Où se Trouve le Nord du Mali?

Je note, avec une satisfaction mi figue, mi raisin – je suis un vieux
cadre du Nord -, qu’il y a eu “une inflation” des gens du Nord au
nouveau GRM du non moins Nordiste PM qui a:

1) reconduit trois ministres inamovibles “Gardiens du Temple
azawad”: AG ERLAF (Idnan de Tessalit), Mohamed Almoktar (arabe lemhar
du Tilemsi de Gao) et Nina (kidalo-ivoiro-mauritanienne);

2) maintenu un jeune ministre targui de Goundam (Mohamed Ali
ag-Ibrahim) qui est le plus “intégré” des touaregs au Maliba;

3) nommé deux nouveaux ministres qui ne sont pas des inconnus dans la
mesure où ce sont des Nordistes qui affichent leur citoyenneté
malienne et leur sérieux dans les domaines publics dont ils
s’occupaient depuis des décennies:
– Ben Khadra, un syndicaliste (métisse arabe-sonraï de Tombouctou),
– Alhassane ag-Mohamed Mossa, un financier (targui Daouçahak de Ménaka).

J’aurai souhaité que Niéna Coulibaly, ancien Ambassadeur aux USA, soit
nommé au poste de Ministre des Affaires Etrangères et que Hubert
Coulibaly soit remis au Ministère de la Défense.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Bonjour Mohamed Ag Hamaty et chers tous

Je retiens dans un vos mails antérieurs que vous avez comme objectif de faire connaître la culture targui que certains diabolisent sur malilink.

Je crois que vous pouvez le réussir si vous tenez compte que les autres communautés non targui aussi ont finalement besoin de s’affirmer. Par la faute de cette frange de touaregs qui sont sur pieds depuis bientôt 50 ans quand même en train de nous tympaniser à coup de recherche de pays indépendant.

Justement à ce propos je rappelle que depuis ces temps là personne au Mali n’a tenu compte que les autres communautés non targui pouvaient ne pas partager la demande des touaregs.

Les gouvernements maliens se contentaient d’aller en Algérie et de conclure avec un petit groupe des “accords” qui faisaient que les autres communautés et même les autres membres de la communauté Kel Tamachek devenaient des spectateurs de la destruction de leur terroir par l’état et par les touaregs revendicateurs.

Depuis les années 90, lorsque ces messieurs que vous nous dites combattre ont recommencé leur combat, ils ne parlent pas de nord du Mali comme entité revendiquée. Non!
C’est le gouvernement et nous autres qui appelions l’espace que eux revendiquent comme nord du Mali. C’est à dire que nous mêmes et notre gouvernement avions accepté qu’il y a une entité qui devait être appelé nord du Mali. Nous et nos gouvernements successifs leur avions facilité la tâche en acceptant cela.

Or de mon point de vue en plus des revendicateurs, la vérité est plusieurs personnes des régions de Gao et l’actuelle Menaka ne se considèrent pas au Nord du Mali. Si ce terme revêt un sens géographique bien sûre. Il s’agit plutôt de l’Est géographique du Mali. Pas le nord. Non.

Quand je dis plusieurs personnes, je dois ajourer que la carte du Mali aussi suggère que ces régions soient l’est géographique du Mali. Pourquoi tenions nous a les appeler le Nord du Mali, y compris dans des documents d’accord.

Que les gens du nord du Mali et les autres maliens appèlent le nord nord du Mali, me semble être correcte. Ce qui n’a de sens pour moi que géographique, même pas culturel. Mais de là à faire ENCORE ET TOUJOURS l’amalgame entre les gens jusqu’à encrer mentalement cette entité dans la tête des gens, est loin la réalité et des aspirations des gens de ces contrées.

La chose s’est bizarrement invité même dans les écrits de certains de nos éminents auteurs, par exemple Mohomodou qui titre quelque part “les gens du nord”.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Quand Chouaïbou dit, je le cite: “La chose s’est bizarrement invité
même dans les écrits de certains de nos éminents auteurs, par exemple
Mohomodou qui titre quelque part “les gens du nord”.”, je lui demande,
humblement, de nous laisser, nous – moi (l’identitaire U-Tamacheq) et
mon homo Houssouba (l’identitaire songhoï-peul) – assumer et crier sur
tous les toits, que nous sommes du Grand Nord du Mali et non de
l’Azawad comme certains ici veulent que nous soyons pour nous canarder
comme des moineaux “quelia-quelia” venant du Nord.

En tout état de cause, nous n’empêchons pas Chouaibou MAIGA d’être un
“Malien Tout Court”, tout en l’assurant qu’assumer nôtre identitaire
“pays” (région, territoire socio-ethnique) ne fait pas de nous des
maliens à part; chaque homme a le droit à la différence, comme le
droit à la vie!

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


En attendant de te répondre en détail, cher Chouaibou, que préconises-tu comme référent/qualificatif/épithète… à la place des gens du nord (pas “nordistes”)?

Au plaisir de lire la suite dans les idées.

Bien à toi et tous,
Mohomodou


Bonjour,
Est ce vrai que géographiquement, le nord du Mali géographiquement est l’est du Mali. D’où vient cette erreur?. Pourquoi même à l’école et dans les documents officiels, on appelle le nord du Mali et non l’est du Mli.
Si cela se confirme que le nord est geógraphiquement l’est, donc tonton ag hamaty est de la partie orientale du mali et non septentrionale du Mali.

Merci

Salutations meilleures

Balata


Dixit Balata Sidibe: “Si cela se confirme que le nord est
geógraphiquement l’est, donc tonton ag hamaty est de la partie
orientale du mali et non septentrionale du Mali”; tu fais de la
gymnastique intellectuelle en pinaillant-spéculant sur les points
cardinaux au Mali.

La terminologie “Nord du Mali” qui est moins affreuse que la
terminologie “Azawad”, date des années 1960 quand, à la suite la
révolte des jeunes Alfalagas Ifoghas de l’Adghagh (Adrar des Iforas),
les fonctionnaires du “Grand Sud du Mali” furent réticents aux
affectations dans “le Grand Nord” qui fut la région de Gao qui
couvrait, à l’époque, les 5 actuelles régions du Nord du Mali. Alors,
le “Grand Nord” fut synonyme de “pays perdu” où les “gens du Sud” font
tout pour ne pas y aller.

Autrement, moi qui suis “géographe” de formation, je m’assume natif du
Nord-Ouest du Mali, dans les régions de Taoudéni et de Tombouctou;,
les confins Mali-Mauritanie-Maroc cartographiés “Aklé-Azawad”, la
40ième zone agro-écologique du Mali selon l’Inventaire des Ressources
Terrestres du mali de 1988 dont je fais partie des auteurs;
l’Adghagh-Timetrine (Kidal) est dans les confins Nord-Est du Mali

Stricto sensu, géographiquement, ce sont les régions de Ménaka et de
Gao (“émaïnag”, en tamacheq) qui sont dans l’Est du Mali; le Gourma
étant plus dans le centre, en prolongation du delta intérieur du
Niger appelé le Macina.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Bonsoir Mohomodou et chers tous

La lecture dans les idées !
Oui je te reviens sur ce point.

C’est que géographiquement :
– les “gens de Gao” ne sont pas du Nord du Mali ;
– les gens de Menaka (plus au sud mais à l’est de Gao) ne sont pas du Nord du Mali ;
– les gens du Gourma (ouest, centre et est) ne sont pas du nord du Mali.

Politiquement (la position des séparatistes et celle psychologiquement acceptée par la plupart des gouvernements successifs du Mali en tout cas depuis le Pacte National), il se conçoit de plus en plus une entité qui est appelée “Nord du Mali” et récemment même “Nord Mali” carrément. Je soutiens que nous tous sommes en train d’utiliser ce terme (consciemment ou inconsciemment) dans sa version “politique”. Il en est de même de la chose (Sud du Mali) que soutiens le Professeur Ouattara. C’est politiquement que les personnes qui emploient ces expressions les pensent.

Or ces positions soutenues par ces personnes là ne sont pas partagées par tous. Ce qui est compris par “nord du Mali” par certaines personnes n’est pas ce que pensent d’autres.

Je soutiens que si c’est politiquement que les gens conçoivent nord du Mali, je ne peux pas me reconnaître de cette entité là. Pas plus que ce nom que défendent becs et ongles les séparatistes, qui eux aussi ne parlent pas de “nord du Mali”.

Lorsque l’avion la compagnie algérienne est tombée au Mali au sud de la localité de Gossi, vers la frontière avec le Burkina, des journaux ont parlé de “nord du Mali”. Tous ces messieurs doivent comprendre que géographiquement le point de l’accident n’est pas au nord du Mali, si ils regardent une carte du Mali. Sauf si le nord du Burkina Faso constitue lui aussi le Nord du Mali.

Ceci étant dit, lorsqu’on regarde les choses du point de vue géographique je crois que mon terroir de naissance est à l’est du Mali, pas au nord. Comme la majeur partie de la Region de Gao pour ne pas dire toute.

Il ne faut donc pas que les gens “nous” confondent dans cette entité du Nord (pas nordiste comme le réclame Mohamed ag Hamaty et comme nous en affublent d’autres compatriotes qui pensent que tout ce qui va au delà de Mopti est constitué du Nord du Mali).

“Que préconises-tu comme référent/qualificatif/épithète… à la place des gens du nord (pas “nordistes”)?”_Mohomodou.

Pour ce qui est de l’œuvre littéraire, il n’y a rien à aller chercher comme changement.
Je dois peut-être relire ton texte, mais enfin puis-je savoir dans quel sens utilises-tu l’expression les “gens du Nord” ?

Mon point c’est que cette affaire de Nord du Mali revêt maintenant une compréhension politique et désormais séparatiste même. Le danger c’est que les acteurs principaux tentent de rendre cette entité comme unique pour l’ensemble des gens de l’espace identifié par certains comme étant le “Nord du Mali”.

Quand je me situe dans la position qui est la mienne, c’est à dire un refus de considérer qu’il y a une entité qui s’appelle “Nord du Mali” ou qui pourrait s’appeler comme telle, parce que des hommes et des femmes veulent que cette entité existe, je me dis qu’il n’y a pas de gens du “nord” sous entendu “gens du nord du Mali”. Il y a des communautés de cultures différentes dans l’espace en question. Exemple : les arabo-berberes ne s’identifient pas dans les Zimmaw, ni dans marutjirèye, ni dans le harikoye, etc.

Si cette construction politique devait exister, il y a alors des nords, pas un seul. Sinon nous sommes de l’est (géographiquement).

Historiquement également, je pense qu’on ne peux pas “nous” appeler comme étant d’une entité politique qui s’appelait nord de quelque chose ou sud, est, ouest. Mais ça c’est une autre chose.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Cher Chouaibou,

Merci pour la mise au point. À la fin, c’est dans l’échange que nous améliorons notre compréhension des «choses mêlées» dans la chose. Ceci dit, je comprends ta position. Je garde un seuil de tolérance variable selon les expressions que j’utilise tous d’ailleurs selon les contextes, avec ou sans ironie.

Laisser le nord à ceux qui l’utilisent pour en faire un pays à part ne me paraît pas stratégiquement pertinent.

Les mots prennent des acceptions bien sûr et le contexte sociopolitique actuelle colore nos sensibilités.

Si on creuse dans la sémantique de mots comme hawsa, gurma, dandi et dangay, les quatre points cardinaux en songhay, on ne manquera pas de surprise en trouvant que dans la même, selon que l’on soit à Gao ou Djougou (Bénin), un terme désigne un point différent. En termes linguistiques, il n’y a pas de valeur sémantique unique ou fixe. C’est un jeu de positionnement sans fin. Sans parler des postures politiques.

Je dois terminer sur le fait qu’on décortique avec raison ces complexités dans les langues étrangères. Je me demande parfois quel sens nous leurs donnons ou donnerons dans nos langues. Des langues qui restent les grandes absentes de nos exégèses.

Je suis désolé mais je suis parti plus long que j’aurais aimé sur le sujet. Mais cette question de langue est pour moi fondamentale dans la réflexion, alors qu’elle est totalement ignorée. Pour moi, la plus grande vigilance est là je vois la grande faiblesse des élites songhay qui ont élu domicile à Bamako et ailleurs. Des familles entières qui ne parlent pas un mot songhay dans la journée, toute une génération qui te regarde avec consternation quand tu parles dans la langue de leurs parents présents devant eux. Ne pas nommer le nord ferait-il partie de ce paquet (pacte d’intégration nihiliste). Un pied dans le plat, mais je pense qu’il est temps de penser des choses sérieuses, d’un nord qui a existé (au moins) et qui semble scruter son crépuscule, même à Gao d’ailleurs.

Mohomodou


“Quand je dis plusieurs personnes, je dois ajourer que la carte du Mali aussi suggère que ces régions soient l’est géographique du Mali. Pourquoi tenions nous a les appeler le Nord du Mali, y compris dans des documents d’accord.”__Chouaibou Maiga

Tu as raison Chouibou. Nous devons tous corriger notre vocabulaire dans ce conflit. Kidal c’est Nord-Est du Mali. Je mettra Tombouctou au centre.

Le langage est une arme dans tout conflit.

Amadou O. Wane


Chers amis à vos rangs et qualités tout protocole et région d origine respecte , puisque la boite de pandora est ouverte let face le diable , nordiste ou ressortissant du Nord à partir de quand on cesse de l être, ou on le devient, un Maiga dont les parents sont nés à Bamako et lui même à Bamako est il ressortissant du Nord , A Han donc c est une question de Nom once black all way black..

AgMai


Dixit mon homo, le caustique AgMaï: “…nordiste ou ressortissant du
Nord à partir de quand on cesse de l’être, ou on le devient, un Maiga,
dont les parents sont nés à Bamako et lui-même à Bamako, est il
ressortissant du Nord?”

Je l’affirme que les lieux de naissance des fonctionnaires maliens
jouent des tours pendables à ceux des administrateurs et politiciens
maliens qui tentaient, dans les années 80-90, sous la gouvernance
généralissime GMT, de réaliser des équilibres de ratios d’encadrement
dans la couverture zonale “fonctionnariale” des régions du Nord du
Mali – et du “Septentrion du Mali” de Houssouba ou de Balata – pour
mitiger les déséquilibres régionaux, les régions du Centre, du Sud et
de l’Ouest étant plus pourvues que celles de mon “Grand Nord”; comme
il suit, je te donne le cas avéré, le plus significatif des loupages
de cibles: “mon directeur national des eaux et forêts de l’époque, un
sénoufo bon teint, demande à son ministre khassonké bon teint,
d’intercéder auprès de GMT pour que l’on puisse affecter des
ressortissants-natifs du Nord du Mali chez eux pour que le ratio
d’encadrement s’équilibre; qu’à cela ne tienne, GMT instruit au
ministre de faire le relevé de tous les agents forestiers nés dans la
région de Gao qui couvrait, à l’époque, les 5 régions actuelles, et
les affecter-dispatcher, manu militari,dans leur région de naissance ,
les forestiers étant des paramilitaires comme les douaniers et
policiers; le chef du personnel des eaux et forêts établit la liste
qui comprend plus de 50 Traoré, Diallo, Dakouo, Coulibaly, Guindo et
Sanogo, fils de militaires en mission nés à Tessalit, Kidal, Gao et
Tombouctou ; c’est après que les intéressés, qui se trouvaient en
service dans des zones sécurisées (Kayes, Sikasso, Bamako), furent
arrivés sur sites au Nord que les administrateurs et politiciens
locaux du Nord ont crié à la supercherie parce que les nouveaux
arrivants ne voulaient pas aller sur le terrain “miné” d’après eux,et
l’on fit faire un autre inventaire des vrais natifs du Nord pour les
contraindre à aller chez eux, une opération qui avait, lamentablement,
échoué parce qu’à l’époque la magouille politicienne avait démarré,
les braves agents forestiers natifs du Nord avaient payé leurs place
au Sud.”

Plus prêt, en 2009, en plein boom des affaires à Kidal, des projets à
gogo, les politiciens de Kidal, emmenés par Ambéry ag-Rhissa, l’actuel
“Gardien du Temple MNLA” à Kidal, décrètent que seuls les
ressortissants-natifs de Kidal sont éligibles aux postes des projets
des ONG dont Kidal refoulait le surplus financier non consommé par
“incapacité d’absorption”, les jeunes touaregs diplômés de la région
de Tombouctou sont allés vers cet eldorado et déchantèrent dès leur
arrivée; mon fils “bio”, un mécano de Centre Père Michel de
Quinzambougou est débouté du poste d’entretien des moteurs EDM pour
cause que son acte de naissance le fait naître à Sikasso, ce qui est
vrai; j’ai fait de spieds et des mains pour faire dire à mon ainé
Ambéri qui filtre les recrutements, que bien mon garçon soit né à
Sikasso où j’étais en poste, il n’en demeure pas moins qu’il est le
15ième descendant de Mossane ag-AÏTA, né à Essouk (Tadamakat) à 60km
de Kidal, ancêtre en partage des miens kel Ghazaf du Faguibine et des
Ifoghas de Kidal; les bureaux du projet de santé MDM de Kidal dont
mon neveu (né à Sévaré) était le directeur recruté à Bamako fut
caillassé par des jeunes de Kidal “soulevés” par Ambéiri au motif que
mon neveu, en absence de logisticien qualifié à Kidal, a recruté son
cousin né à Gossi; ironie du sort, le papa de mon neveu médecin fut le
professeur de Ambéri au collège de Diré, établissement d’enseignement
que mon chef de tribu kel Antesser des années 1950 avait acquis des
colons de Dakar pour tous les enfants des touaregs du Soudan français.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Merci ag hamaty pour ces histoires tirées du vécu et de l’expérience. Sauf que depuis ce matin, par ton expertise en géographie couplée à la foresterie, je considère Gao comme l’est du Mali et non nord du Mali. Donc, je suis oriental comme le fut dia el yemen, fondateur de la dynastie des Dia.

Salutations meilleures

Balata


Ha ha grand frère tu vas me tuer, du coup je perd mon songay Et mon bambara , heureusement que je comprends deux Tamacheqs ya Macina !au fait que veut dire ” des vrais natifs du Nord ?”
Les premiers envoyés sont nés au Nord étant des coulou ou bien ce sont des faux natifs du Nord ?

AgMai


Mon cher Balata nous sommes tous de l orient si j ai compris ! Okey sauf que dans l histoire désormais je choisi la version qui me convient, vue la situation de Yémen aujourd’hui, moi je choisi la version de Boubou Hama qui veut que mon ancêtre a construit les pyramides d égyptien, plutôt a fait construire c était lui l ingénieur sinon le pharaon en personne, oui ensuite il a inventé les trois religions monothéistes ,puis il a émigré vers GAO actuel , well étant partisan du Mande comme berceau du Mali , je peine à faire ce lien

AgMai


Même si “…Le langage est une arme dans tout conflit”, en tant
“militaire” et “géographe” qui connais les “Nord géographique et
magnétique” sur la mappe monde sur laquelle le Mali est allongé du
Nord au Sud, je me refuse de corriger mon vocabulaire scientifique
dans ce conflit qui ne modifiera pas les points cardinaux posés,
advitam aeternum.

En tout état de cause, je persiste et signe que Kidal est,
effectivement, dans la zone géographique “extrême” Nord-Est du Mali.
Je maintiens que Tombouctou est dans l’extrême Nord et non au centre
du Mali; Gao est dans l’Est du Mali, Sikasso est le Sud, Kayes dans
l’Ouest, la bande qui longe le fleuve Niger, d’orientation-inclinaison
Nord-Est, de Bamako à Gossi, en passant par Mopti, est dans le centre
du Mali; point, barre!

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY, géographe-aménagiste du territoire et des terroirs au Mali


En tout état de cause, je persiste et signe que Kidal est, effectivement, dans la zone géographique “extrême” Nord-Est du Mali.
Je maintiens que Tombouctou est dans l’extrême Nord et non au centre du Mali; Gao est dans l’Est du Mali, Sikasso est le Sud, Kayes dans l’Ouest, la bande qui longe le fleuve Niger, d’orientation-inclinaison Nord-Est, de Bamako à Gossi, en passant par Mopti, est dans le centre du Mali; point, barre! ag hamaty.
Gao est dans l’est du Mali. Bon appeler desormais les enfants du mythique Gao les orientaux et plus jamais nous appeler nordistes. On est oriental comme dia el yemen, l’ancetre des songhay et il est reconnu que les peuls venaient de l’Ethiopie donc l’est de l’Afrique, les tamasheq et arabes viendraient tous de l’orient (asie). On assume alors notre orientalisme malien*:) Heureux

Bonne journée

Salutations meilleures

Balata


En fin de journée, un mot sur un point qui a été, entre-temps, bien visité.

Comme mentionné, j’utilise les “gens du nord” et cela depuis les années 1980. C’est à dire bien avant la rébellion de 1990-96. Il y a un détail plutôt musical. J’ai entendu Enrico Macias chanter sa chanton “Les Gens du Nord”. On avait toute sa collection ou presque. Un autre contexte, mais une métaphore pour fixer mon point de départ sur la carte des imaginaires maliens. Je n’ai pas encore trouvé de raison pour piquer une querelle avec ce terme.

A la fin des années 1990, j’ai tenu une rubrique avec une série “Les gens du nord”.

Par contre, je n’utilise pas le mot “nordiste”/”nordistes” – un barbarisme insoutenable selon l’appréciation subjective que j’en fais. Le “-iste” sonne comme une appartenance religieuse ou adhésion idéologique. Venir d’un terroir, n’en est pas tel.

Les imaginaires ne se querellent pas, aime dire Tierno Monénembo. Les terroirs non plus. Ce n’est pas le terroir “Azawad” exactement décrit par Mohamed Ag Hamaty qui est le repoussoir actuel. Mais plutôt son idéologisation (sincère ou opportuniste) et sa transformation en fond de commerce médiatique, diplomatique et géostratétique. Là, nul n’est dupe sauf qui le veut. Ceux qui veulent faire de nous des “nordistes” ressortissants de l'”Azawad” savent ce qu’ils font ; et nous aussi savons ce que nous faisons en traçant la ligne dans le sable.

Ceci étant dit, si Taoudéni ou Kidal (candidat naturel ou par affinités électives) décide de d’appeler Azawad, ça ne me gêne pas. Peut-être qu’un jour, on doit aussi trancher la propriété de l’AOC Azawad (appellation d’origine contrôlée) qui pourrait bien être lucrative… Tant mieux. C’est de meilleure guerre, mais pas la mienne.

Mohomodou


Je note, avec une satisfaction mi figue, mi raisin – je suis un vieux cadre du Nord -, qu’il y a eu “une inflation” des gens du Nord au
nouveau GRM du non moins Nordiste PM_Ag Hamaty.

Je pense que cette vision régionaliste de l’analyse politique (de l’action publique) ne contribue pas au renforcement de la république. Je pense que l’on doit plaider pour la nomination d’un ministre pour ses compétences, sa probité morale.

Je suis personnellement de la composition de ce gouvernement, je m’y attendais à une prise en compte de la situation sociale, de la dégradation de la sécuritaire vs arrogance de la cma. Pour cela, j’avais pensé que l’on allait avoir un gouvernement réduit (15 ministres) pour faire de l’épargne sur les dépenses des ministères avec des résultats visibles à atteindre dans le court et moyen terme. Les pauvres meurent faute de soin mais comme palliatif on sort un gouvernement de 35 membres dont on peut se demander de la pertinence.

Je n’ai pas espoir avec ce gouvernement et je crois que nous allons crescendo dans l’abime, jesus ou Muhammad PSL n’y peuvent rien car tous les deux n’aident pas les injustes.

Trop c’est Trop. Nous assistons tous à la deliquescence du pays. On est tous complice devant l’histoire.

Salutations meilleures

Balata


_ Pour cela, j’avais pensé que l’on allait avoir un gouvernement réduit (15 ministres) pour faire de l’épargne sur les dépenses des ministères avec des résultats visibles à atteindre dans le court et moyen terme. _ Balata

C’est aussi arbitraire que tout autre chiffre, mais c’est le nombre “idéal” auquel je pense depuis un certain temps pour un gouvernement malien. Entre 12 et 15 ministre, pas plus. Beaucoup de gens respectables ne seront pas ministres mais joueront un rôle moteur et durable dans des agences et directions qui structurent davantage le fonctionnement efficace des institutions publiques.
La réflexion continue.

Mohomodou


A Balata qui met en exergue ma satisfaction de voir plus de Nordistes
dans le nouveau GRM du PM Nordiste, pour l’amoindrir, voire la
condamner, je lui réponds, comme je l’ai fait à Chouaïbou, que comme
il le dit lui-même “les maliens sont en compétition pour des postes au
GRM”; c’est la bataille pour la survie politique (“struggle for life”,
comme pour les êtres vivants de la chaîne trophique) pour figurer au
GRM.

Si Balata, mon frère du Nord, est idéaliste pour croire que le Mali a
atteint le stade de développement politique qui permet des
gouvernements de 17 membres, comme en Europe qui devance le Mali de 5
siècles dans le domaine de la gestion démocratique du pouvoir
politique, il se met le doigt dans l’oeil.

Moi qui suis réaliste parce que d’un certain âge, j’avais connu des
GRM de plus de 20 membres qui ne comptaient que 1 à 2 Nordistes (un
songhoï et un targui ou un arabe),, je remercie Allah et je bombe mon
torse nordiste à la vue d’un GRM de 35 membres qui compte au moins 10
Nordistes dont 6 de mes parents, même si 3 sont des quotas pour les
rebelles, donc non productifs pour le Nord.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY