi à son dernier passage à Bamako à travers son appel téléphonique) qui doit être remercié pour nous avoir servi de découvrir une autre facette de nos vies qui permettra peut-être à notre pays de trouver un début de solution à une préoccupation nationale. Tout en vous remerciant tous pour la précision , la clarté et l’objectivité des éléments fournis , je lance aussi un appel aux frères et sœurs sur le réseau qui aiment le style KARATE et qui se soucient de son développement au Mali de se révéler afin que nous joignons nos efforts, chacun selon ce qu’il peut apporter.
Bien à vous tous.

Fabou


Entendu. Tourner le dos n’est pas une option. Je sais que certaines personnes au Mali (meme ceux souvent parmi les plus combattus) ont apporte beaucoup et pourrons continuer a contribuer plus au karate malien. Je t’assure que les discordes ne sont pas particulieres a notre karate. Je suis membre de la Federation Americaine de Karate et de son corps arbitral, je sais que tout n’est pas rose ici non plus. Nous vivons les consequences des memes conflits de personnalite ici aussi. L’essentiel est d’avoir des gens qui continuent a travailler assidument pour le renforcement de l’unite et le maintien d’au moins une masse critique necessaire au developpement du karate. Pratiquer dans l’isolement du dojo peut aider a l’epanouissement individuel, amis cela ne permet malheureusement pas de former des athletes d’elites capable de bien representer le pays. Nous devons travailler ensemble pour amorcer un essor reel. Pour que ce travail reussisse, nous devons nous defaire du complexe de superiote qui est a la base des conflits que notre karate vit.

Quand chacun cherche a voir le bon chez l’autre au lieux de se focaliser sur ce qu’on percoit comme “mauvais,” nous arriverons a construire et maintenir cette masse critique dont je parle. Il y va de la sante du karate malien. Faites moi signe quand vous commencerez les consultations. Surtout n’oublier pas ceux qui sont deja en train de travailler sur le terrain pour la promotion du karate. Quelque soit la perception que les uns et les autres peuvent avoir de ce ces gens, c’est bien tous ensemble que nous pourrons faire la difference. Je serai a votre disposition pour toute initiative allant dans le sens d’unir les karatekas maliens autour d’un projet pour la promotion de nos jeunes athletes.

Amadou Niang