L’armée Malienne

Abstract

Nearly six years after the onset of international intervention in 2013, the security situation in Mali continues to deteriorate. Despite a plethora of security sector assistance initiatives, the Malian army is struggling to become a more effective fighting force. This article analyses security sector assistance by describing local responses to international intervention. Based on original research in Bamako and dozens of interviews with Malian army officers and foreign advisers, diplomats and defence officials it traces the mutual perceptions of interveners and their Malian interlocutors. The author shows that both sides hold often diverging views of the analysis of the problem (a weak army), their respective roles, as well as the appropriate modalities and strategies of army reconstruction. While interveners routinely bemoan a lack of local ownership, Malians are exasperated by what they depict as the invasive and paternalistic behaviour of external actors who negate the existence of Malian expertise and agency. The dissonance triggers forms of subtle resistance against externally-driven reform that undermines cooperation. Yet, strong mutual interests in the perpetuation of cooperation imply that Mali and its international backers are locked into a dysfunctional partnership that none of the two sides has an incentive to leave.

Makan, Merci du partage; je traduis 2 passages du texte (le deuxième est une citation:
Un audit de l’EUTM de 2013 montre les FAMA comme une armée effondrée, “mal entraînée, non gérée, sous-équipée et disposant de peu de ressources, mal-dirigée et mal-supervisée”. Cinq ans plus tard, cette évaluation reste valable aux yeux de la plupart des interlocuteurs internationaux, qui décrivent les FAMA comme “une armée à l’image du pays”, des “bureaucrates en uniforme” ou même comme une troupe de théâtre, capable que de défilés militaires.
“En regardant les FAMA, nous voyons une armée. Il y a des structures formelles, des hiérarchies, des rangs, etc. Mais qu’y a-t-il derrière? . . . Cette armée est à un niveau incroyablement bas, à tous égards. C’est quasiment dysfonctionnel. Mais cela ne semble déranger personne ici parce que la classe politique à Bamako cherche seulement à survivre.”
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A. Karim Sylla


Alors je reviens une fois de plus avec la vraie solution que je vois: Paix avec le moins d’ armes possible (sans arme). Si les PTF s’ attachent à ça de manière sérieuse (installation/imposition et garantie) ça peut réussir. Cette paix est plus stable qu’ une paix au bout des fusils.
Bien cordialement
M. Diagayété

Il ne faut surtout pas contourner l’Etat mais plutot extirper l’Etat des griffes de cette gang de sangsues sanguinaires qui l’ont pris en otage en ce moment. 
Tant que cette gang de voyous criminels restera au pouvoir nous continuerons de speculer sur les solutions pour sortir le pays du gouffre. Le peuple malien n’a jamais ete aussi pret pour reconstruire le pays que maintenant, il manque juste un leadership pour ce faire.  
Sidy


Avec ce constat, la population ne peut pas compter sur l’armée pour les défendre.
Be bi babolo…comme dit ATT.
On revient à la conclusion de Soukouna. Il faut trouver un moyen de contourner ce monstre qu’est l’état.

Amadou O. Wane


Bonsoir AKS Bonsoir à Soukouna
Donc 7 ans après, nous sommes encore au même argument,  concernant la capacité de l’armée ? 
Je ne partageais pas cette opinion déjà à l’époque. Mon opinion reste la même. L’armée est capable. Certes nous ne sommes pas une armée comme celles des USA ou de la France ou même de l’Afrique du Sud, mais notre armée est capable de maîtriser le sujet Hamadoun Kouffa au moins. Elle est capable suis-je de faire comme la milice delta ou les milices similaires.Aujourd’hui, elles ne sont pas mieux armées que les FAMas, ni mieux dotées en hommes.
Le problème des maliens est ailleurs. Il faut aller le chercher. L’armée est juste là continuité de la société malienne. Les sentiments de la société s’y font sentir là aussi.

Or de notre société je crois plutôt que la plupart des maliens sont désespérés. Pour atténuer mes propos (peut-être est ce l’âge qui m’y amène), je pourrais dire “qui encore est prêt à se scarifier pour cet état défaillant, dans lequel l’impunité est reine, les déviances sont devenues la norme ?”. Pourquoi offrir son sacrifice alors même que ceux sont quelques individus qui en profitent, pas la “nation” ?

Les miliciens delta et autres ont trouvé la motivation pour accepter le sacrifice qu’ils devaient. La question taboue est là. Sommes-nous tous engagés, de la même manière ?

Là-dessus, depuis 2012/2013,  je rejoins Soukouna sur ce point de vue.
Que faire pour sortir de cette impasse ?Nous en avions discuté durant quelques années. Si  nous voulons garder le Mali dans sa dimension/composition actuelle, je ne vois pas autrement que de remettre à plat tout ce qui existe comme système actuellement.

La crise multiple que nous avons traversée ne peut pas être traitée comme si elle n’avait pas eu lieu. Il y a eu un choc terrible pour toute la nation malienne. Ca impose que nous nous remettons en cause. Cela passe par accepter que nous sommes défaillants d’abord ; par accepter que ce n’est pas de façon causmetique qu’il faudra résoudre notre problème.
Ce ne sont pas des révisions de certains articles de la constitution qui nous ferons avancer. Ou des accords dont on sait que la mise en œuvre ne pourra satisfaire qu’une portion des maliens. Non, il faut penser autre chose pour ce pays. Ceux sont les mentalités mêmes qu’il faudra arriver à faire changer. Peut-être dans la rudesse pendant un certain temps. Je crois d’ailleurs que c’est forcément ainsi que ça devra être parce que la culture de corruption, de prédation, de déviances de toutes sortes est tellement ancrée dans la société même, que chercher à changer en mieux ne pourra s’obtenir qu’en faisant respecter strictement les lois et textes de la république.

Cordialement
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