Enseignement Superieur

Dr. Ba,

Que pense le syndicat sur ce projet?

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AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence malienne d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Les procédures d’assurance-qualité induisent un examen planifié et systématique des établissements et programmes de formation et de recherche afin de s’assurer de leur conformité aux normes de gestion, d’encadrement, de pédagogie, de scolarisation et d’infrastructures requises en la matière.

Les récentes mutations enregistrées dans l’enseignement supérieur de l’espace communautaire de l’Afrique de l’Ouest nécessitent l’adoption de mesures juridiques et institutionnelles.

La création de l’Agence malienne d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sous la forme d’un établissement public à caractère scientifique et technologique, s’inscrit dans ce cadre. La mise en place de cette Agence vise entre autres :

– l’instauration d’une culture d’évaluation interne et externe dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche ;
– l’adaptation des dispositifs pédagogiques, de recherche et organisationnel des institutions d’enseignement supérieur et de recherche du Mali aux standards communautaires afin de répondre aux besoins réels du développement économique et social du pays ;
– l’amélioration de la gouvernance des institutions d’enseignement supérieur et de recherche ;
– le renforcement de la compétitivité, de la mobilité et de l’employabilité des diplômes.

L’adoption des présents projets de texte participe notamment de la mise en œuvre des recommandations du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) relatives à l’assurance qualité dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.


Amadou O. Wane


Cher Wane et tous bonjour!

Cette idée est très bonne, car nous avons voulu cette Agence, il y a de cela plus de cinq (5) ans!
J’étais à l’atelier de la formation initiale de cette idée dans nos universités par l’UNESCO.
Nous avons débattu en plus de la question fondamentale de l’enseignant par la même organisation UNSECO et ce fut au CERFITEXT à Ségou lors d’atelier.
Le projet est en cours et les résultats ne sont pas connus du grand public SVP!

S’agissant de cette AMAQ je suis septique et très inquiet pour sa mise en marche et sa fonctionnalité surtout car au Mali, les responsables sont choisis dans une vitre.
L’AMAQ se base sur des critères que nous reprochons au Gouvernement du Mali, il s’agit entre autres des infrastructures qui manquent, les ressources humaines qui sont rares et moins qualifiées, les apprenants qui sont hors des normes en rapport avec le ratio (25/1) étudiants/Professeur.
Les espaces universitaires adéquats et viables font défaut et l’indiscipline est la règle de mode chez nous dans nos espaces scolaires et universitaires!
Aucun droit n’est de nos jours respecté au Mali dans le domaine de l’EDUCATION que je connais en tout cas!
Le conformisme de ressemblance aux autres est une UTOPIE quand nous n’avons pas la BONNE MORALE de la PROFESSION ENSEIGNANTE!
Le seul exemple que je donne est celui par lequel de 2006 à nos jours je demande les EMPLOIS DU TEMPS INDIVIDUELS de nos enseignants et sans suite!
Je ne pense pas qu’avec l’absence de cet outil pédagogique de gestion des ressources humaines dans nos universités, que l’AMAQ soit une RÉALITÉ!
Je ne pense pas qu’avec le manque d’emplois du temps individuels des enseignants, que l’AMAQ puisse faire un Contrôle de Qualité (CQ) et q’elle ait une Assurance de qualité (AQ). Ces deux constantes sont les bases réelles de l’AMAQ.

J’invite alors nos responsables à plus de discernement vis à vis du vouloir paraître et du faux visage!
Nous avons la CNELA qui est notre voie de promotion des enseignants au Mali qui n’est pas mise en valeur et se trouve en pleine concurrence avec le CAMES qui ne s’aura l’équivaloir! Le Diplôme est base statutaire de toute fonction occupée, mais hélas au Mali, le DESORDRE est pattant pour les qualifications et les occpations!

Je reste ouvert pour dire ce que j’ai décrié de 2006 à nos jours vis à vis de l’ECOLE SVP!

Cordialement!

Le Chargé des revendications du CEN-SNESUP
SG du Comité SNESUP-FMOS-FAPH
Membre du Conseil de l’USTTB
Dr BA Mamadou PhD


Et la certification périodique des enseignants ?
Cordialement.

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Amb. Ret. Mamadou Traoré


Tout a fait, Excellence Traore, cette certification periodique des enseignants (du fondamental et du secondaire) [comme dans beaucoup de pays dont par ex.les USA] reste une cle importante si nous voulons vraiment ameliorer notre systeme educatif. Elle peut et doit se faire sans incidence budgetaire majeure. Il suffira d’avoir la volonte du gouvernement et des syndicats d’enseignants et d’en inscrire de facon serieuse le mecanisme dans des structures deja existantes comme les CAP et les Academies d’enseignement par exemple.
Pour l’enseignment superieur, les problemes semblent encore plus profonds.
Bonne journee a vous et a tous !

Talatou


Chers collègues cet instrument va normaliser notre enseignement et nos différents labo, et il fixera les critères que chaque structure et institution va essayer d’atteindre.c’est ce qui manquait dans notre enseignement.

lbtraore


Oui l’instrument manquait au système physiquement, mais pas pédagogiquement !
Les cahiers des textes étaient là sans pouvoir jouer les rôles escomptés.
Ils ont juste servi à être rempli sans morale ni réalisme pour des heures de sous et sans jamais indiquer les programmes achevés!
Les d’enseignants du supérieur sont allergiques aux contrôles de qualités.
Ils n’ont pas aussi la bonne assurance qualité de ce qu’ils font (nous nous savons sur le terrain) SVP !
Cette AMAQ était attendue, certes! Mais comment l’appliquer au Mali?

Mon soucis est là car le faux semblant est la règle d’or au travail chez nous!

Dr BA Mamadou PhD


Bonjour Dr Ba

Un enseignant est un professionnel comme tous les autres. Il est oblige de rendre compte. C’est une question de volonte. Ici ce n’est plus le sacerdoce.

A force de trouver des choses qui seraient inappliquables (tpujours), on tourne en rond avec ce secteur.

Il faut vommencer par quelque chose. Est ce que les syndiqualistes ont cette volonté, c’est ca l’autre question.

Lorsque vous dites que “les enseignants du supérieur sont allergiques aux contrôles de qualités”, vous resumez toute le probleme de l’enseugnement mamien. Les gens se sont emmurés dans la médiocrité et ne veulent pas en sortir.

Cet instrument comme vous dites, devra être accompagné d’un autre dispositif pour sanctionner ceux qui le meritent. Et là dans la pratique ce qu’il faut aussi dire c’est que le jour où les syndiqués vont vouloir inventer un alibi pour grever contre des sanctions justifiées par exemple les responsables les suivront. Sur du faux.

Encore une fois ce n’est pas impossible de le faire, il y a plutôt une question de défaut de sanction. L’impunité tout azimut qui gangrène le pays.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Bonjour Amadou, Ba et tous,
Nous avions proposé cette agence déjà en 2008, lors du Forum sur l’éducation.
En 2009, j’avais écrit un papier sur cette nécessité. Voir Ci dessous et en PJ.
Cdmt. Fad


Merci Fad,
En effet, en 2008 et 2009, cette question avait été largement abordée, débattue clairement et sans concession sans hélas être prise en compte par les autorités de l’époque. Des solutions ont été proposées par des universitaires maliens d’ailleurs dans le cadre notamment de missions Tokten, des mesures simples ont été proposées et des dispositifs cohérents et efficaces mis au point. Sans effet. Par peur ou refus de prendre ses responsabilité. Une chose est sûre : nous ne pourrons pas faire l’économie d’une telle réforme si l’on veut que l’enseignement supérieur sorte de l’abîme.
Merci

Issa Diawara


Merci,
Je crois cependant qu’on inverse le problème.
Il faut commencer par certifier les enseignants puis après quand la certification des enseignants sera ganée, certfier les structures.
A quoi ça sert de certifier des structures quand le personnel qui y sert n’est pas certifié ?
Comment un personnel non certifié peut il garder en l’état un système certifié ?
Il me semble que c’est ici une question de bon sens bien que je me méfie du bon sens (mon passé d’analyste de systèmes!)
Le Ministre Adama Ouane était très au fait de ces choses et aurait introduit la certification des enseignants s’il avait eu un peu plus de temps.
Cordialement.

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Amb. Ret. Mamadou Traoré


En effet M. L’Ambassadeur. Cela va de soi, comme l’a indiqué Diawara. On ne peut assurer la qualité d’un système sans personnel de qualité.
Merci. Fad


Excellence , Bien que le sujet soit la qualité de l’enseignement supérieur, il faut étendre cette notion de qualité à tout le système malien. La problématique est difficile à résoudre de façon systémique voire impossible si d’autres vannes connexes sont bouchées.

En effet quelque soit la qualité de vos propositions en faveur de l’enseignement supérieur, elles resteront vaines si la machine générale est enrhumée. Comme le montre le cas de Tokten ou des géniales propositions avaient été faites , mais…..

Bien à vous
Ousmane

Dr. AG DALLA Ousmane
Université Internationale de Grand-Bassam;
email: agdalla.o@iugb.edu.ci Tel :00225 59584303
Chercheur associé à ISTHME /EVS-/UMR 5600 CNRS/Université J. M.Saint- Étienne- France


Si on parle du TOKTEN c’est qu’il était pris en charge par des personnes certifiées par ailleurs.
Je ne suis pas un spécialiste de l’éducation mais nous en avons comme le Ministre Adama Ouane qui est actuellement à la Francophonie et qui a fait une grande partie de sa carrière à l’Unesco. Il s’est surtout personnellement intéressé à cette question et a recoupé presque toutes les expériences dans le monde entier. Nous avons beaucoup échangé sur la question parce préoccupation commune. On pourrait organiser une conférence débat sur le thème à Bamako.
Dans la certains pays vous payez vous même pour votre certification. Sans cette certification périodique vous perdrez votre habilitation à exercer votre métier.
Dans un système il y a les paramètres d’entrée du Système, ceux qui sont très influents et très peu dépendants.Les ressources humaines sont de ces paramètres.
Bien entendu les médecins, pharmaciens etc … devraient aussi se soumettre à une certification périodique sinon perdre leur habilitation à exercer à un niveau donné.
Tout cela n’est valable que si l’on cherche l’excellence. Si on a besoin d’un travail de qualité pour faire soi-même son travail avec une certaine exigence de qualité.
J’ai lu sur un des fils de ce réseau qu’il faut se préparer à l’éventualité que les élections ne se tiennent pas en 2018. Il y’a un risque plus grand: que le Mali n’existe plus en 2030…
On peut aussi en discuter; il y a une certaine cybernétique des actions qui conduit droit à ce scénario.
Cordialement.

Mamadou Traoré


Encore, je me permets certaines précisions:

1. “Si on parle du TOKTEN c’est qu’il était pris en charge par des personnes certifiées par ailleurs” (Mamadou Traoré). J’ ai travaillé avec le TOKTEN. Non, je ne crois pas à ce statement. Je ne crois pas que les gens qui travaillaient dans le bureau de l’ EU qui finan(çai)ent le TOKTEN soient tous certifiés selon une norme internationalement connue. Les gens qui travaillent à TOKTEN ne devraient pas être non plus certifiés selon une quelqconque norme internationalement reconnue.

2. “Dans certains pays vous payez vous même pour votre certification. Sans cette certification périodique vous perdrez votre habilitation à exercer votre métier” (Mamadou Traoré). C’ est possible dans certains pays et certains domaines d’ activités. Mais l’ on ne peut pas généraliser, même dans les pays développés. Je connais persionnelment beaucoup de gens, qui ne finissent avec les marchés qu’ on leur attribue, sans avoir une certification comme je l’ ai expliqué dans mon message précédent. Moi même j’avais perdu une certification d’ un certain degré et je travaillais dans le même domaine avec de me recertifier. D’ ailleurs des preuves d’ avoir travailler dans ce dom aine étaient nécessaires pour la recertification.

3.”Tout cela n’est valable que si l’on cherche l’excellence. Si on a besoin d’un travail de qualité pour faire soi-même son travail avec une certaine exigence de qualité”. Correct !!!

Bien cordialement

M. Diagayété


Merci Fad pour le partage de ce tres bon document. Bravo ! Dans le sens que tu indiques dans ce document, la creation de cette nouvelle agence pourrait bien etre une bonne avancee. Cependant, sans etre pessimiste et comme indique [en substance] par Ousmane Ag Dalla et Excellence Traore, il s’agira de voir comment rendre operationnels les mecanismes de fonctionnement d’une telle agence avec tous les handicaps actuels connus de notre enseignement superieur.
Par rapport a la certification des enseignants, dans ma comprehension et comme je le disais dans mon message precedent, elle est surtout faisable, utile, necessaire et a incidence budgetaire negligeable aux niveaux fondamental et secondaire ou l’on peut aisement en incorporer le processus parmi les attributions des CAP et Academies d’enseignement.
Bonne journee a tous !

Talatou


Pour moi qui suis doublement conservé l optimisme reste de mise , une fois de plus je remercie le bon Dieu et l administration actuelle de l ENI-ABT qui a du négocier le projet de la Banque Mondiale pour la construction de l immeuble devant abriter les bureaux de cet agence pour la qualité de l enseignement ainsi je suis chargé de faire la note de calcul les plans d exécution du siège bien sûr élaborer avec mes collègues l APS l APD et le dossier d appel d offre depuis une semaine vous ne voyez pas mes écrits par ce que je calcul recalcule , je suis à coup sûr l un des ingénieurs marabout saint philosophe le plus heureux du Mali et j aime le dire haut et fort, j aime taquiner les collègues tu vois la cité universitaire de kabala that is my baby tu vas à L ENI -ABT génie civil tu dis béton armé RDM procédés généraux on te parlera de moi , alors le collège me parle de son domaine dès que j arrive à Paris je cours vers l édition Eurole pour s équiper se documenter dans son domaine, comment on peut faire de l ENI- ABT le MIT si Nous même ne sont pas à la hauteur dans ce cadre l année dernière avec un prof Diawara on nous a appris comment faire le syllabus désormais on doit détailler nos cours donner le contenu et s avoir ce vendre j ai décidé de me déconnecter de Malilink pendant un mois pour rédiger la conclusion de ma thèse et écrire mes syllabus en béton armé RDM PGC et formation dans les logiciels de calcul des structures Robots Cype revit Staad pro ,je compte prendre ma retraite dans 15 and ça sera à 65 ans alors les restes des 35 c est pour me reposer j allais oublier de mentionner la Banque Mondiale le PADES pour l aide et leur support à l ENI ABT, grâce à eux et à l administration de l ENI ABT je suis doté de l ordinateur le plus puissant du Mali et je roule dans une 4×4 toute neuve à Dieu poussière fumée et odeur n’ose abonne .meme les policiers n osent plus me siffler qui a dit que l habit ne fait pas le moine New Car does in Mali

Eli-Diah AgMai ,


Son Excellence a permis de faire avancer la discussion. Mais il me semble que lui-même a inversé l’ ordre, tout en pensant que par “structures” il pense aussi à la méthode de l’ enseignement, après avoir défini son contenu.

Je m’ explique.

1. D’ abord il faut comprendre la différence entre être admis à un examen et être certifié.

Généralement on est admis à un examen (cognifif) si on obtient 50% des points à donner.

La Certification statue que le candidat peut travailler selon une méthode de travail définie se rapportant à un contenu défini.

On voit par là que méthode et contenu peuvent/sont différents et que l’ on peut obtenir 50% des points à donner sans être certifié. La certification requiert un %-tage de points plus élevé, très souvent >= 85%.

2. Donc il faut d’ abord fixer et certfier la methode d’ enseignement (selon une norme par exemple ISOnnnnn:20nn), après avoir
déterminer le contenu que cette méthode doit véhiculer.

3. Après ça, on pourra certifier les enseignants par rapport à cette méthode certifiée.

Bien cordialement

M. Diagayété


Bonjour Fad,

Merci pour le partage. Tu as été parmi les premiers à se battre pour implanter l’assurance qualité des structures d’enseignement au Mali. Dès qu’on dit assurance qualité, certains ont peur. Ils pensent souvent que c’est un outil repressif ou qui va mettre à nu certaines incompetences. Tout au contraire, la mise à niveau est la pierre angulaire de l’assurance qualité. C’est à travers l’assurance qualité qu’on peut determiner des formations ciblées en vue de combler des deficits du système.
J’espère tout simplement que les enseignants et l’administraion scolaire vont etre cooperatif pour la reussite de cette piece importante qui manque à notre système d’enseignement.
Barou


il faut vraiment saluer le Professeur Fad pour cette initiative. C’est regrettable qu’au cours de presque dix ans on ne l’a pas suivi.

Keita


10 années perdues pour rien faute de manque de volonté politique et de leadership de qualité
Quel dommage!

Fad: Merci pour ta persévérance et ton patriotisme.

Aboubacrine