Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 12 Octobre 2016

Comme par hasard, une grande partie de nos infrastructures vitales sont dans les mains de compagnies françaises.

Il faut que les maliens sachent que c’est le prix qu’on paye pour notre mendicité. Quand c’est la France qui comble notre budget chaque année, what do you expect? They got to get something in return.

Chaque fois qu’on tend la main, on donne une part de notre liberté en échange. Pour nos leaders, ca n’a pas d’importance du moment qu’ils reçoivent un confort pour eux et leur famille… the country be damned!

Amadou Wane
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AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES :

1. Un projet de décret portant fixation du prix du carnet de passeport et des droits de timbres y afférents et la rémunération de l’entreprise adjudicataire du contrat de concession pour la fourniture d’un système informatisé de production des passeports au Mali :

Dans le cadre de la sécurisation de certains documents nationaux, le Gouvernement de la République du Mali a conclu le 21 octobre 2015 un contrat avec la société OBERTHUR-TECHNOLOGIES-SA pour la fourniture d’un système informatisé de production des passeports au Mali.
Le présent projet de décret est adopté dans ce cadre.

Il fixe le prix unitaire de la délivrance du passeport biométrique à 55 mille francs CFA tous droits et taxes compris.

Il détermine la clé de répartition du prix unitaire du passeport ainsi qu’il suit :

– 6 mille 150 francs CFA pour le prix du carnet de passeport ;

– 12 mille francs CFA pour le montant des droits de timbre ;

– 36 mille 850 francs CFA pour la rémunération du concessionnaire.


D’accord avec toi, mon frere. On ne peut pas parler de dignite dans la dependance.

Kalifa


Bonjour à tous,

Je pensais être le seul à être exaspéré par ce genre de chose. “Chaque fois qu’on tend la main, on donne une part de notre liberté en échange”. Il faudrait que le maximum de maliens comprennent et assimilent cette phrase. Cela m’exaspère d’autant plus que cela limite l’émergence de grandes entreprises “malienne”, donc de création d’emploi en masse. Tant qu’on continuera à fonctionner de cette manière le marché de l’emploi au Mali se résumera toujours à la fonction publique.
En ce qui concerne les domaines du numérique, cela mets plein de blocages aux initiatives des jeunes entrepreneurs malien.
On sait que ce n’est pas une question de compétence qui manque pour réaliser ce genre de projet. Je prend pour exemple les cartes Nina réalisées par Safran. Je connais des ingénieurs maliens qui ont activement participé au projet en tant qu’élément clés de la réussite du projet. Avec des dirigeants engagés on aurait pu (plus difficilement surement) mettre en place un dispositif et faire appel à des équipes mixes extérieurs/malien pour réaliser le projet et préparer un transfert de compétences. Les pays asiatique le font très bien.

Mais bon il faut aussi être réaliste. Celui qui finance un projet est celui qui choisit à qui les donner.

Je me pose une question. Le Mali n’a t-il aucun moyen jusqu’à ne pouvoir financé à 100% aucun projet important pour le pays (Carte Nina, passeport, plateforme de l’université de Bamako….)?

Cdlt.

Cordialement

HAIDARA Badi


Le rapport du vérificateur montre à suffisance que le Mali dispose de ressources pour financer de tels projets (transfert de compétences et création d’emplois). D’accord qu’il nous manque initialement beaucoup de compétences mais faisons en sorte que le premier projet puisse servir de base à la mise en place de compétences nationales pour assurer la continuité de certains projets dont la mise en œuvre ne demande pas un survol de la planète Mars. Depuis l’indépendance nous tournons en rond. Pourquoi investir dans la formation si nous demandons pas à ses techniciens de se décarcasser un peu.
Notre démocratie est-elle devenue un chantier de services de passation de marché? Les produits étiquetés maliens ne bénéficient pas de l’attention de la classe dirigeante. L’exemple pattant est celui de l’usine de montage des tracteurs de Samanko. Dans le cadre de la mécanisation agricole à outrance du pays au lieu d’en faire une bouffée d’oxygène pour l’unité de Samanko mise en place par l’état, ce dernier se permet de passer par d’autres voix pour s’approvisionner en tracteurs. Voila comment agissons-nous les intellectuels et que ferons les autres.

Mariko