La France au Mali

Bonsoir/bonjour chers camarades forumistes;

J’avais incité mon ami GERVAIS COPPE à s’inscrire sur notre forum en
lui vantant les mérites des débatteurs que j’ai qualifiés de cadres
intellectuels de l’intérieur et de diaspora qui débattent sur toutes
les questions relatives à la “mal vie” du Mali de 2011 à ce jour. Mon
vieil ami français, à la retraite comme moi, qui avait séjourné au
Mali qu’il aime bien, n’a pas osé poster ses commentaires suivants que
je vous partage en l’incitant à se jeter dans la mêlée, à moins qu’ils
nous lisent et fait “motus et bouche cousue” comme les autres
camarades “toubabs-toubabesses” qui nous lisent mais n’interviennent
pas. Lisez et commenter sans vous gêner, GERVAIS COPPE est un des
“durs de tempérament gai” qui ne s’offusque pas de contradictions qui
font le sel et le piment des débats.

Mohamed Ag Hamaty

1. Éclaire moi !

Salut mon frère et ami;

Hier, je me suis inscrit sur Malilink, ce qui m’a fait recevoir depuis
une avalanche de mails, émanant surtout de gens du Sud, s’exprimant
beaucoup sur le projet de réforme constitutionnelle, et dénonçant ce
qu’ils appellent les ingérences de la France.

J’ai toujours dénoncé les méfaits des pulsions néocoloniales de mon pays, et j’en ai payé le prix, en étant rapatrié du Mali en 68 (durant
mon service national) par le SDECE, suite à la visite de Foccard à
Bamako pour préparer le renversement de Modibo. Puis en subissant
durant 5 ans la surveillance des R.G., et l’interdiction de repartir
en Coopération, jusqu’à la mort de Pompidou. Mais la Françafrique
est-elle encore une pieuvre qui empêche l’émancipation des jeunes
nations d’Afrique ? On ne voit guère d’expériences démocratiques
novatrices, du genre qui auraient subi le coup de poignard de cet
ancien impérialisme. Et les Maliens en France, malgré le comportement
délinquant voire terroriste de certains, ne sont pas ostracisés, que
je sache. A titre d’exemple, un poste d’adjoint a été réservé à un
Malien à la mairie de St Maur. Ce n’est qu’un symbole, tu me diras.
Mais attention de ne pas encourager en France les attitudes
xénophobes, comme on les voit fleurir dans les anciens pays
communistes (Hongrie, Pologne, RDA).

Alors, pourquoi tant de ces « intellos » qui écrivent sur Malilink
sont-ils si hargneux voire haineux envers la France ? Les opérations Serval et Barkhane apparaissent bien comme des échecs, trop coûteux pour les contribuables français, car le terrorisme islamiste ne vient que se greffer sur une crise sociale profonde et ancienne, et s’en nourrir. S’il n’y avait pas eu l’intervention de janvier 2013, la charia ne serait-elle pas devenue la loi unique, comme dans d’autres pays modernes ?

Et les intérêts économiques français au Mali sont-ils encore si
importants et contraignants pour ton pays ?
Je me souviens que dans les années 70 et 80 l’aide budgétaire de la
France n’était pas négligeable, et bien des investissements étaient à
fond perdu, simplement garantis par la Coface.
Mais aujourd’hui, les partenaires dominants ne sont-ils pas la Chine, l’Algérie, et d’autres ?

Je regrette que dans la pensée de ces gens instruits (du sud comme du
nord), il n’y ait pas davantage de circonspection, voire
d’autocritique. Il est vrai que je n’ai parcouru que quelques billets
de Malilink.

Mais toi, observateur bien posté dans les maquis de Bamako, peux-tu
éclairer mon ignardise ?”

2. Le mythe de l’uranium

Lisant sur Malilink je lis en souriant les supputations concernant les
richesses minières jalousement visées par la France…
Ce sont là des hypothèses géologiques, auxquelles les conditions
politiques ne sont guère favorables.

Et l’énergie atomique a pris du plomb dans l’aile. En occident,
l’opinion publique n’en veut plus (Tchernobyl, Fukushima…)
Arlit a coûté très cher à la France, la société Areva est ruinée et se
désengage de l’exploitation des mines. L’heure est à l’énergie
renouvelable, et sans risque sanitaire.

De plus, sur le marché mondial il y a abondance de minerai bon marché
et d’accès facile : Canada, Australie, Russie…
Je crains que vos économistes bambaras se leurrent en comptant
tellement sur l’eldorado du Nord.

Quand j’enseignais l’économie au Niger, j’avais repris la prophétie de
Lénine annonçant qu’avec la fin du capitalisme l’or ne serait plus un
fétiche, la monnaie étant supprimée, et que ce métal, certes utile
pour les bijoux des dames, pourrait servir à fondre des pissotières
pour le confort des ouvriers des villes. J’avais étendu la prophétie
au minerai d’uranium (l’uranate de sodium), qui, dans un monde pacifié
et dénucléarisé, pourrait servir aux populations de la région d’Arlit
à mouler des briques de banco. Populations qui toutefois préféreraient
avec raison la tente ou la paillote… Cette plaisanterie, rapportée au
directeur, m’avait valu une convocation pour offense à l’intérêt
supérieur de la nation nigérienne. On sait bien que les Nigériens
n’ont pas le sens de l’humour. Mais certains de tes compatriotes ne
manquent pas, eux, d’attitude plutôt paranoïaque.”

Sincèrement,
Gervais Coppe


C’est vraiment decevant de voir quelqu’un qui dit avoir passé un bon bout de temps au Mali et en Afrique avoir une vision si simpliste de la société malienne.

Je constate qu’il divise le Mali en nord/sud. Pour lui, tous les maliens du sud sont des Bambaras. C’est cette même mentalité qui domine la diplomatie française au Mali.

Having say that…point de vue énergétique, les conditions économiques et sécuritaires ne sont pas propices pour l’exploitation des ressources minières dans le nord.

Il y’ a un article de Cablegate sur le sujet.

Le Pétrole Malien : Mythe ou Réalité

Amadou Wane


Amadou Wane, je suis étonné voire consterné que vous ayez eu une perception aussi réduite (ou réductionniste) de mon expérience, de ma pensée et de mes convictions, s’il en reste, à l’épreuve de ces temps tragiques. Pensez vous vraiment qu’après un demi-siècle d’une expérience universitaire et militante du Mali je puisse encore m’en tenir à cette dichotomie nord-sud ? Cette simplification langagière n’a pas d’autre prétention que de baliser « grosso modo » la première approche d’une réflexion.
Comme vous tous je connais un peu des riches heures de l’histoire du Mandé, du Ghana, du Mali et du Songhoy, des épopées peules sur tout le Sahel, et des hégémonies berbères très anciennes dans le Sahara.
Et dès 67, lors de mon premier séjour à Gao, j’ai bien saisi l’unité millénaire de cette mosaïque ethnique et culturelle que constitue le Mali, à travers et grâce à un État. J’avais été surpris, sur le marché de Gao, de voir et d’entendre des vendeuses koroboros interpeler des chalands « du sud » (des Coulibaly, des Kéïta) en leur balançant des propos salaces, ce qu’on appelle, en anthropologie, des relations à plaisanterie. Sans agressivité discriminante.
Et les centaines de «bonnes » dogons qui ont relevé à Kidal les femmes iklan qui se sont émancipées, dois-je selon vous les considérer comme du sud ou du nord ? Non, elles sont maliennes d’abord, et leurs futurs mariages les enracineront ensuite dans l’Adrar ou les renverront à leur parenté d’origine. Oui, le Mali est une entité sociale, culturelle et politique façonnée par des siècles d’histoire commune, avec des essors (pas de jeu de mot…) des apogées, des déclins et des renaissances. Et ce n’est pas le dramatique et meurtrier prurit actuel -dénommé de façon incongrue « azawad »- qui pourrait démentir la consistance de cette entité nationale et citoyenne qui a constitué le Mali. Certes, depuis 50 ans la bonne gouvernance a fait défaut, et l’affairisme des dirigeants a pu être sensible aux appels des « sirènes » de l’étranger pour brader les ressources nationales et laisser s’implanter des idéologies destructrices. La récente allégeance à l’Aqmi ou à l’E.I. de groupes mafieux prospérant sur le narcotrafic n’en est qu’une sinistre illustration.
Aussi l’on peut être nostalgique de l’époque patriotique, pilotée par Modibo Kéïta, Seydou Badian et consorts, qui osa tenter un « développement autocentré » selon le plan de Samir Amin, quitte à imposer bien des privations aux élites. L’esprit patriotique n’a pas été assez fort pour soutenir ce défi (même déroute ensuite pour Sankara), et pour faire échouer le plan de la Françafrique concoctée sur le terrain par la mission de Foccard.

p.s. J’ai eu l’occasion, et le plaisir, de travailler en 81 avec un linguiste de la Dinafla portant votre patronyme. Est-il votre parent ? Et qu’est-il devenu ?
Je suis bien d’accord avec vous pour constater et déplorer chez les diplomates français l’ignorance crasse des réalités sociales et culturelles des pays où ils exercent leur fonction de représentation et de médiation. En Afrique particulièrement, mais pas seulement. On est loin de l’ancienne ENFOM qui rendait obligatoire l’étude de deux langues locales, ainsi que de l’Islam, et de notions d’anthropologie.

Gervais Coppe


Amadou,
Cette distinction est très courante aux USA aussi. Pendant la sécheresse des années 70s la télé montrait des peuls dehydrates aussi a côté de leurs animaux mourants et on les appelait des Touareg.

Notre ami le confirme. Les francais sont lassés de cette histoire au Mali. La France se prépare certainement à s’en aller. On affaiblit la Pateforme et la CMA va avoir son Azawad. On dira que c’est entre maliens. Ce qui est sur c’est que la paix ne sera jamais de jour dans cet Azawad car le Nord du Mali n’est pas homogène et les nouveaux maîtres auront à faire a plus durs qu’eux.
Keita


Je dirai Welcome à notre ami sur le réseau est-ce la peine de Dire que j y suis depuis 2003 ,je me pose la question de savoir comment il peut distinguer un Malien du Sud d un autre de IR Ganda ? Selon sans doute AgMai serait originaire de Kidal Amanokal Hou , puisque je ne connais pas le mot maison en Tamachek other then that, il a soulevé un Point très important!, est ce que la France a réellement besoin du Mali aujourd’hui? Dans tous les cas leur Ambassade sera fermée demain Mardi le 15 sans raison apparente que le Non
Merci

AgMai


Je lui remercie pour son témoignage sur le coup d’État contre Modibo orchestré par la France gaulliste, le général qui a vu des africains mourir pour sauver la France. Nos militaires de 1968 étaient juste des pantins. J’en appelle au président ibk qui a fait l’un des acteurs de 1968 de républicain pour se corriger à moins qu’il soit lui.
Je suis curieux de savoir comment à partir des nom et prénom il parvient à connaitre l’origine géographique des intervenants, surtout pour une personne qui connaitrait le Mali. Aujourd’hui, le patronyme ne définit plus l’ethnie ou l’origine géographique. Allez y à la famille Guindo de Gao qu’ils ne sont pas de Gao mais du pays dogon ou bien les ongoiba de karou qu’ils sont dogon..
Si la France de la politique française au Mali qu’il se fait un peu d’empathie. Si au moment de l’attentat contre Charlie, une pays musulman s’était venu à son secours à sa demande puis se comporter comme un colon et en s’alliant au pire ennemi de la France et pretxter de vouloir lui demander en lui ouvrant ses médias et autres moyens de pression pour faire de ces ennemis des acteurs incontournables en violation des lois nationales.
Haïr la politique criminelle de France au mali ne vaut pas une haine du citoyen français.

Cordialement,
Balata Ahamadou


Merci Mohamed pour le partage de ces lignes et bienvenue sur Malilink au Prof. Coppe dont le choix lexical, par endroits, me laisse tres perplexe. J’ose croire, comme il l’a indique en parlant de son experience d’enseignant au Niger, qu’il s’agit la d’une dose d’humour…
Ceci dit, tout en rejoignant le Prof. Coppe lorsqu’il parle de la necessite de l'”autocritique” et de l’aide considerable de la France (dans ses aspects budgetaires et son intervention en 2013, entre autres), il faut reconnaitre qu’il(Prof Coppe) lui-meme tombe dans le raccourci (et le manque d’autocritique) lorsqu’il insinue qu’a cause de cette aide, cette puissance coloniale ne saurait devier, compliquer ou exploiter la situation au Mali. Le Prof sait que l’histoire des relations France-Afrique est pleine d’informations/de renseignements allant dans le sens contraire a cette insinuation.
De facon plus concrete et pour mieux comprendre, je pose ces questions au Prof: Quelle(s) explication(s) le Prof Coppe donnerait au fait que les forces francaises en 2013 (dans le cadre de leur intervention contre l’avancee des islamistes) sont rentrees a Tombouctou et a Gao avec l’Armee Malienne alors qu’elles ont refuse d’entrer a Kidal avec cette meme armee Malienne? N’est-ce pas la un traitement different/biaise (pour ne pas utiliser d’autres qualificatifs)? Ceci, aux yeux de beaucoup de Maliens, constituait deja un peche originel (suspect) pour qui veut ramener la paix dans un pays ou l’on aurait aucun autre interet. Par cet acte, la France posait deja les premieres pierres de la complication du retour de la paix. D’autres peches ont ete commis par la suite, certainement; il aurait suffi d’y preter attention et je sais que le Prof les a tous remarques.
Bonne soiree/journee a tous !

Talatou


Salut, Talatou, et merci pour tes critiques constructives auxquelles je n’ai pas de réponses très sûres. Je le regrette.
Notre ami Aïta (Mohamed ag Hamati) peut témoigner qu’après l’arrêt de la chevauchée conquérante venue des arsenaux libyens en janvier 2013, j’ai toujours été méfiant envers les intentions profondes de l’Etat-Major de cette cette nouvelle aventure militaire de la France. Une partie dominante des officiers supérieurs est constituée des descendants de la vieille aristocratie militaire de jadis. Même si leur esprit a pu être éclairé par l’excellente formation académique de St Cyr, de Polytechnique et de l’Ecole de Guerre. Mais leur origine sociale (leur conscience de classe dirait Marx) les laisse nostalgiques d’un modèle social fondé sur les valeurs chevaleresques. A cet égard, ces hommes sont admiratifs devant la réputation et le comportement guerrier des mythiques « hommes bleus ». Cela, tout le monde le sait, et depuis longtemps. Considérons l’expérience de Charles de Foucault. N’oublions pas qu’après la fin de la guerre d’Algérie, certains officiers félons ont pu être tentés de rallier en 63 la révolte des Adrars.
Et je me souviens d’échanges avec le capitaine Chaventré (années 70), recyclé dans l’ethnologie et la démographie, et devenu donc un « collègue »; ses recherches et son engagement sur la dynastie Kel Kummer de l’Ezawagh ne cachaient pas un pré-supposé discriminant, « raciste”, envers les catégories dominées et les Peuls.
On peut supposer qu’avec une telle mentalité ces officiers aient choisi de ne pas contrer leurs protégés. Les quelques témoignages et analyses des journalistes semblent le confirmer.
Et la cellule élyséenne d’analyse des conflits ne brille pas par sa clairvoyance. On l’a bien vu en 94 quand, avec l’onction de Mitterrand et de son conseiller Hubert Védrine l’armée française a poursuivi l’armement des génocidaires Hutus par l’opération Emeraude.
Les convictions démocratiques du peuple français ne sont pas en cause; et 23 ans après le débat est relancé par la justice. L’opinion publique française n’est pas va-t-en guerre; elle est lasse des guerres coloniales, depuis Jules Ferry en Asie, puis la suite en Afrique. Elle considère que les aventures américaines récentes en Afghanistan et en Irak ont été des erreurs criminelles aux conséquences désastreuses, et que le désordre actuel en Méditerranée n’est que la suite du renversement de Kadhafi par l’alliance Sarkozy-Blair

Gervais Coppe


Bonjour Prof Coppe et bonjour a tous les malilinkers
Tout d’abord bienvenu a notre nouveau malilinker Coppe et merci pour avoir partage sa pensee et son opinion sur l’itervention francaise en afrique.
Revenant au sujet de debat a savoir la presence militaire francaise au Mali, nous ne pouvons que nous en prendre a nous memes, puisque incapables de nous prendre en charge pres d’un demi siècle après les independances.
Nous avons juste eu a remplacer les colonisateurs par des maliens dominateurs : commandant de cercle , gouverneurs par exemple qui ont droit de vie et de mort sur leurs sujets. Bref ca c’est un autre debat sur lequel nous pourrions toujopurs revenir.
Pour rappel voici mon opinion sur l’intervention de la France au Mali en janvier 2013. Est ce que que je me suis trompe dans ma pensee? a chacun de juger mais une chose est sure, la presence de la france n’a pas resolu le problem de depart; la partition du pays, les morts , les attaques par ci par la. Cest juste que la strategie a change.
A nous de nous regarder dans le miroir et de reconnaitre notre faute commune en tant que maliens et a nous de trouver les solutions sans compter sur la france et l’exterieure.

[Opinion] La France en guerre au Mali : La pilule à avaler sera amère
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Le Mali que nous avons connu, c’est à dire fier, debout et digne, n’existe plus.

C’est dur de l’admettre mais c’est la triste réalité avec laquelle il va falloir s’y habituer.

Mr Yachim Maiga

Ceci étant, revenant à une question qui taraude beaucoup parmi nous, à savoir n’est-il pas mieux que la France recolonise le Mali, je dirai simplement que la France n’a plus besoin de nous recoloniser. Désormais, nous sommes tous français, et nous nous plierons au diktat de nos ancêtres les gaulois, une fois l’orage derrière nous.

François Hollande ave la France, sauveur du Mali, peut légitimement nous imposer une ligne de conduite à respecter dans les négociations futures. Car n’oublions pas qu’ils ne vont pas rester tout le temps. Il va falloir, un moment donné comme en Afghanistan, que les forces étrangères se retirent. Un retrait qui ne peut se faire sans avoir à régler l’épineuse question des régions du Nord. Il ne faut pas se voiler la face c’est dès aujourd’hui qu’il faut mettre la question sur la table : La France au secours du Mali et après ? Plus rien ne sera comme avant, car cette fois- ci nous devrions prendre en compte le facteur : l’intervention étrangère. C’est toute la gouvernance qui est à revoir et cela passe par des choix. Il est fort à parier que les français, nos sauveurs, et futurs vainqueurs de la guerre contre les jihadistes, auront leurs mots à dire et surtout à imposer, comme jadis l’URSS en RDA après la seconde guerre mondiale. Le probable scenario serait la carte de l’autonomie des régions du Nord sous la férule du MNLA. Nous n’aurons pas le choix, car nous n’avons plus aucune carte maitresse en mains pour négocier.

Avec des forces armées mal formées et sous–équipées, une classe politique en déconfiture, une société civile alimentaire, un pays divisé entre Nord et Sud, le Mali ne peut se permettre une énième humiliation : entre l’autonomie des régions du nord ou l’humiliation suprême, la prise de Bamako, le choix est vite fait.

Nul n’est dupe, cette guerre est une guerre géostratégique où la France joue gros. Elle tient l’occasion rêvée de se faire une place au soleil au Mali où elle aura toute la latitude d’exploiter les ressources énergétiques du nord. Elle qui ne possède plus de ressources.

Aider le Mali à ne pas disparaitre, et aussi et surtout lutter contre le terrorisme international, à la place des autres puissances étrangères, est le scenario idéal qui lui ouvrira toutes les portes pour conduire à sa guise les négociations vers l’autonomie de l’Azawad.

Ca parait presque utopique, mais n’en déplaise ceux qui ne veulent pas voir la réalité, notre avenir en tant que nation malienne indivisible, nous a déjà échappé. C’est mon intime conviction d’analyste rêveur.

Revisitons ensemble quelques bizarreries soudaines qui viennent de se produire dans l’intervalle de deux semaines. Une semaine plutôt, les rebelles, version Ansardine d’Iyad Aghaly venait de faire connaitre leur position: autonomie. Deuxième bizarrerie : Juste à la veille de l’ouverture des négociations prévues le 10 Janvier 2013 au Burkina, les hostilités se déclenchent et en deux jours de combat, le Mali entier est ébranli.

Troisième bizarrerie : il a suffit de quelques heures à l’armée française de se déployer à Sévaré et comme par enchantement au même moment, le Président français présentait ses vœux aux diplomates qui avaient la primeur des combats sur le terrain.

L’enchainement des événements soulève une curieuse coïncidence. Est-ce le hasard ? Ou est-ce une planification orchestrée avec une main de maitre ? Je n’en sais rien, mais je ne crois point aux coïncidences, mais crois plutôt à un plan savamment organisé, qui certes soulage aujourd’hui les maliens, qui nous conduirait toit droit au mur : le Mali libéré, et après ?

Dommage qu’au moment même où le sort de la nation malienne se joue entre rebelles et forces étrangères, nos politiciens assoiffés et affamés s’ameutent dans les rues de Bamako pour on ne sait quel but.

Bon allons, me diriez-vous, l’essentiel est que les français nous aient aidés à stopper l’avancée des rebelles vers le sud et il faut les rendre gloire en chantant désormais la « Marseillaise » et en brandissant le drapeau tricolore français.

Après la guerre, il va falloir retourner à la table de discussions : les rebelles qui ne voudraient certainement même pas du sud, pensaient mettre la pression sur le Mali pour influencer les négociations prochaines. Mal leur a pris, car ils viennent sans se rendre compte, faciliter le travail du MNLA. Aujourd’hui ce dernier se pré-positionne déjà pour occuper toute sa place dans les négociations. Nos autorités ont-elles la tête aux négociations ? J’en doute fort. Quel négociateur malien pourrait-il relever la tète lors des négociations après cette énième humiliation pour exiger quoi?

« Malheur aux vaincus, criaient les romains qui venaient de vaincre sur l’armée gauloise » Cette terrible boutade pourrait bien s’appliquer à nous maliens. Malheur à nous vaincus et humiliés. Nous ne sommes plus en capacité d’exiger quoi que ce soit.

Les français, nos sauveurs, feront de nous ce qu’ils voudraient sans avoir à nous recoloniser.

Nous leur serons éternellement reconnaissants en chassant les rebelles de la partie utile du Mali. En contre partie nous leur dirons de faire ce qu’ils voudraient du nord, cette partie maudite par où tous nos malheurs arrivent.

Après tout, en nous débarrassant de cette partie maudite, qu’est le Nord, on pourra enfin vivre en paix et sans crainte de rébellion. Alors seulement, on pourra s’occuper de nos manifestations de rues, de nos grèves illimitées, et autre sit-in. Nous pourrons tranquillement de nouveau battre le pavé avec les sacs de riz, de thé et de sucre pour nous faire élire.

Quant aux nordistes qui n’en veulent pas de l’autonomie, ils ont le choix de nous rejoindre plus au sud, ou de rester là-bas dans cette partie que même les harikoy, les hakoye et gandakoye ont abandonné pour les fous de Dieu et les seigneurs de la drogue et du trafic.

La pilule à avaler sera amère et même très amère car les vaincus ont toujours tort.

Une contribution de Mr Yachim MAIGA pour maliweb.net
Port-Au Prince, le 15 janvier 2013

Yachim MAIGA


Bien d’accord avec toi, Balata. C’est l’éducation familiale puis l’instruction publique qui élèvent à la conscience de notre dimension humaine, planétaire même, condition pour la survie de notre espèce, et de notre ère qu’on appelle anthropocène. L’enfermement dans les grillages identitaires ne peut que conduire aux guerres, selon les logiques de « la loi du plus fort », que tous les impérialismes maîtrisent bien.
Il n’est pas pour autant question de renier nos cultures, nos langues et nos traditions, comme l’histoire du renouveau chinois le montre bien. Mais de s’ouvrir à l’altérité et s’en enrichir.
Personnellement, en plus des langues imposées par le cursus scolaire français, j’ai étudié volontairement l’Allemand, le Fulfulde, et le Mongol, et ce fut un vrai plaisir su savoir.
Quant à « l’identité » des Guindo, je crois que les études et le commerce ont façonné leur réussite et leur bonheur. J’ai bien connu Ali, le médecin, dont le parcours et l’intelligence font qu’il est à la fois polonais et français, mais d’abord et avant tout malien, sans renier sa « dogonité” originelle.

Gervais Coppe


Bonjour chers tous. Les interventions sont intéressantes et, comme M. Ouane ( dont vous disiez avoir connu un homonyme à la DNAFLA et qu’est l’actuel Administrateur général de l’OIF, Adama Ouane, non moins ancien Ministre de l’Education Nationale), je pense que très souvent, nos amis occidentaux, dont certains ont pourtant eu la chance de séjourner en Afrique, confondent ses réalités. Certains s’autoproclament même “experts” d’un territoire dix mille fois plus vaste que leurs propres villages- dont ils ne sont pas spécialistes- pour avoir pris du thé dix nuits sous la tente d’un berger. Ce qui les amène souvent à nous catégoriser en gens du SUD et en ceux du NORD. Encore que, cette délimitation est totalement arbitraire et géopolitique dans la mesure où, comme l’a suggéré mon homonyme Balata, le patronyme ne détermine pas/plus l’origine des hommes.
Je me demande parfois si par gens du Nord ceux que l’Occident veut assimiler aux Touaregs et Arabes (non nègres) favorables à leurs projets (l’autocritique réapparaît).
Cordialement.

Amadou Salif Guindo


M. Guindo,
Si c’est une caricature que vous venez de tirer de ma personne, je ne m’y reconnais guère, et je ne salue pas votre discernement.
Votre propos est plutôt excessif, emporté, et n’incite pas à la discussion. Regrettable.
Ce demi-siècle d’études et d’expérience de terrain ne m’a jamais permis de prétendre au statut d’expert.
Je me sens d’abord citoyen du monde, avec ses goûts, ses passions, ses engagements, ses erreurs, ses chagrins et ses désillusions.
Sans avoir à donner de leçons, je me souviens, avant de disparaître dans l’oubli universel.
Mais oui, j’ai aimé le Mali !

Gervais Coppe


Bonjour,

C’est vrai que sur un site ouvert au débat il y a et il faut de la place pour tous ceux intéressés par les thèmes débattus.

Un autre regard est toujours utile pour ne pas tomber dans cette forme de régression intellectuelle qu’est l’intolérance.

Je vis pratiquement en France depuis une quarantaine d’année et je n’ai pas la prétention d’en connaître tous les mystères. J’apprends à des « français » dits de souche que « leur » pays la France est plus diverse qu’ils ne pensent. Entre un alsacien, un breton, un vendéen, un occitan, un basque, un pyrénéen, un auvergnat, un normand,….etc. Il n’y a pas qu’une petite différence où on peine à glisser une feuille de cigarette, mais de quoi ne pas se prendre pour le nombril sinon le profil type de français et tout ceci sur 550.000 km2. Si on sait que le Niger et le Mali font à chacun au moins 2 fois la superficie de la France avec bien entendu moins d’habitants mais pas forcément moins d’ethnies alors certaines simplifications font partie des séquelles de la façon colonialiste de regarder l’Afrique et de classer ses populations. Rappelons que les ethnies étaient appelées races.

Je voudrais dire à votre ami et frère COPPE que j’étais en France quand Michel PONIATOWSKI organisait ses opérations coup de poing pour que l’immigré en situation irrégulière, le délinquant potentiel ne se sente nulle part en sécurité. Avec le choc pétrolier on a vu l’instauration de la carte de séjour et l’arrogance de tous les xénophobes et petits racistes tapis dans les administrations. Charles Pasqua et son charter d’immigrés maliens son passés par là. Je ne parle pas des contrôles au faciès qui ont repris même au retour de la droite lors du 1er septennat de Mitterrand. Simone Veil, juive et ancienne déportée au camp de concentration /extermination nazi en Allemagne, s’en est émue.

Alors, qu’on nomme quelques noirs et arabes de service à tels ou tels postes ne fait qu’en rajouter à l’aspect grotesque de ce qu’on peut appeler l’arbre qui cache la forêt. « L’arabe ou le noir de vitrine » permet de se donner bonne conscience, ou convaincre ce qui ne veulent pas se poser de question, pendant qu’on sévit contre la majorité qui n’a plus d’argument pour parler de discrimination.

C’est ainsi qu’en 2017 on assiste à la scène surréaliste qu’un journaliste sommer une jeune nouvelle élue noire de dire « vive la république » parce qu’elle doit tout à la république. En d’autres termes, le fait qu’elle soit noire et ses parents d’origine étrangère en fait une citoyenne de 2ème catégorie qui ne saurait être l’égale d’un Nicolas Sarkozy fils d’immigrés aussi.

Quant à l’aspect utilisation/utilité des ressource minières je crains que la vision de votre ami COPPE ne soit qu’une facette d’un processus. Les sous-marins auront du mal à se passer de réacteur nucléaire car la lumière n’arrive pas au fond des océans. De même dans l’espace le nucléaire n’a pas dit son dernier mot, des satellites voire des missions ont été perdues pour des problèmes de panneaux solaires. L’utilisation du nucléaire en santé est loin d’être terminée et va croissante (thérapie, stérilisation……) . Donc avoir son stock stratégique d’uranium est loin d’être une idée farfelue.

Quant à l’or, les scientifiques découvrent juste ses propriétés extraordinaires dans plusieurs domaines.

Les fluctuations des cours des matières premières sont permanentes. Tout dépend des opportunités du moment et des intelligences/élites du pays..

Ousmane Diallo


Bonjour à tout/es !

Je m’ excuse d’ avance, car ça sera (un peu) long …

J’ ai repris ci-dessous les réponses qui, je pense, traduisent les pensées profondes des uns et des autres. Donc il n’ est pas lieu de dire que l’ un pense comme ça et l’ autre comme ceci, alors il est tel ou tel (présumément).

Seule réponse qui manque, est celle de M. COPPE aux remarques pertinentes de Talatou Maiga, à savoir:

“De façon plus concrète et pour mieux comprendre, je pose ces questions au Prof: Quelle(s) explication(s) le Prof Coppe donnerait au fait que les forces francaises en 2013 (dans le cadre de leur intervention contre l’avancee des islamistes) sont rentrees a Tombouctou et a Gao avec l’Armee Malienne alors qu’elles ont refuse d’entrer a Kidal avec cette meme armee Malienne? N’est-ce pas la un traitement different/biaise (pour ne pas utiliser d’autres qualificatifs)? Ceci, aux yeux de beaucoup de Maliens, constituait deja un peche originel (suspect) pour qui veut ramener la paix dans un pays ou l’on aurait aucun autre interet. Par cet acte, la France posait deja les premieres pierres de la complication du retour de la paix. D’autres peches ont ete commis par la suite, certainement; il aurait suffi d’y preter attention et je sais que le Prof les a tous remarques.”

Sans attendre la réaction de M. COPPE à ces remarques, je pose clairement la question:

“Qui a peur de la Charia et de la Chine” ?

par ce que le “spectre” de la Charia est brandi par les défenseurs des “bien faits” de l’ intervention française au Mali pour dire que les critiqueurs de la France sont ingrats (killer argument = argument employé pour faire taire son adversaire en discussion); et le”spectre” de la Chine est brandi pour dire que la Chine qui n’ est pas démocratique et viole les droits humains recolonise l’ Afrique

(en l’ occurrence le Mali). Toutes les deux parties de la question, en fait, staigmatisent les Africains d’ ingratitude et de naïveté.

Je pense que nous devons affronter sans complexe cette question et ne pas en faire un tabou, sous risque de subir ce qu’ un tabou fait subir à ses observateurs, à savoir la soumission déterminée par résignation/peur et non pas par la conviction …

Alors “Qui a peur de la Charia et de la Chine” ?

Je préviens que je ne veux pas théoritiser/philosopher sur cette question. Je veux être pratique, car une image vaut mieux que mille mots.

En passant, je dirais que la Charia étant la justice/la morale tirée du Coran, je voudrais renvoyer aux magnifiques versets extraits du Coran que Amadou Wane nous livrait ici sur malilink chaque jour durant le mois de Ramadan. Ces versets auraient pu être tirés de chacun des autres grands livres des deux autres religions monothéiques, à savoir le Judaisme (la Thora et l’ ancien Testament) et le Christianisme (le Nouveau Testament).

Ceci dit je passe aux questions pratiques, qui, de mon avis, doivent être soutenues par l’ intérêt des populations concernées:

1. Les populations des territoires maliens occupés par les “Jihadistes” (MUJAO, Ançar Dine, AQMI) entre 2012 et 2013 préfèraient de loin cette occupation à celle par “les laïcs” du MNLA, c’ est pour cela que ces populations avaient aidé les Jihadistes à chasser le MNLA. Cette préférence avait des motivations politique (unité territoriale du Mali) et sécuritaire (suite aux tueries, pillages, viols et à la discrimation contre des Noirs commis par le MNLA).

2. Il est reconnu que pendant l’ occupation jihadiste les vols et les brigandages, les taxes (arbitraires) n’ existaient pas.

3. Les populations sous contrôle jihadiste avaient commencé á se défendre avec succès contre certains excès des Jihadistes (lapidations, amputations de membres, interdictions non sensées par exemple de la musique, du football).

4. Il est indéniable que la situation après l’ intervention française est de loin pire qu’ avant cette interventuion: ca. 3/4 du territoire ne sont pas sous le contrôle de l’ État malien, les crimes sont devenus banals: tueries, viols, pillages, etc. Le Président et le gouvernement n’ y prêtent même plus attention, pas même des condoléances, á plus forte raison des larmes de compassion.

5. La détoriation de la situation est en train de mettre fondamentalement en cause “l’unité millénaire de cette mosaïque ethnique et culturelle que constitue le Mali, à travers et grâce à un État” (GERVAIS COPPE). Des communautés qui se côtoyaient en toute gaieté

(“relations à plaisanterie. Sans agressivité discriminante.” (GERVAIS COPPE)) sont en train de se tuer par dizaines à longueur de journée. Ici, il est judicieux de reprendre ce que Talatou a appelé le “premier péché” de la France, car c’ est ce péché qui a semé l’ abscence de l’ État malien sur son territoire en commençant par Kidal. Le vent semé là-bas a conduit à la tempête à laquelle nous assistons maintenant. Le malheur est que la force française continue en prenant de plus en plus clairement position contre tous les mouvements armés pro-maliens, en l’ occurrence les composantes de la Plateforme du 14 juin 2014.

6. En tout état de cause, il s’ avère que l’ on ne peut pas lutter efficacement contre “la Charia” par les armes, comme déjá démontré en Afghanistan. D’ ailleurs il est à douter que la force miltaire française lutte vraiment et fondamentalement contre les Jihadistes, malgré la grande peine que lui inflige la direction politique de la France.

7. Les intérêts des populations est sans doute la paix, la sécurité et la justice qui sont les devoirs régaliens de l’ État. Nous constatons des points 2 à 5 qu’ aucun intérêt des populations n’ est satisfait. Ttrès loin de là, bien au contraire. Donc en définitive, les populations ont un souvenir vif et nostalgique des temps de la domination jihadiste, pas de peur (ne reste que dans le souvenir) de la Charia. C’ est la France et ses partenaires qui ont peur de la Charia et qui ont imposé cette priorité à l’ État malien (lequel n’a plus aucune prérogative sur la politique intéreiure et extérieure du Mali) et aux populations qui vivent maintenat des affres attribués aux Jihadistes que sont l’ insécurité extrême, les tueries fratricides et des privations qui atteignent le quotidien détruisant même les traditions séculaires (interdictions de rejouissances culturelles, de chants, de dances, de lecture du Saint Coran á l’ aube des fêtes réligieuses, etc …).

Après ceci, je dénonce le double language et l’ hypocrisie des dirigeants occidentaux y compris ceux de la France:

1. L’ Arabie Séoudite et ses satéllites appliquent très rigoureusement (L’ Arabie Séoudite) la Charia. Et pourtant ce sont les alliés indéfectibles des Occidentaux, dont la France au Moyen Orient dans tous les domaines de l’ économie: de la vente des armes jusqu’ à la perpétration de guerre extrêmement meurtrière (au Yémen) aus seul but de barrer le chemin à l’ Iran.

3. L’ Arabie Séoudite et ses satéllites ainsi que leurs princes multimillionnaires sont les financiers des Jihadistes au Sahel/Sahara et au Moyen Orient, tous y compris le Quatar qui est stigmatisé en ce moment par l’ Occident.

4. De l’ autre côté ces mêmes pays occidentaux (européens) dont la France ont encouragé Barack Obama à éviter la guerre ouverte contre l’ Iran, à tolérer un certain seuil de capacité nucléaire pour pouvoir rétablir des relations économiques dont nucléaires avec ce même Iran.

5. La Chine que les Occidentaux y compris les Français démonisent en Afrique est occultée par ces mêmes Occidentaux y comnpris bien sûr les Français. Qui de ces Occidentaux ne fait pas tout, ne viole pas les lois de travail de son pays pour produire, vendre et

s’ établir en Chine? Globalisation, mondialisation, délocation, pollution de la Chine, ce ne sont pas des notions abstraites. Elles ont leurs conséquences: chômage en Europe et USA, manque des syndicats de travailleurs en Chine, salaires extrêmement bas en Chine et leur réduction (des salaires) en Europe et USA, port de masques quasi néssaires dans les grandes villes chinoises, etc., etc.

6. Donc là aussi, pour repeter une hypocrisie claire et nette des Occidentaux qui brandissent l’ épouvantail de la Chine.

En définitive le point 7 (plus haut) et ce point 6 montrent clairement que les Occidentaux y compris les Français ne poursuivent que leurs intérêts économiques et politiques lors qu’ il brandissent la peur qui d’ après eux doit être vis-à-vis de la Charia ou encore l’ avancée de la Chine en Afrique.

Pour moi, vu les effets ou la suite de l’ intervention française au Mali, je préfère que cette intervention, soit:

1. serve à sauver l’ État et l’ Unité territoriale du Mali, conformément au Droit International (le Mali dans ses limites actuelles est membre de l’ ONU)

ou bien

2. que cette intervention cesse, que la force BARKHANE, la MINUSMA etc. partent et laissent les Maliens avec leurs problèmes. Les Maliens auront la solution qui correspond à leur situation, à leurs possibiltés et à leur histoire.

Bien cordialement

M. Diagayété


“Nous leur serons éternellement reconnaissants en chassant les rebelles de la partie utile du Mali. En contre partie nous leur dirons de faire ce qu’ils voudraient du nord, cette partie maudite par où tous nos malheurs arrivent.”_Yacouba

Non Mr Maîga,
Les malheurs nous sont arrivés quand nous avons commencé à détruire les fondements de la république balbutiante que nous avons héritée de la décolonisation;
quand nous avons commencé à remplacer les concours à la fonction publique par les milliers d’intégration au titre de la famille présidentielle, des partis poitiques, et moyennant 3.500.000 à 5.000.000; quand les recommandés ont commencé à constituer le gros des contingents; quand ……..
L’énumération pourrait prendre une dizaine de lignes!
Le Mali se relèvera quand le malien se relèvera. Pour cela, il faut qu’il accepte qu’il est tombé.
Le Japon, l’Allemagne ont été sous tutelle.
Cordialement.

Mamadou Traoré


Bsr Mr Traore
Merci pour votre reaction et je m’empresse de vous rassurer que si vous remettiez la phrase dans son context et dans le texte , vous comprenrez tout de suite que cest pas ce que vous pensez.

C;est cela aussi la valeur pedagogique du debat et de la confrontation des idees.
La phrase qui a retenu votre attention est une sorte de d’humour a la fable .
l’idee mere reste : nous aalons regretter l’intervention francaise au mali. C’est cela l’idee force en tous les cas selon moi.
je suis a l’aise de vous dire que je suis tout a fait d’accord avec ce que vous dites en argumentations. Je partage la meme opinion et pour vous en render compte je vous invite simplement a visiter mon blog: yachimmaiga.blogspot.com
Le Mali est tombe bas par la faute de nous tous; citoyens passifs, intellectuels alimentaires, et dirigeants diriges.
Bonne soiree
Que le debat s’enflamme positivement

Yachim MAIGA