La Lutte Contre l’Esclavage au Mali (2ème Partie)

BAMAKO – 18 Septembre 2017 | par  Amadou O. Wane -L’organisation anti-esclavage Temedt travaillait sur deux autre cas d’esclavage, dont une concerne une femme nommée Agaichatou à Ménaka. Selon Temedt, Agaichatou a fui avec ses deux enfants après avoir été donnée comme cadeau de mariage. Ils étaient sous la protection des membres de Temedt à Ménaka.

Un autre cas impliquait l’enlèvement d’un garçon de trois ans appelé Moumou ag Tamou qui a été arraché des mains de sa mère à Kidal, le 4 septembre 2007. La famille de Moumou et Temedt affirmèrent que le garçon a été enlevé par Hamed Lamine ag Alwafi, un Touareg vivant dans la région de Ménaka. L’oncle de Moumou informa les autorités de Kidal de l’enlèvement le 6 septembre 2007, mais il aurait été chargé par la police et les gendarmes de Kidal de mener sa propre enquête et de revenir uniquement lorsque de plus amples informations étaient disponibles. Ag Akeratane déclara que Temedt était convaincu que Moumou était une autre victime de l’esclavage dans le nord du Mali.

Bien que l’importance des noms soit moins importante aujourd’hui qu’il y a plusieurs décennies, le nom de Moumou signifie « esclave » en Daoussahak, un mélange de Tamachek et Songhrai parlé par les membres de la communauté Daoussahak. Le nom de la mère “Talkit” signifie “esclave” en Tamachek. Selon Ag Akeratane, Temedt hésitait à porter plainte dans le cas de Moumou en raison des conflits entre les rebelles Touaregs et le gouvernement malien. “Avec la rébellion, le gouvernement ne veut pas que nous parlions d’esclavage à Kidal”, déclara Ag Akeratane.

Les autorités judiciaires de Gao et de Ménaka ont montré peu d’intérêt pour les cas d’esclavage. Les accusations d’homicide portées contre ag Bakka à Ménaka, par exemple, ne pouvait être légalement géré que par une cour distincte à Mopti. Les fonctionnaires de Ménaka, cependant, n’avaient pas transmis les documents judiciaires pertinents à leurs collègues de Mopti. Ni Temedt ni l’ambassade américaine n’ont pu acquérir des détails sur le statut des cas à Ménaka et à Gao. Ag Akeratane se plaignit que les fonctionnaires de Ménaka prétendent toujours que le juge compétent était soit occupé, soit en dehors de la ville, soit en vacances. Temedt a également rencontré des problèmes pour convaincre les groupes locaux de défense des droits de l’homme d’apporter leur soutien aux victimes de l’esclavage. Ag Akeratane a déclaré que Temedt avait fait appel en vain à plusieurs ONG locales, dont l’Association malienne des droits de l’homme, pour obtenir une assistance juridique.

Le 29 juillet 2008, le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Assarid ag Imbarcaouane, déclara aux autorités américaines que les revendications de Temedt étaient “fausses” et que l’esclavage n’était pas un problème au Mali. Ag Imbarcaouane est un proéminent leader touareg de la région de Gao. Il admit que l’un des accusés d’esclavage, Erzaghi ag Bayes, était un relatif. Après que l’affaire ag Ogazide fut médiatisée, Ag Imbarcaouane téléphona à Bayes pour lui dire de libérer le fils d’Ogazide parce que, selon lui, le garçon ne valait plus la peine. Ag Imbarcaouane affirma que les Tamacheks noirs comme ag Ogazide n’étaient pas des esclaves parce qu’ils étaient libres de quitter leurs « maîtres » à tout moment. Il ajouta que les Tamacheks noirs avaient choisi de ne pas partir parce qu’ils ne pouvaient pas prendre soin d’eux-mêmes. Comme beaucoup de fonctionnaires maliens, Touaregs et non-Touaregs, ag Imbarcaouane maintint que l’esclavage était déjà illégal au Mali et qu’il n’y avait donc aucune raison de criminaliser la pratique. Il dit que Temedt essayait simplement de susciter des passions dans le nord pour des raisons politiques. Lorsque l’ambassade souligna que le meurtre bien qu’illégal, porte aussi des sanctions pénales en vertu de la loi, Ag Imbarcaouane déclara qu’il pensait que le Mali avait, en fait, adopté une loi en 1960 ou 1961 criminalisant l’esclavage.

Personne n’est plus conscient des sensibilités du problème de l’esclavage au Mali que l’ancien président de Temedt, Mohamed Ag Akeratane. Malgré l’hostilité évidente de certains Touaregs maliens vis-à-vis de Temedt, leurs points de vue sur la question de l’esclavage au Mali ne sont en réalité pas si éloignés. Les Touaregs comme ag Imbarcaouane et les dirigeants de Temedt comme ag Akeratane soulignent tous deux que l’esclavage au Mali n’a rien à voir avec la couleur de la peau ou l’origine ethnique. Malgré les étiquettes Tamachek “noirs” et “blancs” qui sont parfois utilisés pour différencier les membres de la communauté des Bellah des autres Touaregs, la lignée semble être le facteur principal qui sépare ceux appartenant aux castes d’esclaves de ceux considérés comme nobles.

Les dirigeants Touareg et ceux de Temedt dénoncent les perceptions selon lesquelles les Touaregs sont les principaux pratiquants de l’esclavage au Mali. Des pratiques similaires peuvent être trouvées au sein des groupes Peuhl, Songhrai, Arabe, Bambara et d’autres groupes dans le pays. Ag Imbarcaouane et Ag Akeratane conviennent également que de nombreuses victimes d’esclavage sont incapables de se débrouiller seules en raison d’un manque d’éducation, de la pauvreté et d’une peur profonde de l’inconnu.

Ag Akeratane nota, par exemple, que l’adoption d’une loi qui « libère » immédiatement les personnes victimes de l’esclavage pourrait entraîner de graves interruptions sociales, car ni Temedt, ni les communautés locales ni le gouvernement malien ne peuvent s’occuper de ceux qui dépendent actuellement des familles dont ils sont attachés, pour survivre.

Le malaise touareg à propos de la question de l’esclavage ne doit pas empêcher une discussion de la question. Convaincre le Mali de criminaliser l’esclavage, cependant, pourrait s’avérer difficile. Ceci est dû en partie à la sensibilité de tout problème impliquant les Touaregs. Cela s’explique également par le respect du consensus au Mali. Ce qui peut parfois ralentir l’adoption des lois sociales importantes (telles que les lois interdisant l’excision ou la criminalisation de l’esclavage) déjà promulguée par les pays voisins mais qui ne bénéficient pas de soutien national.


Comme toujours de très bonnes informations sur une question importante pour la démocratie malienne . L’esclavage existe au Mali, personne ne peut le nier. Il faut simplement s’engager à le combattre et l’état doit prévoir des moyens pour la réinsertion des esclaves qui seront libérés après la pénalisation de la pratique actuelle, quelle que soit sa forme.

Encore une fois merci Amadou d’introduire ce débat dans nos discussions.

Harouna


En tant que descendant d’anciens féodaux esclavagistes kel
Tamcheqh-Ansar&Chérifen
– non complexé et non repenti pour ce fait historique, natif de la
région Nord-oust du Mali, épicentre Faguibine, cercle de Goundam,
région de Tombouctou – je suis d’accord sur ce passage, je cite: “….
Ag Imbarcaouane affirma que les Tamacheks noirs comme ag Ogazide
n’étaient pas des esclaves parce qu’ils étaient libres de quitter
leurs « maîtres » à tout moment. Il ajouta que les Tamacheks noirs
avaient choisi de ne pas partir parce qu’ils ne pouvaient pas prendre
soin d’eux-mêmes. Comme beaucoup de fonctionnaires maliens, Touaregs
et non-Touaregs, ag Imbarcaouane maintint que l’esclavage était déjà
illégal au Mali et qu’il n’y avait donc aucune raison de criminaliser
la pratique. Il dit que Temedt essayait simplement de susciter des
passions dans le nord pour des raisons politiques. Lorsque l’ambassade
souligna que le meurtre bien qu’illégal, porte aussi des sanctions
pénales en vertu de la loi, Ag Imbarcaouane déclara qu’il pensait que
le Mali avait, en fait, adopté une loi en 1960 ou 1961 criminalisant
l’esclavage.”

Alors, basta pour des rappels historiques qui tenteraient de
culpabiliser les cadres touareg “blancs” qui n’ont rien à cirer de
cette propagande “agit prop” de Bellas qui tentent de trouver un moyen
de manger dans la mangeoire des Humanitaires crédules.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Il faut dénoncer toutes les formes sans chercher à donner des arguments ou autres justifications comme semble le faire certains. L’esclavage est inacceptable et doit être condamnée par tous.
Il n’y a aucun mal à commencer par les formes les plus visibles. Que ceux qui connaissent des formes cachées les fassent connaitre en les dénonçant.
Il ne faut surtout pas décourager des initiatives comme celle de Wane en détournant le débat vers des considérations ethniques ou tribales.
Dire que les bellas restent avec leurs maitres par choix est faut. Personne ne veut être inférieur aux autres. Pour sortir de l’esclavage il faut en plus des efforts propres des victimes eux mêmes, l’aide des autres. C’est une réalité .
Mohamed AG Hamaty qui est toujours si éloquent peut beaucoup aider dans cette lutte. Il dit lui même qu ‘il a toujours dénoncé cette injustice. Il faut le croire et donnons nous tous la main pour renforcer le combat.
Notre succès est encore plus assurée, lorsque le combat est soutenu par des descendants d’esclavagistes.
Merci donc Mohamed pour cet autre engagement pour une cause noble et justice.

Harouna


Comment peut-on passer en boucle la traite des esclaves condamnant les pays du Nord, le commerce triangulaire, justifier le retard de l’Afrique parce que vider de ses forces vives des siècles durant et trouver le moyen de se taire de nos jours sous prétexte de consensus à cause d’une prétendue sensibilité de question touareg ?

C’est quoi ce passage :

« Le malaise touareg à propos de la question de l’esclavage ne doit pas empêcher une discussion de la question. Convaincre le Mali de criminaliser l’esclavage, cependant, pourrait s’avérer difficile. Ceci est dû en partie à la sensibilité de tout problème impliquant les Touaregs. Cela s’explique également par le respect du consensus au Mali. Ce qui peut parfois ralentir l’adoption des lois sociales importantes (telles que les lois interdisant l’excision ou la criminalisation de l’esclavage) déjà promulguée par les pays voisins mais qui ne bénéficient pas de soutien national. »

C’est regrettable, mais si au Mali en 2017 on peut encore fermer les yeux sur l’esclavage sur le sol malien alors c’est qu’on est dans une phase de régression intellectuelle sinon morale, en tout cas pas de respect de droit de l’homme ou de la personne.

Dans ce cas il ne faut pas s’étonner du peu de respect accordé à l’homme africain particulièrement l’homme noir dans le reste du monde.

Ce n’était pas la peine d’accéder à l’indépendance. Manifestement on a remplacé ou continué une injustice immorale/abjecte par une autre.

Quel dirigeant malien s’accommoderait qu’un membre de sa famille soit traité en esclave ?

Quel député malien accepterait qu’un membre de sa famille soit traité comme un esclave ?

Devrait-on parler d’inconscience ou d’hypocrisie de l’élite malienne en ce qui concerne l’esclavage ?

En tout cas elle n’est pas crédible ni respectable en dehors du Mali tant que ce sujet ne sera pas clos.

Car l’homme blanc sur lequel on tape tous les jours pour son esprit esclavagiste, néo-colonialiste envers l’homme noir, cet homme blanc a aboli l’esclavage depuis au moins un siècle et continue à faire amende honorable de nos pour ses actes. En témoigne l’instauration en France du 10 Mai comme journée commémorative de l’abolition de l’esclavage :

Ousmane Diallo


Je suis d’accord que “L’esclavage existe au Mali, personne ne peut le
nier. Il faut simplement s’engager à le combattre et l’état doit
prévoir des moyens pour la réinsertion des esclaves qui seront libérés
après la pénalisation de la pratique actuelle, quelle que soit sa
forme” dixit .Harouna Niang.

En tout état de cause, c’est moins que je ne reconnaisse pas que des
pratiques “résiduelles” de l’esclavage existent, bel et bien au Mali
que je dénonce “le curseur mis” par Amadou O. Wane, dans sa tribune
“Cablegate”, sur le seul esclavage “résiduel” chez les (miens)
touareg; c’est cette sélectivité dans le traitement de la question que
je dénonce, rien moins que cela!

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


MERCI pour cette musique qu’on apprécie fort bien même si on ne connaît pas le sens du texte. C’est vrai que la musique c’est l’art d’arranger les sons de manière agréable à l’oreille.

D’ailleurs pourquoi pas ne pas nous mettre une ou deux fois par semaine un lien sur un extrait de notre patrimoine musical. Cela nous permettra de mieux apprécier notre diversité dans un Mali uni.

En tout cas commencer à insulter quand on manque d’argument est un signe de fragilité que force.

A l’avenir on devrait s’abstenir de certains propos choquants surtout autour d’un thème qui atteint l’être humain dans sa dignité la plus fondamentale, être l’esclave d’un autre.

En la matière, il n’y a pas à opposer un esclavage à un autre, toute forme d’esclavage est une atteinte à la dignité humaine et est inexcusable.

La persistance de l’esclavage est liée à un niveau de conscience très faible des dirigeants maliens en matière de dignité humaine. Il a fallu tout de même qu’une vidéo circule sur internet sur l’état de l’hôpital Gabriel Touré pour que le gouvernement se rende compte de l’indignité de cet établissement comme centre de référence de 1ère catégorie.

En d’autres termes, l’irresponsabilité des gestionnaires de l’hôpital et de l’Etat malien face à la santé du citoyen lambda était patente, la mort et les maladies nosocomiales attendaient chaque jour ceux qui avaient le malheur d’y être admis. Y a t-il eu des sanctions ? Le/la ministre a t-il/elle été inquiété-e ? C’était le signe d’une régression sur tous les plans.

Dans un contexte d’inconscience, de mal gouvernance voire d’hypocrisie et de corruption qui ne peuvent qu’être au détriment des plus faibles, des plus démunis intellectuellement et matériellement, c’est sûr que certains dirigeants s’accommodent facilement d’une perpétuation de l’esclavage.

A-t-on cherché à donner à ces esclaves le moyen de ne pas dépendre de leurs crétins de maitres ?

Parce que pour qu’un homme soit libre il faut qu’il ait de quoi vivre, de quoi gagner sa vie, pouvoir se soigner, s’habiller et accéder au minimum de sociabilisation par un suivi psychologique et une protection contre les harcèlements moraux qui pointent à travers certaines insultes.

La fin de l’esclavage passe par la recherche de vraies solutions, il ne suffit pas de la condamner ou de la criminaliser, il faut des décisions et des actes dignes d’hommes d’Etat.

Pour cela il faut des dirigeants maliens qui soient capables de lier leur destin avec celui du peuple. Cette étape est nécessaire pour accéder à la bonne gouvernance.

Bonne soirée.

Ousmane Diallo


Bonjour Mohamed AG HAMATY,

Je n’ai pas envie de polémiquer sur l’esclavage qui relève des temps de la loi du jungle où c’était la loi du plus fort qui jouait comme on peut toujours le regarder dans les séries animalières désormais accessibles via internet.

Je considère qu’en l’an 2000 au regard de l’évolution de la pensée philosophique et morale dans les sociétés humaines il est inadmissible, abject, intolérable, de constater que des individus puissent continuer à s’adonner à cette pratique.

Cette atteinte à la dignité humaine, qui consiste à considérer son semblable comme du bétail ne peut être qu’un acte de crétin.

Plaise à AG HAMATY de se sentir lui-même ou ses parents insultés par mes propos mais il est temps d’en finir avec l’esclavage sur le territoire malien, car c’est l’asservissement d’un malien par un autre. Un esclavagiste est un malien qui considère qu’un autre n’a aucun droit, aucune dignité et que sa vie ne vaut pas celle d’un chien.

Si l’esclavage peut continuer c’est parce que le Mali ne s’est pas encore donné de dirigeants ayant une conscience morale aigüe de la notion de droit de l’homme et du citoyen, ni de respect de la vie humaine.

C’est ce qui nourrit l’hypocrisie des uns et des autres autour de cette affaire.

Mais plus grave c’est ce qui permet aussi de comprendre les problèmes actuels du Mali et son retard sur tout les fronts du progrès :santé, sécurité, défense, éducation , économie… gouvernance.

Donc Mohamed AG HAMATY, je suis indigné et j’ai honte pour vous et pour Monsieur Ag Imbarcaouane en lisant le passage ci-dessous :

“En tant que descendant d’anciens féodaux esclavagistes kel

Tamcheqh-Ansar&Chérifen

– non complexé et non repenti pour ce fait historique, natif de la

région Nord-oust du Mali, épicentre Faguibine, cercle de Goundam,

région de Tombouctou – je suis d’accord sur ce passage, je cite: “….

Ag Imbarcaouane affirma que les Tamacheks noirs comme ag Ogazide

n’étaient pas des esclaves parce qu’ils étaient libres de quitter

leurs « maîtres » à tout moment. Il ajouta que les Tamacheks noirs

avaient choisi de ne pas partir parce qu’ils ne pouvaient pas prendre

soin d’eux-mêmes. Comme beaucoup de fonctionnaires maliens, Touaregs

et non-Touaregs, ag Imbarcaouane maintint que l’esclavage était déjà

illégal au Mali et qu’il n’y avait donc aucune raison de criminaliser

la pratique. Il dit que Temedt essayait simplement de susciter des

passions dans le nord pour des raisons politiques. Lorsque l’ambassade

souligna que le meurtre bien qu’illégal, porte aussi des sanctions

pénales en vertu de la loi, Ag Imbarcaouane déclara qu’il pensait que

le Mali avait, en fait, adopté une loi en 1960 ou 1961 criminalisant

l’esclavage.

Que vous ne soyez pas responsable des crimes contre l’humanité commis par vos ascendants je l’admets sans problèmes, mais que vous ne luttez pas contre sa perpétuation cela me gêne sérieusement.

Les tours de passe de Ag Imbarcaouane pour justifier la persistance de l’état d’esclaves noirs par la vraie fausse liberté qu’ils ont de s’en aller sont bien connus des milieux de la mauvaise foi et de l’hypocrisie.

D’où ma question que vous citez : « A-t-on cherché à donner à ces esclaves le moyen de

ne pas dépendre de leurs crétins de maîtres ?” »

Je lui conseillerai de lire « En attendant Godot » de Samuel Becket, cela l’aidera à élargir ses horizons.

Je ne retire rien à mes propos qui sont insignifiants face au crime contre l’humanité qui continue de nos jours et dont certains s’évertuent à trouver les moyens de justifier sa persistance.

Bien sincèrement.

Diallo


Bonjour à tous,

A la suite des autres, je remercie Chouaibou pour avoir agréablement enrichi mon répertoire musical.

Tout comme Ousmane Diallo, la compréhension totale ou non du texte n’aurait pas été d’un facteur important dans la consommation de l’appréciation.

J’évalue ma compréhension totale du texte dans l’ordre de 33.3 % , mais l’introduction captée au triple de la moyenne a rendu la consommation encore plus agréable, au gout du thé à la menthe dont l’esprit est incarné et reflété sur toute la bande.

A l’attention de ceux qui ont apprécié mais pas tout compris , comme moi, dans l’introduction , Khaira Arby dédie le morceau aux Tunbutu-borodio (= tous les Tombouctiens) , mais en particulier à ceux de Bella-farandi (un quartier à Tombouctou) honorés dans la chanson à travers une ressource locale.

L’occasion de rappeler que Khaira Arby fait partie des artistes maliens dont l’engagement associé au talent d’artiste fut noté et salué sous l’arbre du thé à la menthe en 2015, en commentaires du film-documentaire They Will Have to Kill Us First réalisé par Johanna Schwartz. Le même engagement avait été noté dans les commentaires chez sa sœur complice dans le projet et ceux du même idéal , Fadimata Walet Oumar.

Ainsi donc, nous disons en chœur avec Khaira et sa bande, mille fois : jaba heh !

Bonne journée


Monsieur Mohamed AG HAMATY,

Ci-après mon testament.

Votre message en dit long sur l’idée que vous vous faites de vous et des autres êtres humains qui ne sont pas kel Tamasheqh.

Rappelez vous cette phrase que j’ai écrite dans mon précédent mail : Un esclavagiste est un malien qui considère qu’un autre n’a aucun droit, aucune dignité et que sa vie ne vaut pas celle d’un chien.

Ma mort ne signifie rien devant celles de milliers d’esclaves que les vôtres ont vraisemblablement tués sur une simple saute d’humeur, sans aucune forme de procès. Puisque cela fait partie de l’esclavage que le maître a droit de vie et de mort sur ses esclaves, et qu’il peut les engrosser autant qu’il veut. Et puisque l’enfant sorti du ventre d’une esclave appartient au maître.

C’est « normal » que vous soyez suffisamment outrés par mes propos condamnant cet acte abject, surtout de la part d’un non kel Tamasheqh.

Quel âge avait la dernière esclave que votre père a libéré. Qu’est-ce qu’il lui a donné comme moyen de survie ? Etait-elle bonne à quelque chose encore ? le syndrome de Stockholm n’avait-il pas fait son effet ?

Le problème n’est pas de savoir si Monsieur Mohamed AG HAMATY ou Monsieur AG Imbarcaouane possèdent encore un esclave ou pas.

Le problème c’est de savoir s’ils continuent à justifier cette pratique d’un autre temps ou pas ?

Le problème c’est de savoir s’ils s’engagent auprès de TEMEDT dans sa lutte contre ce comportement barbare d’un autre âge ?.

Le problème c’est de savoir s’ils mèneront un travail de sensibilisation de leurs semblables qui persistent dans un comportement qui les disqualifient de toute intelligence humaine, car ils semblent n’avoir rien compris de ce que c’est que la dignité humaine, le respect de l’autre, de sa vie.

Rappelons que les esclaves étaient attrapés lors de razzias des peuples Tamasheqh /arabes sur les peuples noirs plus au sud. Il fallait en tuer pour pouvoir en attraper si je devine bien.

C’était donc des gens qui assistaient au massacre des membres de leurs familles pour la plupart avant d’être traînés dans le désert pour être asservis.

Je maintiens donc l’extrait de mon texte ci-dessous :

Je considère qu’en l’an 2000 au regard de l’évolution de la pensée

> philosophique et morale dans les sociétés humaines il est inadmissible,

> abject, intolérable, de constater que des individus puissent continuer à

> s’adonner à cette pratique.

> Cette atteinte à la dignité humaine, qui consiste à considérer son semblable

> comme du bétail ne peut être qu’un acte de crétin.

> Plaise à AG HAMATY de se sentir lui-même ou ses parents insultés par mes

> propos mais il est temps d’en finir avec l’esclavage sur le territoire

> malien, car c’est l’asservissement d’un malien par un autre. Un esclavagiste

> est un malien qui considère qu’un autre n’a aucun droit, aucune dignité et

> que sa vie ne vaut pas celle d’un chien.

Bien sincèrement.

Diallo


“Je persiste et signe, ici et maintenant, que les propos “Plaise à AG HAMATY de se sentir lui-même ou ses parents insultés par mes propos…” que Ousmane DIALLO confirme avoir tenu à mon égard et à l’égard de ma communauté kel Tamacheqh du Mali sont insultants et je mets cette insulte “derrière ma dernière molaire du bas gauche”; une citation d’un des défis des braves kel Tamacheqh pour dire qu’ils gardent une rancune qui peut se laver dans le bain de sang de l’insultant.”__Mohamed Ag Hamaty

Je pense que Mr. Ag Hamaty a franchi une ligne rouge sur ce forum. Il vient de menacer un autre membre de meurtre. Ce genre de comportement ne sera pas toléré.

Malilink prendra sa responsabilité face a cette violation flagrante de ses règles de conduite.

Amadou O. Wane


Non, ce n’ est pas possible !!!

Lá aussi tout malilink est témoin – les qualificatifs auxquels j’ ai eu droit hier de la part de Ag Hamaty ne sont absolument rien par rapport à cette menace inqualifiable, de la part de quelqu’ un qui se définissait il y a quelques jours encore comme “intellectuel” dans le sens positif.

Je me demande ce qu’ en pensent ses amis Gervais Coppé et Prof. André Bourgeot. J’ invite humblement ces deux à prendre position, “ici et maintenant”.

Bien cordialement

M. Diagayété


Merci a tous pour les echanges et les contributions tres significatives apportees par les uns et les autres sur un sujet aussi sensible que celui de l’esclavage.
Ceci dit, il me semble que nous sommes tous d’accord sur les cotes immoral, inhumain et indefendable de l’esclavage. Ainsi, si nous sommes tous d’accord avec ces cotes-la, nous nous accorderons alors a dire que le but de la conversation n’est pas d’accuser une commumaute ou une autre. Et meme si cela etait, ne devons nous pas nous battre pour creer, faconner, changer nos societes lorsque nous nous rendons compte de certains aspects retrogrades de celles-ci? Notre role d’intellectuel, de chercheur, d’historien, de responsable, ou d’humain tout court ne nous interpelle t-il pas dans ce sens?
Ce que dit Ag Imbarcaouane dans les lignes precedentes est tres superficiel/leger. Ce ne serait meme pas etonnant que si la question lui etait reposee aujourd’hui, qu’il nie avoir dit cela ou qu’il change de reponse, car ce genre de reponses passent a cote du vrai probleme pose: Sa reponse rappelle, dans une certaine mesure, ce que beaucoup de proprietaires blancs d’esclaves noirs americains disaient allant dans le sens d’une certaine joie de ces dits esclaves dans leurs conditions de vie sur les plantations. Ce genre de discours se rencontrent d’ailleurs (en plus des livres) dans certains propos tenus encore aujourd’hui malheureusement meme ici aux USA.
Enfin, aussi inhumaines et oppressives qu’elles sont (toutes), je pense qu’il faut analyser l’esclavage transatlantique tout comme celui des “Bellah” sous des angles differents de l’esclavage sexuel, de certaines couches de travailleurs (marxiste), des djon ou bagna (dans le milieu Sonhrai par exemple), etc, ou encore de celui des aides menageres de Bamako. Dans cette analyse differenciee, il est important de considerer les fins auxquels cet esclavage etait essentiellement utilise. Par exemple: Fins economiques, politiques ou les 2? Les degres et les mecanismes de deshumanisation, de violence, d’alienation mentale, de maintien dans l’ignorance, de cassure des familles (Uncle Tom’s Cabin, par exemple); les options (s’il y’en a) que possedent les “esclaves” de se defaire/liberer du joug, etc. La liste est longue.

Par rapport au point rouge d’Amadou Wane, au risque de payer des milliers de grammes de the 4011 (et au bonheur de la conversation autour du the a la menthe), j’ordonne a mon grand frere Mohamed Ag Hamaty de retirer cette “rancune” “derriere [sa] molaire du bras gauche” et de ne rien considerer comme personnel dans les echanges sur ce sujet. Je demande aussi a mon frere Ousmane Diallo d’accepter ce retrait et a Malilink de prendre en compte ces 2 dernieres actions (retrait et acceptance). Les grammes de the 4011 sus-mentionnes sont emballes et je passe de ce pas a la poste:-)
Bonne journee a tous et bons debats !

Talatou


Mon cher jeune-frère Talatou;

Comme je ne suis pas d’accord avec ton point de vue sur ce que
CABLEGATE reproche à Assaghid ag-Imbarcawane – Leader et notable
u’Tamacheqh, Chamanamass du Tilemsi de Gao, qui a chronométré un score
de plus de 20 à l’Assemblée Nationale (comme ag-Hamani, l’ancien PM
qui avait eu le score de 9 ans au GRM de GMT, bien vivant et PCA de la
BDM) bien vivant et productif en tant que conseiller à la Primature –
je ne retire pas mon défi-rancune-lave-honneur – ce n’est que cela! –
lancé à Ousmane Diallo puisque c’est lui qui m’a provoqué et insulté,
en premier; il s’agit que ce Monsieur que je ne connais, ni d’Adam, ni
d’Eve, évite de m’attaquer dans le futur; ce n’est rien moins que cela
que certains esprits tordus ne comprennent pas ou ne veulent pas
comprendre dans le but d’attiser le feu sur le forum Malilink dont je
disais, il y a un mois, qu’il se bancalise, voire “se cloche-merde”.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Bonjour à tous.

Moi, c’est Alfadoulou Dicko.

Je suis nouveau sur Malilink, très heureux de contribuer aux échanges à la fois instructifs et très importants pour l’édification de notre Pays voire au delà.
Depuis quelques jours, je suis avec intérêt les échanges sur plusieurs sujets, notamment sur la question de l’esclavage.

Mais je suis un peu gêné par les échanges entre Diallo et Ag Hamaty qui ont tendance à affecter la qualité du débat malgré leur niveau intellectuel que j’ai pu apprécié.

Pour commencer, je suis peulh de Gabéro et j’ai été particulièrement dérangé par le fiel contenu dans vos échanges.

Je ne suis pas spécialiste, mais les discussions antérieures m’ont semblé souligner l’essentiel des problématiques de l’esclavage.
De mon point de vue, l’esclavage a été une faiblesse de la société humaine à ses débuts. C’est une forme de domination qui s’amenuise et disparaîtra au fur et à mesure que le monde se développe en termes de compréhension et de progrès de tous ordres (intellectuel, économique, technologique, etc).
L’esclavage a caractérisé toutes les sociétés, toutes les races, tous les groupes ethniques. Aucune ethnie ne peut se vanter de ne pas l’avoir connu, surtout pas les peulhs et les touaregs.
Nous avons donc tous connu l’esclavage soit en tant que maîtres soit en tant qu’esclaves. Il est interne à nos sociétés avant les colonisations venues de l’extérieur.

Mais une chose est certaine: c’est que maîtres et esclaves en ont été victimes (d’une manière ou d’une autre), dans la mesure où l’esclavage est une dévalorisation du genre humain, une chosification de l’homme et un retard pour tous.

L’esclavage persiste dans les sociétés moins ouvertes au reste du monde. C’est ce qui fait que les pratiques esclavagistes sont aujourd’hui plus perceptibles au Nord du Mali qu’au Sud, par exemple.
Paradoxalement, la colonisation française a initié l’abolition de l’esclavage interne et le Sud du Mali (Soudan) où l’école coloniale était plus implantée en a plus bénéficié.

Les formes d’esclavage sont nombreuses et variables avec l’évolution, plus ou moins odieuses les unes que les autres.
Depuis les indépendances, l’esclavage a été officiellement aboli au Mali tout comme le Mali a cessé d’être une colonie. Mais, si on a cessé de vendre des hommes et des femmes sur les marchés comme au moyen âge, bien de gens continuent d’être maltraités physiquement (châtiment), économiquement (exploitation), culturellement (domination). On peut dire la même chose de l’indépendance relative de nos pays du tiers monde.

L’esclavage est un concept aussi complexe que la liberté.
Il ne suffit pas de proclamer la liberté ou l’esclavage. Il faut avoir les moyens de sa liberté ou de son indépendance. Quelle est la liberté de celui qui ne peut pas s’octroyer à manger ? L’indépendance d’un pays qui ne peut pas payer les salaires de ses fonctionnaires sans l’aide internationale, qui ne peut pas assurer la sécurité de ses citoyens ?
Il n’ y aura pas de liberté ou d’indépendance tant que les moyens de production de richesses sont détenus par les maîtres (anciens/actuels).
En Afrique, la mauvaise gouvernance même fabrique des esclaves avec des dirigeants prédateurs.

Aujourd’hui,notre devoir, c’est de considérer l’esclavage comme une erreur du passé qui persiste au gré de notre sous-développement, notre incompréhension du bonheur de l’homme.
Un constat: au Mali, il n’ y a pas d’adversité entre anciens esclaves et maîtres. Dans certaines communautés la relation maître-esclave s’est transformée en parenté et en solidarité.
Nous devons lutter pour qu’il en soit ainsi partout au Mali, pour que la FrançAfrique devienne une relation de coopération juste et durable dans tous les domaines entre anciennes colonies et ancien colonisateur.

Ce qui est dangereux, c’est surtout le sentiment de haine et de revanche qui ne construit jamais un Pays.
De même, il ne faut jamais indexer ou stigmatiser tout un groupe ethnique.
Personnellement, je pense qu’il faut lutter à combattre les inégalités sous toutes les formes plutôt qu’à se baser sur l’appartenance ethnique ou identitaire. Ainsi nous parviedront à atténuer les souffrances et les dominations pour réussir un meilleur vivre ensemble.

Pour taquiner mes deux frères Ag Hamaty et Diallo que je salue au passage, ils sont issus des deux groupes les plus esclavagistes de l’Afrique et ce n’est ni une insulte ni une louange car c’est lié à l’évolution de la société.

Cordialement et avec mes excuses si mes propos ont pu heurter quelqu’un.

Alfadoulou


Bienvenue à Alfadoulou, et grand merci pour sa première contribution qui devrait sortir notre débat du caniveau dans lequel il était en train de sombrer.
Comme il le dit lui-même, étant issu de lignages qui ont depuis des siècles pratiqué le travail forcé et l’asservissement, il est bien placé pour effectuer ce travail d’introspection, sans rancoeur, sans humiliation, sans demande de repentance.
Nous devons apprécier son regard d’anthropologue, qui cherche à relativiser, à comprendre, sans exclure la mission de l’État et de ses instances judiciaires.
Les Maliens sont fiers d’appartenir à une nation héritière d’un long passé d’unité. Ne gaspillons pas ce passé (rare et précieux en Afrique) par des « querelles de minarets ».
Le tableau instructif que vient de brosser Alfadoulou nous met en garde contre les forces centrifuges qui menacent le Mali.

Gervais Coppe


Bonjour chers amis du Mali!

Je dis merci à Alfadoulou et Gervais pour les idées de modération que je partage.
L’esclavage est si complexe qu’en y axant nos débats, nous ne pouvons guère avancé !
Les fils des anciens maîtres et serviteurs sont de nos jours partout et bien en bonnes places!
Je souhaite vivement que ce débat sur l’esclavage sorte de nos échanges !
Le temps de la modération, de la modernisation servira à laver les peines et sevisses endurées par d’aucuns de nos citoyens !
Imaginer chers amis du Mali qu’à présent moi qui vous écrit, j’ai des Hommes et des Femmes dévoués à me servir comme si je suis un colon blanc !
J’ai tout relativisé en axant nos liens en parentés, en amour tout court!
Les enfants des anciens maîtres se doivent de refuser de faire comme leurs ascendants !
Les enfants des anciens serviteurs se doivent de refuser toute formes de vengeances (morale, matériels), en cultivant la paix l’amour!
Le fossé de l’inégalité s’est encore approfondi avec cette crise de 2012 car les écoles sont fermées dans toutes les régions au Nord du Mali.
À quand cette paix et la libre circulation des Hommes et des biens pour redonner espoirs à nos populations dans ces zones?
À quand la fin des camps des réfugiés de l’intérieur comme de l’extérieur du Mali?
Vraiment, je m’étais retenu de débattre de l’esclavage car le sujet est si sensible qu’en parler devient dangereux !

Je me permets de provoquer les Bambara qui ont imposé la langue Bamana-kan à toutes les ethnies en migration dans les centres urbains!
Sont ils des colonisateurs ?

Le Mali est une Nation civilisée avec une excellente Devise: Un Peuple, Un But, Une Foi.

Restons tous dans cette Devise SVP!

Dr BA Mamadou PhD
Enseignant-chercheur


Bonjour,

Les leçons acquises durant cet épisode de Cablegate permettra la tenue du prochain épisode dans la discipline et dans la sérénité intellectuelle. Parler de l’esclavage est une restitution de mémoire pour des millions de victimes morts dans l’anonymat durant des siècles d’asservissement (de l’homme par l’homme), dont les descendants nagent encore dans les dédales psychologiques : une crise de la personnalité africaine.

Cordialement,

Salif


“Les exclavages …”

Il faut les combattre autant qu’ils sont. Ce qui veut dire qu’il faut les identifier et les isoler.

Bonne journée Monsieur Coppé.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


La réalité est que:

1. L’ esclavage existe sous-forme de forcer l’ esclave et ses enfatns à rester chez ses maitres; ceci malheureusement bel et bien, comme le Cablegate de Amadou Wane en a donné deux exemples.

2. Les séquelles de l’ esclavage existent issues de l’ esclavage passé et forçant économiquement les anciens esclaves à rester chez les anciens maitres.

3. Les séquelles de l’ esclavage existent dans les esprits.

Rien ne sert de les nier. Il faut lutter contre toutes ces formes.

Mais l’ on peut pas reveiller celui qui fait semblant de dormir.

Bien cordialement

M. Diagayété


Ag Hamaty: ” vouloir maintenir une pression psychologique cul …pabilisante sur les intellectuels touareg qui fréquentent le site du Forum de Malilink; ça ne passe pas”.

Alors, qui se sent morveux se mouche, d’ un. De deux ça passe bien, car la pression y est sans quoi il n’ y aurait pas de réactions acharnées á nier la réalité.

D’ autre part, je me demande pourquoi c’ est seulement Ag Hamaty et ceux des Touaregs qu’ ils citent qui s’ évertuent à nier la réalité, alors que toutes les ethnies (á part peut-être une ou deux) sont concernées par tout au moins les formes 2 et 3?

La seule réponse: ce sont exactement les morveux qui se mouchent.

Bien cordialement
M. Diagayété


Bien d’accord avec vous, Chouaibou, pour combattre l’esclavage il convient d’abord de bien identifier ses formes, qui ont été et sont encore si variées.

Depuis des millénaires c’est l’Autre qui a toujours été asservi, et pour toutes les raisons possibles : il est différent, ses moeurs sont curieuses, son étrangeté gêne ou effraie, son langage n’est pas compris, son physique ne nous ressemble pas, ses croyances et ses pratiques spirituelles sont étrangères, on peut donc le qualifier de bestial, de sauvage, etc…

Et puis, par opportunisme, par supériorité militaire, on va l’asservir et le transformer en marchandise. Par exemple, à la fin du Moyen-Age, en Europe orientale, on asservit des populations vaincues, pour en faire des esclaves (« slaves ») que l’on vend après les avoir castrés à destination des harems de la Méditerranée, où sévirent aussi les tristes barbaresques. En Afrique de l’est, durant huit siècles, le trafic de millions d’hommes déportés par les marchands arabes vers les côtes de la proche Asie. Et ce monstrueux commerce transatlantique qui a arraché des millions d’Africains à leurs pays pour faire prospérer les conquérants européens des Amériques.

D’autres formes d’esclavage ont été perpétuées. Karl Marx n’avait pas tort de considérer l’exploitation capitaliste comme une nouvelle forme d’esclavage. Citons aussi le « second servage » en Russie, aboli par la révolution, mais aussi le Goulag et ses « camps de rééducation » dans les dictatures communistes, ou récemment la mise en esclavage des Yézidis et des Chrétiens par l’Etat Islamique.

Oui, l’homme peut bien être un loup pour l’homme. Seul un autre idéal (et une certaine coercition) peut l’en empêcher, et l’en protéger.

Gervais Coppe


Parler d’esclavage est une réalité que vivent des milliers de maliens encore en 2017 dans leur chair et qui leur empeche tout acces à l’éducation laïque.

je trouve hypocrite et malhonnête de critiquer au quotidien la colonisation et ses defenseurs qui pensent qu’elle fut positive pour nos pays ( les aspects positifs de la colonisation clamaient il y a qqs mois des candidats francais et on connaît le tollé sur macron après son discours prononcé à Alger pendant la campagne) et au même moment voire en les critiques de cette pratique abjecte, criminelle une haine contre une ethnie alors que bcp d’ethnies au Mali pratiquent encore l’esclavage. J’ai vu dans un village soninké de guidimika près de la frontière mauritanienne des quartier séparés (nobles vs esclaves), les esclaves eux même se disent esclaves.

Il faut arrêter de vouloir parler au nom de son ethnie ou tribu puisque sa pensée n’est pas forcément partagée par toute une ethnie. Dans un débat il sied de parler en son nom pour ses opinions au lieu de faire des extrapolations en étendant à des communautés si diverses structurellement.

Le problème de l’esclavage au Mali c’est qu’encore ce sont les enfants des seigneurs, anciens maîtres d’esclaves qui dominent la politique (les instances de décision). Voyons les conseils de village, de commune, de cercle, de région et au niveau de l’Assemblée nationale.

Le gouvernement doit soutenir temedt dans sa lutte contre cette pratique abjecte et ignoble en aidant les travailleurs déshérités bella et faire un temedt dans toutes les sociétés où la pratique esclaviste survit encore pour que l’égalité entre maliens soit réelle dans les faits au lieu d’être sur papier seulement.

Cordialement,
Balata Ahamadou