2018: Elections ou pas Elections?

Bonsoir chers forumistes
Dans le dernier virage avant les prochaines elections, je me pose des questions que je voudrais partager avec vous. Debattons du devenir du mali qui pourrait se jouer loin des rives du Djoliba.
Bonne lecture

Attention au piège « des élections coute que coute »

Nous assistons impuissants à la détérioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire malien et pendant ce temps, des sirènes retentissent déjà pour nous appeler aux élections de Juillet 2018. La présence de la force Serval puis de Barkhane depuis janvier 2013, n’aura pas suffi pour bouter hors du Mali les présumés djihadistes, qui hélas, marquent du jour au lendemain, leur présence au nez et à la barbe de la force française.

Le président IBK, n’a de toute évidence, trouvé ni la bonne stratégie sécuritaire, ni les moyens, encore moins les femmes et hommes pour renverser la tendance, même en cette année électorale, pour honorer ses engagements et promesses de campagne.

Et comme conséquence, il est attaqué de l’intérieur comme de l’extérieur. Les futurs candidats à l’élection présidentielle préparent leurs chevaux de Troie, tandis que ses amis de l’extérieur commencent à le lâcher.

Les reportages acerbes et dirigés contre IBK et le Mali, ces dernières semaines dans les medias de l’ex puissance coloniale, prouvent à suffisance, qu’IBK n’aurait plus la bénédiction de nos protecteurs gaulois. Pour ce faire, les djihadistes sont à la manœuvre à l’intérieur, et les medias au bord de la seine, accomplissent le service après-vente.

Point besoin d’être dans le secret des dieux pour comprendre que la déstabilisation du Mali va se poursuivre en crescendo jusqu’aux élections de juillet 2018.

Justement des élections pour lesquelles, nos braves politiques qui voient une occasion rêvée d’accéder à Koulouba, ont déjà repris service.

Mais pourrions-nous réellement parler d’élections au Mali pendant que le fondement de la nation même est en péril ?

Les élections de 2013, qui ont vu IBK accéder au pouvoir, ont- elles résolu nos problèmes d’existence de souveraineté ou les ont- elles exacerbés ?

A qui profiteraient des élections sur mesure et dans des conditions, où l’état est quasiment absent au nord et au centre du pays ?

Ne nous trompons pas d’adversaires. A l’heure actuelle, qu’avons-nous besoin ?

Avons-nous besoin d’élections avec un futur vainqueur, qui ne pourra, de toutes les façons, rien résoudre, tout seul ?

Où avons-nous besoin de stabilité d’abord, car Il est indéniable que les élections ne peuvent que se tenir que dans un pays normal, stable. Le Mali l’est-il ?

Je ne mettrai pas de gants pour répondre par la négative : le Mali est aujourd’hui cogéré par la Mission onusienne, la force Barkhane, les mouvements armés et le Gouvernement. Dans ces conditions de cogestion, le tort d’IBK est moins de n’avoir pas tenu ses promesses électorales, mais d’avoir géré le Mali comme un pays normal avec une gouvernance hélas décriée par beaucoup de nos compatriotes.

Attention donc aux sirènes qui ont déjà commencé à chanter qu’il faut des élections coute que coute. Si nous n’y prenons garde, nous risquons de retomber dans le même piège de 2013, à savoir élire un Président qui ne pourra rien faire sinon avoir quatre oreilles pour écouter l’ONU, la France à travers Force barkhane, les mouvements armés et bientôt la force G5 sahel. Trop d’intervenants pour un Président qui sera de toutes les façons mal élu par ceux-là qui voudraient qu’il soit ainsi. Quel est ce pays en guerre qui a organisé des élections ?

Comme disait l’autre, sachons raison garder et stoppons dès maintenant le chaos qui se profile à l’horizon avec des élections arrangées en avance, c’est-à-dire des élections qui se tiendront là où les intervenants, les forces en présence au mali, voudraient qu’elles se tiennent.

Que faire ? Me diriez-vous ?

Nous ressaisir pour rebondir. En quoi faisant ?

En nous élevant au-dessus de nos divergences politiques, de nos ambitions politiques pour sauver la maison commune : le Mali

Si nous voulions remettre debout le Mali, il nous faut nous sacrifier: être prêt à mourir dignement. Nous n’avons pas d’autre choix : accepter le sacrifice pour renaitre ou exister par et pour les autres dans l’humiliation.

IBK qui aurait dû être en 2013 un Président élu de transition, a, aujourd’hui, la lourde responsabilité de tirer les conséquences justes.

Si j’étais lui, je mettrai en place un gouvernement d’union sacrée, de défense de la république, resserré autour de 15 femmes et hommes, volontariste prêt à mourir pour la patrie, avec pour seule mission: mettre debout le Mali.

Ce gouvernement devrait avoir un mandat clair et de pleins pouvoirs pour une durée de deux ans.

Je demanderai à tous les acteurs politiques de mettre en hibernation toutes leurs activités politiques pendant toute la durée du gouvernement d’union sacrée pour lui permettre de travailler pour l’honneur du Mali.

Comme preuve de ma bonne volonté, je m’engagerai solennellement devant la nation à ne pas me représenter à un poste électif.

Nous devrions choisir entre « avancées démocratiques », synonyme d’élections coute que coute, avec au bout, la cogestion et la corégence ou la restauration de la sécurité et le développement économique, d’abord.

Le destin du Mali n’est pas dans le protectionnisme des forces d’intervention, mais dans chacun de nous.

Le Mali est à refonder et pour ce faire aucun sacrifice n’est de trop.

Yachim MAIGA

30 Janvier 2018


Que neni! On ne veut plus rien faire avec IBK et sa clique. Qu’ils dégagent basta, aucun compromis pour je ne sais quelle raison encore. Trop c’est trop mon cher Yachim, j’ai trop d’estime pour toi.
A bon entendeur salut!

Touré Mahamar


Yachim. Je comprends ta bonne foi. Ton amour pour le pays.
Mais le remède est pire que le Mal.

Ahmed Sanoussi


Bonjour Mahamar
Vous avez votre opinion: On ne veut plus rien faire avec IBK et sa clique et moi la notre: le Mali est plus important que la personne de IBK.
Debattons avec comme seule arme: les idees pour le Mali.
Bonne journee
Yachim

Yachim MAIGA


Bonjour Yachim,
La situation est en ce moment très critique. Faisons attention et comportons nous comme des adultes. Le seul combat à mener c’est celui du Mali en dehors de toutes considérations partisanes. Tout comme toi, je pense du fond de mon cœur qu’il est impossible d’organiser des élections.
L’union sacrée de tous les maliens devient un impératif.
Les campagnes d’intoxication menées par les ennemis du Mali doivent nous inspirer à adopter de nouvelles stratégies.

Anourou.


Bonjou Anourour,
C’est une excellente contribution de Yachim. C’est aussi une bonne base pour ouvrir le débat sur ce sujet qui est bien d’actualité.
Merci. Fad


Bonsoir à tous
L’idée de Yachim est excellente. C’est sa faisabilité dans notre nouveau Mali qui me paraît difficile voire impossible. Les débats pourront s’orienter sur les éventuels scénarios de mise en ouvre de sa proposition.

Merci
Ousmane


Maiga,

Ta proposition est bonne si nous étions dans un pays avec des leaders soucieux du sort de la nation. Mais ta proposition dépend trop de la bonne volonté de trop de gens qui ont montré leur manque de leadership.

Donc, moi je pense que la route la plus sure pour la survie du Mali est d’aller à une “élection imparfaite”.

L’alternative est l’incertitude et le chaos. Trop de vautours tournent autour du malade. Soignons prudents.

Amadou Wane


Bonjour,

Je partage exactement la vision de M. WANE.

D’autant plus que d’après certains sachants sur le sujet, il y a un video juridique au niveau de la constitution.

Cdlt.

Badi Haidara


Chacun souhaite qu’ il soit possible de tenir des élections.

Mais où géographiquement, entre Téghaza/Taoudénit et Zégoua et entre Abéibera et Kayes ? C’ est ça la question. Elle n’a rien à faire avec des positions politiques ou idéologiques.

Si le chaos dépasse celui qui est présent, ce serait la guerre civile généralisée.

Bien cordialement
M. Diagayété (Malobbo)


Je pense que ce serait une grave erreur de vouloir tenir les élections présidentielles et législatives sur une partie du territoire dite sécurisée (qui reste à définir vue la mobilité de ce qu’on fuit en voulant faire l’élection de façon sélective) et abandonner les autres parties dites sécurisées. Comment accepter aux populations des régions “instables” exclues du vote que le président ou le député est le leur bien que leur avis n’ayant pas été sollicité?

Salutations meilleures

Balata


Bonjour à tous,
Elections pas d’élections cette question qui nous inquiète tous doit être posée en tenant compte des avantages et inconvénients de la non tenue des élections dans notre pays .
En ne tenant pas les élections, notre pays sortira de la légalité constitutionnelle et on tombera dans un schéma de type transition .
Nous avons l’habitude des transitions et nous savons également que notre pays une fois plongé dans la transition peut faire l’objet de sanctions, de gel de certains projets et ou programmes jusqu’au retour à la légalité constitutionnelle.
Entre temps , nous aurons des disparitions emplois , des mises en sommeil de certains services avec des conséquences sur la vie de beaucoup de ménages . Personnellement je connais des foyers qui sont plongés dans la précarité depuis le coup d’état de 2012 jusqu’à ce jour , des entreprises qui étaient en pleine installation qui sont parties à jamais etc.
Organiser les élections sur les parties du territoire où cela est possible me parait faisable et nous permet de contourner la rupture de la légalité constitutionnelle. En revanche, le nouveau pouvoir élu doit envisager un programme de travail qui serait celui d’une transition ainsi de par notre intelligence collective nous éviterons la rupture de la légalité constitutionnelle et travaillerons comme une équipe de transition.
Nous sommes dans un contexte exceptionnel , nous devons être pragmatiques , les débats sur les grands principes sont académiquement très intéressants mais nous avons besoin de shema de travail à impact immédiat , visible et utiles.
si nous n’organisons pas les élections , notre pays sera mis sous tutelle!
A bon entendeur …

Maitre TOURE ABDOURAHAMANE


Je ne comprends pas pourquoi le président ne crée pas une cellule de crise à Koulouba avec tous les acteurs principaux (majorité, opposition, société civile) et trouver un consensus sur la direction à prendre?

Le navire coule; le capitaine doit se ressaisir ou laisser quelqu’un d’autre prendre le gouvernail.

Amadou O. Wane


quels sont les inconvénients d’une transition consensuelle? quels les inconvénients d’une élection mal organisée, contestée et surtout excluant une bonne partie du territoire national (+3/4) dont des groupes bandits rebelles et djihadistes se battent pour extraire cette partie exclue du vote du giron malien car elle serait marginalisée ?
La communauté internationale serait elle insensible voire s’opposera t elle à la volonté du peuple si ce dernier à travers ses légitimités ( decision d’une conference nationale) décident d’opter pour une transition afin de mieux préparer une sortie de la crise de meilleure élections incontestable sur l’ensemble du territoire national?
En prenant le cas du BF après la chute de Blaise, la CI s’était elle opposée à l’organisation de la transition ? Pourrons nous pas s’inspirer de son cas et expliquer convaincre les bailleurs inter nationaux ?
Notre problème n’est il pas ce sentiment que nous ne pourrions rien faire sans ces aides internationales. Et pourtant le rapport du vegal 2015 montrait que l’argent de 16 services publics non justifiés/volés (72 milliards environ) dépasse l’aide.
Entre la volonté populaire tirée de nos constats de la réalité malienne et la conformité à une légalité ne répondant pas aux besoins actuels des populations, que choisir et surtout en voulant s’accrocher à cette légalité pour plaire à la CI, quel choix à faire, In fine entre la légalité et la légitimité ( voeux exprimés à travers une conférence nationale) ?
Notre misère actuelle se traduisant un manque de développement économique et une régression des valeurs sociales et morales dans la gestion des affaires publiques ne résulte t elle cette culture de dépendance, ce manque de confiance en soi née des aides au développement conditionnées, mal conçues incapables de promouvoir un développement endogène et local.
Quel est le bilan de 57 ans d’aide au développement afin de nous permettre des politiques court termistes?
L’aide au développement n’a t elle créé et entraîné le besoin/ dépendance de l’aide nous rendant complètement dépendant de cette aide jusque dans le choix entre la volonté populaire et la volonté de société internationale ?
Le Cuba de Castro n’est il pas un exemple à suivre dans certains cas?

Si on fait une gestion saine de nos propres ressources publiques à travers une réduction du train de vie (gestion rigoureuse des dépenses à la logistique, réduction des budgets des institutions (présidence de la république, de l’AN, mise en stand by des institutions budgetivore et à faible impact : conseil économique, haut conseil des collectivités, réduction du nombre de ministères….), nous pourrons compenser l’aide au développement conditionnée et incertaines à produire un développement. Les initiatives privées calquées sur les besoins réels des populations accompagnées satisferont la création d’emploi.
La crainte de la communauté ne doit pas nous à poser que nous durablement au point un président à la Hamid Karzaï.

Cordialement,
Balata Ahamadou


Cher.e.s Malilinkers,

Je crois qu’on se moque de l’intelligence des maliens en demandant d’une manière ou d’une autre de proroger le mandat d’IBK de 2 années de plus comme préconisé ci-dessous par Monsieur Badi HAIDARA :

IBK qui aurait dû être en 2013 un Président élu de transition, a, aujourd’hui, la lourde responsabilité de tirer les conséquences justes.

Si j’étais lui, je mettrai en place un gouvernement d’union sacrée, de défense de la république, resserré autour de 15 femmes et hommes, volontariste prêt à mourir pour la patrie, avec pour seule mission: mettre debout le Mali.

Ce gouvernement devrait avoir un mandat clair et de pleins pouvoirs pour une durée de deux ans.

Je demanderai à tous les acteurs politiques de mettre en hibernation toutes leurs activités politiques pendant toute la durée du gouvernement d’union sacrée pour lui permettre de travailler pour l’honneur du Mali.

Comme preuve de ma bonne volonté, je m’engagerai solennellement devant la nation à ne pas me représenter à un poste électif.

IBK ne va pas résoudre en 2 ans ce qu’il s’est évertué à ne pas faire en 5 ans. Il a eu tous les moyens pour choisir 15 ministres dévoués prêts mourir pour le Mali.

Personne ne l’a obligé à changer de premier ministre presque tous les 8 mois.

Il s’est amusé à former gouvernements de plus de 30 ministres à chaque fois. Il en a recyclé dont la nullité était de notoriété publique.

Si IBK avait l’intime conviction que son devoir était d’amener la paix au Mali alors il aurait fait exactement le contraire de ce qu’il a fait depuis on élection en 2013.

De toutes façons Moussa Sinko Coulibaly, qui a organisé son élection, et ceux qui l’ont validée savent en leur fort intérieur que l’annulation insincère de certains votes a pesé sur le cours de l’histoire/l’issue de la victoire.

Le Mali n’a nullement besoin d’un Gbagbo ou d’un Kabila.

Les cimetières sont remplis de gens indispensables.

Le plus célèbre, et probablement le plus intelligent des dirigeants africains contemporains, Nelson Mandela, n’a fait qu’un mandat.

Ousmane Diallo


Bonsoir chers forumistes
Je ne pretends pas avoir la solution magique, loin s’en faut , mais force esr de constater que nous avons besoin de debattre car la situation est gravissime.
la diversite des opinions prouvent a suffisance qu’il ya peril en la demeure et la solution ne peut venir d’une seule personne fut il president de la republique.
Ce qui est important pour moi, c’est de ne pas remettre a demain les problemes, car de toutes les facons nous les trouverons devant nous.
Ayons le courage de remuer le couteau dans la plaie.
Nous sommes conscients de la situation rellle du pays. Allons nous privilegier la legalite c’est a dire la constitution a la legitimite? la est toute la question.
Souvent nous refusons de voir les choses telles qu’elles sont mais telles que nous voudrions qu’elles soient.
L’histoire nous jugera et le Mali nous jugera. Le Mali est bien important que chacun de nous , y compris le president IBK.
Je termine par cette refelexion : ce n’est pas parce qu’une chose est loi qu’elle est juste , mais parcequ’elle est juste qu’elle deoit etre loi.
Vivement le debat base sur les idees et non sur les personnes.

Yachim MAIGA


Cher Monsieur Yachim Yacouba Maiga,

Cher.e.s Malilinkers

Je veux bien entendre la phrase ci-dessous et même m’en servir :

Nous sommes conscients de la situation rellle du pays. Allons nous privilegier la legalite c’est a dire la constitution a la legitimite? la est toute la question.

IBK a été élu dans des conditions qu’on ne peut nullement dire meilleures que celle d’aujourd’hui, en attestent le nombre d’urnes mises à la poubelle, ce qui l’a favorisé.

Les forces de la Minusma, de Barkhane, de la CMA, de la Plateforme, et des FAMas si elles décidaient en commun d’assurer la tenue des élections elles y arriveraient.

Seulement les fameux ex-rebelles, tout comme la Plateforme et IBK doivent se poser la question des conséquences de la paix pour leurs comptes en banque.

Si la tenue d’élections aura pour conséquence d’amener la paix et assécher certaines rivières où l’argent coule à flot c’est sûr que ceux qui n’ont pas intérêt à cela ne feront pas de leur mieux pour que les élections ne soient pas perturbées.

A part Kidal qui est le bastion du MNLA, d’Iyad Ag Ghali, de la CMA et qui est protégé par la relative « bêtise de François Hollande » les forces en place pourraient se concerter pour mettre un cordon sanitaire autour de toutes les grandes communes sur le territoire et assurer la légitimité de l’élection.

Je voudrais dire à Monsieur MAIGA que légalité et légitimité ne s’opposent que lorsqu’il n’y a pas volonté de bien faire.

Donc qu’on ne commence pas par imposer des solutions du genre « ça ou rien » quand on sait que l’actuel président ne sera pas plus légitime que son successeur.

Surtout que la présidente de la cour constitutionnelle, Mme Manassa Danioko, contre toute évidence parle d’insécurité résiduelle, et que lui-même IBK s’inscrit dans une logique de déni de la réalité.

Si c’est au bout de 4 ans et demi qu’IBK et ses hommes se mettent à penser qu’il faut organiser la sécurité cela veut dire que beaucoup de gens sont morts pendant qu’eux menaient la belle vie.

La vie des forains et des soldats ne devaient pas peser grand-chose dans leurs préoccupations.

Bon courage aux chargés de mission de tous les bords pour tester les différentes solutions avant de les proposer. C’est tout l’intérêt d’un forum. Je ne sais pas si Malilink sert à cela.

Bonne suite.

Ousmane Diallo


Bonsoir à tous.

IBK a bien fait cinq ans, il n’a fait qu’augmenter le nombre de ministres au fil des différents gouvernements, malheureusement, les problèmes dont l’insécurité et la corruption n’ont fait également que croître durant les différents gouvernements. Donc il ne prendra jamais 15 ministres avec tous les acteurs en presence et je ne crois pas qu’il possède des capacités pour surmonter la problématique, même si on admet qu’il a la bonne volonté. Sans être membre d’un quelconque parti d’opposition, il n’y a visiblement pas besoin de plus de preuves pour dire qu’ IBK ne peut redresser la situation même si le peuple le plébiscitait en juillet 2018.

Alors comment s’y prendre? pour avoir de nouvelles alternatives c’est là toute la réflexion.

Avec l’hypothése qu’ il faut un nouveau état d’esprit et un nouveau cap pour ce pays, Quelles sont les alternatives possibles? quelles seraient leur crédibilité et capacité pour ne pas tomber dans “comme IBK ou pire” ?

Ces alternatives sont -elles possibles sans élections ? si oui comment ?

Sinon, quelles sont leur chances de succés en cas d’élections avec notre niveau actuel de démocratie ?

C’est en réfléchissant à tous ces scénarios qu’il faut parler d’élection.

Quelqu’un l’a dit on n’a pas besoin d’un Gbagbo , ce sont des situation dont l’issue sont toujours trés incertaines.

Bon courage à vous tous et analyser profondément les différents cas de figure en ne restant pas seulement académique mais aussi réaliste et pragmatique .

Ousmane
Dr. AG DALLA Ousmane


C’ est ce que tous qui se soucient vraiment du Mali ont toujours reclamé (avant votre arrivée sur Malilink). On peut nommer cette démarche comme on veut. Je n’ ai rien contre.

Mais:

1. IBK ne peut pas se résoudre à cette démarche, ne voyant même pas que le Mali est en danger existentiel et pensant qu’ il est indispensable.

2. Il n’ y a pas encore eu d’ union ou de consensus autour d’ une personne à laquelle cette tâche peut-être confiée.

3. Ni les partis politiques, ni les mouvements de la société n’ arrivent à trouver cett union sacrée (consensus) pour mettre le Mali débout

Et ainsi le Mali se meurt cm par cm – que même ses voisins ne dissimulent plus ….

Bien cordialement

M. Diagayété


Bon débat proposé par Yachim.

Une transition est impossible aujourd’hui sauf si le peuple sort dans la rue pour la réclamer. IBK ne peut pas la proposer et l’opposition ne peut pas l’accepter avec IBK.

En 2013, entre les 2 tours, IBK avait refusé de débattre avec Soumeila Cisse. Il était déjà persuadé d’être victorieux au 2ème tour et ne voulait pas risquer d’étaler sa carence dans un débat.

Aujourd’hui, il est encore persuadé de gagner s’il va aux élections. Personne ne pourra le convaincre qu’il faudrait une transition. Ce serait reconnaître son échec.

Pour l’opposition (et les partis ni-ni), une transition avec IBK serait la pire des options, sauf s’il est démuni de tous les pouvoirs et invité à rester à Sebenicoro pendant toute la transition.

IBK organisera ces élections et la « communauté internationale » y veillera. Mais nous voyons tous le problème venir; les élections seront mal organisées, et surtout seront contestées. Au finish, Manassa va décider.

Et une crise interminable va s’installer dans le reste du pays. Dans le meilleur des cas, une transition verra le jour (par force), et dans le pire, l’armée s’appointera comme arbitre et sera elle même divisée.

Sauf si bien entendu, la rue force la main du vieux, et on réédite 1991, avec une 4ème République comme objectif.

______________________
A. Karim Sylla


Je pense qu’on se doit d’être objectif et conséquent !
1- en 1991 il y’a eût coup d’État suivi d’une transition la 3e république vît le jour et le mali eût le mérite de modèle démocratique, oui? Non?

2- en 2012 c’est le coup d’État qui a été condamné et la transition imposée comme condition d’un retour à l’ordre constitutionnel pour la reconnaissance de la C.I et autres PTF;

3- Ce que nous proposons en 2018 comme solution de sauver le Mali qui sombre ( dans le sens d’une transition consensuelle ) ne remet pas en cause l’ordre constitutionnel !!!

4- l’idée d’une mise sous tutelle , partant d’une condamnation- sanction n’est pas envisageable !

5- pour les plus sceptiques, je veux juste souligner que:
a-le Mali est déjà sous tutelle depuis 2012! A moins de me convaincre du contraire
b- le plus important n’est pas de tenir des élections auquel cas celles de 2013 sont sans pareilles dans l’histoire démocratique du pays( taux de participation et les 77% du vainqueur)
c- le coup d’État ne réglera pas non plus la question auquel cas celui de 2012 aurait suffit à cela!
Pour me retirer je pense qu’il y’a un problème de fond lié au mode de gouvernance que, seul, justement un pouvoir neutre peut régler, passer à la 4e république , sauver le Mali. Voir l’illustration du CTSP, conférence nationale, 3e république 1991-92
Bien à vous

Mamadou Dia


Bonsoir à Mr DIA

Sans vous démentir ni contredire, je reste septique sur la faisabilité de la démarche. Cependant en vous concédant que c’est réalisable, je continue mes questionnement à propos cette fois aussi bien de votre groupe de contact ou commission de bons offices qui va démarcher tous les acteurs en place que de celui qui assurera la transition consensuelle.

1- quelles sont les possibilités de mise en place de ce groupe?
choix des membres du groupe: critères , qualifications , missions , mandats ……

2- comment qui seront designer les membres de la transition : critères, poids, pouvoirs, capacités et force de conviction même s’ils sont de bonne foi ( à voir).

3- Dans ces désignations de groupes .
Comment procéder pour quitter “le cercles des mêmes” car depuis un moment ce sont les mêmes qui se nomment, se désignent se recyclent , par un système de coptage pour former les groupes, les commissions ou les postes de sorte qu’on tourne en rond dans un tourbillon qui a fini par faire le système actuel dans lequel on est actuellement et on s’en sort pas .

Bien a vous et bravo pour vos précisions dans les propositions.

Cordialement

Dr. AG DALLA Ousmane


Bsr chers forumistes
La richesse et la diversité du débat me réconfortent. Certes je m’attendais à être flagellé et même crucifié tellement j’étais convaincu que c’est un sujet qui fâche qui divise.
“Je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez dire “ semble être bien compris dans notre débat.
Assumons nous en ne reculant pas devant les obstacles.
Une pensée de Kennedy pour vous souhaiter bonne soirée:
“Ceux qui rendront une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable “

Yachim Y. Maiga


Bonjour Maiga,
Bonjour à tous,
Merci pour avoir initié ce débat. Juste quelques questions posées pèle-mêle et à chaud.

Aujourd’hui, aucune zone aucune région Mali n’est sécurisée. Même quand on parle « d’insécurité résiduelle » (la bonne blague) on parle d’insécurité quand même. Et quelle garantie a-t-on que cela va s’améliorer dans 2 ans avec une transition ?
En quoi est-il indispensable d’attendre qu’il y ait une stabilisation de la situation sécuritaire sur tout le territoire pour organiser des élections ? Pourquoi ne pas poser la question autrement : se donner les moyens (au niveau sécuritaire avec-pourquoi pas- l’aide de nos « vrais amis » de la communauté internationale, de faire tenir ces élections dans la plus grande partie du Mali, ou plutôt avec le plus grand taux de participation. Au lieu de renoncer à ces élections par défaitisme et/ou calcul politique sordide contraire aux intérêts du pays

Et qui peut dire à quelle échéance aurons-nous cette situation de sécurité absolue ou relative permettant de tenir des élections. Gare aux aventures. N’ouvrons pas la boîte aux pandores

En quoi ces 2 années supplémentaires (pour le Président de la République actuel) avec une « coalition » (tarte à la crème lorsqu’on veut figer ou faire perdurer une situation) seront susceptibles de rétablir la sécurité sur le territoire malien ? Plus de 4 ans n’ont pas suffi pour avoir une situation sécuritaire « normalisée »

Surtout avec Le président Kéïta à la tête de l’Etat. Ou il n’a pas été ou n’est plus à la hauteur (auquel cas il faut œuvrer pour son départ à travers des élections démocratiques), ou on espère, on pense ou est convaincu (oui certains se font encore des illusions) qu’il peut encore apporter (il faut organiser les élections pour le réélire)
Le principe d’élections démocratiques (mêmes imparfaites) a été obtenu de haute lutte au Mali. On ne peut revenir sur cet acquis. Consulter les citoyens ou une partie ou même une infirme partie vaut mieux que pas de consultation du tout.
« Coalition » – « transition » : quelle sera sa configuration, sa composition, ses missions, sa feuille de route… Pour peu qu’on soit averti de la chose politique, on sait que la transition n’est jamais un long fleuve tranquille. Dans les coalitions de transition, les luttes (légitimes) entre partis politiques continuent toujours. Je ne vous dis pas les « combinacione » à l’italienne, les nominations partisane, les cooptations intéressées et autres ententes illicites ou malsaines pour la démocratie. Avec parfois la naissance de « forces politiques incestueuses » dans le seul but d’être ou de rester au pouvoir. Non, il vaut mieux privilégier des élections avec des programmes et des propositions claires pour sortir notre pays de l’ornière.

Si le Président actuel avait dans sa palette de valeurs le bien être de la patrie, il aurait, en raison des conditions de son élection et la situation de l’époque, constituer un gouvernement d’union nationale ou tout au moins tenir compte de l’avis de patriotes qui ne sont pas de son camp, ou de son clan ou de sa famille. Ce serait naïf de croire qu’il va changer subitement.
Et puis, au fait, transition vers quoi ?
Transition pour quoi ? transition pour qui ?

En espérant que la peur ne nous fera pas faire le mauvais choix?

Bon courage à tous
Issa Diawara


Bsr Issa
Tout d’abord merci pour cette contribution de fond qui pose les questions essentielles de l’heure.
Je vais vous décevoir en vous disant d’emblée que je n’ai pas de réponses à vos questions toutes pertinentes les unes que les autres.
Certains pourront penser en lisant ma tribune, que je suis en mission commandée. Non je rassure pour ceux qui savent peu sur ma modeste personne, que je suis libre de mes idées et je ne suis le charge de mission de personne comme certains semblent le penser.
C’est ensemble que nous trouverons les réponses à vos questions .
Dr Niang et tous les autres intervenants ont tenté chacun de répondre à vos questions.
Pour ma part je dirai juste que la seule manière de répondre a toutes les questions c’est de nous mettre ensemble. Cela pourra prendre la forme d’un kourouganguga moderne avec au bout: un engagement politique avec tous les arrangements institutionnels. Cet engagement politique fixera l’architecture institutionnelle.
Mais évitons l’exclusion.
Bien sûr que tout ceci serait possible seulement si le pouvoir accepte de reconnaître son échec et de jouer le jeu du Mali.
Ici sur notre forum il ne nous revient pas de dire qui est la bonne graine qui est la mauvaise.
Concentrons sur les idées et non sur les personnes.
Enfin cher Issa, ma tribune est juste une contribution citoyenne d’un malien lambda qui croit que la politique n’est pas le seul apanage de ceux qui aspirent à des mandats électifs et exécutifs, car selon
un célèbre penseur grec: « Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile »
Bonne soirée

Yachim Maiga


Yachim,
Je ne l’ai pas précisé dans mon message et m’en excuse. Les questions que je soulève ne s’adressaient pas précisément ou exclusivement à vous. Comme vous j’essaie de verser des éléments au débat. Peut-être en instruisant parfois à charge pour des raisons didactiques et pédagogiques (déformation professionnelle sans doute).
Loin de moi l’idée de penser que vous seriez en “service commandé”. Quand bien même ce serait le cas, je n’en serai pas offusqué. Seules les idées et argumentations m’intéressent. Aussi quand vous dites :
“Bien sûr que tout ceci serait possible seulement si le pouvoir accepte de reconnaître son échec et de jouer le jeu du Mali.”
D’accord avec vous. Mais le pouvoir ne reconnait pas et ne reconnaitra jamais son échec. Ce serait utopique, naïf de le croire. N’essayons donc pas. Il n’y a donc pas besoin de mettre la main au feu pour savoir s’il brule.
“Ici sur notre forum il ne nous revient pas de dire qui est la bonne graine qui est la mauvaise.”
Pas d’accord avec vous. Je pense que notre rôle est de dénoncer ce que nous pensons être contraire à l’intérêt du Mali à travers les actes et comportements que les uns et les autres posent.

Bons échanges
Bon courage à tous

Issa Diawara


Seulement il ne faut pas que ça reste un cirque de débats qui verra l’ objet disparaitre sur le quel on débat.
C’ est pour cela qu’ il faut vite une Conférence Nationale pendant que l’ objet existe encore, du moins sur le papier. Il sera alors concrétisé et consolidé pour que la “Construction” puisse commencer.
Bien cordialement

M. Diagayété


Mr. Diagayate

Je suis d’avis de ne pas procéder à un débat sans issues.
Cependant le sujet mérite beaucoup de réflexions d’objectivité et de réalisme avant de donner une synthèse à la rigueur provisoire. Car même la conférence nationale dont vous parlez si c’est pour le demarrage de la construction de cette transition consensuelle doit être assez penser pour ne pas ressembler aux conférences fleuves budgetivores organisées depuis 2012 qui ne sont de véritables cirques.

Aussi dans les débats ayons le courage d’aborder les problèmes politiques de fond pour rejoindre mon frère Abdoulaye Niang.
Réfléchissons à la construction d’une vrai nation malienne sous une architecture institutionnelle et administrative adéquate et adaptée dans laquelle il existerait un modèle de gouvernance où la justice ,le travail l’education et la santé prospèrent et n’ayant aucune place pour la haine comme au Rwanda.

C’est faisable.
Bien à vous
AGDALLA


“Cela pourra prendre la forme d’un kourouganguga moderne avec au bout: un engagement politique avec tous les arrangements institutionnels. “_Yachim

Ceux qui organisaient le Kourouganfouga avaient encore hontes du mensonge, et la parole d’honneur pesait encore sur la balance. Actuellement qui des politiques jurant de faire du Mali sa priorité voudriez-vous croire sur parole ?

Concentrons nous sur l’élection en Juillet 2018 au lieu de leur laisser le champs libre pour la simulation amplifiée des conditions de sa non tenue!

Salif