Ce qui m'intrigue c'est comment un petit pays comme la France (i.e. petit en
depit de son pouvoir economique, qui d' ailleurs depend tres largement de
son imperialisme en Afrique)continue a manipuler nos pays apres plus de 40
ans d' "independance." Et cela se passe malgre la presence massive aux
commandes de nos structures politico-economiques d'hommes et de femmes
eduques dans les meme universites que les dirigeants des pays Europeens.
Quelle est donc la responsabilite de nous autres, intellectuels Africains
dans cette histoire? Neo-colonialisme quand tu nous tient!!!!
"No one but ourselves can free our minds" (Bob Marley).
Amadou Niang
University of Utah
Salt Lake City
>From: "Boubacar Kane" <bkane@lamar.colostate.edu>
>To: "Demba Diallo" <d_demba@hotmail.com>, <malilink@mali.net>
>Subject: Re: [malilink] [La Chronique Politique]
>Date: Mon, 13 Jan 2003 19:34:54 -0700
>
>Wow, c'est qui ce Pr. Ayayi? Quelqu'un peut-il me dire s'il a ecrit des
>ouvrages sur le theme de la Francophonie ou sur d'autres themes lies a
>l'Afrique? Si oui, j'aimerais bien m'en procurer. J'ai rarement lu un
>requisitoire aussi vrai sur les relations franco-africaines que celui-ci.
>Ou se cachent ces vrais intellectuels africains? Pourquoi n'entend-on pas
>parler d'eux? Je pose ces questions juste pour la forme, la reponse est
>qu'ils sont boycottes par les multinationales de la presse qui ne veulent
>pas que leur message soit entendu.
>En tout cas, merci Demba pour ce posting et bravo au Pr. Ayayi pour avoir
>eclaire la lanterne des lecteurs de Togoforum sur cette autre forme de
>colonialisme politique, culturel et maintenant economique qu'est la
>"Franco-faunie" (I like that spelling).
>
>B. Kane
>Colorado
> ----- Original Message -----
> From: Demba Diallo
> To: malilink@mali.net
> Sent: Monday, January 13, 2003 5:59 AM
> Subject: [malilink] [La Chronique Politique]
>
>
> Bonjour,
> Au dela d'une deception suplementaire d'un des notres les propos
>receuilli dans cet interview du Professeur Ayayi Togoata revelent l'etat
>d'espris general sur notre terre africaine a ce jour.
> Une chose est cependant sure, c'est que les rebellions aussi bien
>durable que sporadiques sont l'expression violente de ce ras le bol general
>des peuples africains face a nos delinquants legaux et aux faussaires
>cosmoplanetaires que sont les politiques de ces pays agresseurs ainsi que
>leurs accolites de media publiques.
> L'analyse complete de cet interview en relation avec la cituation
>geopolitique actuelle du monde sera le theme de ma prochaine Chronique
>Politique.
> Bonne journee'.
> DD
>
> <<<<<<<<<<<<<<<<< Interview>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
> FRANCOPHONIE
> Le Professeur Ayayi Togoata APEDO - AMAH s'exprime sur la francophonie
> «La Francofaunie, c'est du fascisme, de l'anti-démocratie, du racisme»
>
> Suite au dernier sommet de la Francophonie tenu à Beyrouth au Liban du
>18 au 20 Oct. 2002, togoforum a entrepris de poser une serie de questions
>dans le but repondre à certaines préoccupations des locuteurs africains du
>Français. Le Professeur Apédo-Amah a encore une fois accepté de mettre à
>notre disposition son temps et son savoir.
>
> Propos récueilli par Daniel Garidan
> Lomé, 31 Octobre 2002
>
>
>
> TOGOFORUM : Le 9ème sommet de la francophonie des chefs d'Etat et de
>gouvernement ayant le français en partage s'est tenu à Beyrouth du 18 an 20
>Octobre 2002.Quel profil faites- vous du francophone aujourd'hui ?
>
> APEDO-AMAH : Le francophone en tant que tel n'a aucun profil
>particulier. C'est tout simplement celui qui pratique la langue française!
>sans être forcément français. Mais si nous voulons pousser la réfléxion
>plus loin, nous pouvons dire que la moitié des francophones du monde sont
>des colonisés avec tout ce que cela comporte comme conséquences :
>esclavage, aliénation, génocide culturel, sous-développement chronique. En
>Afrique, c'est parmi les pseudo-Etats francophones que l'on compte les pays
>les plus misérables du continent. Est-ce le fait du hasard ou est-ce le
>fait d'une carence du colon français dans ses colonies ? Nous penchons pour
>cette seconde hypothèse.
>
> C'est aussi dans les pays francophones que l'on a les régimes
>dictatoriaux les plus archaïques avec à leur tête des rois nègres
>semi-analphabètes adoubés par la France des réseaux mafieux Le rôle que la
>France colonialiste leur a confié est celui de cultiver le
>sous-dévéloppement, l'irrationnel et le terrorisme d'Etat.
>
> TOGOFORUM : Il y a des francophones de souche et des francophones
>d'adoption. Peut-on! parler de francophonie centrale et de francophonie
>périphérique ?.
>
> A-A : Bien évidemment oui. Vous savez, l'influence des langues est
>souvent liée à des facteurs qui contribuent à la puissance et au
>rayonnement d'un pays comme l'économie, la culture, la puissance
>technologique et militaire... Dans le cas d'espèce, nous avons affaire à
>une puissance européenne, la France, qui a conquis par le fer et le feu une
>partie du monde sur laquelle elle continue de régner en puissance
>oppresseuse, exploiteuse et esclavagiste à telle enseigne que le contenu et
>la qualité du panier de la ménagère française dépend pour beaucoup du sang
>et de la sueur des nègres d'Afrique.
>
> L'économiste égyptien Samir Amin a brillamment défini dans ses ouvrages
>les notions de centre et de périphérie à propos de l'impérialisme et de son
>exploitation du tiers- monde.
>
> Pour les francophones colonisés, la France est le centre dans la mesure
>où ce sont ses intérêts prédateurs qui guident ! le sort misérable des
>damnés de la terre de la périphérie africaine. Nos pays africains
>francophones constituent un marché captif pour le capitalisme français.
>
> Outre l'économie, la dépendance culturelle est très forte. Les
>Négro-africains portent des noms d'esclaves sur leur propre terre,
>sacrifient aux dieux des religions coloniales et colonialistes ; sont très
>complexés par rapport à leurs cultures nationales. Le paradoxe veut que
>Paris soit encore aujourd'hui la capitale de la culture africaine. Il
>suffit de regarder nos artistes et écrivains s'y précipiter comme s'ils
>meurent de soif ! Tous nos programmes scolaires sont de mauvaises
>photocopies des programmes français, tout comme nos «constitutions
>démocratiques», nos hymnes nationaux, nos institutions, nos partis
>politiques qui ne sont que de pâles copies des originaux français.
>
> Nos télévisions nationales sont envahies par des images françaises.
>C'est extrêmement grave parce que l'étranger nous impose de! s images
>négatives de nous mêmes, en même temps qu'il procède à un subtile lavage de
>cerveau. La francophonie périphérique est une francophonie écrasée par la
>bâtardise culturelle et l'aliénation. Cette francophonie périphérique est
>un monde embrigadé par les appareils idéologiques d'Etat de la France
>impériale. Elle subjugue notre imaginaire collectif.
>
> TOGOFORUM : La francophonie au départ était linguistique. Aujourd'hui,
>elle a une envergure politique voire économique. Etre francophone
>aujourd'hui serait-ce parler français dans une cuirasse démocratique ?
>
> A-A J'ai dit tout à l'heure que c'est au sein de l'ensemble francophone
>que l'on recense le plus de dictatures et de violations massives des
>droits de l'homme. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que cela favorise
>la politique scélérate de la France en Afrique. Dans un Etat de non-droit,
>le tyran, un tantinet demeuré, n'a pas de comptes à rendre à son peuple, il
>n'a de compte à rendre qu'à Pa! ris. A la tête de nos Etats , la France n'a
>pas d'interlocuteurs, elle n'a que des valets.
>
> La francophonie telle qu'elle s'impose à nous Africains, doit plutôt
>nous inciter à parler de FRANCOFAUNIE parce qu'il s'agit d'une idéologie
>colonialiste et hautement criminelle dès lors qu'elle ambitionne de nous
>maintenir dans un Etat d'esclavage permanent pour permettre à la France de
>revendiquer une place au conseil de sécurité de l'O.N.U avec le vote
>automatique de ses colonies, acquis d'avance, elle peut se permettre de
>jouer dans la cour des grands à côté d'authentiques géants comme les
>Etats-Unis et la Russie. La Francofaunie, c'est du fascisme, de
>l'anti-démocratie, du racisme.
>
> TOGOFORUM : Depuis le sommet de Chaillot en 1991, la francophonie a
>inscrit la démocratie sur la liste de ses préoccupations. Pourquoi la
>France ne fait-elle pas pression pour faire respecter la démocratie dans
>des pays comme le Gabon, le Tchad, le Cameroun, le Togo, la Centrafrique en
>! s'inspirant de ce que le Commonwealth a fait contre le Nigeria d'Abacha
>ou le Zimbabwe de Mugabe ?
>
> A-A : En réalité, la francophonie, au delà de la langue imposée par
>l'histoire, est un mythe ; elle ne se résume qu'à la France qui en a fait
>un combat d'arrière-garde pour tenter vainement de contrer l'avancée de la
>langue anglaise. L'anglomanie actuelle n'est pas un caprice international,
>c'est une nécessité de communication d'ordre économique, culturel et
>politique. Actuellement, la France est un nain économique et culturel à
>côté des Etats-Unis. La francophonie étant donc un mythe ;parler de la
>francophonie revient à parler de la politique impériale de la France. Or la
>politique africaine de la France est caractérisée par la duplicité, le
>mensonge et le cynisme. L'Elysée et le Matignon pratiquent le double
>langage : les Mitterrand, Chirac, Jospin, Balladur et consorts ont toujours
>proclamé la nécessité pour l'Afrique d'instaurer la démocratie tout ! en
>soutenant militairement et économiquement des tyrannies pourries et
>incultes.
>
> LE PACTE COLONIAL est incompatible avec la démocratie. La démocratie en
>Afrique n'est pas soluble dans le pacte colonial infâme imposé par la
>France colonialiste aux régimes fantoches africains. Cette réalité, je ne
>comprends pas pourquoi les leaders des forces démocratiques africaines en
>Afrique dite francophone ne veulent pas la comprendre. Ou plutôt si : ils
>ambitionnent d'accéder au pouvoir pour continuer à gouverner dans l'esprit
>du pacte colonial et non à poser un geste de rupture allant dans le sens de
>la conquête de l'indépendance . La preuve ? Regardez les Wade, Gbagbo,
>Soglo, Kerekou, Alfa Konare !
>
> Qu'ont-ils fait ou que font-ils d'autre que de gérer très mal des
>néo-colonies dans le respect religieux du pacte colonial ? La
>démocratisation de l'Afrique dite francophone demeurera un leurre, un mythe
>tant que la démocratie ne coïncidera pas avec la conquête de! notre
>indépendance. Combien sont-ils ces prétendus démocrates qui grouillent en
>Afrique et qui ont le réel soucie de notre indépendance ?
>
> La France, celle de droite comme celle de gauche, est fermement attachée
>au pacte colonial qu'elle a imposé à l'Afrique. Seuls des naïfs et des
>ignorantins ignorent ce fait. Il suffit de voir comment les politiciens
>«democrats» et les pseudo intellectuels s'investissent émotionnellement
>dans les campagnes électorales françaises avec l'espoir de voir la gauche
>triompher pour que les choses changent en Afrique. La gauche a souvent
>gagné, mais les choses n'ont fait qu'empirer car cette gauche caviar
>dominée par les socialistes, est une gauche social-traître, une gauche
>colonialiste et foncièrement réactionnaire. Même en Europe, la
>social-démocratie a toujours trahi le peuple.
>
> TOGOFORUM : La francophonie ne serait-elle pas un hercule forain dans
>les textes et un impotent dans les faits ?
>
> A.A : La fran! cophonie est un mythe. Il y a la France et ses
>valets. La Francophonie c'est la France ; tous les autres ne
>comptent pas ou si peu. Chaque fois que les institutions
>francophonistes sont impotentes , il s'agit d'une volonté
>délibérée de la France qui cherche à préserver ses intérêts plus
>ou moins mafieux en Afrique.
>
> Vous imaginez le Togo d' Eyadema donner des ordres à la
>francophonie ? Avec quel pouvoir ?
>
> TOGOFORUM : Avec les conflits que connaissent les anciennes
>colonies de la France, n'y a t- il pas amalgame entre politique
>africaine de la! France et francophonie ?
>
> A-A : Il y a forcément amalgame puisque comme je l'ai dit
>tantôt la Francophonie, c'est la France. La politique africaine de
>la France est essentiellement une politique scélérate, raciste et qui
> se confond souvent avec le grand banditisme.
>
> François Mitterrand, l'ancien collabo de vichy, récipiendaire de
>la Francisque pétainiste, dit l'homme de l'observatoire, a déclaré
>alors qu'il était président, que la politique africaine de la France
>n'était pas le fait de l'Elysée mais du groupe pétrolier Elf Aquitaine.
>
> Les dossiers de corruption impliquant Elf Aquitaine et des dictateurs
>africains s'empilent sur les bureaux de plusieurs juges hexagonaux. Le coup
>d'Etat con! tre Lissouba au Congo et la guerre civile dans ce pays ont été
>financés par Elf Aquitaine de l'aveu des protagonistes congolais.
>
> Le crime de Lissouba? Avoir osé accorder quelques avantages pétroliers à
>un groupe américain au détriment de la France. Vous savez, les individus en
>charge de la politique africaine de la France ne sont pas des modèles de
>vertu. Ils ont presque tous des casseroles aux pieds et des dossiers
>volumineux sur le bureau de petits juges courageux qui veulent mettre fin à
>leur impunité. Nombre d'entre eux ont séjourné en prison pour des
>magouilles en Angola, au Congo, au Gabon et ailleurs. Et je ne parle pas
>des frais de bouche de Monsieur CHIRAC à la mairie de paris qui s'élèvent à
>plus de 1,5 million d'euro, environ un milliard de francs CFA, soit 400.000
>f CFA de frais de nourriture pas jour durant son mandat à la mairie de
>Paris.
>
> Servait-on à la table du maire Chirac des diplodocus et des brontosaures
>? Chirac s'est toujours procl! amé l'ami des dictateurs et considère la
>démocratie comme un luxe inouï pour les nègres d'Afrique.
>
> C'est un fasciste qui a tenu ces propos cités par le Canard Enchaîné en
>1999 : «il faut bien que les dictateurs gagnent les élections, sinon il
>n'en feront plus.»
>
> Devant tant de cynismes l'Afrique a le devoir sacré de relever le défi
>que lui imposent les colonialistes français pour se libérer et se relever.
>
> TOGOFORUM: La charte de la francophonie adoptée par les chefs d'Etat et
>de gouvernement à Hanoï en 1997, faisait du secrétaire général de le
>francophonie le porte-parole et le représentant officiel de la francophonie
>au niveau international. On a élu à ce neuvième sommet à Beyrouth l'ancien
>président du Sénégal Abdou Diouf. N'a-t-on pas privilégié la politique au
>détriment du culturel ?
>
> A.A : Le secrétaire général de la francophonie n'a aucun pouvoir ; c'est
>un gadget que la France offre à ses colonies pour faire joujou. S'il a une
>quelconque ! utilité cela ne peut être que celle d'un porteur de valise ou
>d'un coursier. J'ai toujours considéré Abdou Diouf puis Senghor avant lui
>comme des gouverneurs français du Sénégal, c'est-à-dire des pions de la
>France en Afrique destinés à préserver le pacte colonial. Alors qu'Abdou
>Diouf soit le secrétaire général de ce machin on s'en contrefiche.
>
> La France n'a pas privilégié la politique au détriment du culturel. Vous
>faites là allusion à la candidature du challenger de Diouf, le Congolais
>Henri Lopes. En quoi Henri Lopes, qui a toujours été ministre ou
>ambassadeur du dictateur Sassou Nguésso, et qui est donc un anti-démocrate
>notoire malgré ses discours hypocrites et opportunistes, serait-il plus
>«culturel» que Diouf ?
>
> Ils appartiennent tous les deux à la race des ennemis de l'Afrique. Ne
>vous laissez pas abuser par le fait que les ennemis de l'Afrique pondent
>des ouvres littéraires pour en faire des défenseurs de l'Afrique. Il y a
>les procl! amations d'un côté et les actes réels que l'on posent de
>l'autre. La francophonie ne peut avoir une réelle dimension culturelle tant
>qu 'elle sera du colonialisme destiné à opprimer, piller et aliéner le
>peuple. La vraie culture est celle qui libère et qui n'est pas imposée de
>l'extérieur pour occulter la culture nationale.
>
> Et puis, logiquement, entre nous, est-il concevable que l'on nous
>embrigade dans une croisade pour sauver la langue française alors que nos
>propres langues africaines ne sont pas encore transcrites, n'ont pas de
>dictionnaires et sont rejetées par la culture coloniale comme langues de
>culture et de la modernité ? De longues luttes nous attendent pour la
>réhabilitation de nos langues africaines. Donc se battre pour la langue du
>colon, relève de l'idiotie pure et simple. C 'est une trahison.
>
> TOGOFORUM : Vous avez certainement suivi sur les médias les discussions
>tenues et les décisions prises à ce sommet, notamment au sujet ! de la
>Cote d'Ivoire. Quel bilan en faites-vous ?
>
> AA : En Côte d'ivoire, fidèle à ses habitudes de duplicité, la France
>joue sur les deux tableaux. Elle est avec Gbagbo et en même temps avec les
>rebelles. Ce ne sont pas des voux pieux hypocrites qui règlent une crise
>aussi grave que celle de la Côte d'Ivoire. La francophonie a encore fait du
>cinéma pour rien.
>
> Elle se devait tout d'abord, si elle était sérieuse, de dénoncer
>fermement le concept nazi de l'ivoirité dont le dictateur Gbagbo est devenu
>le champion après Bédié et Guéï. En faisant de l'ivoirité, qui n'est qu'un
>vulgaire tribalisme primaire doublé de xénophobie, une arme politique pour
>éliminer ses adversaires politiques et des régions entières de son pays,
>pour accéder frauduleusement au pouvoir, Gbagbo a pris la responsabilité de
>détruire son pays.
>
> Toute république démocratique aspire a concilier les différences pour
>en faire des différences positives dans un esprit consensuel. La démo!
>cratie a comme pilier le consensus. En rompant le consensus, Gbagbo et les
>criminels de l'ivoirité ont opté pour la confrontation et l'exclusion. Le
>problème de la Côte d'Ivoire est la nature du pouvoir usurpé par Gbagbo :
>l'illégitimité.
>
> Tous les pays à problèmes en Afrique dits francophones tels que le
>Togo, la Guinée, le Cameroun, le Congo Brazzaville, le Gabon, etc., ont un
>grave problème de légitimité du pouvoir. Et d'ailleurs, Chirac ne leur
>donne- t- il pas raison en déclarant qu'ils doivent truquer les élections
>pour continuer à les organiser ?
>
> Je n'ai pas de solution miracle pour la Côte d'Ivoire. Mais la sagesse
>exige que se forme un gouvernement d'union nationale qui organisera des
>élections transparentes avec le concours de l'extérieur pour permettre au
>peuple ivoirien de choisir librement celui qu'il souhaite à la tête du
>pays. L'Afrique est fatiguée des putschistes militaires et c! ivil.
>
> TOGOFORUM : Pour finir , quel est l'avenir de la langue française ?
>
> AA : L'Avenir de la langue française dépend d'abord de l'avenir de la
>France sur l'échiquier politique mondial. Tant qu'elle pourra disposer
>d'une économie prospère et d'une grande influence politique en maintenant
>ses colonies d'Afrique sous sa botte impitoyable , le français pourra
>garder son rang actuel.
>
> L'avenir de la langue française dépend ensuite du devenir des pseudo
>Etats africains.. Du choix qu'ils feront de couper le cordon ombilical
>ou de demeurer sous tutelle.. Un pays comme l'Algérie a supprimé le
>français de son système scolaire de la maternelle à l'université et il s'en
>porte très bien.
>
> TOGOFORUM : Nous vous remercions
>
>
>
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